CARACTERISTIQUES TECHNIQUES
Carrera 2/ Carrera 4 MOTEUR
Type: 6 cylindres à plat, 12 soupapes 2 arbre à cames
en tête
Position: porte-à-faux AR
Alimentation: Injection électronique
Cylindrée en cm3: 3 600
Alésage x course en mm: 100 x 76,4
Puissance ch DIN à tr/mn: 250 à 6 100
Puissance au litre en ch: 69,4
Couple maxi en mkg à tr/mn: 31,6 à 4 800 TRANSMISSION
Aux roues AR / intégrale
Boîte de vitesses (rapports): 5 manuelle ou 5 Tiptronic POIDS
Données constructeur en kg: 1 350 / 1 450
Rapport poids/puissance en kg/ch: DIN 5,2 / 5,8 PERFORMANCES
Vitesse maxi en km/h: 260
400 m DA en secondes: 13,8 / 14,1
1 000 m DA en secondes: 25,7 / 25,8
0 à 100 km/h : 5,5 / 5,9
Le Porschiste est en terrain connu. On ne change pas une formule qui gagne.
C'est seulement à partir dela génération 996, que
Porsche osera retoucher l'habitacle de ses 911 ! Notez le compte tours
à la place idéale : sous les yeux du pilote !
L'immortel et inusable Flat 6 continue à nous charmer les tympans
et nous faire frissoner. Sur les premières 964, sa réputation
d'indestructibilité a cependant été entâché
de soucis de jeunesse..
Produit à seulement 925 exemplaires, le cabriolet 911 Speedster
est une pure merveille. C'est certainement avec la 911 RS, la plus désirable
de la génération 964. Assurément une icone à
conserver pieusement dans son garage
La version cabriolet est également au catalogue du constructeur
de Stuttgart. Avec sa capote de qualité, on est bien isolé,
mais la visibilité est alors des plus précaires.
On ne se lasse pas de contempler ses lignes dont les débuts remontent
aux années 60. En phase 2, les 911 ont hérité de
série des jantes Cup et des rétros obus. C'est plus fluide
et plus élégant..
C'est la dernière génération de 911 qui possédera
une lighe Targa avec un tel procédé. Ce système,
très à la mode dans les années 80 devient désuet
dans les années 90 et sera revu pour la 911 type 993.
BIEN
:-)
Mythe vivant & ligne intemporelle
Vraie GT sport
C4 accessibles en prix
Plus faciles à conduire (surtout C4)
Moteur
PAS
BIEN :-(
Fiabilité ?
Prix de l'entretien !
Gros kilométrages
Comportement à la limite (surtout C2)
PREMIERES REVOLUTIONS La sportive par excellence chez
les GT, c'est la Porsche 911. Au fil des millésimes, elle
n'a cessé de servir d'étalon pour juger ses rivales.
La 911 possède d'ailleurs quelque chose de magique, de mystique
même puisque depuis 40 ans, elle ne cesse de se bonifier.
Mais avec la 911 type 964, Porsche innove très sérieusement
dans les dessous tout en conservant une plastique traditionnelle
Texte:
Nicolas LISZEWSKI - Photos: D.R.
L'histoire des Porsche 911 n'est pas
réellement un long fleuve tranquille, ni une success story
programmée. En effet, si jusque dans les années 70,
la Porsche 911 n'a cessé de se bonifier avec en filigrane
des variantes mythiques (2.7 RS, Turbo 3.0, 2.4 S ), dans le
courant des années 70, la 911 est en danger ! Les dirigeants
de Porsche envisagent sérieusement de ranger la 911 au placard.
L'heure est aux modèles plus dociles, mais tout aussi efficaces.
Ainsi sont développées et commercialisées les
924, 928 et par la suite la 944. C'est à la 928 que revient
le rôle de tête d'affiche et de remplaçante de
la 911. Les techniciens réduisent ainsi régulièrement
la puissance de la 911 qui tombera jusqu'à 180 ch sur les
911 SC. Mais les clients et les passionnés vont en décider
autrement, et finalement la 911 va revenir à l'honneur et
éclipsera définitivement les 928. Une sportive ne
doit pas être uniquement efficace, elle doit avoir du caractère.
La génération Carrera 3.2 va servir de tremplin pour
un nouveau départ, et sa boîte G50 sera même
testée pour être installée ensuite chez les
964. Avec la génération 964, la 911 va démarrer
sa mutation...
UNE TRANSMISSION INTEGRALE ?! En août 1989, Porsche présente la remplaçante
de la 911 Carrera 3.2. Stupeur ! La ligne est presque inchangée
(à part les boucliers AV et AR), les jantes Fuchs sont abandonnées
au profit des Speedline en 16" et la nouvelle venue est disponible
pour l'instant qu'en transmission intégrale. D'où
son appellation de "Carrera 4". En réalité,
il ne faut pas se fier aux apparences, car la 911 type 964 (c'est
sa dénomination usine) est nouvelle à 87%. Aucun élément
mécanique n'est repris de la Carrera 3.2. Le flat 6 a évolué
pour voir sa cylindrée grimper à 3,6 litres et sa
puissance à 250 ch, la boîte est toujours la G50 des
dernières Carrera 3.2 mais a été rebaptisée
pour l'occasion G64, les trains roulants sont totalement revus,
l'électronique débarque en force, la transmission
est désormais intégrale Et à la conduite,
la 911 est bien évidemment transfigurée. Son comportement
s'est assagi et simplifié pour le commun des mortels notamment
grâce à sa transmission intégrale. Toutefois,
n'allez pas croire qu'elle demeure reposante en toute circonstance
et que votre complet ne sera pas froissé à allure
soutenue. Heureusement, le sport est toujours là, de même
que les sensations et la sonorité mythique du Flat Porsche.
A propos, pourquoi une transmission intégrale ? Porsche tient
en réalité à miser sur l'image technologique
très forte de la transmission intégrale qui avait
court dans les années 80. Certains prédisaient même
qu'un jour, toutes les voitures seraient équipées
de série de la transmission intégrale. La Porsche
959, bien que coûteuse pour Porsche, fut un formidable laboratoire
roulant et un véhicule image très bénéfique
pour la marque, et en rallye, on ne jurait que par la transmission
intégrale. Tout semble donc très rose pour Porsche
et sa nouvelle génération de 911, qui sort l'année
suivante la 2 roues motrices (Carrera 2), qui peut bénéficier
en option d'une transmission automatique ou (presque) manuelle avec
la boîte Tiptronic. Seulement, l'usine avait négligé
que le passage d'une Carrera 3.2 dont l'électronique embarquée
et à la technologie étaient simplistes, au 911 type
964 entièrement novatrices sur ces mêmes thèmes
ne se ferait pas sans quelques accrocs. Ainsi, nombre de 911 type
964 durent revenir en concession pour de nombreux rappels techniques
: embrayages faiblards, casse moteur (!), soucis électriques,
direction assistée C'est tout le mythe de la 911 et
de son incroyable robustesse qui est attaqué. Heureusement,
l'usine réagit vite, mais pendant longtemps, les 911 type
964 auront une étiquette de véhicules peu fiables
dans l'esprit des Porschistes.
DERNIERES EVOLUTIONS. L'année 1992 représente une année pleine
de mouvement dans la gamme 911 type 964. La RS, reprend le concept
mythique de son aïeule de 1973 (poids plume, gros châssis
et gros cur) et est destinée aux fanatiques intransigeants,
un speedster est dévoilé et commercialisé au
compte goutte, et toute la gamme en profite pour échanger
ses rétros carrés contre ceux en forme d'obus, le
volant reçoit un Airbag proéminent et les jantes Speedline
16" au goût discutable contre des Cup allégées
dans leur dessin en 16". Notons au passage que le cabriolet
peut bénéficier désormais de l'option Turbolook
avec châssis et ailes des versions Turbo. L'année suivante
marque les 30 ans de la 911 qui est commémorée par
une série spéciale numérotée à
911 exemplaires basée sur des C4 avec l'option Turbolook.
La même année, l'usine commercialise seulement à
14 exemplaires des RS et RSR de 300 ch avec des flat portés
à 3,8 litres pour l'homologation en GT au Mans. Dotées
de look ravageurs avec jantes de 18" en trois parties et aileron
gargantuesque, elles signeront une victoire au Mans la même
année.
LA FIN. Après une courte carrière, la génération
des type 964 tire sa révérence sur un bilan mitigé.
Certes, Porsche a tout de même vendu 15 121 C4, 911 C4 "30
Jahre", 24 501 C2, 742 cabriolets Turbolook, 925 Speedster,
1 989 RS, sans parler des versions qui partirent en compétition.
Pourtant, malgré ce succès commercial, cette génération
de 911 est plutôt reconnue à posteriori comme une génération
de transition qui a préparé la clientèle Porsche
à la génération 993, elle complètement
nouvelle, même au niveau du design.
AUJOURD'HUI. La cote n'est encore pas trop élevée pour des
autos fantastiques dont on ne se lasse toujours pas de voir leur
grille de capot moteur se relever dès 80 km/h pour faire
office d'aileron. On commence à trouver sur le marché
les premières Carrera 4 à partir de 21 000 €.
Mais à ce prix-là, l'historique n'est pas toujours
limpide. Les Carrera 2 sont plus cotées, à partir
de 26 000 €, tandis que les cabriolets commencent à
partir de 30 000 €. Les Speedster sont évidemment plus
rares et leur prix est lié au marché de l'offre et
de la demande. Alors les 911 Carrera 2 et Carrera 4 à acheter
? Assurément, mais si vous suivez nos conseils Pour
trouver votre belle allemande, sachez qu'il faut impérativement
éviter les importations en provenance de Belgique, d'Allemagne
ou du Luxembourg, à moins d'être certain du vendeur
et de l'origine de l'auto. Il existe des réseaux peu scrupuleux
qui maquillent les autos ou délestent les compteurs pour
faire des bonnes affaires au dépend de passionnés
trop crédules. Lors de l'achat, surtout pour les premiers
millésimes, il faut bien s'assurer que les campagnes de rappels
techniques ont été effectuées. Si ce n'est
pas le cas des risques de casses moteurs, d'embrayages faiblards,
de volants moteurs fragiles sont à prévoir.
Dans ce cas, il va falloir casser la tirelire, car Porsche ne prend
évidemment plus ces casses à sa charge. N'oubliez
pas également que l'électronique est désormais
très présente sur les générations 964
et que l'entretien et le coup de réparation est supérieur
à celui d'une Carrera 3.2. A titre d'exemple, il faut compter
850 € pour une révision majeure et 230 € pour une
petite révision. Pour le chapitre des réparations,
une intervention pas trop importante avoisine en général
les 800-900 € et une plus conséquente peu allégrement
dépasser les 1 500 €. Avouez que si vous abîmez
votre aile en manuvrant, à 900 € la pièce
sans démontage et sans peinture, il n'y a pas que votre aile
qui sera froissée
:: CONCLUSION
Alors bonne affaire les Carrera 2 et 4 en 964 ? Oui, si vous les
achetez bien, mais attention à l'entretien qui reste conséquent,
quoiqu'il arrive. Le mythe n'est pas forcément à la
portée de tous, et le blason Porsche se mérite
CHRONOLOGIE 1989 : Fin des 911
Carrera 3.2 après 6 années de règne. Août
1989, présentation de la 911 Carrera 4 (type 964). Commercialisation
à l'automne des 911 Carrera 4 dotée de 4 roues motrices. 1990 : Commercialisation des 911 Carrera 2. 3 choix de carrosseries
sont offerts désormais au client pour sa 911 : coupé,
targa ou carbriolet. Apparition de la boîte Tiptronic qui
autorise le tout automatique ou le manuel uniquement dispo sur les
C2. 1991 : Annonce au Salon de Genève de la commercialisation
prochaine d'une version RS. 1992 : Commercialisation de la version RS, prévue
pour la course. Allégée et légèrement
plus puissante, elle demeure une sportive sans concession. En, octobre,
sortie de la variante Speedster. Option Turbolook possible sur les
cabriolets C2 uniquement. Nouvelles jantes alu 16" pour les
C2 et C4 qui reprennent le dessin allégé des RS et
nouveaux rétros en forme d'obus. Apparition de l'Airbag. 1993 : Commercialisation d'une série limitée
"30 Jahre" pour fêter les 30 ans d'existence de
la 911. Produite à 911 exemplaires, elle est basée
sur des C4 Turbolook. Homologation sur route de la Carrera RS 3.8,
pour pouvoir participer en GT au Mans. Son flat 6 développe
pas moins de 300 ch et elle est dotée d'un look ravageur.
Au total, 14 RS et RSR 3.8 ont été produite, permettant
ainsi une victoire Porsche au Mans cette même année. 1994 : Arrêt des 911 type 964. Présentation
des 911 type 993, radicalement nouvelles.
CE QU'ILS
EN ONT PENSE : "[ ] elle (la
911 Carrera 2 NDRL) a plus d'un atout pour séduire : son
moteur tout d'abord -élément clé pour une sportive-
développe 250 ch et donne sa part de sensations. Accélérations
et vitesse de pointe sont de très haut niveau : plus de 260
km/h en pointe, et moins de 26 secondes pour parcourir le 1 000
m DA." AUTO PLUS - 500 ESSAIS 1992.
"En revanche,
la Carrera 2 est LA "vraie" 911, propulsion "tout
à l'arrière". Il faut savoir la piloter, même
si un autoblocant (en option) vient à la rescousse ! Elle
garde ses qualités et ses défauts et c'est bien ce
qui fait son charme si prenant !" OPTION AUTO - GUIDE DES SPORTIVES 1991-92.
"Le résultat
est une voiture (la 911 Carrera 4 NDRL) dont les limites sont hors
de portée du commun des conducteurs. La voiture est littéralement
soudée à la route. La Carrera 4 passe les courbes
avec une aisance déconcertante et, tandis que l'on absorbe
chaque virage avec le net sentiment d'être plus "vite"
qu'avec une berline, même de très haut niveau, on en
sort en constatant que la voiture est loin de ses limites." L'AUTOMOBILE MAGAZINE N°516 - JUIN 1989.
PRODUCTION : 911 Carrera 4 : 15 121
ex.
911 Carrera 4 " 30 Jahre : 911 ex.
911 Carrera 2 : 24 502 ex.
911 Cabriolets Turbolook : 742 ex.
911 Speedster : 925 ex. TOTAL : 42 201 ex.