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GUIDE OCCASION (01-08-2011)

FIAT
BARCHETTA
(1995 - 2005)

PRIX NEUF (1995) : 128 600 FF
COTE (2011) : 5.000 €

PUISSANCE FISCALE : 9 CV
CARACTERISTIQUES TECHNIQUES FIAT BARCHETTA
MOTEUR
Type: 4 cylindres transversal, 16 soupapes
Position: transversal avant
Alimentation: Injection électronique + variateur de phase à l'admission
Cylindrée (cm3): 1747
Alésage x course (mm): 79 x 84
Puissance (ch DIN à tr/mn): 130 à 6300
Puissance spécifique (ch/L): 74,4
Couple maxi (Nm à tr/mn): 128 à 4000
Couple au litre (Nm/L) mkg : 73,3
TRANSMISSION
AV
Boîte de vitesses (rapports): manuelle (5)
POIDS
Données constructeur (kg): 1090
Rapport poids/puissance (kg/ch DIN) : 8,4
ROUES
Freins (mm) : 2 disques AV ventilés (254) + 2 disques AR pleins (240)
Pneus : 195/55 R15
PERFORMANCES
Vitesse maxi (km/h): 200
400 m DA : 16"4
1000 m DA : 29"8
0 à 100 km/h : 8"8
0 à 200 km/h : ND
Consommation moyenne : 9 L/100 Km

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BIEN :-)
Ligne séduisante
Mécanique fiable, performante et mélodieuse
Poids contenu
Consommation raisonnable
Prix abordable
PAS BIEN :-(
Image de marque
Coût des pièces détachées
Finition
Rigidité

fiat barchetta





L'ALTERNATIVE SEDUISANTE
Mazda, avec sa MX-5, a relancé l'esprit du roadster, tel qu'on le concevait dans les années 60. Profitant de cette brèche ouverte, FIAT lance la Barchetta en 1995, avec une recette simple : un moteur pétillant dans un spider à deux places aux lignes à la fois rétro et sensuelles...

Texte: Frédéric VOURET- Photos: Alexandre AZIMZADEH & D.R.

Il est clair qu'un vent de fraicheur soufflait sur le groupe FIAT, à l'époque. La Punto trustait les trophées, la Bravo, à la ligne originale annonçait déjà la future Alfa 147. Présentée en 1995, le petit Spider 176, renommé Barchetta, fait sensation au coté du Coupé et donne à FIAT, l'une des gammes les plus séduisantes des années 90. Deux modèles entièrement tournés vers la passion et le plaisir de conduite que l'on aimerait beaucoup retrouver aujourd'hui chez le constructeur italien. En attendant, le petit roadster Barchetta se prépare doucement un avenir en collection, pour ceux qui auront le mieux résisté à une vie parfois mouvementée en occasion...

DESIGN
En 1990, sous la direction du bureau de style, dirigé alors par Chris Bangle, FIAT esquisse les lignes d'un spider à 2 places, basé sur le soubassement Tipo B. Cette base sera déclinée plus tard, pour la Punto. Après, des errements esthétiques et techniques, le bureau de style gèle les lignes, en 1993, de celle qui devait s'appeler Diavolina. Le dessin néo-rétro de la FIAT Barchetta est signé Andreas Zapatinas et Alessandro Cavazza sous la supervision de Peter Barrett Davis. Largement inspiré de l'esprit MX-5 et Lotus Elan, le montage sera laissé aux bons soins du carrossier Maggiora, tombé en même temps dans le giron de FIAT. A noter que le petit aileron avec 3ème feu stop visible sur le modèle présenté ici était disponible en accessoires. La Fiat Barchetta est proposée avec une seule motorisation et des jantes en tôle de 15". La finition Pack avec ABS, condamnation centrale, rétros et antenne électriques améliore l'équipement de la version de base mais les jantes alliage restent en option.

HABITACLE
L'intérieur fut lui aussi, plusieurs fois repensé pour donner, au final, un design très sobre et ergonomique. Le volant et le petit levier de vitesse, tout deux recouverts de cuir, tombent bien sous la main. Face au conducteur, le compte tours placé au centre, est encadré par le tachymètre et les cadrans de jauge à carburant et température moteur. L'ensemble du bloc est sur un fond blanc du plus bel effet. L'ambiance reste typée sport avec des sièges baquets au maintient remarquable et des compteurs ronds, à l'ancienne. Le coté radical est quelque peu accentué par l'absence de tout accessoire de confort à part les vitres électriques et le volant réglable en hauteur, permettant une position de conduite idéale. Un habillage vinyle, facile à entretenir et robuste, recouvre le sol ; enfin son chauffage efficace vous met les pieds au chaud pour l'hiver. La clim (manuelle) reste en revanche optionnelle même sur la finition Pack, ainsi que la sellerie cuir et le Hard-top. Coté toit, on est loin des CC actuels, une simple bâche, très facilement repliable, vous mettra à l'abris si le ciel se fait menaçant. Enfin, le coffre de 140 litres, mais à l'ouverture étroite, accueillera les deux petits sacs des passagers. Dommage que les matériaux autant que les assemblages soient de qualité très quelconque car l'ensemble ne manque pas de style avec ses rappels de la teinte de carrosserie.

MOTEUR
Le pétillant moteur de 1747 cm 3 à 16 soupapes, calage d'admission variable et pistons refroidis par jet d'huile est un concentré technologique, directement issu du 5 cylindres de la Lancia Kappa. Il équipait aussi la Fiat Bravo 16v, avec un collecteur d'échappement moins "course" que le 4/2/1 en inox qui équipe la Barchetta d'origine. Tonique, il a deux visages et…deux mélodies caractéristiques. Des grondements sourds sous 4000 tours, sa voix se mue en hurlements aigus lorsque l'aiguille du compte tours flirte avec les 7000 tours/mn. FIAT n'a pas oublié que la sportivité passe aussi par une sonorité d'échappement au diapason. Ce 4 cylindres de 130 ch offre aussi des accélérations capables d'en surprendre plus d'un et des reprises franches. Le poids contenu de la voiture et l'étagement judicieux de la boite à débattement court (avec verrouillages " virils "), en sont pour beaucoup pour l'agrément général. Les souplesses de relance, même à bas régime, sont presque inhabituelles pour un moteur 16 soupapes conçu il y a plus 15 ans.

SUR LA ROUTE
Coté comportement routier, la précision des trains roulant, allié à un freinage efficace, ne donne aucun flanc à la critique. La Barchetta n'est pas piégeuse, avec un train avant incisif et un train arrière soudé au sol. Mené aux limites, ce dernier aurait une tendance à glisser avec prévenance. Jugée moins joueuse et moins maniable que son ennemie héréditaire, la MX-5, la Barchetta n'en demeure pas moins une auto facile à conduire et à vivre. Mais, les meilleurs trains roulants ne peuvent s'exprimer au mieux que dans un châssis rigoureux. Ce serait un des points de faiblesse de conception. Les mauvaises routes bosselées sont autant de chocs sévèrement retransmis dans la caisse et dans la direction. Décapotée, le phénomène est encore plus marqué, avec des vibrations inquiétantes du pare brise mettant en évidence le manque de rigidité structurelle. Mais, il faut quand même replacer les choses à leur juste place. Il est clair que la Barchetta n'est pas conçue pour "attaquer ", mais pour rouler, pourquoi pas à rythme soutenu, sans violence. Et là, il faut avouer qu'elle excelle dans l'exercice. Décapotée, à son volant, elle reste franchement grisante à mener, les oreilles bercées par les gammes du 4 cylindres typiquement italien. Capotée avec sa bâche pliable en un clin d'oeuil, la vie à bord reste justement très vivante. Les bruits d'air envahissent l'habitacle assez rapidement, les "coins-coins" divers gémissent à chaque raccord de chaussée. Pour résumé, l'ambiance générale est franchement craquante, loin des canons aseptisés actuels; la Barchetta vit et le fait savoir.

EVOLUTIONS
barchetta FLDepuis la sortie de la Fiat Barchetta, le marché des petits cabriolets est devenu particulièrement encombré avec des offres alléchantes, tant en tarifs, mais aussi et surtout en produit : Ford StreetKa, Peugeot 206 CC, smart Roadster, MG F, Mazda MX-5 NB... Bien entendu, Peugeot, prophète en son pays, truste depuis la commercialisation de la Peugeot 206 CC la première place du hit parade des ventes des petits roadsters, en raison de sa ligne, de sa marque nationale mais surtout de sa polyvalence que lui offre son toit dur repliable. Face à de tels ténors, la Fiat Barchetta accuse le coup. Au printemps 2003, Fiat s'est donc penché sur sa favorite et lui a offert un petit lifting de printemps. Ce relooking de la Barchetta est plutôt heureux bien que l'exercice reste difficile sur des voitures au dessin aussi réussi dès le départ. La nouvelle face avant apporte une note de modernité tandis que l'habitacle semble un peu plus soigné dans ses choix de matériaux avec un parement en imitation alu sur la console centrale. La nouvelle Barchetta ne parvient que partiellement à remplir son objectif premier et peine à faire oublier son âge en dépit d'un rapport prix/plaisir toujours aussi attractif.
En savoir plus : essai Fiat Nueva Barchetta

ACHETER UNE FIAT BARCHETTA
Il faut bien reconnaître que les petits défauts relevés ça et là, ne font que rajouter au charme de ce roadster, un peu comme les dépôts nobles des grands vins ! Fiabilisée au fur et mesure des années, les modèles après 1997 sont à privilégier. En effet, des modifications de la distribution ont été apportées, quelques cas de rupture prématurée ayant été constatés. Cela n'a pas empêché les claquements lors des démarrages à froid, mais sans incidence sur la vie du moteur qui s'avèrera d'une fiabilité exemplaire si on lui apporte un tant soi peu d'attention. Pour le reste, et à l'inverse des idées reçues, la Barchetta demeure une auto très agréable à mener. Même si la finition parait légère, les matériaux vieillissent bien, de même que les accessoires intérieurs. En revanche, la vigilance sera de mise pour le coût des pièces détachées, vraiment élevé et peu répandues au regard du nombre de Barchetta construites. Mais, c'est souvent le cas pour toutes les voitures un peu particulières. Injustement boudée, sous cotée en occasion par rapport à la concurrence directe, la Barchetta mérite plus qu'un détour. Sa cote d'amour en retrait la transforme en une vraie bonne affaire pour qui recherche un "vrai" cabriolet sportif, à la ligne originale et aux performances intéressantes pour un budget très raisonnable.

L'AVIS DU PROPRIETAIRE
"Depuis 3 ans, je suis l'heureux propriétaire d'une Fiat Barchetta de base achetée d'occasion. Pas d'ABS, pas de clim, pas condamnation centrale des portes, bref, la version à la dure ! C'est ma première FIAT. J'ai fais fi de tous les avis à propos de cette marque à la réputation discutable et j'avoue ne pas avoir été déçu par cette voiture. De la pèche, un moteur agréable, à mes yeux, elle représente le vrai plaisir de conduire, aujourd'hui en voie de disparition. Elle affiche fièrement ses 123000 km et j'en ai fait 43000 ; mais grâce à un entretien méticuleux du proprio précédent et du mien, elle n'a absolument connu aucun problème. Et pourtant, j'ai tout fait avec elle. Mer, montagne, autoroute (l'autoradio demeure un accessoire inutile), j'ai sillonné le pays et certains pays frontaliers à son volant. De l'entretien, j'ai changé les 2 amortisseurs arrières suite à un nid de poule vicieux abordé à une certaine vitesse par forte chaleur. J'ai aussi changé la durite d'admission d'air craquelé (défaut général chez Fiat) qui me déréglait le régime moteur. Cette semaine, je lui change les 4 pneus et la courroie d'alternateur. Bref, rien de bien méchant ou plutot rien d'anormal. Si j'ai un reproche à lui faire, c'est le coût des pièces détachées prohibitif. J'ai ainsi pu constaté que, au hasard, un silencieux d'échappement arrière coûte plus de 500 € TTC, qu'un joint de bâche de 60cm coûte 85 €. A propos de la bâche, le changement de lunette arrière frise les 1000 € (ça, en revanche c'est du vécu !) Je n'ai pas grand-chose à rajouter, à part le fait que je me retourne encore pour la regarder quand je viens de la garer et que je la trouve vraiment sexy. Je ne suis pas le seul car, ma compagne craque tout autant sur elle. Fiable, assez sobre au vu des performances (8.3l en moyenne), elle m'apporte un vrai bonheur automobile, même si elle est responsable de la perte de la moitié de mes points ! Enfin, elle m'a remercié avec un passage au contrôle technique parfaitement vierge de tout défaut. Je ne saurais trop la conseiller à celle ou à celui qui recherche une auto vraiment sympa, qui sort de l'ordinaire automobile des années 2000."

:: CONCLUSION
Remaniée en 2003, la Fiat Barchetta n'est plus fabriquée depuis 2005. Déclinée en version de base, pack, Naxos ou Consecrazione (l'ultime version), elle répondra aux attentes des aficionados des roadsters de charme et surtout vivants, pour une mise de fonds raisonnable !

CHRONOLOGIE FIAT BARCHETTA
1995 : Présentation de la Barchetta en avril.
1997 : " Limited Edition ". Version numérotée. 500 exemplaires de Barchetta vertes à capotes beige et 2000 grises à capote rouge. Reprenant l'équipement Pack, avec en plus intérieur cuir et windstop pour l'essentiel
1999 : Séries limitées non numérotées Lido et Riviera avec jantes alliage spécifiques et intérieur cuir quadrillé.
2000 : Modification de la malle arrière avec l'apparition du troisième feu stop
2002 : Version Naxos (remplace Pack) avec climatisation, jantes spéciales, autoradio…
2003 : Face lift avec nouvelle calandre, nouveaux pare chocs avant et arrière.
2005 : Version Spider Europa, full options livrée avec hard-top. Arrêt de la production et ultime version Consecrazione.

CE QU'ILS EN ONT PENSE :
"Sans tomber dans le travers des formes froides, abruptes, archaïques, la Barchetta a la beauté des objets dénudés. A son volant, on retrouve des sensations oubliées et fortes !"
Le Moniteur Automobile - juillet 1998 - Fiat Barchetta.

Tous nos remerciements à Alexandre de Bahman Cars pour les photos de cette superbe Fiat Barchetta orange.

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AVIS
« il faut l'avouer la barchetta (am95 pack) a un moteur qui est plaisant a entendre monter dans les tours avec une facilité de conduite qui n'est pas donnée à tout le monde, cependant toutes les petites conneries d'à coté gachent le plaisir à la longue, usure de la capote, étanchéité générale, qualité des plastiques, cout de la maintenance (pour démonter une pièce faut démonter le moteur!) qualité des pieces (silent blocks des bras de supension, les avertis me comprendront), electronique capricieuse...[...] » suite

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