Comment
passer d'une petite à tout faire passe-partout, à une sportive ?
En passant par l'atelier Renault Sport pardi ! Pédalier alu, sièges
baquets, sellerie spécifique,... Mais bon, tout a une limite.
Hormis
le compte-tours, tout est placé au centre de la planche de bord avec des
informations digitales.... Heu, où est le sport dans tout ça ?
Avec
le châssis Cup, la Twingo s'offre des jantes de 17 pouces à 5 double
branches gris métral foncé. Chaussées en 195/40 R17, elles
ne sont pas plus larges que celles du châssis sport de base!
Les
motoristes sont partis du 1598 cm3 essence pour porter sa puissance à 133
ch à 6 750 tr/mn et 160 Nm de couple à 4 400 tr/mn. Et avec la manière,
puisqu'ici point de turbo mais un atmo...
Sur
les Twingo RS, de nombreux détails sont en gris métal foncé
comme les rétros, jantes, entourages d'antibrouillards pour les différencier
des autres Twingo, GT comprise.
En
accessoires, le client pourra opter pour des strippings évocateurs. Il
semble que le retour à cette mode qui faisait aliors fureur dans les 60'
et 70' sur les R8 Gordini et Simca 1000 Rallye soit de retour. Tant mieux, c'est
plus fun et rigolo !
BIEN
:-) Look en progrès et plus fidèle au concept car Etat
d'esprit de famille ! Deux châssis disponible Tarif qui semblerait
compétitif Freinage ESP déconnectable Habitacle amélioré Base
châssis de Clio 2 RS !
PAS
BIEN :-( Détails de finition Potentiel circuit avec 133
ch ? Boîte 5 vitesses Instrumentation pauvre Planche de bord peu
sportive
SPORT
POPULAIRE ? Renault Sport a le vent en poupe et poursuit le développement
de sa gamme de modèles routiers. Après la Mégane RS et ses
variantes, la Clio RS de la même veine, voici la Twingo RS qui se fait fort
d'offrir un accès au label Renault Sport plus démocratique. Avec
son 1600 cm3 atmo travaillé pour développer 133 ch, deux châssis
disponibles (dont un Cup) et sa présentation pimpante, Renault Sport entend
bien poursuivre son développement commercial et toucher une nouvelle clientèle...
Texte:
Gabriel LESSARD Photos: D.R.
Chez Renault,
le pari du sport est payant. Certes, la partie la plus médiatique et visible
aux yeux du grand public, la Formule 1 n'est pas au mieux de sa forme pour la
bannière ING-Renault depuis quelques saisons, mais en revanche pour le
label Renault Sport, c'est du tout bon ! Après
le Spider Renault qui fut le premier produit à
inaugurer le label (au grand damn des passionnés d'Alpine !), la Clio
RS et son caractère exacerbé, suivi de la charismatique Clio
V6 confirmèrent alors que pour Renault, sa branche sportive devait
aussi passer par les show-rooms et la route. Depuis, entre un marketing étudié,
des produits tous aussi performants que sympathiques, une stratégie de
présence vers les circuits, et un réseau de spécialistes
Renault Sport, les ventes Renault Sport dans le monde sont passées de 8000
unités en 2006 à 14000 en 2007. Un joli score qui est un sacré
pied de nez aux empêcheurs de rouler "sport", et surtout une stratégie
commerciale payante qui démontre qu'un marché existe toujours à
condition de s'en occuper. Avec la Twingo RS, troisième volet du catalogue
Renault Sport, c'est le ticket d'entrée qui tombe désormais aux
alentours des 15 000 euros contre 21 900 euros avec la Clio
RS "WSR" actuellement la moins chère des autos badgées
Renault Sport.
DESIGN
Autant
le dire tout de suite, après la présentation du concept Car Twingo
RS au Mondial de Paris en 2006, qui était très séduisant,
nous avions été très désapointés devant le
résultat final sur la Twingo de base. Fade semble un mot bien timide pour
décrire une auto qui assurément n'a pas réédité
le coup de sa devancière qui marqua de son empreinte le paysage automobile
français. Mais la patience paie puisque lorsque Renault nous dévoilà
sa GT, sa tenue déjà plus sportive retenait à nouveau notre
attention. Avec l'arrivée de la RS, surtout avec ses strippings de guerre
et ses jantes de 17 pouces pour celles dotées du châssis Cup. De
timide, la Twingo devient "mauvaise fille" en RS. Les boucliers avant
et arrière spécifiques intègrent des antibrouillards à
l'avant et un faux diffuseur à l'arrière. L'échappement chromé
donne quelques éclat à cette poupe surmontée d'un hayon.
Afin de mieux distinguer cette Twingo RS de ses soeurs plus
placides, certains éléments sont tous en gris métal foncé
quelque soit la couleur de caisse retenue : coque de rétroviseurs extérieurs,
aileron, jantes Cup, entourage des anti-brouillards. Les jantes en 17 pouces sont
assurément plus sport et agressives que celles en 16 pouces de série
avec le châssis sport. Ses élargisseurs d'ailes rapportés
à l'arrière rappellent furieusement les réalisations des
GTI des années 80 comme les Supercinq GT Turbo
ou 205 GTI. L'habitacle est mieux fini et
présenté plus sport que le reste de la gamme Twingo.
Les sièges baquets semblent offrir un bon maintien et son siglés
Renault Sport. Le pédalier alu, et le volant sport sont là pour
rappeler que cette Twingo n'est pas seulement une voiture pour dame, mais plus
pour damer le bitume. Dans les détails appréciables on retrouve
le compte-tours en position centrale derrière le volant, face au pilote,
avec un lumière qui avertit à l'approche de la zone rouge pour changer
de rapport. Les ceintures de sécurité sont de couleur orange sanguine,
une couleur qui avait été inaugurée sur la Clio 2 RS Team.
MOTEUR Alors que la Twingo
GT possède un "petit" moteur turbo, chez Renault Sport on a opté
pour la solution la plus noble qui soit pour motoriser la Twingo RS sous la forme
d'un 1600 cm3 atmosphérique. Ce moteur K4M RS développe ainsi une
puissance de 133 ch à 6 750 tr/mn et un couple maximum de 160 Nm à
4 400 tr/mn. Dérivé du bloc essence de 1 598 cm3, les motoristes
sont intervenus sur plusieurs points afin d'améliorer les performances
et le caractère, sans perdre l'indispensable souplesse d'usage de nos habitudes
d'automobilistes modernes. Ainsi le taux de remplissage d'air est augmenté
par un boîtier papillon et un répartiteur aluminium spécifiques,
une optimisation des sections et longueurs de conduits d'admission. Pour favoriser
l'arrivée de l'air et l'évacuation des gaz brulés des chambres
de combustion, les sièges de soupapes ont été particulièrement
étudiés et optimisés. Les lois de levées des arbres
à cames ont été modifié pour permettre une ouverture
des soupapes plus importante et plus longue (11 mm contre 9 mm en moyenne auparavant).
La chambre de combustion spécifique et le piston ont permis d'accroître
le taux de compression qui passe à 11,0:1. A noter le calage variable de
la distribution pour optimiser l'ouverture et fermeture des soupapes selon le
rythme de conduite. La boîte de vitesses JR5 est manuelle et à 5
rapports.
CHASSIS
SPORT
La
Twingo GT avait déjà démontré
de belles capacités dynamiques (et pour cause, la Twingo est basée
sur la plateforme de la Clio 2), les ingénieurs de Renault Sport sont donc
partis de cette base. Mais pour être conforme à la stratégie
qui désormais à cours chez Renault Sport, deux châssis sont
disponibles au catalogue : le châssis sport et le châssis Cup. Par
rapport à la Twingo GT, les voies sont élargies de 60 mm à
l'avant et 59 mm l'arrière. Le train
avant est de type pseudo McPherson, avec bras inférieur en aluminium. L'adoption
de biellettes de poussée sur les amortisseurs doit améliorer le
rendement de la barre anti-devers et mieux maîtriser le roulis. Le train
arrière est constitué d'un essieu de type H à épure
programmée. Il est doté d'amortisseurs positionnés verticalement
et de ressorts hélicoïdaux à flexibilité variable. La
barre anti-roulis arrière de 24 mm de diamètre (contre 22,5 mm pour
la GT), apporte une raideur de +25%. L'assiette est
abaissée de 10 mm tandis que la raideur des ressorts est augmentée
de +30% et les tarages d'amortisseurs renforcés de +30% également.
Les pneumatiques montés de série sur ce châssis sport sont
des 195/45 R16 aux quatre roues.
CHASSIS
CUP
En
partant de la base de la Twingo RS châssis sport,
les ingénieurs châssis sont allés encore plus loin dans la
démarche sportive pour s'adresser aux amateurs les plus exigeants, à
l'image de ce qui est déjà déployé dans la gamme Clio
RS et Mégane RS. Les réglages moins
tolérants avec les notions de confort et plus axés dans une optique
"piste" sont encore plus extrêmes que sur le châssis sport
: assiette abaissée de -4 mm (soit -14 mm par rapport à la GT),
amortisseurs et ressorts tarés 10% plus fermes et surtout de très
belles jantes
aluminium 17 pouces gris métal foncé. Elles sont chaussées
de pneumatiques en 195/40 R17. Pour l'anecdote, il faut savoir que techniquement,
puisque basé sur la Clio 2, le châssis de la Twingo RS est basé
sur celui de la Clio 2 RS, reprenant ainsi plateforme et train arrière.
Seul le train avant diffère. Il est vrai qu'il n'a pas à passer
la même puissance et que sa direction est dotée d'une assistance
électrique. Le freinage est confié à 4 disques ventilés
aux quatre roues complété d'un ABS/AFU désormais incontournable.
Bonne nouvelle, l'ESP disponible sur toute la gamme est totalement déconnectable.
SUR
LA ROUTE : LA TWINGO RS A L'ESSAI !
Prochainement...
:: CONCLUSION En attendant de pouvoir
vous donner nos premières impressions de conduite, puisqu'il ne s'agissait
que d'une prise de contact visuelle et tactile, cette Twingo RS nous a au moins
démontré quelques qualités avérées : une motivation
et passion intacte de ses concepteur, un look enfin à la hauteur de ses
prétentions, deux châssis différents, et la surprise de cette
mécanique atmosphérique. Et après les bonnes surprises d'autos
comme la Suzuki Swift Sport ou la Citroën C2 VTS qui n'offrent pas des puissances
gargantuesques mais beaucoup de plaisir, on s'attend à ce que la Twingo
vienne jouer en tête de la course. Réponse prochainement à
la rentrée...
Nous remercions vivement
Julien Cotteverte du service presse Renault pour son invitation à découvrir
en avant-coureur et nous permettre de photographier l'exemplaire présenté
de ce dossier, sa gentillesse et passion communicative... en savoir plus : Renault
Sport
>
TWINGO GT : AU SEUIL DU LABEL RS !
LA TWINGO GT TURBO...
Une Twingo dans le guide de L'Automobile Sportive ? Vous devez vous dire
que le soleil estival a un peu trop frappé nos crânes ! Et pourtant,
entre la Bugatti Veyron et cette nouvelle Renault Twingo GT, rarement notre souhait
de vous offrir des essais hétéroclites aurait été
aussi bien illustré ! Avec 100 chevaux pour 1000 Kg, la Twingo 2 s'offre
un ticket pour la catégorie des mini-GTI, avec plus d'un atout dans son
jeu... >>Lire la suite du
dossier Renault Twingo GT, cliquez ici !!
CE QU'ILS EN ONT PENSE : "Attente
d'essais disponibles - Essais presse fin août 2008." MAGAZINE
- MOIS - Renault Twingo RS.