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CUP FILE !
Arrivée à mi-parcours, la Clio RS s'est offert
un petit coup de maquillage sous la forme d'un regard inédit.
Avec sa face avant plus aiguisée, une mécanique à
peine retouchée mais qui passe enfin la barre des 200 ch
réels, la Clio RS se propose en une énième
déclinaison : la Cup. Allégée au point d'en
devenir presque indécente, la Clio Cup est dotée d'office
du châssis sport pour ne s'offrir qu'aux plus sportifs d'entre-nous.
Une véritable teigne, qui nous rappelle que Renault Sport
mérite les louanges qu'on lui accorde. Avec sa nouvelle bouille
et son cur gros comme ça, la Clio RS Cup file sur chaque
trajectoire avec passion et efficacité...
Texte:
Gabriel LESSARD - Photos: D.R.
Renault Sport réussi son pari avec
panache et brio ! La dernière mouture de la Clio
RS en est le plus bel exemple. Depuis 2000 et la commercialisation
de la première Clio RS (appelée Clio
RS1 par les amateurs du genre), Renault Sport a commercialisée
près de 70 000 exemplaires dans le monde ! Preuve, n'en déplaise
aux marqueteurs de tout poils qui essaient se suivrent les modes
et non comprendre les vrais passionnés qui sont des clients
fidèles de voitures de sport, que le sport auto a un vrai
avenir couronné de succès à la condition de
faire des produits cohérents, efficaces et passionnés.
En cela nous ne pouvons qu'applaudir Renault Sport des deux mains.
En 2006, la Clio 3 RS avait posé
les nouveaux jalons de la saga Clio RS : un look craquant de bad
boy avec ses ailes gonflées (comme sur les anciennes Clio
16S !) et surtout un châssis taillé XXL qui garanti
une tenue de route ahurissante et une agilité jouissive.
Au salon de Genève de cette année, Renault a dévoilé
sa Clio 3 " face-lift " qui profite d'une petite mise
à jour bienvenue. Comme pour la précédente
Clio 3 RS, la gamme se découpe en deux partie : Luxe pour
les amateurs de sport/chic, et radicale pour les sportifs purs et
durs avec la Trophy et aussi la Cup.
C'est cette dernière que nous avons souhaité prendre
en main en premier car sa durée de vie est limitée
dans le temps et elle est la plus intégriste des Clio RS
puisque totalement allégée et dénudée
de tous les équipements de confort. Va y avoir du sport

DESIGN
Le face-lift de la Clio RS (comme du reste de la gamme) touche essentiellement
l'avant et les feux arrière dans une moindre mesure. Avec
ses nouveaux yeux, la Clio a retaillé son profil et amélioré
son aérodynamique. Dans cette optique, la Cup (comme des
autres RS phase 2) comprend l'intégration d'une lame aérodynamique
avant, d'extracteurs d'air sur les ailes avant et d'un diffuseur
d'air à l'arrière, unique sur ce segment. A noter
que désormais les sorties d'échappement sont visibles
et beaucoup plus esthétiques et suggestives. Un bon point
qui corrige de nombreuses remarques sur la phase 1. Grâce
à ces technologies issues à la F1, le SCx diminue
de 0,02 (soit SCx de 0,753) par rapport à sa devancière.
Les jantes sont reprises des précédentes générations
(Luxe, WSR) excepté celles
de la version Trophy qui sont inédites. Dans l'habitacle,
on s'attendait à du " light ", mais c'est pire
que ça ou presque. Seul l'essentiel est là avec un
combiné d'instrument qui adopte des touches de jaune, des
sièges baquets et le volant sport. Pour le reste, hormis
la climatisation manuelle (en option) et les lèves vitres
électriques et centralisation de série c'est le néant
Les 36 kilos gagnés en sont certainement une des conséquences,
mais pas seulement (voir chapitre châssis). Les plastiques
et la finition sont digne d'une version commerciale, tandis que
la position de conduite souffre toujours la critique : trop haut
perché et surtout un volant non réglable en profondeur
! Quitte à jouer les intégristes, et comme à
l'époque de la Clio RS WSR,
pourquoi ne pas mettre les Recaro de série ?! D'autant qu'à
22 100 euros, la Clio Cup, vient, mine de rien de se prendre une
petite rallonge de 1 000 euros comparé à la WSR qui
était dans la même veine
MOTEUR
Sous
le nouveau capot de la Cup est tapi le moteur 2.0 16v atmosphérique
nouvelle version (F4R RS). Avec une puissance de plus de 100
ch par litre de cylindrée, ce moteur présente
un haut niveau de performances sur le segment des berlines sportives.
Offrant un meilleur rendement à bas régimes, le
moteur gagne également en puissance (+2,5 kW) pour atteindre
147,5 kW (203 ch) à 7 100 tr / min. Grâce à
la nouvelle culasse à perméabilité augmentée,
au décaleur d'arbre à cames continuellement variable à l'admission
et à la nouvelle mise au point de la cartographie du
moteur, le couple à bas régime (en dessous de
3 000 tr / min) de la nouvelle Clio RS gagne 20% par rapport
à sa devancière. Les rapports de boîte de
vitesses sont plus courts en 1ère, 2ème et 3ème.
Les reprises sont ainsi favorisées tout comme la conduite
en ville. Il est vrai que l'on peut rester plus facilement sur
le rapport supérieur en ville et usage courant et rouler
sur le couple. Pas de quoi déclencher les passions non
plus, mais déjà suffisant et en progrès.
Associé à la boîte de vitesses mécanique
à 6 rapports (TL4), ce moteur délivre un couple
de 215 Nm à 5 400 tr / min (auparavant 5 500 tr / min
sur Clio 3 RS). Le 0 à 100 km/h est expédié
en seulement 6"9 secondes, et le 1000 m départ arrêté
en 27"3 secondes. La vitesse maximale augmente de 10 km
/ h par rapport l'ancienne version pour atteindre 225 km/h.
Avec l'absence d'insonorisant et la boîte courte, l'ambiance
à bord est dantesque avec l'impression de disputer une
spéciale de rallye. Sur les petites routes du bocage
normand où nous avons eu l'occasion de pousser un peu
la " bête ", pour un peu on se prenait pour
Sébastien Loeb
Une fois le contact coupé,
on ne peut que regretter finalement le peu d'évolution
du moteur. Certes, c'est un poil mieux partout, mais il faut
rester lucide. Avant de constater réellement au volant
d'énormes différences, il faudrait soit 200 kilos
de moins ou des chevaux et couple en bas. L'absence de techniques
évoluées (injection directes, admission à
l'échappement variable
) explique également
cette stagnation de cette mécanique qui, certes enthousiasmante,
était souvent pointée du doigt face à la
capacité XXL du châssis.
CHASSIS Reprenant
la base déjà connue, la Clio
RS Cup et son châssis éponyme renforce encore
l'efficacité déjà reconnue de la Clio 3
RS. Pour permettre à la petite bombe de Billancourt (ou
de Dieppe ?) de virer encore plus à plat, les lois d'amortissement
ont été revues à la fermeté (15%
de plus que la version précédente) tandis que
comparé au châssis sport dont est doté la
Clio RS Luxe
par exemple, la raideur des ressorts a été augmentée
de +27% à l'avant et +30% à l'arrière.
Avec une assiette abaissée de 7 mm, le centre de gravité
plus bas permet de meilleures performances en virage grâce
à un moindre report de charge. Avec une raideur en flexion
augmentée de 10% par rapport au châssis sport,
le train avant à pivot indépendant peut exprimer
tout son potentiel. La direction est plus directe par rapport
au châssis Sport (diminution de la démultiplication
de 7,5%). Associée à une mise au point spécifique,
elle favorise le ressenti en situation d'adhérence variable.
La Cup bénéficie d'un allégement de 36
kg, grâce à un travail sur la conception de certaines
pièces (transmissions, armature des sièges et
jantes) et la diminution de certains équipements. Dotée
de ce châssis, Nouvelle Clio Renault dispose ainsi du
meilleur ratio poids / puissance de sa catégorie avec
6 kg / ch. Malgré cela, avec plus de 1,2 tonnes sur la
bascule, on se demande où est passé le poids plume
d'une Supercinq GT Turbo avec moins de 900 kilos ! Dans les
renforts et la rigidité de caisse pardi ! Une fois l'auto
lancée dans les appuis, la caisse ne bronche pas d'un
poil, pas un grincement dans l'habitacle et toutes les liaisons
au sol arrivent à travailler pleinement. Equilibrée
dans les grandes courbes, la Clio RS conserve une agilité
étonnante qui permet de la placer là où
l'on veut. Son (gros !) freinage Brembo permet de jouer sur
le transfert des masses à la guise du pilote, et place
l'auto dans les entrées de courbes. Et au pire, si vous
n'êtes pas réveillé, la Clio RS sous-virera
comme une bonne traction sportive. A vous de savoir préparer
votre virage ! Et que dire de ses épaules avant qui semblent
rivées au sol et imperturbables (merci le train avant
à pivot indépendant) qui délivre un feeling
de la route excellent et sans retour de couple dans la direction..
:: CONCLUSION
Que dire ? Que nous retrouvons finalement avec bonheur cette petite
bombinette qui nous donne toujours le sourire et qui nous prouve
que rouler plaisir en GTI moderne est toujours possible ? Assurément.
Avec une efficacité dynamique toujours hors pair et de référence,
exacerbée dans cette version Cup, la Clio RS est toujours
aussi diabolique et jouissive. Dommage que sa mécanique n'évolue
que trop peu, même si elle lui confère déjà
un certain panache et des performances de haute volée. Attention
toutefois, dans un usage quotidien, cette Clio RS " Cup "
est très exigeante et fatigante. Une version dotée
du châssis sport suffira largement. En revanche, si votre
but est de l'utiliser plus le week-end et d'aller sur circuit avec,
alors la Cup est pour vous !...
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TRADITION SPORTIVE |
GO
SPORT
Chez Renault Sport, c'est la valse des séries
spéciales. Réelles évolutions et
nouveautés ou simples opérations de marketing
pour faire du "teasing" comme on dit dans
les milieux autorisés ? La dernière Clio
RS "World Series by Renault" nous semblait
appartenir à la deuxième catégorie
lors des premières présentations. Pourtant
au-delà de la déco spécifique et
la poignée de kilos perdus, la Clio RS WSR se
révèle comme une vraie RS à part
entière qui possède sa propre personnalité
et nous ramène des années en arrière.
Pas de doute, c'est bien une GTI, et il faut impérativement
en prendre le volant pour s'en apercevoir...
>>Lire
la suite du dossier Clio RS WSR |
CE QU'EN PENSENT NOS CONFRERES :
"Au volant de la Clio, la bagarre est plus marquée si
vous décidez de la brusquer. La poupe peut même se
montrer revêche en vous donnant des coups de raquette, mais
la maîtrise de ses réactions n'en est que plus gratifiante."
Motorsport - mai-juin 2009 - Renault Clio RS Cup 2009 - Baptiste
Protois.
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