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ESSAI (10-10-2009)

BMW
Z4
(E89) sDrive 35i
(2009 - )

49 900 Euros (01/10/2009)
21 CV FISCAUX
CARACTERISTIQUES TECHNIQUES BMW Z4 (E89) sDrive 35i
MOTEUR
Type: 6 cylindres en ligne, 24 soupapes +
Position: longitudinal AV
Alimentation: Gestion Bosch MSD81, injection directe (200 bars) + 2 turbos MHI (0,6 bar)
Cylindrée (cm3): 2979
Alésage x course (mm): 84 x 89.6
Puissance maxi (ch à tr/mn): 306 à 5800
Puissance spécifique (ch/L): 102,7
Couple maxi (Nm à tr/mn): 400 de 1300 à 5000
Couple spécifique (Nm/L): 134,3
TRANSMISSION
AR
Boîte de vitesses (rapports): 7 DKG (double embrayage)
POIDS
Données constructeur DIN (kg): 1530
Rapport poids/puissance (kg/ch): 5
ROUES
Freins Av-Ar (ø mm): Disques ventilés (348/324)
Pneus Av-Ar: 225/45 - 255/40 R17
PERFORMANCES
Vitesse maxi (km/h): 250
400 m DA: ND
1 000 m DA: 24"2
0 à 100 km/h: 5"1
80 - 120 km/h en 4e / 5e : 4"9 / 5"7
CONSOMMATION
Mixte norme EU (L/100 km) : 9


Le Z4 II (ou e89) se caractérise par des dimensions plus étirées et notamment un très long capot moteur.


A l'issue d'un concours interne, ce sont deux femmes qui ont remporté la réalisation du design extérieur et de l’habitacle de ce nouveau Z4.


La contenance resterait décente si l'accessibilité n'était pas réduite à trois fois rien une fois le toit plié.



La position de conduite est parfaite, basse et à l'ergonomie impeccable. Les finitions sont très soignées, les matériaux aussi, les rangements plus nombreux que par la passé.


La nouvelle boîte sport DKG double embrayage à 7 rapports.


Le 6 cylindres en ligne 3.0 biturbo BMW est l'un des meilleurs moteurs turbo du moment : le couple maximal de 400 Nm est disponible de 1300 à 5000 tr/mn !


Malgré son moteur exceptionnel, le nouveau roadster Z4 n'en reste pas moins un roadster d'appelation. A ce titre, on en attend donc énormément sur le plaisir de conduite.


Trop lourd, le Z4 se montre plus cruising que racing...


20 secondes pour ouvrir ou fermer ce toit qui change tout...

BIEN :-)
Deux voitures en une
Présentation soignée
Design plus chaleureux
Equipement de série
Moteur plein
Performances
Efficacité générale
Confort de roulement et polyvalence
PAS BIEN :-(
Prix en hausse
Poids en hausse
Sensations en baisse (surtout avec DKG)
Freinage peu endurant


© L'AUTOMOBILE SPORTIVE (10/10/2009)

ROULE TA CAISSE !
"Roule, roule, roule ta caisse... mon moteur devient fou quand on le caresse !". Ces paroles tirées du morceau Rien à jeter de Johnny Hallyday pourraient illustrer notre essai du jour. Assurément, le nouveau Z4 roule des mécaniques. En apparence, il n'y a rien à jeter de cette automobile d'exception. Un vrai roadster de "beau gosse" pour rouler sa caisse, justement, devant les minettes. Les mauvaises langues habituées des clichés diront que c'est une voiture de gonzesses : ils ne croient pas si bien dire. Les temps changent, le roadster Z4 de BMW aussi...

Texte: Sébastien DUPUIS - Photos: D.R.

Tout d'abord, n'allez pas croire que je sois fan de monsieur Smet ou de son oeuvre. Non, comment dire, ça n'est pas vraiment ma génération. Toujours est-il que lorsqu'il faut lancer son texte d'introduction et que le photographe s'est pris d'idée de figer sur pixels un roadster aussi sublime devant un mur de caisses en bois usagées... Google est ton ami. Deux clics plus tard me voilà sur Deezer à écouter du Johnny. C'est étonnant la vie, non ? Bon allez, trèves de pubicités gratuites et de paroles futiles ! Lorsqu'on évoque les roadsters Bmw je pense instantanément à la joie inébranlable qui a animé chacun de mes déplacements en Z3 2.8, durant 4 années. Là, c'est plutôt vers Charles Trénet que j'irais chercher la bande son car en Z3, y'a d'la joie ! Malgré tout, si la nouvelle pub de la marque a pris soin d'insister sur cette "joie", c'est peut-être qu'il est justement permis d'en douter en ces temps particulièrement autophobes. Ben oui, la pub vous savez, ça dit toujours l'inverse de la réalité. Bon, promis, j'essaie de rester objectif...

DESIGN
Quand j'ai découvert ce nom à dormir dehors - "Z4 sDrive35i Luxe DKG" - en prenant possession de notre roadster d'un jour, je me suis dit, encore un as du marketing qui ne savait pas quoi faire de sa journée. Car c'est qu'on réfléchit dur chez Bmw en ce moment, façon "bobo" écolo-responsable obnubilé du gramme de co2. Histoire de faire oublier qu'on fabrique aussi des chars pas très "efficients" comme les X5 et X6 M, sans doute. Dans ce fatras marketing qui reflète un monde automobile en pleine révolution, un concept illustré par le Z4 est né : "la joie est Bmw". Acteur d'une oeuvre artistique pour le moins originale baptisée « The Expression of Joy » (cf. encadré en bas de page), le Z4 est donc une pièce maîtresse du nouvel échiquier. Un moyen d'approfondir la relation entre émotion, technologie et création industrielle, selon l'auteur. OK... j'en prends note, pour plus tard. Mais intéressons-nous maintenant à cet objet automobile, source d'émotion, qu'est le Z4 sDrive35i boîte DKG (poétique non ?). Tout d'abord, il faut se dire que le nouveau Z4 symbolise la rupture avec les précédentes générations de roadsters munichois. Contrairement aux Z1, Z3, Z4 et Z8, le Z4 e89 est le premier roadster BMW coiffé d’un toit rigide rétractable. De ce fait, il prend simultanément la succession du précédent Z4, dans ses variantes Roadster et Coupé. Cette dernière a d'ailleurs été un échec commercial pour Bmw, comme le déjà très controversé Z3 coupé. Et même dans sa variante roadster, le Z4 est loin d'avoir égalé les ventes du Z3. BMW a bien été obligé d'en tirer les conclusions. La cible du nouveau Z4 est donc aujourd'hui clairement identifiée : plus que jamais, c'est le SLK de Mercedes, best seller du segment depuis la sortie de sa première génération en 1996. Pas aussi sportif que la Porsche Boxster/Cayman, moins confortable que le SLK, le Z4 boxait dans deux catégories sans pour autant avoir la carrure nécessaire dans aucune d'elle. On appelle ça plus communément avoir "le cul entre deux chaises", et ce n'est pas agréable. Par la même occasion, le nouveau roadster-coupé de BMW reprend une longueur d'avance sur une Audi TT devenue très menaçante. Autre élément de rupture, la production du roadster a été rapatriée des USA vers l'Allemagne, à l’usine de Regensburg (Ratisbonne), aux côtés des série 1 et 3. Sans pour autant partir d'une feuille totalement blanche puisque le Z4 e89 réutilise en bonne partie la structure de son prédécesseur, c'est une vraie rupture qui se caractérise par des dimensions plus étirées et notamment un très long capot. La nouvelle BMW Z4 fait 4239 mm de long, 1790 mm de large et 1291 mm de haut sur un empattement de 2496 mm. D'allure typée avec une partie avant basse, une ligne scapulaire marquée et un arrière soulignant la largeur, si vous le trouvez toutefois sensiblement moins viril que ses prédécesseurs, il y a certainement une raison à cela : à l'issue d'un concours interne, ce sont deux femmes qui ont remporté la réalisation du design extérieur et de l’habitacle de ce nouveau Z4. Autrement dit, jamais le roadster bavarois n'aura autant mérité le sobriquet de "voiture de femmes". Le capot moteur à lui seul incarne cette (r)évolution. En effet, là où on admirait par le passé un bossage typiquement masculin en son centre, on peut désormais y découvrir une forme... creuse. Amateurs de symboles, c'est pour vous. Cela étant, le Z4 ne manque pas de charme ni d'élégance, ayant réussi à diluer le style angulaire et froid du très controversé Chris Bangle qui a depuis quitté la maison. De grands passages de roues remplis par de belles jantes à rayons en 18" (17" en série), des porte-à-faux réduits, de larges naseaux avec une grille verticale (de couleur alu mat sur le sDrive35i) qui rappellent la mythique 507 roadster et des phares qui remontent comme des yeux de biche sur les ailes ajoutent plus de féminité et de séduction à ce (cette ?) Z4. Si les voitures avaient un sexe, celle-ci serait donc une femme.

HABITACLE
Dans l’habitacle, outre la visibilité tous azimuts améliorée, la garde au toit (+ 5 mm), la largeur aux épaules (+ 20 mm) et la largeur aux coudes (+ 43 mm) ont augmenté. De plus, la section d’ouverture des portes ayant été agrandie de 26 mm, l’accès à bord est facilité aussi lorsque le toit est fermé. Ce toit magique, fait de 2 coques d'aluminium, s'ouvre ou se ferme en 20 secondes. C'est peu pour un CC mais trèèèès long quand on a l'habitude d'une capote manuelle ! La Mazda MX-5 a d'ailleurs démontré qu'elle savait faire les deux plus vite que quiconque. Le logement du toit se fait comme dans la plupart des CC (sauf la MX-5, encore) dans le coffre à bagages, faisant chuter son volume de 310 à 180L. La contenance resterait décente si l'accessibilité n'était pas réduite à trois fois rien une fois le toit plié. Bref, côté pratique, on sent que Bmw n'a pas su faire de miracle, hormis une trappe à skis. Concernant le poste de conduite, on apprécie instantanément son design plus chaleureux, notamment avec l'option cuir étendu de couleur claire comme sur notre modèle d'essai. Les placages en bois véritable (option aussi) contribuent également à réhausser le standing du Z4. Les finitions sont très soignées, les matériaux aussi, les petits rangements plus nombreux que par la passé. Seul le bac vide-poche basculant des portière fait tâche dans cet ensemble avec son plastique noir et dur que n'aurait pas renié une Peugeot 205... La position de conduite est parfaite, basse et à l'ergonomie impeccable, à ceci près que la ceinture de caisse a enflé de plusieurs centimètres, compromettant l'idée d'une conduite "coude à la portière". Selon la finition choisie, Confort ou Luxe, le Z4 se montre plus ou moins généreux en équipements mais dans l'ensemble il est assez richement doté si on le compare à une Porsche Boxster S. Oui je sais, c'est dur de faire pire niveau options ! Cuir et clim auto sont donc de série, mais le Z4 conserve quelques petites mesquineries, même à 50.000 € le morceau. Par exemple le filet anti-remous est facturé 300 € sur le premier niveau de finition dit "confort". Cherchez l'erreur. Au final, en la jouant prince saoudien il est donc possible de faire grimper la note de quelques 15.000 €. Mais même avec ce budget là, vous serez encore loin de la totale à Stuttgart (Mercedes et Porsche inclus) ! De ce fait, le Z4 offre un rapport prix/prestations plutôt intéressant.

MOTEUR
Uniquement proposé avec des 6 cylindres, le Z4 abandonne donc le petit quatre pattes pour conforter son statut plus haut de gamme. Dans sa version la plus puissante, la nouvelle BMW Z4 est animée par le premier six cylindres en ligne au monde pouvant se vanter d’un Twin Turbo, d’une injection directe essence du type High Precision Injection et d’un carter tout aluminium. Tout ça, c'est histoire de rappeler que chez BMW on est avant-tout un motoriste hors pair. Ce moteur a déjà quelques années de service au sein de la gamme, et notamment dans la 335 Ci. Côté chiffres, ce 3.0 biturbo impresionne déjà à la lecture de sa fiche technique : le couple maximal de 400 Nm est disponible de 1300 à 5000 tr/mn. Oui oui, j'ai bien écrit 1300. C'est mieux qu'un 3.0 Diesel du même fabricant ! 400 Nm, c'est aussi la valeur de couple que l'ancien V8 4.4 de la marque. Le moteur atteint sa puissance maximale de 306 ch à 5800 tr/mn avec un limiteur de régime à 7000 tr/mn, donc largement de quoi se pâmer. Contact, mise à feu sur le bouton start : les 6 pistons se mettent en mouvement au quart de tour avec une déflagration sonore très grave. Première réaction, on a l'impression que ce 6 en ligne cube 4 litres ou plus, comme sur une TVR Sagaris ! Côté conduite ensuite, le moteur surprend par sa force imposante dès le régime de ralenti. Pour prendre une image, on dirait qu'il est plein comme un oeuf. Ce qui, au passage, est le cas sous le capot. L'expression "déborder de couple" n'est pas usurpée non plus. La masse à mouvoir semble plus faible qu'en réalité et les deux turbocompresseurs, alimentant chacun trois cylindres, se font totalement oublier pour offrir une spontanéité digne d'un moteur atmo. Au niveau de l'allonge c'est tout aussi remarquable, le 6 en ligne Bmw continuant de pousser sans s'effondrer à l'approche du rupteur. Cela étant, aussi parfaite soit-elle au niveau technique, cette mécanique manque d'un soupçon d'âme. Le premier regret concerne la sonorité, moins métallique et ennivrante que celle du 3.0Si, le second sa linéarité digne d'un moteur électrique et qui n'offre donc pas le caractère attendu d'un bouilleur essence sportif. Avec une puissance comparable, ce vieux bougre de Z3 M vous balançait du Rock n'roll jusqu'à 8000 tours sans se faire prier. Le Z4 sDrive35i joue, lui, sur une partition beaucoup plus raffinée mais signe pourtant des chronos similaires en toute décontraction, à l'image du 0 à 100 km/h catapulté en 5,1s avec la boîte sport DKG à 7 rapports. Le bonus de la crémière c'est une consommation moyenne tout aussi remarquable de 9,0 l/100 km. On croit rêver... C'est d'ailleurs un peu le cas. La norme Co2 place le Z4 sDrive35i à 219g par km, bien qu'en pratique, au rythme d'une conduite dynamique, sa consommation réelle s'en éloigne assez rapidement. Très douce, la boîte DKG à double embrayage gomme également les sensations, comme toutes les transmissions de ce type, privant le pilote du petit bottage de fesses entre deux rapports. Plus adaptée à un cruising de qualité qu'à une arsouille digne de ce nom, elle confirme le positionnement plus bourgeois du nouveau Z4. Même si on peut passer les rapports à l’aide des palettes de commande solidaires du volant, cela ne vaut toujours pas, à mon goût, l'excellente boite méca à 6 rapports. Lorsque le sélecteur se trouve en position « D », le conducteur peut à tous moments passer au mode manuel en actionnant l’une des deux palettes. Pour se faire un peu plaisir, le mode dynamique « SPORT+ » est vivement recommandé. Autrement, si vous la laissez tout faire, vous vous retrouvez à 1500 tr/mn en 7ème sur une départementale... prêt pour la sieste !

CHASSIS
Au-delà de son moteur exceptionnel, le nouveau Z4 n'en reste pas moins un roadster, appelation d'origine contrôlée, quitte à faire hurler les puristes (qui adorent hurler). A ce titre, on en attend donc énormément sur le plaisir de conduite, de préférence en dehors des autoroutes et des centre-ville bouchonnés. Mais la prise de poids conséquente à l'ajout du toit rigide laisse perplexe quant à cette idée. Plus encore que de savoir si un "roadster-coupé" est encore un roadster, demandons-nous si un roadster de 1600 kg chauffeur inclus est encore un "roadster" ? Sur ce point, le SLK et la Nissan 350Z Roadster nous ont laissé un à priori, y compris la version "bombardier" AMG 55. Les premiers kilomètres de notre essai effectués toit fermé pour cause de ciel menaçant me confortent dans cette idée. Je n'ai vraiment pas l'impression d'être au volant d'un roadster ! Ni même au volant d'un coupé sportif, tel que la Porsche Cayman. Le Z4 est plus GT que ça encore, avec un confort d'amortissement exemplaire et une insonorisation digne d'une série 6. La boite DKG égrène les rapports en limite de sous-régime comme un autobus, acompagnée par le bourdonnement sourd des gros échappements. Autant vous le dire, l'emmerdement n'est pas loin... Au premier rayon de soleil je décide donc d'une halte pour m'aérer les sens et l'esprit. Décapotage, pardon, "détoitage"... ça bippe de partout, le radar de recul s'affole parce que je suis garé comme un sauvage et le GPS tente de me renvoyer sur une route dont je n'ai que faire ! Je suis bien dans une voiture du 21ème siècle. M'embarquant sur une petite "B road" comme diraient mes potes anglais, je pars explorer le réseau secondaire si cher à mes yeux de roadsteriste. D'emblée, autant le gabarit que la qualité de l'amortissement mettent un sacré coup de vieux au Z3 qui me reste en tête durant cet essai. Diable, ça n'a plus rien à voir ! Alors que l'autre vous balade généreusement au gré des déformations absorbées tant bien que mal par un train avant ultra sensible, un arrière archaïque et une rigidité d'ensemble "à l'ancienne", le nouveau Z4 avale la route comme posé sur un tapis volant. Stupéfiant. Mais tandis qu'un boulet en coupé Megane Dti sauce tuning me pourrit la vue et l'odorat... euh, non, ça je ne peux pas l'écrire. Disons donc que, bloqué derrière un usager de la route qui peine à enchainer trois virages un peu secs, je réfléchis à cette nouvelle philosophie du roadster bavarois. Deux secondes s'il vous plait, je mets pied dedans pour me libérer de l'infâmie puante qui reste interloqué par le rugissement soudain du 6 cylindres dans son oreille gauche. Je le laisse disparaitre au bas de la côte en un éclair, pas de doute, le bourrin a de la ressource ! Je disais ? Ah oui, aussi efficace soit-il, ce nouveau Z4 dévoile au fil des kilomètres sa véritable personnalité. Blasé d'aides à la conduite qui le rendent aussi facile à conduire qu'une "voiture normale" (ne me jetez pas la question de ce qu'est une voiture normale !), je me retrouve frustré au volant de cette bête de 300 ch avare en sensations sportives autant que menaçante pour la survie de mon permis. En haussant le rythme, la physique reprend ses droits et la caisse affiche des mouvements pas toujours bien maitrisés et une certaine paresse à l'inscription. Les divers réglages électroniques n'apportent qu'un léger surplus de feeling, artificiel concernant la direction à assistance électrique à peine modifiée du précédent Z4. Disponible en option, le châssis sport M adaptatif doté d’amortisseurs pilotés permet d’accroître encore l’agilité du roadster, avec un rabaissement de 10 mm et une gestion très élaborée. Mais définitivement, sa vocation n'est pas celle d'un vrai roadster sportif. A force d'omniprésence, la technologie devient trop pesante, dans tous les sens du terme, et là je crois que nous sommes à un stade qu'il convient de ne pas dépasser pour préserver un certain plaisir de conduire, une vraie joie au volant...

L’œuvre de l’artiste sud africain Robin Rhode est sans précédent et dépasse le concept des BMW Art Cars. Le véhicule n’est plus un simple élément de figuration, il passe de modèle à artiste. « Cette réalisation est l’expression de la peinture dynamique – mon objectif étant de transmettre la puissance et l’émotion de l’œuvre », explique Robin Rhode. « Pour moi, utiliser cette voiture sportive fut une excellente possibilité d’approfondir la relation entre émotion, technologie et création industrielle ». Pour ces raisons, l’œuvre du Z4 est intitulée « The Expression of Joy ».
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:: CONCLUSION
Selon BMW, le nouveau Z4 incarne la renaissance du roadster, ce qui sous-entend aussi la fin d'une époque. Le Z4 a mué pour mieux coller au marché et à la demande de clients, principalement américains, qui lui reprochaient son manque de confort. Devenu GT, polyvalente, performante, facile et confortable avec son toit en dur, il perd également en saveur (surtout avec la boite 7 DKG) pour s'aventurer dans un consensus bourgeois à la Mercedes. Faute de Z4 M en prévision, il faudra donc se satisfaire de cette version sDrive35i comme top modèle. De préférence en boite manuelle...

CE QU'EN PENSENT NOS CONFRERES :
"Après avoir fait plus ample connaissance avec le nouveau Z4, il convient de relativiser la soi-disant perte de caractère dont il aurait été victime. Cela dit, même si le modèle de pointe a déjà le sperformances et l'efficacité dignes d'une réalisation du département Motorsport, force est d'admettre qu'il n'en a pas encore la saveur. Affaire à suivre..."
MOTORSPORT MAGAZINE N°30 - Nicolas GOURDOL- ESSAI BMW Z4 sDrive35i.


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AVIS

Bon article et tout à fait d'accord, dommage que BMW n'est pas fait une version plus radicale surtout avec un moulin pareil. Je suis passé de la Porsche 911 Carrera 4S phase 1 au Z4. Après utilisation je voyais que son potentiel méritait quelques aménagements pour arriver à un roadster enfin sportif. Possédant la version avec le 6 cylindres de 306 chevaux avec 433 de couple, une reprogrammation a permis de passer à 370 chevaux pour 526 de couple. Ensuite pour le look sportif un kit d'amortisseurs Eilbach avec ressorts courts Blistein B8 a permis d'abaisser la caisse de 3cm à l'avant et à l'arrière.Pour terminer 4 superbes jantes Zito Gunmétal concaves. Une nouvelle auto qui peut enfin rivalisé avec les Audi RS3 ou la Porsche Cayman....
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