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MOTEUR ! En septembre 1985, la 328 va prendre le
relais des 308. La lignée 308 va s'éffacer sur un succès que n'avait jamais connu
jusqu'ici Maranello. En dix ans, les Ferrari 308 auront permis de tripler la production
annuelle de Maranello. La 328 va confirmer cette maestria... Texte:
Nicolas LISZEWSKI et Philippe PONS - Photos: Steve Roux et Auto Moto Collection
DESIGN C'est Frankfurt qui a la primeur de cette nouvelle Ferrari 328
GTB et GTS. C'est plus une évolution des 308 que réellement une nouvelle voiture.
Toutefois, les évolutions techniques et stylistiques sont très intéressantes et
convaincantes. A nouvelle appellation, nouveau look. Les 328 bénéficient de pare-chocs
AV et AR plus enveloppants que ceux de la Ferrari
308. Ceux AV reprennent notamment le dessin de celui de la Ferrari
Testarossa apparue en 1984. En recevant le nouveau moteur V8 3,2 litres, les
Mondial ont également eu ce nouveau pare-chocs AV. L'aileron de toit s'est généralisé,
les jantes sont toujours des 5 branches dont le dessin s'est allégé. Le capot
moteur reprend celui plus aéré des versions U.S.. L'habitacle est également réaménagé.
Seul le combiné d'instruments derrière le volant ne change pas. La sellerie est
entièrement redessinée, et la console centrale découpée en 2 parties. L'une est
intégrée au centre de la planche de bord (comme sur la Ferrari
288 GTO), et l'autre entre les deux sièges. Les GTS représentent presque les
deux tiers de la production des 308. Inutile de préciser l'importance du marché
américain, et plus précisément celui californien pour Ferrari et ses 308. MOTEUR
Le moteur tout d'abord, qui est le cœur de toute sportive, surtout issue de Maranello.
Le V8 est réalésé à 3,2 litres. (D'où l'appellation 328). Les culasses, conservent
évidemment quatre soupapes par cylindres, mais sont entièrement nouvelles. Elles
reçoivent des bougies de plus petit diamètre (12 mm comme sur les GTO et Testarossa)
afin de réorganiser les chambres de combustion dont le diamètre est passé à 83
mm. Le vilebrequin de 73,6 mm majore la course du V8 et les nouveaux pistons vont
porter le taux de compression à 9,8 : 1. Enfin les radiateurs d'huile sont plus
grands pour accroître le refroidissement. Résultat de ces modifications : 270
ch à 7 000 tr/mn et 31 mkg de couple à 5 500 tr/mn, soit respectivement 12% de
puissance en plus et 17% de couple supplémentaire par rapport aux 308 QV. Le marché
italien connaît lui aussi son évolution. Si la voiture s'appelle désormais uniquement
GTN et GTS Turbo, c'est désormais sur un turbo japonais IHI que s'appuient les
techniciens italiens. Pas moins de 254 ch à 6 500 tr/mn sont disponible ainsi
que 33,5 mkg de couple à 4 100 tr/mn, soit un couple plus élevé et disponible
plus bas que sur une 328 GTB !! Après une carrière longue de 4 années, pas moins
de 7 500 exemplaires de 328 ont été produits, dont 6 000 en GTS !! Merci l'Amérique…
En 1989, Ferrari présente la nouvelle 348 TB et TS. Très belle, mais caractérielle,
elle sera vivement critiquée. Il faudra attendre la F355 pour voir revenir Ferrari
avec une berlinette V8 efficace et attachante. CHASSIS Sur
la Ferrari 328 la suspension est composée d'un inédit double triangles
de longueurs inégales intégrant des combinés ressorts/amortisseurs
Koni. Elle posède de classiques barre anti-roulis avant et arrière
mais évolue sensiblement en matière de tenue de route par des réglages
de suspension revus. A grande vitesse, la 328 démontre plus d'adhérence
et de stabilité que la précédente berlinette. Le freinage
possède de grands disques avec des étriers à deux pistons.
L'ABS, en option avant 1988, devient standard sur la Ferrari 328 et la géométrie
de suspension a été modifiée. La direction non assistée
procure un feeling très communicatif mais se montre assez lourde. Les nouvelles
jantes en alliage léger sont enfin de dimensions standard et permettent
un gain sensible en largeur. De série, elles sont chaussées en pneus
Goodyear NCT en 205/55VR 16 à l'avant et 225/50VR 16 à l'arrière.
Elles modernisent agréablement le look de la 328 et contribuent à
l'amélioration du comportement. | VOLANT
EN MAIN ! | 




| Devant
moi, le petit volant en cuir avec au centre, le Cavallino Rampante semble me dire
"Alors t'attends quoi pour démarrer ?" Mais c'est que j'ai tout
mon temps, moi... En regardant à travers le pare-brise, je n'aperçois
que le haut des ailes, rien de plus. Détail troublant, vus du poste de
pilotage, ces deux bouts d'acier rouge sont plats, très anguleux alors
que la voiture est toute en rondeurs. Le haut du pare-brise, très incliné,
touche presque mon front et je me dis que les conducteurs de plus de 1,80 mètres
ont du souffrir dans cette voiture. Avant de prendre la route, je jette un rapide
coup d'oeil aux instruments de bord. Certes, c'est sommaire, mais le principal
y est. Bien calé dans le siège recouvert de cuir crème, j'actionne
la clé de contact. Le V8 s'élance à la première sollicitation,
reléguant aux oubliettes mes préjugés idiots sur la fiabilité
plus qu'hasardeuse des voitures de Maranello. Bizarrement, au ralenti, le moteur
émet un bruit presque normal et il faut un peu jouer de la pédale
de droite pour commencer à entendre un son sympathique. Après avoir
vérifié les rétros dans lesquels on ne voit presque rien,
je passe la première. C'est à ce moment que je me rend compte à
quel point le pédalier est décalé vers la droite. En effet,
là ou se trouve habituellement l'embrayage, il y a le... repose pied !
La position de conduite n'est pas inconfortable pour autant et le petit volant
tombe bien en main. Premiers tours de roues, la direction n'est pas assistée
et une bonne poigne n'est pas de trop. Vous avez dit viril ? Deuxième,
troisième, le levier de vitesses zigzague à travers la grille métallique
tandis que le moteur grimpe en régime à la vitesse grand V. Le bruit
du V8 est omniprésent et on peut aisément se passer d'autoradio
! Au fil des kilomètre, la confiance venant entre la machine et son pilote,
on se rend compte à quel point le châssis est sain et presque facile.
Dans les petits virages la voiture vire à plat et la précision de
placement semble idéale. Plus l'allure augmente, et plus la direction semble
s'alléger. Prudence donc dans les vitesses élevées. les freins
sont présents quelles que soient les circonstances. Les reprises s'avèrent
très convaincantes et le V8 fait preuve d'une souplesse étonnante.
Même à vive allure, les grandes courbes sont absorbées avce
aisance et prévenance. |
ACHETER UNE FERRARI 328
Les 328, plus récentes et abouties que les 308, sont plus cotées et demandées
sur le marché avec environ 34 000 Euros pour de beaux exemplaires. Mais l'achat
n'est pas tout, et pour les Ferrari, encore plus que pour des Porsche ou des BMW,
l'entretien est exigeant et onéreux. Les fréquences de remplacement et de révisions
sont très rapprochées et le prix des pièces et de la main d'œuvre pas très accessibles
à toutes les bourses. Ainsi, tous les 5 000 km, on effectue la vidange et le remplacement
des filtres, tous les 7-8 000 km ou tous les ans on change les bougies et dès
40-50 000 km, intervient la grosse révision avec la distribution. A noter que
vers les 100 000 km, le V8 nécessite une sérieuse remise en état ! Pour les grosses
révisions, ce sont des factures de 5 000 Euros minimum. Ajoutons à cela que n'importe
quel technicien ne peut pas intervenir sur ces autos, et vous comprendrez que
la valeur future de votre Ferrari dépendra en grande partie de votre conduite
et votre entretien. L'embrayage est à refaire tous les 30-50 000 km. Réfection
coûteuse des trains roulants tous les 50 000 km, indispensables pour la précision
de conduite… :: CONCLUSION Vous l'aurez
compris, les Ferrari 328 ont la beauté du diable, sont fiables pour des Ferrari
des années 70 et 80, mais se méritent et nécessitent un budget d'entretien adéquat
pour vivre l'idylle parfaite avec elles. Y succomber, oui, mais en connaissance
de cause. Vous êtes prévenus… Liens conseillés sur FERRARI 328 GTB & GTS
: Dino
Sport, entretien, réparations et préparations sur Ferrari
- AutoSital.com,
le site des amateurs d'italiennes- Ferrari
World - Club
Cavallino Rosso - Sport
et Collection - Ecurie
Cavallino, le portail des amateurs et passionés de Ferrari
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Ferrari 308 GTB et GTS : première du genre ! |
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UN GRAND CLASSIQUE FERRARI
Avec l'arrêt des Dino 246 GT, Ferrari ne disposait plus comme "
entrée de gamme " que de la Dino 308 GT4, dessinée par Bertone
et si décriée. Au début des seventies, pour sa nouvelle berlinette,
Ferrari refait appel à Pininfarina qui dessinera une des Ferrari les plus
populaires et les plus produites : la 308. Et désormais, l'entrée
de gamme chez Ferrari, et non plus Dino, sera équipée d'un V8 !... >>Lire
le dossier Ferrari 308, cliquez ici !!! | | PRODUCTION
: 328 GTB 1 344 ex. 328 GTS 6 068 ex. 328 GTB & GTS Turbo
2 litres 1 136 ex. CHRONOLOGIE :
1975 : Présentation en octobre au
salon de Paris de la nouvelle Ferrari 308 GTB. 1985 : Présentation au salon
de Frankfurt des 328 GTB et GTS. Le design des 308 a été modernisé
avec notamment de nouvelles jantes alu, des boucliers AV et AR redessinés
et plus enveloppants, des nouvelles poignées de portes ainsi qu'une nouvelle
planche de bord. Le V8 voit sa cylindrée portée à 3,2 litres
et développe désormais 270 ch. 1989 : Présentation des
Ferrari 348 qui remplacent les 328 GTB et GTS. Avec Laurent Bunnik
et sa collection inestimable de catalogues, trouvez tous les catalogues sur la
FERRARI 328 GTB & GTS : http://bunnik.club.fr |