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GUIDE OCCASION (21-09-2009)

MASERATI
228
Biturbo
(1986 - 1992)

441 920 FF (1989)
12 CV FISCAUX
CARACTERISTIQUES TECHNIQUES MASERATI 228 Biturbo
MOTEUR
Type: 6 cylindres en V à 90°, 18 soupapes, 1x2 arbres à cames en tête
Position: longitudinal AV
Alimentation: Injection électronique Marelli Weber + 2 turbocompresseurs IHI ( ND bars) + 2 échangeurs air/air.
Cylindrée en cm3: 2790
Alésage x course (en mm) : 94 x 67
Puissance ch DIN à tr/mn: 250 à 6000
Puissance au litre en ch DIN : 80,64
Couple maxi en Nm à tr/mn: 373 à 3500
Couple au litre en mkg : 133,7
TRANSMISSION
AR + différentiel autobloquant.
Boîte de vitesses (rapports): manuelle ZF 5 rapports (Boîte automatique à 4 rapports en option).
POIDS
Données constructeur en kg: 1 240
Rapport poids/puissance en kg/ch DIN : 5,51.
ROUES
Freins : 2 disques ventilés AV (Ø ND mm) et 2 disques pleins AR (Ø ND mm).
Pneus : 205/50 VR15 AV et 225/50 VR15 AR.
PERFORMANCES
Vitesse maxi en km/h: 235
400 m DA en secondes: ND
1 000 m DA en secondes: 26"3
0 à 100 km/h : 5"6
0 à 200 km/h : ND
Consommation moyenne : ND L/100 Km.


De trois quart arrière, la Maserati 228 affiche réellement sa différence avec ses soeurs Biturbo.

>> Pour télécharger gratuitement en fond d'écran les photos de MASERATI 228 Biturbo cliquez ici !


La plupart des marchés n'ont connu que la 228i, dotée de l'injectiion.


A empattement allongé, places arrière plus spacieuses. Notez la finition améliorée et spécifique ainsi que le cuir intégral et plissé sur les contreforts.



Planche de bord commune à toutes les Biturbo, sauf qu'ici c'est plus richement doté et équipé.


La proue est totalement différente des autres Biturbo et berlines. Calandre plus grosse, clignotants sur les côtés, bouclier avant plus arrondi....


V6 biturbo, mais avec 2,8 litres de cylindrée. Il est coiffé par une culasse à 3 soupapes par cylindres et est soufflé par deux petits turbos IHI. Résultat, 225 ch à 5 500 tr/mn.



On voit bien sur ces trois profils les différences d'empattement et de carrosserie (de haut en bas : 228, berline et biturbo coupé).


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BIEN :-)
Ligne baroque et différente des Biturbo
Habitabilité AR en progrès
Performances
V6 de feu !
Reprises
Finition/présentation soignés
Equipement de série
Prix d'achat
Exclusivité de l'engin
PAS BIEN :-(
Difficile à trouver en bon état
Coût d'entretien
Image ? Qui la connaît ?
Châssis rock'n roll
Fiabilité si pas entretenue


© L'AUTOMOBILE SPORTIVE (21/09/2009)

PLUS C'EST LONG...?
Depuis 1981, c'est Alessandro de Tomaso qui est aux commandes de Maserati. Avec la Biturbo, il semble avoir trouvé la bonne voie pour relancer la firme au trident alors bien mal en point. Mais sa logique commerciale et de construction de gamme peut parfois donner le tournis. Les dérivés sur base de Biturbo seront en effet nombreux mixant à l'envie empattement, moteurs et finition. Dans cet imbroglio de gamme, une belle inconnue est restée dans l'ombre : le coupé 228. Une sorte d'anti-Karif, car si ce dernier était basé sur l'empattement court des Spyder, le coupé 228 au contraire, se voulant cossu et luxueux était basé sur la berline. Le coupé le plus long dans la généalogie Biturbo…

Texte: Nicolas LISZEWSKI - Photos: D.R.

Après avoir repris la firme au Trident, de Tomaso s'affaira à la remettre sur les voies du succès. Ayant déjà sa propre marque éponyme à côté, de Tomaso va construire ainsi " sa " logique de gamme pour Maserati, en prenant comme pilier central la Maserati Biturbo. Si l'archaïque Quattroporte mk3 demeure encore au catalogue pour quelques années supplémentaires, et seulement sur certains marchés, il manque à la Biturbo une classe supplémentaire pour aller tâter du très haut de gamme. En cylindrée, mais aussi en gabarit. Face à elle les coupés Mercedes SEC (W126), BMW Série 6 ou encore de Tomaso Longchamp et Maserati Kyalami ne jouent pas dans la même cour. C'est donc avec un beau patchwork technique et stylistique que de Tomaso va tenter de combler un vide dans le catalogue Maserati avec le coupé 228. Basé sur l'empattement des berlines, doté d'un V6 toujours biturbo de 2,8 litres développant 255 ch et offrant un visage plus doux et une esthétique qui se veut moins brutale que le coupé Biturbo, le coupé Maserati 228 va connaître une carrière des plus confidentielle avec seulement 469 exemplaires produits. Totalement inconnu à l'époque, et encore plus aujourd'hui, en raison d'une mise en production longue (près de trois ans depuis sa présentation en décembre 1984 !), et d'un tarif surfait comparé aux autres modèles de la marque.

DESIGN
Vous trouviez la Maserati trop agressive et carrée ? Le coupé 228 est l'œuvre du même designer, l'italien Pierangelo Andreani. Mais cette fois-ci il a pu partir d'un empattement plus long de 2,6 m de berline. Comme souvent dans ce type de situation, le coupé 228 est donc plus long que la berline dont il dérive avec 4,46 m de long pour 4,40 m pour la berline 430. Le style est adouci avec notamment une proue totalement inédite et spécifique à la 228. On trouve donc une calandre épaissie et plus visible, mais surtout des clignotants ajoutés sur les côtés des phares toujours carrés (en raison des normes US très strictes à l'époque). Juste sous les blocs optique avant, on distingue des prises d'air pour refroidir la bouillante mécanique. Comme sur la Biturbo, les boucliers avant et arrière sont teints couleur caisse sauf que pour la 228, la règle et l'équerre semblent avoir été laissés au placard. La silhouette s'est sacrément étirée, l'habitabilité arrière en profitant nettement au passage, ainsi que la capacité du coffre. Mais si la Biturbo semble ramassée et trapue, le coupé 228 semble presque déséquilibré avec un pavillon qui remonte en hauteur vers la malle arrière, tandis que cette dernière semble démesurément longue. De profil, c'est assez amusant car le coupé 228 est véritablement l'opposé du coupé Karif qui lui est basé sur le Spyder à l'empattement raccourci de 2,4 m. Dans l'opération douceur de style, même les blocs optique arrière sont plus lisse que ceux des Biturbo et berlines dérivées. Trident Maserati sur la calandre et sur les montants de custode, entourages de vitres chromés, rétros extérieurs peints ton caisse, jantes alu de 15 pouces à voile plein… la Maserati 228 soigne son apparence pour tenter de justifier une prix d'alors totalement étourdissant de près de 450 000 francs (soit environ 70 000 euros). L'habitacle demeure toujours baroque à souhait et reste un des signes les plus caractéristiques des Maserati produites sous l'ère de Tomaso. Finition luxe à l'italienne avec cuir intégral plissé, boiseries, volant quatre branches, planche de bord au design classique mais à l'équipement et instrumentation complets. Les places arrière sont plus spacieuses on l'a vu, mais leur accès est toujours acrobatique. La montre incongrue est toujours posée fièrement au centre de la console centrale tandis qu'un clavier regroupant la plupart des fonctions de bord et de confort est posé en dessous. La position de conduite est bonne grâce à de multiples réglages. A noter que le coffre à bagages est plus volumineux et autorise ainsi des escapades à plusieurs plus lointaines. Une certaines idée du Grand Tourisme à l'italienne en somme…

MOTEUR
La Maserati 228 est le porte-drapeau de la marque et elle a donc les honneurs d'étrenner le nouveau V6 de 2,8 litres de cylindrée. Cette mécanique sera également partagée par la suite avec le Spyder et la berline 430. Par la suite, la 222 E (une Biturbo II 2,8 litres) et même les Ghibli et Quattroporte 4 hériteront de cette brillante mécanique, avec des évolutions notables. Pour la 228, on conserve la recette des Biturbo : double petits turbos japonais IHI, deux échangeurs air/air (un par turbo), culasse à trois soupapes par cylindres (deux d'admission et une d'échappement). Sauf que désormais avec 2,8 litres de cylindrée, la puissance progresse mais le rapport cheval par litre diminue comparé à celui volcanique des plus de 100 ch/litre des V6 deux litres. Initialement, la 228 a été dotée d'une alimentation par carburateurs double corps. La puissance revendiquée était alors de 250 ch mais finalement la plupart des marchés ne connaîtront que la version "iniezionze" (comprenez Injection et prononcez "Iniézioné"...) Marelli-Weber. Finalement le conducteur d'un coupé 228i avec injection et dépollution de série, pourra compter sur 225 ch à 5 500 tr/mn et un couple de près de 40 mkg. Les performances annoncées par Maserati alors sont éloquentes : 235 km/h en pointe, un 0 à 100 km/h en 5"6 et le kilomètre départ arrêté en 26"3. En admettant une pointe d'optimisme sur ces chiffres, toute transalpine, inutile de préciser que ces performances, aujourd'hui encore forcent le respect. Côté transmission une boîte mécanique ZF à 5 rapports était montée de série, et l'option boîte automatique à 4 rapports pu être disponible en cours de vie de la 228. La consommation reste copieuse, mais la 228 se montre souple à l'usage grâce à un couple très conséquent disponible à bas régime.

CHASSIS
Avec une classique coque autoporteuse, les ingénieurs de Maserati ont greffé les trains roulants et les éléments mécaniques. Sur l'essieu avant, un ensemble de type MacPherson a été monté avec barre stabilisatrice et amortisseurs téléscopiques à double effet. Le train arrière est constitué de bras indépendants fixés à une traverse ancrée à la coque par des éléments flexibles, avec ressorts hélicoïdaux, amortisseurs à gaz à double effet Bilstein et tampons supplémentaires en caoutchouc. Un différentiel est également monté pour aider le pilote à laisser sur la trajectoire la luxueuse Maserati 228. La direction passe par une classique crémaillère tandis que les freins sont à disques, dont les deux avant ventilés avec étriers flottants. Les jantes alu de 15 pouces sont chaussées de pneus 205/55 VR 15 à l'avant et en 225 de large à l'arrière. Malgré des efforts louables de Maserati sur les trains roulants et surtout la motricité, le châssis est totalement dépassé par la fougue du moteur. Les 40 mkg de couple mettent à mal la tenue de route et le conducteur d'une Maserati 228 devra faire preuve de sérieuses connaissances en pilotage pour pouvoir rouler vite sans se retrouver en-dehors de la route. Les freins sont puissants, mais la sensation de la pédale est déroutante au départ en raison d'une course très longue. La direction est en revanche d'une précision diabolique, permettant ainsi de remettre l'auto en ligne avec doigté. L'ABS ne sera jamais monté sur les 228i.

CHRONOLOGIE
1981 : Alessandro de Tomaso rachète Maserati alors en difficulté. En mars au salon de Genève, présentation et commercialisation de la première Maserati Biturbo qui cache sous une esthétique banale un V6 bi-turbo de 2 litres de feu.
1984 : Présentation au salon de Turin de la Maserati Spyder carrossée par Zagato.
En décembre, Maserati présente le nouveau coupé 228, dotée d'un V6 biturbo de 2,8 litres avec carburateur double corps.
1987 : Démarrage de la production des Maserati coupé 228. Le marché français n'a pas encore le droit à ce luxueux coupé.
1988 : Commercialisation de la Karif, basée sur la plateforme du Spyder mais doté du "gros" V6 biturbo de 2,8 litres.
1989 : Le marché français peut enfin accueillir ce coupé italien. Mais désormais il est doté de l'injection électronique et perd 30 ch dans la bataille avec l'adoption du catalyseur.
En décembre, Fiat rachète Maserati à de Tomaso.
Le 14 décembre, Maserati dévoile la Shamal, évolution "surpuissante" des Biturbo Karif, avec un dessin plus agressif signé Marcello Gandini.
1992 : Arrêt de la production du coupé 228 après 469 exemplaires.

ACHETER UNE MASERATI 228 Biturbo
Trouver une Maserati 228i aujourd'hui pourrait relever de la farce de prime abord. Une rapide recherche sur les sites internet d'annonces spécialisées pourra vous décourager car les 228 sont très rares sur le marché. Il faut avouer qu'avec moins de 500 exemplaires diffusés, la 228 se fait appeler "désir". Difficile par conséquent d'établir une cote, d'autant plus que les frais de remise en état sont tellement chers, qu'il ne faut parfois pas hésiter à payer le prix fort à l'achat pour une tranquillité presque assurée pour la suite... Comme souvent d'ailleurs pour ce type d'autos. Comptez donc entre 8 à 15 000 euros selon l'état. Le dernier prix donné devra concerner une auto au passé limpide et à l'entretien prouvé. Que surveiller à l'achat ? L'auto devra être complète avec tous ses accessoires (certains sont spécifiques à la 228), en état de marche. Livrets de bord et carnets présents de préférence. L'entretien doit avoir été fait comme il se doit avec une révision tous les 15 000 km, les courroies remplacées par précaution tous les 25 000 km, et des fluides de très haute qualité pour lubrifier comme il se doit cette mécanique de précision. Les temps de chauffe doivent être religieusement respectés, et ne jamais couper le moteur sans attendre 2 à 3 secondes le temps que tous ces rouages survoltés se calment. Inspectez bien la carrosserie qui n'est pas à l'abri de la corrosion. En cas de points apparents ou non, de gros frais sont à prévoir. Les gros kilométrages sont possibles à la seule condition d'un entretien scrupuleux et d'un usage ad hoc !

LIVRE : Le guide de la Maserati bi-turbo (ETAI)
Nous devons cet ouvrage de référence à Fabien Foulon, passionné par la Biturbo - il en possède trois différentes ! Il lui a fallu plus de deux ans pour arriver à venir à bout de ce projet. Fabien a fait un travail fantastique sur ce livre de plus de 200 pages dont la lecture vous donnera énormément de plaisir. Il est également agrémenté de plus de 600 photos. Dans ce guide de 207 pages, vous trouverez tous les détails qui permettent de distinguer un modèle de Biturbo parmi d’autres. Moteurs, boîte de vitesses, carrosserie, habitacle. Les Biturbo sont passées à la loupe pour connaître toutes les différences et reconnaître un modèle à coup sûr après quelques vérifications et devenir expert des Biturbo !
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PRODUCTION
Total Maserati 228 1986-92 : 469 ex.

:: CONCLUSION
Vous voulez rouler différent, et avec une pointe d'esprit averti, optez pour cette belle italienne. La Maserati 228 a été oubliée, à l'ombre des Biturbo, mais distille un charme bien à elle et certainement plus cohérent par rapport à ses qualité dynamiques. Conduite Grand Tourisme, rapide mais fluide, la Maserati 228 vous emmenera alors au bout du continent, dans une ambiance que les allemandes n'ont jamais su adopter. Le charme latin en quelque sorte, qui se mérite tout de même. Pas à l'achat, mais à l'usage…


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