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RETRO (18-11-2004)

PEUGEOT
304
COUPE & CABRIOLET S
(1972 - 1975)

3000 Euros (Cote au 01/05/2004)
7 CV FISCAUX
CARACTERISTIQUES TECHNIQUES PEUGEOT 304 COUPE & CABRIOLET S
Moteur: 4 cyl. en ligne, 8 soupapes ACT, carbu double corps Solex 35EEISA
Cylindrée (cm3): 1 288
Puissance maxi (ch DIN à tr/min): 82 à 5800
Couple maxi (mkg à tr/min): 9,9 à 4500
Transmission: Traction AV, BVM 4 Rapports
Freins av/ar: Disques / tambours
Direction: Crémaillère, non assistée
Pneumatiques: 145/80 SR 14
Poids constructeur (kg): 930
PERFORMANCES
Vitesse maxi (km/h): 160
De 0 à 1000 m (s): 34
CONSOMMATION
Moyenne: 9 L/100 km


Au salon de Paris 1969, la 304 remplace la 204 suite à un profond restylage de la face avant et il fut logiquement décidé de perpétuer le coupé et le cabriolet qui reçurent le même traitement cosmétique.


Avec son arrière à pan coupé et un coffre plus spacieux, le coupé se distingue du cabriolet par une polyvalence d'usage beaucoup plus grande.


La planche de bord, qui porte bien son nom puisqu'elle est faite d'un seul plan, comporte le strict minimum, dont un... allume cigare !


A l'inverse du coupé, le petit cabriolet 304 est exclusivement voué au plaisir de la balade, à une ou deux personnes maximum.


Appartenant à la catégorie des 7 CV fiscaux, la 304 S possède une mécanique au caractère plus sportif, développant 82 CH SAE soit environ 75 CH DIN à 5800 tr/mn.


La 304 S s'inscrit en courbe en commençant par un souvirage prononcé, puis l'avant reprend de l'adhérence et enfin, l'arrière a tendance à provoquer un survirage, favorisé par l'empattement très court.


Bien dans la tradition Sochalienne, les 304 évoluaient sur la route en douceur, effaçant admirablement le grain de la chaussée. Toutefois, la suspension des coupés et cabriolets 304 S était juste ce qu'il faut plus ferme que celle de la berline sans nuire au confort.


Pour ceux qui aiment "rouler différent", un coupé ou cabriolet 304 S est un bon investissement. Pas très chères, surtout le coupé, ces autos ne décotent plus bien au contraire !


30 ans après, ce mignon petit découvrable nous fait encore frémir de plaisir...

BIEN :-)
Cabriolet charmant
Coupé original
Moteur vif
Cote raisonnable
Pièces mécaniques pas chères et abondantes
PAS BIEN :-(
Coupé peu recherché
Corrosion dévastatrice
Certaines pièces de carrosserie chères et rares
Tenue de route
Qualité de finition et des matériaux


© L'AUTOMOBILE SPORTIVE (18/11/2004)

LE REVEIL DU LION
A la fin des années 50, Peugeot tente de rajeunir sa clientèle en concevant une petite berline populaire, la 204, déclinée notamment en un original coupé et un charmant cabriolet, tous deux dessinés par l'équipe de Gérard Welter. Au début de la décennie suivante, la 204 se mue en 304 et un nouveau moteur plus sportif va faire naître chez le constructeur de Sochaux la notion de " plaisir de conduire "…

Texte: Sébastien DUPUIS - Photos: D.R.

Lorsque de la sortie de la 204 en 1965, Peugeot surprend sa clientèle habituellement cantonnée dans un conservatisme certain, autant sur le plan technique qu'esthétique. Plus encore que la propulsion, dont certain regrettent sans doute encore la disparition, les moteurs en fonte à arbre à came latéral, les ponts arrières rigides et les freins à tambours ne font pas la gloire de la marque Sochalienne. Innovante à plus d'un titre, la 204 fut rapidement déclinée en break, en coupé et en cabriolet, se traduisant par un succès commercial qui fait encore date avec celui d'un autre sacré numéro, la 205. Continuant sur cette même lancée, les 304 coupés et cabriolets, et plus précisément dans leur version S, vont contribuer à leur tour à dynamiser et rajeunir l'image de la marque au lion, qui n'est alors que le 4ème constructeur Français, en intégrant peu à peu la notion de plaisir de conduire.

PRESENTATION
Au salon de Paris 1969, la 304 remplace la 204 suite à un profond restylage de la face avant et il fut logiquement décidé de perpétuer le coupé et le cabriolet qui reçurent le même traitement cosmétique. Les 304, le coupé et le cabriolet qui nous intéressent plus précisément, sont issues des 204 du même nom dont elles reprennent intégralement le châssis et une bonne partie de la carrosserie. Le coupé comme le cabriolet furent étudiés et assemblés sur le châssis de la berline 204 dont l'empattement fut raccourci et la structure rigidifiée. Se différenciant de la 204 uniquement par la calandre, les phares et le capot, la 304 est pourtant incontestablement plus moderne d'apparence. On remarque que dès cette époque, le constructeur va adopter des phares plongeants vers l'intérieur, qui constituent aujourd'hui encore l'identité visuelle des voitures du Lion de Sochaux. Apparue, au printemps 72, soit 2 ans après la 304, la 304 S se singularise par un moteur plus puissant et quelques équipements spécifiques. Les phares trapézoïdaux des premières versions "S" étaient montés avec un système double parabole (CE + H1) comprenant une ampoule principale et un second réflecteur de type "longue portée" dans le phare. Avec son hayon arrière à pan coupé et un coffre plus spacieux, le coupé se distingue du cabriolet par une polyvalence d'usage beaucoup plus grande, à défaut d'être aussi séduisant. A l'inverse, le mignon petit cabriolet 304 est exclusivement voué au plaisir de la balade, à une ou deux personnes maximum. Pour entrer dans cette sympathique machine à remonter le temps, il faut tout d'abord enjamber un rebord de longeron plutôt large. Ensuite, alors que les productions actuelles regorgent de " bidules " électroniques dont la prise en main requiert parfois un doctorat en informatique, dans une voiture de cette époque il ne faut pas chercher le fonctionnement des commandes bien longtemps. La planche de bord, qui porte bien son nom puisqu'elle est faite d'un seul plan, comporte un compte-tours, un compteur de vitesse avec un totalisateur kilométrique devant les yeux du pilote, les commodos de lave-glace électrique, une montre et… un allume cigare ! Ah oui, il y a aussi un volant, à deux branches. Quel luxe !!! Deux aérateurs centraux se trouvent sur le dessus de la planche de bord, juste au-dessus des 3 réglettes de chauffage. Les encombrants sièges avant avec leurs grands appuie-tête sont très confortables mais n'assurent qu'un maintient symbolique et on redoute déjà les virages rien qu'à l'arrêt, surtout avec la sellerie en Skaï. Enfin, particularité de ces modèles, le levier de vitesse est au plancher et non au tableau de bord, ce à quoi on s'habitue plus aisément.

MOTEUR
Les 204 et 304 furent les premières tractions avant de Peugeot et aussi les premières voitures françaises de série à moteur transversal. Initialement proposée avec le moteur XL3 de 1288 cm3 qui développait dans la berline 70 Ch SAE, soit environ 65 CH DIN, les coupés et cabriolets 304 vont s'enrichir d'une motorisation qui, 30 ans après, surprend toujours par sa vigueur. S'inspirant des préparations sportives de l'époque, Peugeot va modifier le bloc tout alu pour en sortir une poignée de chevaux supplémentaires et pimenter son caractère. C'est ainsi que fut conçu le bloc "XL3S", avec chemises humides amovibles et un vilebrequin sur cinq paliers. L'autre grande originalité de ce moteur implanté transversalement à l'avant est aussi son arbre à cames en tête, entraîné par une double chaîne à rouleaux et tendeur hydraulique. L'alimentation est confiée à un carburateur Solex double corps (35EEISA). Le taux de compression est de 8,8:1. Appartenant à la catégorie des 7 CV fiscaux - le calcul de l'administration de l'époque ne tenait compte que de la cylindrée - la 304 S possède une mécanique au caractère plus sportif, développant 82 CH SAE soit environ 75 CH DIN à 5800 tr/mn. Le couple maxi est de 9,9 Mkg à 4500 tr/mn. L'échappement est très travaillé, on découvre avec bonheur un collecteur de type 4 en 2 en 1, avec un silencieux transversal, le pot de détente, placé sous la banquette arrière. De plus, sa sonorité agréable est un peu plus grondante et rauque, à cause de l'absence du silencieux normal des 304 en sortie de culasse. Les premières versions reçoivent encore une dynamo pour la production d'électricité, c'est elle qui est chargée du renvoi d'angle de la courroie de ventilateur. Ce dernier, breveté par Peugeot, n'est pas électrique mais actionné via une courroie qui vient de l'axe moteur avec une commande électromagnétique qui ne l'accouple que lorsque la température d'eau le demande. L'embrayage est à commande hydraulique, la pédale actionne un maître cylindre émetteur qui utilise le liquide de frein pour aller pousser un cylindre récepteur qui commande l'embrayage. Ce système a le principal mérite d'isoler toutes les vibrations dans le pédalier et de demander beaucoup moins d'effort à la pédale. En contrepartie, il est bien naturellement plus coûteux, et aussi moins progressif en action. La boite de vitesses à 4 rapports est intégrée dans le carter moteur. Le rapport de pont est 4,06 à 1. La manipulation de la commande de boite est un régal, le petit levier coudé tombe bien sous la main, les synchros sont rapides. Les différents rapports sont étagés au mieux pour obtenir une nervosité et des reprises agréables, au détriment de la vitesse de pointe et de la consommation. Il faut en effet rappeler qu'à cette époque l'essence n'était pas chère... Par conséquent, en dépit de caractéristiques modestes, les prestations de ce pétillant petit 1300 n'ont rien de ridicule ! La vitesse de pointe dépasse de peu 160 km/h, c'est vrai, mais les accélérations sont franches (environ 34 secondes sur le 1000 mètres départ arrêté) et les reprises énergiques, ce qui est bien plus appréciable encore. Lien de cause à effet, la consommation moyenne d'un coupé "S" ne tombera que difficilement en dessous de 9-10 L/100 Km. Cela étant, le moteur Peugeot se singularise par une sonorité chantante et une vivacité fort plaisante lorsqu'il s'agit d'emprunter les petites routes de nos vertes campagnes.

CHASSIS
Construite sur une coque autoporteuse, la 304 S est une berline de petites dimensions. Sa longueur de 3m76 fait des 205 et 206 ses descendantes directes mais sa hauteur de 1m32 la distingue rapidement dans un trafic actuel qui a pris de la hauteur. Enfin, malgré l'emploi de tôle d'acier plutôt épaisses, le poids s'en tenait à 930 kg. Une des grandes spécialités de Peugeot à l'époque était déjà la partie châssis, mais pas au sens où on l'entend aujourd'hui. En effet, cela peut choquer les plus jeunes de nos lecteurs mais, en ces temps pas si lointains, les suspensions des berlines Peugeot étaient tout autant réputées pour leur confort que pour leur manque de tenue en conduite dynamique... La maîtrise des mouvements de caisse arriva en effet plus tard, suite aux enseignements apportés par les ingénieurs de Simca et Citroën sur les trains roulants. Bien dans la tradition Sochalienne, les 304 évoluaient sur la route en douceur, effaçant admirablement le grain de la chaussée. Toutefois, la suspension des coupés et cabriolets 304 S était juste ce qu'il faut plus ferme que celle de la berline sans nuire au confort. Cette suspension à quatre roues indépendantes, comprend des ressorts hélicoïdaux et des amortisseurs hydrauliques avec un train pseudo-mac Pherson à l'avant et des bras tirés longitudinaux à l'arrière. Le roulis est contenu tant bien que mal et les petits pneus de 145 SR 14 à flanc haut sont mieux exploités que sur les berlines et break 304. Il existait également en option des jantes en alliage de 14", fabriquées par Dunlop et dessinés exclusivement pour la 304. Elles étaient chaussées de pneus 155 x 75, une dimension désormais introuvable. La direction à crémaillère de la 304 se comporte parfois comme sur une véritable voiture de course, sans assistance. Les retours de volants sont assez brutaux lorsque la voiture change d'appui, et il ne vaut mieux pas laisser traîner les pouces à l'intérieur de la jante du volant... Avis aux pilotes en herbe. Pas trop dure en ville, la direction devient plus légère encore sur route, et au delà de 90 km/h, la voiture a tendance à s'avachir avant de tourner. La 304 S s'inscrit en courbe en commençant par un souvirage prononcé, puis l'avant reprend de l'adhérence et enfin, l'arrière a tendance à provoquer un survirage, favorisé par l'empattement très court. A noter que ces mises en dérive se passent à des allures peu élevées, surtout si l'on compare aux voitures actuelles qui ne glissent souvent malheureusement plus vraiment (grâce ?) à l'électronique. De fait, la tenue de route de la 304 apporte un réel soupçon de sportivité à la conduite ! Première voiture du Lion à utiliser des freins à disques à l'avant, la 204 et la 304 innovent sans vraiment convaincre. Avec de classiques tambours à l'arrière, l'équilibre du freinage n'est pas le point fort de la 304, et c'est encore plus vrai dans le Coupé. Comme souvent à cette époque, différents montages coexistaient en usine, selon les fournisseurs du moment (ATE, Bendix, Girling... ), avec à la clé des résultats assez variables.

ACHETER UNE PEUGEOT 304 S Coupé & Cabriolet
Pour "rouler différent" sans avoir un budget de nanti, un coupé ou cabriolet 304 S est un bon choix et un investissement pérenne. Pas très chères à l'achat, surtout en coupé, ces autos ne décotent plus, bien au contraire. Contre 3000 à 6000 euros vous pourrez vous offrir un coupé ou un cabriolet fiable, en dehors de la corrosion, plaisant à conduire et pas trop difficile à entretenir. Certains n'hésitent pas à l'utiliser au quotidien ! Il devient également possible de se procurer des pièces neuves chez des spécialistes et la voiture intéressant évidemment les collectionneurs, l'offre se multiplie. Attention si vous en achetez une d'occasion à bien vérifier qu'il s'agit d'un vrai cabriolet, et pas d'un coupé tronçonné, comme il en existe certains ! Premier grief, cette voiture, comme toutes les autres de cette époque, rouille très vite sans des soins récurrents. Portières, charnières de portes, passages de roues, longerons, planchers, bas de caisse, bourrelet et sabots d'ailes, jupe arrière, bas de pare-brise, logements de phares, intérieur et haut de malle arrière, tous ces endroits sont autant de nids à corrosion qu'il faut inspecter avant l'achat. Ils se cachent bien souvent derrière des réparations au mastic, au synthofer ou au blakson. Le contrôle des planchers vous en dira long sur l'état général du cabriolet 204 ; bien souvent il ne sera pas utile de contrôler le reste du véhicule. Concernant la mécanique, pas de crainte particulière à avoir pour le moteur en-dehors des problèmes de chauffe. Vérifiez que le liquide de refroidissement a été changé régulièrement. Si vous trouvez de la "mayonnaise" à l'intérieur du bouchon de remplissage d'huile, c'est que le moteur a chauffé. En effet. Le ventilateur de refroidissement du moteur tourne a la vitesse du moteur (donc pas assez vite), car il n'est pas électrique, alors quand le moteur est au ralenti dans les bouchons, vous devinez ce qui se passe... Vérifiez que le chauffage marche, cela veut dire que votre radiateur de chauffage n'est pas totalement encrassé, et par la même occasion , jetez un coup d'oeil dans le radiateur de refroidissement moteur. Si les petits tuyaux sont bouchés, le moteur a dû chauffer. S'il a été refait, et entretenu scrupuleusement, (respect du temps de chauffe, vidange et qualité de l'huile) ce moteur est très solide, même en exploitant sans retenue son dynamisme communicatif.

:: CONCLUSION
Une fois trouvé l'objet de vos rêves, vous n'aurez plus qu'à souscrire une assurance "collection" pourpouvoir alors goûter, à moindre frais, aux joies d'une automobile attachante et tout à fait utilisable au quotidien. Car les 304 coupé et cabriolet S, aussi populaires soient-elles, possèdent le charme inimitable des véhicules de collection, avec un zeste de sportivité. Evidemment, la préférence du marché est clairement en faveur du cabriolet et nous comprenons le choix des acheteurs tant ce mignon petit découvrable nous fait encore frémir de plaisir...

Tous nos remerciements à André Le Roux, pour les images illustrants ce dossier ainsi que Xavier Franoux pour ses conseils d'achat et le Club 204-304.


Devis d'assurance pour une PEUGEOT 304 COUPE & CABRIOLET S

AVIS

Bonjour à tous, je suis l'heureux (3ème seulement) possesseur d'une 304 S cabriolet de 74. ce n'est que du bonheur ! facile à utiliser au quotidien, fiable, amusante à conduire, suffisamment performante, très populaire, elle ne fait lever que des pouces.... (d'autres voitures c'est plutôt le doigt du milieu...) j'ai juste remplacé le radiateur d'eau par précaution pour un autre un peu plus grand et éviter tous problèmes de chauffe. un tout petit peu de carrosserie pour la rendre concours mais elle n'était pas attaquée.... le capital sympathie de cette voiture est incroyable !!! je vous engage tous à en dénicher une en état convenable... ce qui devient une véritable chasse au trésor eu égard au faible nombre de véhicules produits, et leur état actuel souvent pitoyable, ou très mal rénové... dépêchez-vous... la côte actuelle ne peut que s'envoler.......
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