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GUIDE OCCASION (01-07-2010)

ALFA-ROMEO
164
V6 / Q4
(1987 - 1998)

PRIX NEUF (1991) : 205.000 FF
COTE (2010) : 3.000 €
PUISSANCE FISCALE : 14 / 16 CV

CARACTERISTIQUES TECHNIQUES ALFA ROMEO 164 3.0 V6 / Q4
MOTEUR
Type: 6 cylindres en V à 60°, 12 soupapes/ V6 24v
Alimentation: Injection électronique Bosch Motronic M 1.7 / " / Bosch M 3.7
Position: transversal AV
Cylindrée en cm3: 2959
Alésage x Course (mm) : 93 x 72,6
Puissance ch DIN à tr/mn: 192 à 5600 / 230 à 6300
Couple maxi en Nm à tr/mn: 261 à 4900 / 280 à 5000
TRANSMISSION
AV, BVM 5 / AV, BVM 5 / 4x4 BVM 6
ROUES
Freins Av-Ar (ø mm): Disques ventilés-Disques (281/251) / Disques ventilés (281/257)
Pneus: 195/65 R 15 / 205/55 R16
POIDS
Données constructeur en kg: 1470 / 1680
Rapport poids/puissance en kg/ch DIN : 7,6 / 7,3
PERFORMANCES
Vitesse maxi en km/h: 230 / 240
1000 m DA : 28"5 / 27"9
0 à 100 km/h : 8"1 / 7"5
CONSOMMATION
Moyenne constructeur (L/100 km): 13 / 14,5


Signée Pininfarina, la première maquette à l'échelle 1:1 de la grande berline Alfa transcrit déjà l'essentiel : des lignes fluides et modernes.


Berline de conception classique à 3 volumes, l'Alfa 164 a également beaucoup été travaillée en soufflerie pour soigner son aérodynamique.

164 v6

164 v6 3.0


Depuis 1990, la boite automatique est optionnelle. Elle apporte plus de sérénité au volant de la grande berline Alfa. Pour qui ne recherche pas le sport à tout prix, elle apporte un soupçon d'homogénéité.

164 route

164 v6 QV
La 164 V6 QV arrive en 1990.

1992
En 1993, la 164 aborde un nouveau cycle de vie avec un léger restyling.

164 v6
En 1994, le sommet de la gamme est complété par l’exceptionnelle 164 Q4, qui combine le moteur 3.0 V6 24v et un système à quatres roues motrices.

Q4

Q4

Q4

Q4 roule


Présenté en 1988, le prototype 164 Procar et son V10 3.5 de 600 ch n'aura malheureusement pas de débouché en compétition.

intérieur

BIEN :-)
V6 enchanteurs
Confort
Performances
Q4 ultra efficace !
Prix très accessibles
PAS BIEN :-(
Image
Finition et fiabilité jusqu'en 93
Motricité en traction
Freinage un peu juste
Direction peu agréable


©L'AUTOMOBILE SPORTIVE / 01-07-2010

LA BERLINE DU RENOUVEAU
Lancée en septembre 1987, la 164 est la première Alfa Romeo produite sous la direction du groupe Fiat. Elle devient rapidement la carte maîtresse du nouveau visage de la marque, avec un style élégant et de smoteurs puissants. Si toutes les versions de cette grande berline ne sont pas aussi intéressantes, les modèles équipés du fameux V6 3.0 italien, dont la mémorable Q4, méritent aujourd'hui qu'on ne les laisse pas tomber dans l'oubli...

Texte: Sébastien DUPUIS - Photos: D.R.

Alfa Romeo ne parvient pas à maintenir la croissance que la firme Lombarde avait connu avec Luraghi. La joint-venture conclue avec l'entreprise automobile japonaise Nissan (A.R.N.A: Alfa Romeo Nissan Automobili) pour la production d'une nouvelle voiture ne donne pas les résultats escomptés. En 1986, Alfa Romeo est cédée par Finmeccanica au Groupe Fiat qui la regroupe avec Lancia au sein de "Alfa Lancia S.p.A.". L’entité devient opérationnelle dès le 1er Janvier 1987. La même année, le Centro Stile Alfa Romeo est déplacé sur le site industriel d'Arese : en collaboration avec Adalberto dal Lago, l'édifice est conçu selon des critères permettant à la fois le travail créatif et la disposition rationnelle des services de production. La renaissance est proche : La stratégie du groupe Fiat est de redonner confiance à Alfa Romeo à travers des véhicules valorisants qui se distinguent par leur conception avancée, leurs performances, leur esprit sportif, leur qualité et leur sécurité. La 164 doit confirmer la réputation internationale d'Alfa Romeo sur ce créneau et renouer mondialement avec un passé glorieux. La cible de clientèle visée est donc les conducteurs dynamiques ayant un style de vie porté vers le sport et pour qui une voiture constitue un moyen de transport rapide et sûre ainsi qu'une expression d'un goût pour les produits de haute technologie. Sur ce segment de marché, dont les USA sont les plus gros clients, les constructeurs allemands règnent en maîtres avec un niveau de qualité de fabrication nettement supérieurs à leurs concurrents. En Europe, les japonais proposent également des produits de haut niveau mais souffre d'un prix d'importation élevés et des quotas comme d'un manque d'image évident. L'image, c'est aussi le problème d'Alfa Romeo dont le passé prestigieux et sportif a été mis à mal par l'abandon de la propulsion sur ses sportives. Une trahison aux yeux des puristes à laquelle s'est ajoutée une dégradation rapide de la qualité de fabrication.

DESIGN
Alfa Romeo n'ayant pas les reins assez solide pour développer seul une nouvelle voiture, la firme de Milan due collaborer avec Fiat, Lancia mais aussi Saab. La 164 est donc la proche cousine des Fiat Croma, Lancia Thema et Saab 9000. Toutefois, Le design de l'Alfa Romeo a été confié à Pininfarina contrairement à ses cousines dont la robe est de Giugiaro. Le maître oeuvrant pour Ferrari a offert à la grande berline Alfa Romeo un travail issu de la conception assistée par ordinateur dont il résulte des lignes à la fois fines, fluides, modernes et élégantes. Berline de conception classique à 3 volumes, l'Alfa 164 a également beaucoup été travaillée en soufflerie pour soigner son aérodynamique. Cela a conduit notamment au lissage des flancs de l'auto, les rétroviseurs ou encore les portières juxtaposées par-dessus le pied central au milieu de l'auto et jusqu'au pavillon. Les bruits d'airs ont ainsi pu être considérablement réduits, même à haute vitesse. Le Cx obtenu de 0,30 confirme l'intérêt de cette étude ayant pour but de réduire également la déportance, à l'avant comme à l'arrière, afin de préserver la tenue de route, quelle que soit l'allure de la voiture. Vue de côté, l'Alfa 164 se distingue par sa nervure latérale caractéristique parcourant tout le flanc de la caisse et permettant une meilleure circulation de l'air. Devant, le dessin de la calandre semi-pleine s'articule autour du logo de la marque qui trouve un prolongement par le léger bossage du capot. Sur la série 1, les boucliers ainsi que les imposantes protections latérales en polyuréthane peint de couleur anthracite forment une ceinture de caisse uniforme qui optimise le glissement de l'air et protège idéalement la carrosserie des chocs urbains en amortissant les impacts jusqu'à 4 km/h sans déformation. De plus, la peinture aposée sur ces surfaces en plastique évite un vieillissement prématuré et le délavage habituel de la teinte avec ces matériaux. L'autre partie du travail effectué sur la coque visait à en augmenter la rigidité et la durabilité. Les ingénieurs ont donc étudié par ordinateur différents types d'aciers capables d'augmenter la rigidité torsionnelle. Le nombre de pièces a aussi été considérablement réduit et leur attachement reconsidéré. Des éléments de carrosserie galvanisés et des soubassements couverts de PVC et de matériau insonorisant ainsi qu'une peinture et des vernis en couches multiples garantissent une résistance à la corrosion supérieure, ce qui faisait Jadis tant défaut aux Alfa... Esthétiquement, les versions sportives baptisées "Quadrifoglio" et "Q4" se reconnaissent aux appendices aérodynamiques (spoiler, bas de caisse, jupe arrière) qui alourdissent la ligne, ainsi qu'à des jantes spécifiques (cf. photo d'ouverture). A la différence des Alfa d'antant, les moteurs ont été montés transversalement dans la 164, ce qui a permis d'optimiser l'habitabilité.

HABITACLE
L'Alfa Romeo 164 est en effet une berline spacieuse, cossue et accueillante. L'ergonomie du poste de pilotage ne suscite pas la critique et l'ergonomie des principales commandes est plutôt bonne et toujours d'actualité. Les montants avant et arrière sont particulièrement fins et augmentent d'autant la visibilité et la luminosité dans la voiture. Seuls les sièges manquent de maintien mais heureusement pas de confort. A l'arrière, on pouvait même préférer à la classique banquette, deux sièges séparés et réglables électriquement ! Moins moderne, la console centrale trahit furieusement un style très "80". Les plastiques n'ont rien de fantastique et l'ensemble est aussi chargé visuellement que mal assemblé. Dans un univers tendu de cuir (en série sur V6 3.0 et Q4), de velours et de moquette épaisse, l’équipement de série est particulièrement riche avec la direction assistée, climatisation électronique automatique, 4 vitres électriques, régulateur de vitesse, airbag conducteur, ordinateur de bord, accoudoirs avant et arrière, le volant réglable et la condamnation centralisée. Le système de ventilation à double canal a d'ailleurs fait l'objet d'une étude approfondie et possède pas moins de 14 boutons de règlage ! En 1992, la 164 aborde un nouveau cycle de vie avec un léger restyling (6 modèles répartis en 2 gammes). La gamme appelée "Super" est proposée avec différentes motorisations (V6 24v et V6 Turbo) et de nouveaux revêtements de la planche de bord. Esthétiquement, les modèles "Super" se différencient par un nouvel avant : les groupes optiques et l'écusson Alfa Romeo ont été redessinés. Les pare-chocs avant et arrière sont repensés, les rétroviseurs adoptent la couleur de la carrosserie et sont redessinés.

MOTEUR
Au début de sa commercialisation, de 1987 à 1992 pour la première série, les moteurs de l'Alfa 164 sont essentiellement ceux de la gamme 75, auxquels ont été apportées quelques améliorations. Le plus gros problème pour les techniciens a été de "rentrer" les moteurs transversalement sous le capot alors qu'ils avaient été conçu pour un montage longitudinal. Parmi ces moteurs, on retrouve en haut de la gamme le V6 à 60° de 2959 cm3 (alésage 93 mm x course 72.6 mm) réalisé en alliage d'aluminium-silicone et inauguré dans la 75 America. L'échappement et l'admission ont pu être retravaillés grâce à l'implantation transversale du moteur. Le taux de compression passe à 9.5 : 1. Le V6 à 12 soupapes refroidies au sodium de l'Alfa 164 alimenté par une injection multipoint électronique Bosch Motronic ML 4.1 et développe 192 ch DIN à 5600 tr/mn pour un couple de 261 Nm à 4900 tr/min. Ce V6 au design très compact et léger, dérivé du 2.5 des Alfetta GTV6, est particulièrement souple et bien équilibré. 85% du couple maxi est disponible dès 1000 tr/mn et 90% à 2000 tr/mn. Les performances de l'Alfa Romeo 164 V6 n'ont rien d'exceptionnelles mais permettent à cette routière de figurer en assez bonne place face à la concurrence allemande. Ainsi sa vitesse maxi atteint 230 km/h grâce au travail aérodynamique. Elle passe de 0 à 100 km/h en de 8" et parcours le 0 à 1000m en 28". Malheureusement, le couple met à mal le train avant, et le principal défaut de l'Alfa 164 V6 demeure celui de la motricité.

SUR LA ROUTE
Fort critiquable, la motricité trop souvent prise en défaut est le principal reproche que l'on peut faire à l'Alfa 164 V6. Les effets de couple dans la direction, par ailleurs trop assistée, et un amortissement trop typé confort empêchent une conduite sportive sereine et efficace. Des freins plus puissants et plus mordants auraient également été les bienvenus. Grâce aux retouches apportées en 1990 au train avant et à la direction, le comportement routier de l'Alfa Romeo 164 a cependant pu être amélioré. La version Quadrifoglio procure une meilleure précision de conduite. Sa suspension pilotée électroniquement n'est pas un modèle de confort mais elle permet une tenue de route plus efficace. Le moteur a été abaissé de 17 mm et l'assiette de 12 mm. Avec une géométrie retouchée et des ressorts de rappel montés sur la direction la précision de conduite y gagne beaucoup. Mais bizarrement, malgré le surplus de puissance, Alfa Romeo n'a pas jugé utile de revoir à la hausse les dimensions des pneumatiques (195/65 R 15) qui paraissent aujourd'hui bien peu adaptés à une telle cavalerie. Enfin, la suspension à pilotage électronique issue de la Lancia Thema tente de mieux maitriser les mouvements de caisse, même si l'efficacité du système ne donne pas entière satisfaction. L'Alfa reste trop typée traction et son comportement en conduite sportive n'est pas vraiment digne du pédigrée de la marque. On est loin du toucher de route d'une Peugeot 605 SV 24, sa principale rivale en France à l'époque.

EVOLUTIONS
164 super En 1990, l'Alfa 164 3.0 V6 12v dont la puissance tombe à 184 ch avec le catalyseur, reçoit le renfort la variante Quadrifoglio Verde (200 ch/274 Nm). Le V6 de cette version est l'un des plus attachants, même s'il demeure à 12 soupapes et que sa bonne santé s'estompe un peu à l'approche de la zone rouge. Ses performances mesurées à l'époque font état de 28"7 au 1000 m DA et plus de 235 Km/h compteur en pointe, obtenus au rupteur en 5ème s'il vous plait ! Onctueux et mélodieux, il offre un agrément dont on ne se lasse pas. Jouant dans un autre registre, mais pas moins dynamique, le V6 2L turbo (211 ch/306 Nm) va rapidement remplacer le 4 cylindres Turbo des Lancia Delta qui n'aura pas été un modèle de fiabilité. Pour Alfa Romeo, l'avantage du V6 turbocompressé est double : tout d'abord il permet à la marque de proposer une voiture plus performante que la V6 3.0L et de surcroit bénéficiant d'une fiscalité plus avantageuse (9 CV fiscaux) en profitant de l'absurdité du système de calcul des pays où cette taxe existe, dont la France pour ne pas la citer, basé sur les rapports de transmission et la cylindrée. En reprises comme en vitesse maxi, le petit V6 2L turbocompressé emmène pourtant l'Alfa 164 plus vigoureusement que son grand frère 3L atmo. En 1993, Alfa fait évoluer la 164 avec un léger restylage. La 164 reçoit le nouveau V6 24 soupapes et devient 164 Super 3.0 V6 24V (210 ch/266 Nm) et 164 3.0 V6 24v QV (230 ch/276 Nm). Si les performances pures progressent, les problèmes de motricité redeviennent problématiques. Conscient de ses lacunes et des limites du châssis, Alfa Romeo va toutefois réagir remarquablement en proposant à partir du millésime 1994 la 164 Q4 (Quadrifoglio 4), équipée d'une transmission intégrale. Enfin capable de canaliser la fougue du V6 24 soupapes de 230 ch, le tout assisté par une boîte à 6 rapports Getrag, elle se révèle d'une grande maîtrise. L'Alfa Romeo 164 se mue alors de routière bourgeoise en sportive ultra-efficace ! Les Alfistes sont comblés, le V6 milanais atteint son meilleur niveau et ne sera dépassé que bien plus tard avec l'apparition du 3.2 de la 156 GTA développant 250 chevaux. Sa sonorité grave posède le charme qu'on lui connait et malgré les années on ne se lasse pas de le faire rugir de plaisir ! Le système "Viscomatic" de la transmission intégrale, étudié avec le spécialiste Autrichien Steyr-Puch, se compose d'une centrale électronique qui pilote un viscocoupleur doté de lames à géométrie variable dans lequel est intégré un différentiel épicycloïdal. Relié par 8 capteurs à l'ABS et à la gestion du moteur, le calculateur peut ainsi être informé en permanence du régime moteur et de la vitesse des roues. Pour peaufiner ce travail, le train arrière reçoit un différentiel Torsen et la coque a été modifiée (plancher, passages de roues, ancrage du moteur). la répartition du couple AV/AR est donc variable à 100%. La 164 Q4 hérite donc d'une des transmissions intégrale les plus sophistiquées du moment et devient impressionnante d'efficacité. Une sportive capable d'assouvir les désirs des Alfistes les plus blasés ! Il faut se retrouver sur de bien mauvaises routes pour commencer à déceler quelques réactions parasites de la direction et atteindre les limites de l'amortissement et du châssis de la 164 Q4. Pour faire face au surpoids de la transmission intégrale, le freinage à quatre disques a également été amélioré par des disques plus grands et ventilés aux quatre roues et une pompe d'assistance plus puissante. L'ABS est de série. Il n'en fallait pas moins pour que la 164 Q4 devienne un objet de plaisir, redoutable sur la route. Ses performances sont brillantes, la vitesse de pointe dépasse désormais les 240 Km/h et la 164 Q4 passe de 0 à 100 Km/h en 7"5 et de 0 à 1000 m en moins de 28". Et son moteur possède un tel charme qu'il est bien difficile de ne pas céder à la tentation...

ACHETER UNE ALFA ROMEO 164 V6
En acheter une, voilà une bonne idée ! En effet, malgré les années, une Alfa Romeo 164 V6 peut demeurer une véritable source de plaisir. Produite à 69,748 exemplaires de Septembre 1987 à Juin 1997, l'Alfa 164 V6 a connu une longue carrière ponctuée de modifications sensibles en 1990 et 1992. Malgré un traitement actif contre la corrosion, il convient d'inspecter la carrosserie dans son ensemble, soubassements compris. Une Alfa Romeo, reste à ce niveau plus fragile qu'une Mercedes (par exemple...). La boîte automatique peut rapidement montrer des signes de faiblesse et son remplacement est coûteux. Si vous n'êtes pas sûr lors de l'achat, préférez une version manuelle qui vous permettra de faire chanter à loisir le V6 Italien. Sur les premiers modèles (1988) quelques cas de surconsommation d'huile ont été observés. Jusqu'en 92, des à-coups de fonctionnement étaient liés à l'injection électronique et des problèmes de fonderie pouvaient entâmer la durée de vie de la culasse et des pistons. Vérifiez aussi l'âge de l'embrayage (usure fréquente en 50000 Km de 1991 à 1993) et l'état des durites (jusqu'en 1990, cas de fuites d'eau sur le circuit de refroidissement). Attention également au bon fonctionnement de la climatisation (compresseur) et à l'ensemble des commandes électriques : en bonne italienne, la 164 n'est pas infaillible sur ce point ! Globalement, c'est après le millésime 1992 que la fiabilité est devenue réellement satisfaisante. Les plastiques et assemblages de l'habitacle ne font toujours pas référence en la matière, mais le cuir vieillit bien à la différence des garnitures. Très répandue dans l'ensemble mais assez rare en France avec ses moteurs V6, l'Alfa 164 ne jouit pas d'une image en béton et ses cours sont vraiment très bas. Pourtant, le V6 3.0L est une superbe pièce mécanique et cette motorisation demeure de loin la plus désirable de la gamme. Une Alfa 164 3.0L V6 peut représenter un bon achat pour qui recherche une routière agréable, confortable et performante. La Quadrifoglio souffre d'un positionnement plus sportif que son train avant lui interdit d'assumer pleinement. Enfin, la V6 Turbo peut se montrer intéressante sur certains points mais étant sensiblement plus fragile, plus gloutonne et moins mélodieuse que la 3.0L pour des performances de peu supérieures, ce n'est pas le modèle que nous privilégirons dans notre sélection. La sublime V6 Q4 est évidemment LE morceau de choix et aussi notre préfèrée pour l'efficacité de son châssis et le tempérament de son moteur. C'est de toute évidence celle qui est promise au plus bel avenir en collection. En revanche, elle est plutôt rare et pas si facile à trouver en bon état... alors il faudra accepter d'y mettre un peu plus cher.

:: CONCLUSION
Au final, vous aimerez beaucoup l'Alfa Romeo 164 pour sa ligne personnelle et élégante signée Pininfarina, son habitabilité généreuse et son confort et plus encore pour ses moteurs V6 enchanteurs ! Vous l'aimerez moins pour son amortissement et son train avant inadapté à une conduite sportive (sauf la Q4), sa direction trop assistée, son freinage un peu léger et sa planche de bord aux matériaux plus vraiment d'actualité. En clair, l'Alfa 164 V6 est une vraie italienne, avec des qualités et des défauts mais c'est cela qu'on appelle le caractère non ?

REVUE DE PRESSE ALFA 164 V6 :
"Les principaux défauts de la 164 ont donc été résolus sur la Quadrifoglio, mais sans pour autant justifier l'image sportive qu'Alfa veut lui donner. De toutes façons, passser la puissance sur les roues avant sera toujours un handicap insurmontable pour une berline sportive. Il faut se faire une raison, la 164 Quadrifoglio n'est pas une vraie Alfa. Les fanas peuvent encore attendre..."
ECHAPPEMENT - Août 1990 - ESSAI ALFA ROMEO 164 Quadrifoglio.

"On savait que la 164 séduirait par sa fabuleuse mécanique mais c'est aujourd'hui sur la route qu'elle se montre capable d'enthousiasmer les conduteurs le splus exigeants. Désormais irréprochable, sa motricité permet d'exploiter sans retenue la puissance disponible. Dans la plupart des circonstances, la Q4 fait preuve d'une eficacité de très haut niveau tout en préservant le confort des passagers. La boîte de vitesses est elle aussi remarquable tant dans son étagement que sa facilité d'utilisation."
SPORT AUTO - 1994 - ESSAI ALFA ROMEO 164 Q4.

"Le meilleur de cette auto se situe sous le capot, côté moteur. Le six cylindres en V 24 soupapes de la 164 est une pure merveille. Avec ses 210 ch, il distille des performances de tout premier ordre. Les accélérations sont si vigoureuses que l'on se croirait à bord d'une de ces voitures de rêve que sont les "Grand Tourisme". D'autant que le chant mélodieux du moteur envoûte. A tel point que l'on ressent perpétuellement l'envie d'écraser la pédale d'accélérateur pour mieux en profiter. Mais gare ! La tenue de route de la 164 est loin d'être parfaite. Malgré l'amélioration apportée aux suspensions - encore plus fermes et inconfortables - pour leur permettre d'absorber tant de puissance, celles-ci avouent vite leurs limites en conduite rapide. Le train avant souffre aussi beaucoup et manque de motricité en sortie de virage, même lorsque la chaussée est sèche. Quant aux équipements, ils sont au grand complet. Ainsi, la climatisation, les sièges, vitres et rétroviseurs à réglages électriques, les antibrouillards, l'ABS, l'airbag... figurent en série"
AUTO PLUS - 1997 - ESSAI ALFA ROMEO 164 3.0 V6 24v Super.


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AVIS

Je possède une 164 Q4 gris anthracite intérieur cuir beige, depuis 6 ans . C'est ma seconde 164 Q4... Cette voiture est vraiment très attachante : sa ligne réussie toujours séduisante, son V6 3l 24V souple et rageur, d'une sonorité enchanteresse, sa tenue de route impossible à prendre en défaut quel que soit le rythme adopté, sa suspension pilotée à la fois confortable et efficace, sa boite 6 très bien étagée et rapide, son embrayage sans faiblesse, son équipement pléthorique ( 2 sièges Récaro ...
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