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GUIDE OCCASION (15-05-2012)

LAMBORGHINI
DIABLO
(1990 - 1998)

PRIX NEUF (1991): 1 523 000 FF
COTE (2012): 75.000 €
PUISSANCE FISCALE : 28 CV
CARACTERISTIQUES TECHNIQUES LAMBORGHINI DIABLO 5.7
MOTEUR
Type: 12 cylindres en V à 60°, 48 soupapes
Alimentation: Injection électronique Lamborghini (LIE)
Cylindrée (cm3): 5707
Alésage x course (mm): 87 x 80
Puissance (ch DIN à tr/mn): 492 à 7000
Puissance au litre en ch: 86,2
Couple (Nm à tr/mn): 580 à 5200
Couple au litre en Nm : 101,6
TRANSMISSION
AR
Boîte de vitesses (rapports): manuelle (5)
POIDS
Constructeur (kg): 1576
Rapport poids/puissance (kg/ch) : 3,2
ROUES
Freins (mm): 4 disques ventilés (330/284), étriers 2 pistons
Pneumatiques AV-AR: 245/40 ZR 17 - 335/35 ZR 17
PERFORMANCES
Vitesse maxi (km/h): 328
0 à 100 Km/H (s): 4"1
1000 m DA (s): 21"
CONSOMMATION
Ville/route/mixte: 20,7/13,3/17 L/100km

lamborghini diablo 5.7

lamborghini diablo ar

diablo chassis

diablo se30

diablo vt roadster

diablo gamme 1998

BIEN :-)
Ligne éblouissante
Moteur diabolique
Performances ahurissantes
Sensations (très) fortes
PAS BIEN :-(
Direction lourde
Habitabilité
Finition
Freinage
Fiabilité aléatoire...
Entretien onéreux
Inadaptée au code de la route !


© L'AUTOMOBILE SPORTIVE (15/05/2012)

ENFER OU PARADIS ?
Succédant à la légendaire Countach apparue en 1974 (après 26 ans de carrière !), la Diablo est officialisée en 1990 comme la première Lamborghini née durant l'appartenance de la marque au groupe Chrysler qui l'avait rachetée en 1987. Elle en restera également la seule. Avec 325 km/h annoncés, Lamborghini profitait donc du salon de Detroit pour dévoiler celle qui devait remettre les pendules mondiales à l'heure de Sant'Agata Bolognese. D'emblée, la Diablo relançait le petit fabricant en leader sur le marché des "Supercars" pour combattre son principal rival : Ferrari...

Texte: Sébastien DUPUIS - Photos: D.R.

Grâce au financement américain, Lamborghini peut investir plus d'argent dans le développement d'un nouveau modèle qu'il n'en a jamais eu l'occasion. Ainsi l'objectif est clair : faire mieux que Ferrari et donc proposer LA meilleure supercar du marché ! En 1990, la F40 n'est plus produite mais sur le marché des super-sportives, un duel au plus haut niveau se dessine : Diablo vs Testarossa !

DESIGN
Dessinée d'une main de maître par Marcello Gandini dont elle porte la signature, la Diablo a néanmoins été retouchée par le centre de style américain de Chrysler qui en a affiné les traits et retouché l'aérodynamique en soufflerie. Pour se donner une idée de ce à quoi aurait dû ressembler la Diablo, il suffit de regarder du côté d'une certaine Cizeta Moroder V16, dont Gandini, par rancune, aurait livré son dessin original destiné à la Diablo. Néanmoins, au final le style de la Diablo est plus agréable que celui de la Cizeta et résiste mieux à l'épreuve du temps et des modes. Il s'en dégage même une impression de puissance et de vitesse encore plus forte. Les lignes très modernes de cette sublissime réalisation oscillent habilement entre démesure américaine et fluidité latine. Les jantes 3 parties style téléphone, affleurantes à la carrosserie, renforcent cette impression de perfection. Leur diamètre n'est pourtant que de 17" seulement ! Un coktail impossible entre l'élégance et la bestialité qui en fait une incontestable réussite esthétique. De l'avis de tous, la Lamborghini Diablo surpasse la Countach dans son style et sans doute aussi la mythique Miura. Seul l'aileron arrière optionnel pouvait à la demande des clients (et contre 30000 FF !) venir rompre l'harmonie de cette ligne époustouflante. D'une aérodynamique parfaite, la Lamborghini Diablo impose le respect et l'admiration. Sa hauteur de pavillon réduite au minimum, sa ceinture de caisse plongeante vers l'aile avant et son capot arrière immense, abrîtant le gros V12 maison respirant par une multitude d'aérations, sont toujours aussi étonnament modernes et séduisants. La partie arrière est assez caractéristique, à commencer par sa largeur hors-norme et son système de refroidissement optimisé par deux radiateurs d'eau derrière les roues arrière, en dessous desquels pointent vers le ciel quatre sorties d'échappement, tels des fusils prêts à tirer...

HABITACLE
Ouvrez la porte, ou plutôt laissez là s'élever au rythme des verins hydrauliques. Une fois à l'intérieur - il faut s'y glisser avec un chausse-pied - le pilote est séparé de son passager par un immense tunnel de transmission sur lequel il peut poser son coude et prendre en main un petit levier de vitesse au maniement "camionnesque". Les sièges bien enveloppants adoptent un dessin qui n'est pas sans rappeller ceux de la Ferrari Daytona. A noter qu'on se "couche" plus dans les baquets qu'on ne s'y "assoit" et que les Sparco sont préférables aux Doc Martens pour utiliser convenablement le petit pédalier... Le petit volant en cuir à la jante épaisse tombe idéalement en main, bien près du corps. Devant vos yeux encore ébahis, un combinés d'instrumentation aussi complet qu'inesthétique vous met la pression : compteur jusqu'à 340 Km/h et compte-tours jusqu'à 8500 rotations ! Heureusement (?) ils ne sont pas bien visibles et vous éviteront de culpabiliser en permanence... Enfin, un rapide coup d'oeil dans tout l'habitacle suffit pour constater que la finition n'est guère plus reluisante que dans une Fiat de l'époque (c'est dire !). Mais qu'importe, l'ambiance est ici unique en son genre, à mi-chemin entre la voiture de course et l'avion de chasse !

MOTEUR
Durant toute une décennie, de nombreux constructeurs ont tenté de concurrencer la Lamborghini Diablo. S’il est vrai qu’elle n’était pas la plus évoluée de sa catégorie, le fait est néanmoins là : aux McLaren F1, Bugatti EB110 et autres Jaguar XJ220, la Diablesse italienne a survécu bon gré mal gré. Le monumental V12 Bizzarrini installé dans le dos du pilote n'y est sans doute pas étranger. Cette mécanique conçue au début des années 60 pour la Lamborghini 350 GT impose naturellement le respect, par son âge tout d'abord, puis par son caractère bien trempé. Car une Diablo, ça s'apprivoise... et plutôt difficilement ! C'est sans doute encore aujourd'hui une des voitures les plus impressionnantes à regarder comme à conduire, avec la Dodge Viper GTS. A l'instar de cette dernière, le moteur italien lui transmet une âme et fait vibrer la caisse et son pilote au gré de la musique enchanteresse de ses 12 cylindres martellants. Un moment de bonheur mécanique rare. Rien qu'au ralenti, le V12 donne le ton : dans votre dos, c'est du sérieux, du méchant ! Pressez légèrement l'accélérateur et ce cher Mr Newton vous fait comprendre toute la théorie de la gravité en un seul exercie pratique ! Ca pousse comme un buffle, pardon... un taureau, et ça hurle dans un tonnerre mécanique fait de bruits divers dont l'aspiration du moteur et le sifflement de la transmission. Un régal et un pousse au crime aussi ! A la vue de la fiche technique on comprend aussi mieux ce qui se passe derrière... par rapport à la Countach, Lamborghini a revu en profondeur son V12. Alésage et course augmentés, nouvelle gestion d'injection électronique (LIE) maison (une par banc de cylindres), culasse revue et taux de compression de 10:1 et au final, moins de pièces utilisées pour un gain de poids. Avec ses 5.7 L de cylindrée, ses 4 arbres à cames en têtes commandant les 48 soupapes lui permettant de développer dans sa version originale 492 valeureux purs sangs à 7000 tr/mn et un couple copieux de 580 Nm à 5500 tr/mn, le bloc de la Lamborghini Diablo reste un monument de l'Automobile dont il est impossible d'exploiter tout le potentiel sur route ouverte. La vitesse à laquelle il descend son réservoir de 100L n'est pas là pour le démentir...

SUR LA ROUTE
A la fin des années 80, les Porsche 959, Ferrari 288 GTO et F40 avaient apporté leur lot de technologie, en limitant leur poids et en augmentant leur rigidité par l'emploi de structures en fibre de carbone. A l'inverse de cette tendance, la Diablo demeurait fidèle à l'esprit de la Countach et à ses choix techniques, le châssis, la carrosserie en aluminium et son gros V12 en étant juste des évolutions. Elle en conserve notament le châssis tubulaire "space-frame" certes avangardiste mais lancé au début des années 70 ! La seule différence tient à l'utilisation de tubes de section carrées au lieu de ronde, pour une plus grande facilité d'assemblage. La cellule centrale est faite d'acier haute résistance. La Diablo étant plus grande (empattement allongé de 152 mm) et plus large que sa devancière, elle pèse donc logiquement plus lourd (+ 130 Kg), accusant honteusement près de 1600 Kg à vide... malgré l'emploi de portes et d'ailes en aluminium, un capot et des boucliers en composite ainsi qu'un tunnel central en fibre de carbone. Les suspensions, à double triangles, comprennent deux combinés ressorts-amortisseurs sur chaque roue arrière. On trouve également de grosses barres antiroulis ainsi qu'une barre antiplongée et une barre anticabrage. Contrairement à la Diablo VT, pourvue d'une transmission intégrale qui la rend plus efficace et plus sûre aussi, la première mouture de la Lamborghini Diablo fait partie des voitures "sauvages". A l'image d'une Dodge Viper, elle est sans doute encore aujourd'hui l'une des voitures les plus impressionnantes et difficiles à conduire. Fidèle à des concepts d'un autre âge, la Lamborghini est totalement inadaptée au réseau routier et refuse toute assistance à la conduite, même un simple ABS ! Sa conduite est du style fatiguant, pour ne pas dire éprouvant. Souffrant d'une direction lourde car non assistée, avec 40% du poids sur l'avant et des pneus monumentaux, d'un embrayage en béton, d'une visibilité arrière déplorable et finalement peu agile, la Diablo n'aime pas particulièrement les enchainements de virages serrés et saura le montrer à son pilote. A vrai dire, elle semble plutôt construite pour le circuit bien que son efficacité globale, à commencer par un freinage sous-dimensionné, ne lui permettent pas réellement de distancer une "modeste" Porsche 964 Turbo. Dans une moindre mesure elle peut s'avérer idéale pour l'autoroute, encore que dans ce cas précis, pousser le second rapport au rupteur vous met d'emblée dans l'illégalité. Bref, vous l'aurez compris, si vous n'êtes pas le Sultan de Bruneï et que vous n'avez pas vos propres autoroutes à vitesse illimitée, une Lamborghini Diablo ne présente finalement que peu d'intérêt... c'est tout le paradoxe de ces sportives de rêve !

EVOLUTION
Au Salon International de l'automobile de Genève en mars 1992, Lamborghini présente un concept-car de Diablo décapotable. En 1993, pour répondre aux critiques de sa clientèle, Lamborghini propose la Diablo VT (pour Viscous Traction) dont la principale évolution tient précisément dans son inédite transmission intégrale à viscocoupleur central dérivée du LM002. Le V12 5.7 reste inchangé mais un freinage renforcé - toujours pas d'ABS au programme en revanche - et une nouvelle suspension Koni gérée par ordinateur (5 modes au choix du conducteur). L'intérieur est également revu au niveau de la planche de bord. D'autres modifications mineures sont à signaler comme la climatisation, les rétroviseurs désormais dans la teinte de la carrosserie, l'apparition de prises d'air dans le pare-choc avant, sous les feux anti-brouillard, et de nouveaux pneumatiques plus étroits à l'avant. En 1994, Lamborghini fête ses 30 ans d'existence et célèbre l'évènement avec la Diablo SE30, série limitée à 150 exemplaires dont le V12 5.7 est porté à 523 ch et le poids ramené à 1450 kg. En 1995, la Diablo VT Roadster arrive enfin au catalogue. Les principales différences par rapport au Coupé ne concernent pas la mécanique mais uniquement le toit ouvrant en fibres de carbone, un nouveau dessin du pare-chocs avant, un capot moteur profondément modifié sur les flancs. Plus radicale encore, la Diablo SV lancée la même année reprend en série la plupart des améliorations de la SE30 avec son V12 5.7 ramené à 510 ch. Elle devient la Diablo d'entrée de gamme. En 1999, suite au rachat par Audi, tous les modèles subissent un restylage comprenant notamment l'abandon des phares escamotables au profit d'optiques fixes sous vitrage polycarbonate. La propulsion est abandonnée à la fin de l'année 1999.

ACHETER UNE LAMBORGHINI DIABLO
Durant ses 11 années de carrière, la Lamborghini Diablo va évoluer à plusieurs reprises. La première Diablo est produite de 1990 à 1998 dans sa version 2 roues motrices, soit environ 980 exemplaires. La Diablo VT produite avec le même moteur est certes plus facile et efficace, mais cette première mouture, aussi imparfaite soit-elle reste une authentique supercar. Mise à l'écart au début des années 90 face à des rivales plus modernes comme la Bugatti EB110, la Jaguar XJ220, la McLaren F1 et la Ferrari F50, la Lamborghini Diablo connut une vie longue et tumultueuse, débutée sous l'emprise de Chrysler et achevée dans le giron d'Audi. Moins rapide, plus lourde, moins chère et moins exclusive, la Diablo ne réussit pas à perpétuer la célébrité de la Countach qui fut pendant de nombreuses années la référence absolue au pays des super-sportives. De manière admise, la Diablo fut la seule Lamborghini qui devait être construite au meilleur prix afin d'être commercialisée à raison de 300 à 400 voitures annuellement, à l'inverse des productions plus exotiques citées précédemment. Cela eu pour effet premier de la relèguer en deuxième catégorie, avec d'autres voitures de série moins exclusives telles que la Ferrari 512M ou la Dodge Viper. Sans aucun doute, la Lamborghini était la plus authentique de sa catégorie. Pourtant, sa production déclina progressivement en dépit de nombreuses améliorations apportées au modèle au cours du temps. Peut-être que les clients devinrent plus sensibles à la facilité de conduite et au confort, deux critères relativement ignorés dans le cahier des charges de la Lamborghini... Aujourd'hui, sa cote reste assez élevée en occasion, même pour les premiers modèles qui ont quitté les garages des stars pour rejoindre ceux des collectionneurs. L'engin est rare et présente souvent peu de kilomètres au compteur, mais attention au budget d'entretien qui reste celui d'une diva italienne ! Le coût d'utlisation d'une telle Lamborghini est au-dessus de toute norme et sa fiabilité n'est pas vraiment exemplaire. Mais quand on se laisse aller à la tentation, il est très difficile d'y résister !

:: CONCLUSION
Toutes les références de la conduite sont instantanément à revoir au volant de la Lamborghini Diablo. Aussi large qu'un poids lourd et aussi basse qu'un karting, il ne lui faut que quelques secondes pour avaler tous ceux qui se mettent sur sa route. Même quand on pense ne plus avoir le temps de doubler, la Diablo s'en contente largement. Bestiale, gigantesque, démoniaque, terriblement performante et séduisante, la Diablo est une vraie supercar sans concession...


Devis d'assurance pour une LAMBORGHINI DIABLO

AVIS

bonjour,, j'ai posseder 5 lamborghini,, une 400 G.T. une Islero,,une Countch 400 S,, une urraco,,et une Diablo,, toutes sont magnifique, on leurs charmes et surtout un moteur,, ma Diablo je lai acheter neuve en 1992 se fut la 1er en Alsace,,,pour moi sa c'est une vrais voiture ,, un moteur stupéfiant ,, plus on allélère plus il en veut,,ses un orgasme de la piloter,et oui ,,j'ai fait beaucoup de KM avec ,, méme tous les jours pour mon boulo,, question entretien,, vidange filtre plaquettes etc.. comme nimporte qu'elle voiture ,, juste l'embrayage ,ben il faut sortir le moteur ,,, donc pour cet intervention j'allais a l'usine c'etait moin cher que chez le concessionaire de l'époque,de Strasbourg ( un enfoirer,) donc a éviter,,et en plus a l'usine on était super bien reçus,, il y avais le pilotte d'éssais Valentino BALBONI,, a l'entretien client Orazio Salvioli,l'ingenieur ciccarani il a fait le moteur de la Diablo,,, et tous les autres ,, a l'époque c'était une grande famille,,, et nous les client on était pas des numero,, on était leurs amie passioné de ses super voiture qui eu construiser , pour nous passionnés ,, merci a tous,,, et la Diablo sa c'est de la voiture ,, ses normal ses une LAMBO,,, a rouler sans moderation,, ...
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