624 640 FF (1990) 18
CV FISCAUX CARACTERISTIQUES TECHNIQUES MASERATI SHAMAL MOTEUR
Type: 8 cylindres en V à 90°, 32 soupapes,
2x2 arbre à cames en tête
Position: longitudinal AV
Alimentation:
Injection électronique Marelli-Weber IAW + 2 turbocompresseurs IHI ( ND
bars) + 2 échangeurs air/air.
Cylindrée en cm3: 3 217
Alésage
x course (en mm) : 80 x 80
Puissance ch DIN à tr/mn: 325 à 6
000.
Puissance au litre en ch DIN : 101,02
Couple maxi en mkg à tr/mn:
44 à 2 800
Couple au litre en mkg : 13,67
TRANSMISSION
AR + différentiel
autobloquant Maserati " Ranger ".
Boîte de vitesses (rapports):
manuelle 6 rapports Getrag.
POIDS
Données constructeur en kg: 1 417
Rapport
poids/puissance en kg/ch DIN : 4,36.
ROUES
Freins : 2 disques ventilés
AV (Ø ND mm) et 2 disques pleins AR (Ø ND mm).
Pneus : Michelin
MXX 225/45 ZR16 AV et 245/45 ZR16 AR.
PERFORMANCES
Vitesse maxi en km/h:
270
400 m DA en secondes: 14"2
1 000 m DA en secondes: 26"1
0
à 100 km/h : 6"6
0 à 180 km/h : 22"0
Consommation
moyenne : 9/11,5/22 L/100 Km (conso normalisées).
BIEN :-)
Moteur de feu !
Performances
Rareté
Exclusivité
Présentation
intérieure
Freinage
Direction
Comportement plus équilibré
Reine
du drift ?
Prix d'achat
PAS
BIEN :-(
Motricité
Commande de boîte
Esthétique
discutable
Amortissement
Coût d'entretien
Délicate sur le
mouillé
Réseau SAV ?
VENT
BRULANT ! Alors à l'agonie, Fiat rachète
la marque au Trident à Alejandro de Tomaso. Dans la corbeille de la mariée,
les dirigeants de Turin trouvent la Shamal, une évolution musclée
de la Karif, elle-même dérivée des Biturbo, et un projet de
coupé sportif, la Chubasco. Si la dernière nommée va rester
au rang de maquette, pour cause de concurrence directe avec Ferrari, la Shamal
aura le droit de vie. Une chance pour Maserati qui, à défaut de
détenir une auto à succès en terme de diffusion, va inaugurer
le retour du Trident dans le milieu très fermé des supersportives.
Une place que le constructeur des frères Maserati n'aurait jamais du quitter.
La Shamal se charge de souffler son vent chaud dans la bonne direction
Texte: Nicolas LISZEWSKI - Photos: Alex BAHMAN & D.R.
Quel destin
torturé que celui de Maserati ! Après l'épisode Citroën peu convaincant, ce fut au tour
de l'italo-argentin Alejandro de Tomaso de
prendre en main les destinées de Maserati. Son idée fait rapidement
son chemin et il souhaite offrir à la firme italienne une gamme apte à
développer ses ventes rapidement. Une sorte de concurrente aux BMW
Série 3 E30 présentée en 1982, mais se voulant plus sportive
et plus exclusive. Non dénuée d'intérêt, les Maserati Biturbo n'ont malheureusement pas réellement tiré l'image de marque vers
le haut, et leur fiabilité précaire n'a pas aidé à
rassurer la clientèle potentielle. Ajoutez à cela une gamme confuse
avec une multitude de modèles, et des "petits" V6 propices à
la fiscalité italienne, et cela devient vite le désastre ou presque.
De GT à mécaniques V8 et V6 habillées par des carrosseries
élégantes et racées (Ghibli, Bora, Khasmin ), la firme
italienne tombait dans le coupé "bon marché". Fin 1989, de Tomaso semble enfin lucide quant à
l'orientation à donner à Maserati. Le retour au sport et prestige
est annoncé avec une présentation en fanfare le 14 décembre
en Italie. Deux autos sont présentées. La première est encore
une maquette en plâtre qui préfigure un coupé très
sportif à moteur V8 central arrière du nom de Chubasco. La deuxième
est la Shamal, dotée pour l'occasion de jantes
alu en nid d'abeille qui ne sont pas définitives. L'Italo-argentin voit
grand puisqu'il annonce 1600 exemplaires prévus pour la Shamal. Les 369
exemplaires finalement produits démontreront une fois de plus l'optimisme
à l'italienne. La prise de contrôle de Fiat sur Maserati va enterrer la Chubasco, trop rivale des Ferrari,
mais en revanche la Shamal va pouvoir user de la gomme sur l'asphalte. Si sa production
et son succès furent plus que mesurés, elle fut en revanche le véritable
maillon du changement, annonçant à terme les futures 3200
GT, puis coupé. D'ailleurs son nouveau V8
équipera dans un premier temps la 3200 GT et la Quattroporte. La page Biturbo
n'était pas totalement tournée puisque les Ghibli Mk2 perdureront,
mais le top niveau était désormais à l'ordre du jour
DESIGN
Pour
le style de la Shamal, c'est Marcello Gandini, père des Miura, Countach, Diablo et bien d'autres, qui a été commis d'office. Un exercice de style
ô combien délicat pour Gandini tant le cahier des charges était
des plus drastique. L'absence de moyen imposait en effet de conserver les emboutis
et lignes tracées à l'origine par un jeune designer italien (Pierangelo
Andreani) pour la Biturbo présentée en 1981 ! La Shamal poursuit
le patchwork à la sauce bolognaise, grande spécialité de
Maserati depuis l'avènement de la Biturbo. Ainsi, c'est la plate-forme
raccourcie, dévoilée avec le Spyder carrossé par Zagato en 1984, qui va servir
d'empreinte au sol, et la carrosserie du coupé Karif commercialisé
depuis 1988 qui vont servir de point de départ au travail du designer italien.
Pas question pour lui de toucher aux portes, au toit, à la structure de
la carrosserie Pas simple ! Pourtant Gandini s'en sort avec les honneurs,
même si le résultat final peut dérouter certains et ne laisse
personne indifférent. Ailes élargies, bas de caisse proéminents,
nouveaux feux arrière fumés et petites optiques avant ellipsoïdales
sont les résultats les plus visibles et les plus classiques. Dans les originalités
dont le designer italien a le secret on notera l'appendice aérodynamique
à la base du pare-brise qui masque les essuie-glaces ou encore ce montant
central épais et noir qui tranche avec le reste de la caisse. Prises d'air
et aérations sont omni-présentes pour permettre au bouillant V8
biturbo de vivre plus sereinement. Une fois installé à bord, c'est
le deuxième effet "kiss-kool"... En effet, alors que l'extérieur
se la joue tapageur et ultra-sport, l'intérieur poursuit la tradition des
biturbo : le luxe baroque ! Il faut avouer que le baroque a du bon car la présentation
est très richement dotée : sellerie cuir intégrale, direction
assistée, volant réglable en hauteur et profondeur, sièges
baquets, verrouillage centralisé, climatisation automatique, réglage
des feux de croisement depuis l'habitacle, vitres électriques, rétroviseurs
athermiques, ouverture du coffre et de la trappe à essence depuis l'intérieur...
La planche de bord, par son dessin ultra-classique ne dépaysera pas l'habitué
des Maserati des années 80, tandis que la montre est toujours aussi incongrue
et plaquée en haut de la console centrale. La position de conduite reste
bonne, même si l'ergonomie ou la logique de certaines commandes peuvent
étonner. Les passagers arrière profitent chacun de deux sièges
enveloppants avec peu d'espace aux jambes et un accès à bord mal-aisé
MOTEUR
Maserati
s'est souvent remarqué par des mécaniques aussi raffinées
que survoltées, aussi performantes que délicates en fiabilité...
La Shamal n'échappe pas à cette règle avec des valeurs propres
à la marque au Trident,... comprenez explosives ! Un V8 de 3,2 litres coiffé
par 4 arbres à cames en tête, soufflé par deux turbos japonais
IHI arguant un rapport de 101,02 ch/litre ! Avouez qu'en la matière on
ne trouve pas de telles performances sous le capot de la première sportive venue.
Les techniciens n'ont pas lésiné sur les raffinements techniques.
Le bloc et la culasse sont tout alu, les paliers de vilebrequins sont coulés
d'une seule pièce pour parfaire la rigidité de l'ensemble, les chambres
de combustion sont très compactes. Afin d'assurer un meilleur rendement,
les soupapes forment un V très fermé à 20° tandis qu'un
travail approfondi a été opéré sur les veines gazeuses
pourdonner un couple élevé. L'alimentation est assurée par
une gestion électronique Weber-Marelli-IAW qui incorpore un système
anticliquetis par contrôle de l'avance et de la pression de suralimentation.
Les deux turbos japonais sont adjoints de deux échangeurs air/air pour
les gaver en air frais. Pour éviter tout risque de désamorçage,
deux pompes à essence indépendantes puisent le précieux or
noir dans le réservoir. Résultat d'un tel travail, le conducteur
d'une Maserati Shamal peut compter sur 325 ch à 6 000 tr/mn mais surtout
un couple copieux de 44 mkg dès 2 800 tr/mn. Souplesse à bas régime
assurée et reprises canon au menu... En complément, c'est une boîte
Getrag à 6 rapports adaptée pour la Maserati qui est montée
d'ordinaire sur la BMW 850i. La plus grosse adaptation
réside dans un étagement des rapports assez court puisque le 6e
rapport tire à 40,6 km/h seulement (44 km/h pour une Porsche
928 GT pour mémoire). Si elle permet au moins de passer le couple sans
trop crier gare, elle se singularise par une commande lente et surtout très
ferme. Pas de doute, il faut une poigne de fer pour cravacher cette belle italienne
qui vous garantie des chrono de feu ! En moins de 7 secondes vous dépassez
déjà les 100 km/h depuis l'arrêt, tandis que 19 secondes plus
tard vous êtes déjà à 180 km/h... Et si vous continuez
à presser le champigon jusqu'à plus soif, cette GT volcanique ne
s'essoufflera qu'à 270 km/h... Une vraie catapulte !
SUR
LA ROUTE
Jusqu'à
présent, les Maserati de la génération biturbo, tous modèles
confondus, ne s'étaient pas particulièrement distingués par
une tenue de route exemplaire. La faute avant tout à des trains roulants
assez mal étudiés mariant des solutions sportives (différentiel
à glissement limité) avec des errements techniques notoires (éléments
trop souples dans la suspension). Certes, les progrès constatés
au fil des millésimes et des versions est flagrant et heureux, mais le résultat
final laissait craindre le pire sur la Shamal. Sa silhouette le laisse entendre,
mais en effet Maserati a étendu l'empreinte au sol de son coupé
vedette. Les voies ont été portées à 1,51 m à
l'avant et 1,55 m à l'arrière et des pneus Michelin MXX en 225/45
ZR16 avant et 245/45 ZR16 arrière. Pour mémoire, une Biturbo Si
de 1988 était dotée de voies de 1,44 m avant et de 1,45 m arrière.
Mais Maserati mise beaucoup sur deux techniques pour garantir une tenue de route
à la hauteur de la bouillante mécanique qui anime la Maserati :
le différentiel autobloquant Ranger et la suspension à amortissement
pilotée. Pour l'amortissement piloté, c'est un développement
commun avec Koni dont le résultat est que chaque amortisseur est piloté
de manière totalement indépendante des autres. Quatre modes de réglages
sont possibles (confort, touristique, cadence rapide, sport). Les critères
qui influent sur leurs réglages instantanés sont la vitesse, la
conduite et la route. Le différentiel Ranger est composé d'engrenages
centraux qui sont entourés par six engrenages satellites hélicoïdaux
dont les axes sont parallèles. Les couple moteur est, en permanence, réparti
proportionnellement entre les deux roues arrière selon les besoins et les
conditions d'adhérence. Tellement convaincus par leur système, les
techniciens de la firme au Trident osaient même affirmer que leur "Ranger"
était aussi efficace en action pour une propulsion qu'une transmission
intégrale... no comment ! Le freinage est géré par quatre
freins à disques dont deux ventilés avant, mais point d'ABS pour
contenir les ardeurs du pilote dépassé par sa machine ! Incroyable,
d'autant plus que ses rivales en étaient toutes dotées. La direction
est assistée et surtout très sensible et précise. Les remontées
d'informations sont bonnes et nous ramène à un temps où les
direction à assistance électriques n'existaient pas encore en gommant
toute sensation du placement du train avant. Au volant, la Shamal est une voiture
100% sportive et sensations. Avec un poids presque contenu (moins de 1,5 tonnes)
et une architecture classique (moteur avant, propulsion), elle donne des sensations
oubliées aujourd'hui des autos trop sécuritaires et consensuelles.
Si son équilibre général est désormais au top, elle
reste une propulsion caractérielle lorsqu'on la pousse dans ses retranchements.
Son postérieur a en effet la fâcheuse tendance à vouloir venir
jouer aux avant-postes obligeant ainsi le conducteur à la contrôler
(sur circuit) à l'accélérateur. La conduite devient vite
physique et réclame une concentration soutenue : dosage de l'accélération
au millimètre, direction assistée très précise, et
commande de boite lente et dure. Pas de doute, si l'auto se veut chic, il faudra
dans le gant de velours mettre une main de fer. Le freinage est correct mais pourrait
être plus efficace encore. A noter la fausse bonne idée de l'amortissement
piloté. Au final, on utilisera le mode "sport" en permanence
pour qui possède une conduite soutenue, mais ne connaîtra plus de
confort.
ACHETER UNE MASERATI SHAMAL
Avec seulement 369 exemplaires produits, il va falloir être patient.
En prime, si les Biturbo ou Ghibli sont légion ou presque dans les petites
annonces de particuliers, les Shamal sont souvent en vente chez les spécialistes.
Il convient donc de scruter régulièrement les petites annonces des
pros également. Devant les faibles transactions, les prix pratiqués
sont très variables. On peut se risquer à envisager des prix d'achat
à partir de 30 000 euros minimum, mais plutôt tabler sur des fourchettes
de 32 à 37 000 euros selon l'état et l'historique. La Shamal ayant
connu une commercialisation et une vie dans une période mouvementée
de l'histoire de Maserati (fin de l'ère de Tomaso, arrivée de Fiat,
puis de Ferrari...), les réseaux de distribution et entretien de la marque
ont souvent été vite malmenés voires mouvants. Il est donc
impératif de n'opter que pour des modèles ayant connu un entretien
suivi, scrupuleux et minutieux par des gens qui la connaissent et sont compétents
pour l'entretenir et la réparer. Carnet et dossiers de factures impératifs
avant achat. Comme toute mécanique turbocompressée de précision
à haut rendement, il sera utile de vérifier que le vendeur laisse
bien monter l'auto en température avant d'attaquer, et surtout laisse le
moteur tourner quelques secondes au ralenti avant de couper le contact, histoire
que les turbo ne tournent pas "à sec". Côté entretien,
c'est un peu la douche froide, nécessitant un budget minimum conséquent
et une rigueur de tous les instants. Révision tous les 10 000 km ou tous
les ans, c'est mieux, remplacement des courroies tous les 25 000 km. Vidange de
la boîte et du différentiel régulièrement également.
Pensez à n'opter que pour une huile de qualité 100% synthèse.
Bougies, filtrations, vérification des faisceaux... Bref que du méticuleux
et la nécessité d'avoir des techniciens formés et compétents
sur ces autos si attachantes. Ne vous y trompez donc pas, si le prix d'achat d'une
Shamal est dans la portée de celui qui visait une BMW
M3 E46 d'occasion, l'entretien n'est pas du tout du même calibre. Déjà
il faut trouver une spécialiste de la marque formé près de
chez vous. Le réseau actuel Ferrari-Maserati en France peut déjà
être une bonne démarche. Côté finition, les Maserati
ne vieillissent pas toujours très bien. Il faudra s'assurer que tous les
accessoires sont présents et en état de marche. Le genre de petits
détails qui peuvent vite coûter une fortune et devenir le parcours
du combattant pour trouver des pièces. Globalement, si l'auto est très
bien entretenue, une Shamal peut se révéler très fiable dépassant
largement les 100 000 km.
::
CONCLUSION La Maserati Shamal
est une supercar à prix d'ami ou presque ! Pour le prix d'une M3 E46 d'occasion
très récente, vous avez l'alternative italienne l'exclusivité
en plus. Bon, ne vous précipitez pas sur les petites annonces, car la Maserati
se mérite tant son entretien doit être scrupuleux, compliqué
et coûteux. Seuls les véritables passionnés pour qui l'entretien
d'une telle auto est avant tout un plaisir, voire même une sorte de mission
de préserver le patrimoine sportif automobile en état, peuvent se
satisfaire pleinement d'une telle "bomba". Look baroque, Trident sur
la calandre, V8 de feu et tempérament volcanique à l'ancienne qui
fera vite fondre les pneumatique arrière sous les coups de butoirs du couple
rendent cette Maserati très attachante. Pour ceux qui ont un budget inférieur,
la Ghibli 2 est dans leur corde, l'exclusivité en moins (et encore)
L'Automobile
Sportive remercie chaleureusement la société BAHMAN Cars pour sa
collaboration à ce dossier. www.bahmancars.ch
PRODUCTION Total Maserati Shamal 1990-92
: 369 ex.
CHRONOLOGIE 1981 : En mars au salon de
Genève, Maserati présente la Biturbo. 1984 : Présentation
au salon de Turin de la Maserati Spyder carrossée par Zagato. 1988 : Commercialisation de la Karif, basée sur la plateforme du Spyder mais
doté du " gros " V6 biturbo de 2,8 litres. 1989 : En
décembre, Fiat rachète Maserati à de Tomaso.
Le 14 décembre,
Maserati dévoile la Shamal, évolution " surpuissante "
des Biturbo Karif, avec un dessin plus agressif signé Marcello Gandini. 1990 : En février, les premières livraisons interviennent.
Le prix
de la Maserati Shamal évolue à la baisse, en perdant 100 000 Francs
(15 000 euros env.) 1996 : Arrêt de la production des Maserati
Shamal.
CE QU'ILS EN ONT
PENSE : "Le prestige historique
d'un nom, une tradition respectée d'artisanat latin, pourraient suffire
à la gloire de la Shamal. Elle y ajoute une mécanique incomparablement
onctueuse, aux performances brillantes. Qu'importe alors si le flacon n'est pas
à la hauteur de l'ivresse ressentie au volant ? La douzaine de concessionnaires
du réseau Paris Modène Automobiles est prête à déboucher
le premier pour vous enivrer de la seconde." L'Automobile Magazine
- 1990 - Maserati Shamal - D.G.
"Dès
lors, sur ce circuit sinueux où l'on roule la plupart du temps en seconde
ou en troisième, on réalise que la Shamal est une voiture pour amateurs
de sensations fortes. Sa direction assistée est sensible et précise,
son format compact, vous incite à l'attaque. Elle répond très
sainement, mais son comportement est celui d'une propulsion classique dans la
plus pure tradition des sportives italiennes et anglaises. Rien à voir
ici avec les réalisations hyper-sophistiquées, rendues fades par
une filtration trop rigoureuse des sensations. La Shamal, elle, glisse, survire,
il faut la maîtriser. Mais comme ses réactions sont progressives
et prévisibles, c'est un plaisir de les provoquer, à condition de
posséder l'expérience nécessaire à la pratique de
ce genre d'exercice. Moyennant quoi vous en apprécierez la saveur corsée." Sport
Auto - 1990 - Maserati Shamal - Gian Carlo Perini.
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