655 000 FF
(NSX 3.2 2001): 20 CV
FISCAUX CARACTERISTIQUES 3.0/3.2
Type (cylindres) V6 à 90° transversal central AR 32Soupapes
Alimentation: Séquentielle programmée PGM-F1 avec système
d'admission d'air à volume variable
Cylindrée en cm3: 2997 / 3179
Alésage x course en mm: - / 89 x 79,5
Puissance ch DIN à tr/mn: 274 à 7300 / 294 à 6500
Couple maxi en mkg à tr/mn: 28,9 à 5400 / 31 à 5500 TRANSMISSION
Aux roues AR, Boîte de vitesses 6 rapports manuelle
POIDS
Données constructeur en kg: 1 355 / 1450 PERFORMANCES
Vitesse maxi en km/h: 270 / 268
0 à 100 km/h en secondes: 5,9 / -
1 000 m DA en secondes: 25,4 / 26,1
A l'intérieur, le pilote, pardon, le conducteur trouvera tout l'équipement
pléthorique et le confort que peut vous offrir une grande berline,
l'habitabilité en moins bien sûr.
Honda veut frapper un grand coup : réaliser une GT ultra-performante,
fiable, utilisable au quotidien par le commun des mortels, et dont la
technologie soit résolument moderne. Ce condensé technique
a un nom : NSX !
Véritable vitrine du savoir-faire maison, la NSX est initialement
dotée d'un moteur V6 central de 3 litres de cylindrée qui
développe 274 ch à 7300 tr/min et 29 mkg de couple. Grâce
au système d'alimentation V-Tec, breveté et développé
par Honda, ce V6 peut chanter jusqu'à 8 000 tr/min !
Le marché japonais aura eu le privilège de connaître
une NSX-R, sorte de version dépouillée et allégée
(120 kg ont été perdus dans la bataille), dont la couleur
est uniformément blanche, rappelant ainsi les F1 japonaises des
années 60.... dommage !
Mügen, la filiale sportive de la marque, avait concocté une
version doté d'une évolution carrosserie assez agressive,
d'un allégement radical et d'un moteur réalésé
à 3,5 litres donnant une puissance de 320 ch. Son prix devait avoisiner
le million de francs !
Baptisée NSX-T (pour Targa), la NSX perd la tête pour découvrir
celle du conducteur. Depuis 1997, la NSX possède un moteur V6 de
3,2 litres développant 294 ch.
Oui elle nous énerve cette NSX ! Pourquoi ? Pétrie de qualités, elle a
été vendue à un prix complètement dissuasif (près de deux fois plus chère
en France qu'au Japon ou aux USA !!).
BIEN
:-)
Ligne
Fiabilité
Exclusivité
Tenue de route
PAS
BIEN :-(
Prix des pièces exorbitant
Pas d'évolutions réelles au fil des millésimes
Performances ?
Petit Moteur ?
UN CONCENTRE DE TECHNOLOGIE ! La NSX reste une GT trop méconnue chez
nous en Europe. Véritable condensé de technologie, peu d'entre-nous
peuvent se vanter d'en avoir aperçu une dans la rue ou sur route.
Pourtant elle est pétrie de qualité et ne manque pas de personnalité
qu'elle a étalée tout au long de sa carrière…
Texte:
Nicolas LISZEWSKI - Photos: D.R.
EXPLOITER LA F1 C'est au cours des années
80 qu'Honda a affirmé une réputation de motoriste
(déjà initiée mais avec des petits moteurs)
de haute technologie en Formule 1, d'abord chez Lotus avec notamment
un certain Ayrton Senna en guise de pilote, puis chez Williams avec
Nelson Piquet et Nigel Mansell et, enfin, chez Mc Laren, où
Prost et Senna (toujours lui) s'affrontèrent. Après
plusieurs titres de champion du monde de F1 successifs, on se prête
au jeu du prestige et à la folie des supercars et autres
GT qui règnent en cette fin des années 80. Chaque
constructeur qui souhaite bonifier son image de marque se doit d'avoir
une GT performante et belle. Mais Honda, à la différence
de certaines italiennes, ne souhaite pas s'arrêter là
et veut frapper un grand coup : réaliser une GT ultra-performante,
fiable, utilisable au quotidien par le commun des mortels, et dont
la technologie soit résolument moderne. Ce condensé
technique a un nom : NSX !
TECHNIQUE AVANT TOUT Dévoilée en avant-première au Salon de
Chicago 1989, la NSX étonne et surprend. Véritable
vitrine du savoir-faire maison, toutes les dernières techniques
de pointe sont présentes sur cette voiture. Dotée
d'un moteur V6 central de 3 litres de cylindrée, il développe
274 ch à 7300 tr/min avec 29 mkg de couple. Grâce au
système d'alimentation V-Tec, breveté et développé
par Honda, ce V6 peut chanter jusqu'à 8 000 tr/min ! On reconnaît
là toute l'empreinte de l'univers mécanique de la
moto, activité de départ de Honda. Pour atteindre
de telles caractéristiques moteur, rien n'a été
laissé au hasard : bloc alu, bielles en titane, ou encore
dispositif spécifique d'allumage sans distributeur (WIS)
et nouveau système d'admission et de distribution variable
(VTEC). Le châssis n'est pas en reste puisqu'une rigidité
optimale et un poids réduit sont les éléments
déterminants (toute la structure et les suspensions sont
entièrement en alu !). A l'intérieur, le pilote, pardon,
le conducteur trouvera tout l'équipement pléthorique
et le confort que peut vous offrir une grande berline, l'habitabilité
en moins bien sûr. Dès que la méthode de conduite
est assimilée, vous pouvez alors vous offrir les 270 km/h
de vitesse de pointe que procure l'auto et franchir le 0 à
100 km/h en 5,9 secondes. Aussi performante et belle soit-elle,
la NSX a pourtant du mal à se faire une place au soleil en
Europe, où l'image de marque compte beaucoup pour ce type
de véhicules. Vendue environ 500 000 F il y a presque 10
ans, elle coûtait alors plus cher qu'une Porsche 911 Carrera
2, à la renommée autrement plus flatteuse. Heureusement
pour la NSX, ses ventes connurent un succès honorable au
Japon, et surtout aux USA où elle est commercialisée
sous la marque Acura.
PLEIN AIR Jusqu'en 1995, c'est la calme plat dans la gamme NSX qui se
compose que d'un seul modèle chapeautant différents
coupés dans le catalogue Honda (CRX, Prelude, Accord et Legend).
Les ventes ne reflètent pas les espoirs d'Honda et une variante
ainsi que quelques modifications sont apportées : baptisée
NSX-T (pour Targa), la NSX perd la tête pour découvrir
celle du conducteur. La structure en aluminium a dû être
renforcée, ce qui a posé de nombreux problèmes
aux ingénieurs de la marque. De même, l'esthétique
de l'auto se virilise avec l'adoption de jantes de 16 pouces à
l'avant et 17 à l'arrière. A noter pour l'anecdote
que la NSX a quatre pneus complètement différents
puisque les diamètres sont différents entre l'avant
et l'arrière et que les pneus sont asymétriques !
En revanche le point noir de l'auto, le freinage, n'a pas été
amélioré et allié à une augmentation
du prix de 10%, cela ne favorise pas la relance les ventes. Dans
le même temps, Honda s'est retiré de la compétition
en Formule 1 quelques années plus tôt, ce qui ne favorise
pas l'essor d'un tel modèle. Le marché japonais aura
eu le privilège de connaître une NSX-R, sorte de version
dépouillée et allégée (120 kg ont été
perdus dans la bataille), dont la couleur est uniformément
blanche, rappelant ainsi les F1 japonaises des années 60.
Son prix au Japon tournait autour des 300 000 F. Honda en profite
pour revenir discrètement en Formule 1 par le biais de sa
filiale Mügen, qui équipera Ligier/Prost, Jordan et
demain les BAR où pilote Jacques Villeneuve.
PLUS DE MUSCLE Conscients de l'échec commercial de la NSX, les ingénieurs
d'Honda développent une (timide) évolution de la NSX,
qui ressemble plus comme une mise à jour pour palier aux
progrès de la concurrence. Ainsi, en 1997, la NSX reçoit
un moteur dont la cylindrée grimpe à 3,2 litres et
développant une puissance de 294 ch (soit 20 ch de plus que
la version 3 litres). Le couple passe à 30,1 mkg et la distribution
VTEC permet toujours de monter très haut dans les tours.
Pour épauler cette évolution, la boîte manuelle
reçoit enfin le sixième rapport. Mais il est bien
tard et le prix est passé à 620 000 F pour la NSX
3.2 " de base " et à 650 000 F pour la version
Targa ! Trop c'est trop !! Dans le même temps, BMW qui fait
un malheur avec son coupé M3 E36, proposait un 6 cylindres
en ligne de 3 litres développant 286 ch, puis l'a fait passer
à 3,2 litres accouplé à une boîte 6 (comme
la NSX) pour une puissance de 320 ch. Et tout cela pour presque
la moitié du prix d'une NSX avec un blason plus prestigieux,
ou coté tout du moins. Il n'est ainsi pas difficile de comprendre
que cette superbe et efficace GT qu'est la Honda NSX ait connu jusqu'à
présent une carrière en demi-teinte, qui reflète
mal le potentiel de l'auto. Il y a fort à parier que dans
quelques années, certains collectionneurs ayant de l'intuition
ne s'y tromperont pas et acquerront ce superbe coupé à
un prix indécemment bas sur le marché de l'occasion.
Les vrais mordus de la marque d'Hiroshima, se souviendront de l'évolution
qu'avait proposée Mügen, la filiale sportive créée
en 1973 et dirigée par le fils de M. Honda, doté d'une
évolution carrosserie assez agressive, d'un allégement
radical et d'un moteur réalésé à 3,5
litres donnant une puissance de 320 ch. Son prix devait avoisiner
le million de francs !
AUJOURD'HUI Voici donc l'archétype de la GT pétrie de qualités
et sous exploitée. Ayrton Senna l'avait essayé au
moment de sa sortie et avait jugé la NSX comme une GT homogène
et complète. Elle s'essaya même aux courses de GT et
aux 24 Heures du Mans, mais elle est trop GT pour être réellement
efficace en compétition. Il faut l'accepter comme elle est
: parfaite mais sans image Aujourd'hui, la NSX se révèle
être un morceau de choix dans le but de la conserver et de
rouler avec. Pourquoi ? Sa très faible diffusion, ses performances
intéressantes alliées avec une tenue de route efficace,
sa haute technologie, sa ligne et sa fiabilité Honda plaident
en sa faveur. Seul ombre au tableau, leur facilité d'utilisation
et leur homogénéité globale a poussé
les rares propriétaires de cet oiseau rare à rouler
beaucoup. Et lorsque les kilométrages sont élevés
sur les NSX, les factures s'alourdissent fortement. Les NSX doivent
être révisées tous les 20 000 km et les bougies
sont à changer tous les 100 000 km. La vidange se fait tous
les 10 000 km et les filtres tous les 40 000 km. L'entretien moteur
est donc peu onéreux en l'absence de casse. Fuir les autos
accidentées car la caisse en alu nécessite un savoir-faire
avéré. Le freinage un peu juste d'origine, risquera
d'être changé régulièrement car très
sollicité vu les performances de l'auto. L'intérieur
bénéficie d'une finition austère si chère
à Honda mais très bien fini qui offre une très
bonne tenue dans le temps. Question prix comptez à partir
de 28 300 Euros quand vous en trouverez une
:: CONCLUSION
Oui elle nous énerve cette NSX ! Pourquoi ? Pétrie
de qualités, elle a été vendue à un
prix complètement dissuasif (près de deux fois plus
chère en France qu'au Japon ou aux USA !!). Et si en 1990,
elle affichait de vrais arguments et ses plus proches rivales s'appelaient
Ferrari 348 TB (on a fait mieux ) et Porsche Carrera 2, la
NSX toujours vendue aujourd'hui avec le peu d'évolutions
notables que l'on connaît, a dut affronter des F355 autrement
plus convaincantes et charmeuses, des Porsche 993 et 996 toujours
moins chères et surtout une diabolique BMW M3 qui casse les
prix et la baraque. Et pourtant, Mügen nous avait concocté
une version 3,5 litres de 320 ch totalement allégée
et Sbarro avait réalisé un aileron au dessin adouci
qui changeait réellement la ligne de la NSX. Pour connaisseur
averti, mais à acheter maintenant avant qu'elles n'aient
trop de kilomètres !
Avec Laurent Bunnik et sa collection inestimable
de catalogues, trouvez tous ses catalogues sur
HONDA NSX : http://bunnik.club.fr/honnsx01.htm
>
LES VERSIONS COURSES... PAR LAURENT DUQUESNE DE GTO-RACING
HONDA
NSX LM GT2... Le nom
de Honda en compétition a toujours été
associé à la F1 ou encore à la
moto. Lorsqu'en 1993 Peter Seikel, fondateur du Seikel
Motorsport, prépare et engage deux NSX dans le
championnat allemand de l'ADAC GT Cup il est le premier
à briser cette image. Armin Hahne, auteur d'une
victoire à Zolder et de deux secondes places,
et John Nielsen se classent respectivement 3e et 11e
au championnat. En 1994, Honda décide de s'impliquer
officiellement en grand tourisme et confie au Kremer
Racing son programme GT. Une seule voiture est engagée
dans le championnat GT allemand pour Armin Hahne... >>Lire
le dossier de GTO-RACING cliquez ici !!
CHRONOLOGIE : 1989 : Présentation de la Honda NSX en avant-première
au Salon de Chicago. V6 VTEC de 3 litres développant 274
ch.
270 km/h et 0 à 100 km/h en 5,9 secondes.
1993 : Evolution présentée par Mügen. V6 3,5
litres de 320 ch, allégement maximum.
1994 : NSX-R. Réservée au marché japonais,
allégée et dépouillée. Couleur unique
: blanc. Mécanique inchangée.
1995 : Commercialisation de la version Open Air (Targa). Structure
en aluminium renforcée et jantes de 16 pouces à l'avant
et 17 à l'arrière.
1997 : Réalésage à 3,2 litres pour le V6 qui
développe désormais 294 ch. Boîte manuelle 6
vitesses.
CE
QU'ILS EN ONT PENSE : "Plus d'une vingtaine d'innovation exclusives
sont incorporées au concept de la NSX. Citons par exemple,
sa structure en aluminium, dont la mise en uvre est beaucoup
plus coûteuse mais qui a permis une réduction du poids
par rapport à l'acier. Au total, l'allègement obtenu
s'élève à plus de 200 kg." AUTOMOBILES CLASSIQUES N°39 AOUT 1990 - Pierre Dieudonné.
"Pour se poser en rival de Ferrari
il faut avant tout, un sacré moteur ! Honda a mis toute l'ingéniosité
et l'acquis technologique maison. Résultat, un V6 3 l. atmosphérique
à bielles en titane donnant 275 ch à 7 300 tr/mn (avec
le catalyseur). C'est bien sur un 24 soupapes, "corrigé"
par une admission à débit variable adaptant le débit
d'air et sa vitesse au régime. Ce moteur utilise aussi le
système VTEC consistant à réguler le temps
d'ouverture et la levée des soupapes. Ce moteur souple, onctueux,
monte allègrement jusqu'à 8 000 tr/mn, les deux sorties
d'échappement et la mécanique elle-même, émettant
une mélodie qui plaira aux amateurs." L'AUTOMOBILE MAGAZINE 1990 - Roger Jonquet.
"A son volant, on perçoit
en gros les sensations d'une intégrale moderne : équilibre
parfait, mais relative paresse de l'avant assortie d'un roulis non
négligeable. De toute évidence, on a choisi de pouvoir
mettre la NSX entre toutes les mains sans précautions particulières.
A la limite [ ] c'est le train AV qui démissionnera
le premier de ses fonctions de guidage." SPORT AUTO 1991.