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600 FF (01/09/1991) 8 CV FISCAUX CARACTERISTIQUES TECHNIQUES 205
CTI 1.6i 115 / 1.9i 105 Moteur: 4 cyl. en ligne 8s, injection Bosch L-Jetronic Cylindrée
(alésage x course): 1580 cm3 (83x73 mm) / 1905 cm3 (83x88
mm) Puissance (ch DIN à tr/mn): 115 à 6250 / 105 à
6000 Rapport ch DIN/litre : 72,78 / 55,11 Couple (Nm à tr/mn):
13,4 à 3000 / 14 à 3000 Transmission: Roues AV, BVM 5 Poids
constructeur: 900 / 935 Kg PERFORMANCES Rapport poids/puissance
(Kg/ch) : 7,82 / 8,90 Vitesse maxi (Km/H): 190 / 185 1000m D.A: 30"7
/ 32"1 400m D.A.: 16"4 / 17" 0 à 100 Km/h : 9"5
/ 10"6
Comme leurs soeurs GTI, les Peugeot 205 CTI reprenaient toute la panoplie de la
sportive des années 80 avec moquettes rouges et sièges baquets.
L'intérieur connaîtra les même évolutions que celui
des GTI.
Les Peugeot 205 CTI ont été doté d'office des jantes 14 pouces
des GTI 1.6 litres. La capote repliée était visible et l'arceau
apporte une rigidité supplémentaire.
La Peugeot 205 CTI hérite du même sex-appeal que les GTI avec les
cheveux dans le vent en prime. Irrisistible, sauf sur la route en raison d'un
train avant faiblard.
Les Peugeot 205 CTI avaient l'inscription "Pininfarina" en lieu et place
des inscriptions "GTI" et la cylindrée sur les ailes arrière.
C'est en effet une collaboration avec le grand carrossier turinois qui a donné
naissance à ce découvrable Peugeot.
Très à la mode dans les années 80, les Peugeot 205 CTI ont
connu une très forte décote et sont désormais très
abordable. Le plus dur est d'en trouver une en bon état !...
BIEN
:-) Look Mythe des années 80 Performances Fiabilité
Budget
PAS
BIEN :-( Train AV dépassé Modèles fatigués
Tuning sauvage Finition Capote fragile
PETIT CABRIO PETILLANT ! Fort de sa dynamique de gamme, Peugeot élargit
son offre 205 avec un cabriolet doté d'un arceau. La Peugeot 205 GTI reçoit
également sa version décapsulée qui va être baptisée
" CTI ". Mais son train avant ordinaire et sa rigidité critiquable
ne l'empêcheront pas de connaître un beau succès commercial
Texte:
Nicolas LISZEWSKI - Photos: D.R.
Dans les années
60 et 70, Peugeot proposait alors à ses clients une offre cabriolet. Même
deux parfois lorsque les Peugeot 504, 204 et 304
étaient commercialisées en variantes cabriolet. Mais lorsque
la Peugeot 504 cabriolet s'est éteinte
en 1983, les amateurs du genre ne trouvaient plus leur bonheur dans le catalogue
Peugeot. Seul le dérivé de Peugeot 104, la Talbot Samba avait comblé
l'offre, mais sans jouer dans la même catégorie. En 1982, Peugeot
sort son modèle qui doit l'aider à assainir ses comptes : la Peugeot
205. Un sacré numéro, car non seulement elle va redonner des couleurs
aux comptables de Sochaux, mais elle va également poser les jalons du succès
sur les marchés européens. Comme locomotives les différentes
versions de Peugeot 205 GTI vont
alimenter cette spirale vertueuse. Alors, Peugeot, toujours avec son vieux compagnon
de route, Pininfarina, va étudier et commercialiser une variante cabriolet
de sa gamme Peugeot 205. Même la GTI aura son toit " découpé
".
PRESENTATION L'étude technique
des Peugeot 205 cabriolets, dont la CTI a démarré en 1984. Les ingénieurs
de Peugeot et de Pininfarina ont travaillé conjointement. Ils sont partis
sur la base de la Peugeot 205 3 portes, dont le bloc avant et le plancher n'ont
subit aucune modification. Ils ont cependant renforcé la caisse pour pallier
à l'absence de pavillon, en particulier au niveau de l'ancrage des pieds
avant, sous les sièges avant où la traverse est désormais
caissonnée, et en avant du réservoir de carburant, où une
tôle emboutie vient former, avec le plancher sur laquelle elle se trouve
soudée. Les longerons extérieurs, de section renforcée, sont
également caissonnés et l'assemblage pied avant/plancher/tablier
a reçu un élément de liaison supplémentaire. Enfin
un tube d'acier a été ajouté à chaque montant de pare-brise
et un important arceau de sécurité améliore la résistance
de la coque à la torsion, tout en apportant une protection non négligeable
aux passagers, en cas de retournement intempestif et imprévu. L'habitacle
reprend bien entendu tout l'univers des Peugeot 205 GTI avec volant sport, moquette
rouge et présentation sportive. La capote montée est manuelle, mais
son maniement est des plus simple. Sous le capot c'est le nouveau moteur 1580
cm3 de la Peugeot 205 GTI 1.6
115 ch (le 105 ch ne sera jamais monté sous le capot des Peugeot 205 CTI)
qui est monté. Il est dans la même configuration que celui monté
dans la berline GTI. Côté châssis, et surtout pour éviter
d'imposer des efforts trop violents à la caisse lors des appuis prolongés,
les ingénieurs ont retenu la solution de monter les trains roulant de la
Peugeot 205 GT. Cela aura, on s'en doute une incidence directe sur la tenue de
route qui aura bien des difficultés à passer les 115 ch au sol.
EVOLUTIONS... Présentée le 6 mars 1986
la Peugeot 205 CTI 1.6 115 ch va connaître quelques évolutions au
court de sa longue carrière. Dès le millésime 88, Peugeot
modifie le dessin de la planche de bord pour répondre aux critiques adressé
à ce sujet. Toutefois, si le dessin est nettement plus heureux et harmonieux,
le plastique employé, ainsi que la qualité des ajustages ne vieilliront
pas moins vite. Peu de changements jusqu'en 1990. La Peugeot 205 CTI hérite
entre-temps d'une capote électrique montée en série. Au mondial
de Paris 90, Peugeot dévoile de nouveaux blocs optiques arrière
qui reprennent le dessin de ceux des Peugeot 405. Toutes les Peugeot 205 héritent
de clignotants avant blancs. En 1992, avec l'obligation de monter des pots catalytiques
sur tous les moteurs essence pour le millésime 93, Peugeot monte sous le
capot de ses 205 CTI le moteur XU 1,9 litres mais dégonflé à
105 ch. C'est le même en réalité qui est monté sur
la Peugeot 205 Gentry. Dans
la foulée, les moquettes virent du rouge au gris et se font plus discrètes.
En 1994, les Peugeot 205 CTI quittent la scène, dans le même anonymat
que sa mythique sur : la Peugeot 205 GTI.
SUR
LA ROUTE... Bien que dotées du même châssis, les deux
Peugeot 205 CTI de génération différentes équipées
soit du 1,6 litres de 115 ch, soit du 1,9 litres de 105 ch offrent des physionomies
opposées sur la route. Dans les deux cas, le châssis, peu rigide,
montre vite ses limites en conduite sportive. Oubliez donc toutes vos habitudes
de conduite dans les virages serrés et les grandes courbes que vous aviez
pu développer au volant de votre Peugeot 205 GTI. De même le train
avant repris de la Peugeot 205 CT, avoue ses limites pour faire passer au sol
la puissance des bouillantes mécaniques de Sochaux. Alors puisque la conduite
coulée et rapide est plus le domaine de prédilection que la conduite
sportive et virile, la Peugeot 205 CTI 1.9 prend nettement l'avantage en matière
d'agrément en raison du couple supérieur et du moteur moins pointu
que le 1.6 115 ch.
ACHETER UNE PEUGEOT
205 CTI AUJOURD'HUI... Pour ceux qui souhaiteraient acquérir une
Peugeot 205 CTI, la tâche est délicate. Si le nombre de Peugeot 205
CTI à vendre dans les petites annonces est conséquent, la qualité
n'est pas toujours présente. Ainsi, si l'on retire de l'offre présente,
les modèles qui ont été massacrés par du tuning sauvage
et de mauvais goût (des jantes alu de 16 pouces maximum, d'accord, mais
les kits carrosserie complet rose fuchsia ou pêche ), ceux dont l'historique
est flou et l'entretien quasi nul, et ceux dont les kilométrages sont diluviens,
il vous faudra scruter plusieurs semaines durant l'oiseau rare. Comptez à
partir de 2 500 euros pour un modèle potable et près de 4 000 euros
pour un très beau modèle. La Peugeot 205 CTI 1.6 et 1.9 est réputée
fiable. Son moteur est effectivement plus que robuste et encaisse avec bienveillance
les conduites viriles. Le cap des 150 000 km doit être atteint sans trop
de craintes même s'il faut composer avec un ralenti chaotique chronique
et des silent-blocs qui fatiguent parfois. Pensez à remplacer la distribution
complète (courroie + galets) tous les 60 à 80 000 km suivant votre
conduite. Solide aussi, la transmission qui se révèle particulièrement
rapide et précise. A surveiller, les éventuelles fuites de freins
et l'état des amortisseurs souvent fatigués. De même, essayez
d'observer attentivement si l'auto n'a pas subit de passage au marbre (chose hélas
courante sur une Peugeot 205 CTI) en contrôlant l'état des bas de
caisse : s'il y a des traces de griffures (la marque des pinces du marbre) arrêtez
toute discussion ! Les plus gros problèmes concernent essentiellement la
qualité des matériaux et de leur assemblage dans l'habitacle. La
capote est de piètre qualité, et son remplacement ou sa réfection
son coûteux. Les bruits parasites sont monnaie courante. Favorisez les versions
récentes dont la qualité de l'intérieur a progressé,
dont le moteur 1,9 litres de 105 ch est plus agréable à l'usage
et dont l'équipement a été enrichi. Mais vous aurez du mal
à limiter l'avachissement des bords des sièges. Enfin, n'oubliez
pas de contrôler scrupuleusement les papiers du véhicule (attention
aux véhicules volés !) et au kilométrage réel de l'auto
convoité. Si tout est bon, alors vous avez tiré le sacré
numéro
::
CONCLUSION Véritablement
ancrée dans le sillage de la mythique Peugeot 205 GTI, la Peugeot 205 CTI
n'affiche pourtant pas les qualités qui avaient fait la légende
de la Peugeot 205 GTI : homogène et caractère sportif. Pourtant,
rouler cheveux au vent, avec cet esprit années 80, le tout pour une somme
modique, donne aujourd'hui encore tout l'attrait des Peugeot 205 CTI
CE
QU'ILS EN ONT PENSE : "Autant la CJ est homogène, autant la
CTI pêche par son comportement routier. Le fautif c'est la puissance
il y en a trop ! Dur à dire si le moteur lui confère un tempérament
dynamique très agréable, la voiture souffre en conduite sportive.
Le châssis a bien du mal à supporter les 115 ch, malgré la
présence de l'arceau. De plus, le train avant cherche sa voie. A haute
vitesse, il y a beaucoup de bruits d'air." AUTO PLUS - HS 400 Essais
1990 - Peugeot 205 CTI 1.6 115 ch.
"Le
maître-problème, avec un cabriolet, consiste à lui assurer
une rigidité suffisante ; lui permettant de conserver une bonne tenue de
route, sans l'alourdir outre mesure. Dans le cas présent, le résultat
auquel sont parvenus conjointement Peugeot et Pininfarina semble satisfaisant
aux vitesses moyennes, une conduite sportive ayant tendance à augmenter
très nettement les tendances au sous-virage et au roulis. A ciel ouvert,
le pare-brise s'égare, en effet, dans des vibrations parasites, dont l'intensité
croît en fonction de la détérioration de la route et de la
diminution de la vitesse." AUTO-JOURNAL - 1986 - Peugeot 205 CTI 1.6
115 ch.
"Tandis que les 75 ch du
cabriolet CJ ne posent aucun problème d'homogénéité
entre le châssis et le moteur, les 105 ch du CTI semblent trop vigoureux.
En effet, , on perçoit nettement dès que le rythme s'accélère,
les méfaits d'une rigidité défaillante. La caisse a tendance
à se vriller sous les contraintes latérales et le train avant perd
de sa précision. Ainsi, le comportement routier de cette voiture n'est
pas en rapport avec le caractère sportif de sa mécanique." AUTO PLUS - HS 400 Essais 1993 - Peugeot 205 CTI 1.9 105 ch.