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AMBITIEUSE
Parmi les familiales
musclée Peugeot s'était déjà illustré avec sa 505 GTI, puis la 505
Turbo. Inaugurant le premier moteur à 16 soupapes de la marque Sochalienne,
la 405 MI16 va connaître au cours de sa carrière diverses évolutions,
pas toutes aussi réussies...
Texte:
Sébastien DUPUIS - Photos: D.R.
MI16
Présentée en 1987, la gamme 405 a besoin d'image pour s'imposer
sur le marché dominé par la Renault 21 et la Citroën BX. Pour affronter
la Renault 21 Turbo, elle puise dans la banque moteur PSA dont le
nouveau multisoupapes constitue la version la plus sportive. Ce
moteur de 160 chevaux permet ainsi à la 405 Mi16 de devenir LA nouvelle
sportive familiale Peugeot. Dotée d'une tenue de route amusante
(châssis survireur) et efficace, elle séduit la clientèle par les
sensations qu'elle offre, plus que par son habitacle relativement
"bas de gamme". Les plus sportifs lui reprocheront un manque de
couple à bas régime pénalisant pour les reprises. Attention également
à la fragilité de la culasse qui peut parfois rendre
l'âme en 60 000 kms. En revanche le confort de suspension
se distingue par son compromis confort/efficacité remarquable. En
1992, la 405 reçoit un tableau de bord plus cossu, un léger lifting
extérieur, quelques kilos supplémentaires et... un moteur catalysé.
Coup fatal pour la MI16 qui malgré l'augmentation de cylindrée (1998
cm3) se voit complètement castrée. La puissance tombe à 155 poney
(même moins sur certains modèles après passage
au banc) et le moteur perd son caractère rageur et sa hargne à hauts
régimes. Enfin, le freinage n'est pas le point fort de la Peugeot
405 MI16, des problèmes ont été fréquents
de 88 à 89 avec l'ABS faisant l'objet d'un rappel. Les disques
ont une durée de vie plutôt faible qui excède
rarement 100 000 Kms.
X4...
Débarquée sur un marché initié 10 ans plus tôt par Audi avec son
fameux système Quattro, la 405 MI16 x4 a connu une carrière peu
mémorable tout comme sa rivale, la Renault 21 Turbo Quadra. Avec
sa version intégrale, la 405 MI16 repousse pourtant les limites
de la tenue de route et de l'adhérence. Le différentiel central
de type épicycloïdal doublé d'un viscocoupleur répartit le couple
à 53% sur le train avant et à 47% sur le train arrière, équipé d'un
différentiel Torsen. Le système de la 405 est très efficace. Cependant,
son caractère survireur à la mise en appui est ici atténué et la
voiture se montre plus souvireuse. En revanche, il est plus frustrant
d'avoir à se contenter d'un moteur trop creux à bas régime et d'une
boîte mal étagée qui subissent le surcroît de poids.
T16 !
Conscient des lacunes de sa sportive et soucieux (?) de son image,
Peugeot réagit en 1994 : une version Turbo, 16 soupapes, à 4 roues
motrices (en 16"), nommée à juste titre 405 T16, vient confirmer
dans la rue le savoir faire de Peugeot en compétition (405 T16 Rallye
raid). Forte de 200 chevaux, le moteur dispose en plus d'un "overboost"
qui fait grimper momentanément la puissance à 220 chevaux et le
couple de 29.4 à 32.3 mkg pendant 45 secondes ! La R21 turbo a trouvé
son maître et la berline Peugeot peut même se frotter aux Audi 80
S2, Ford Sierra Cosworth 4x4, Opel Vectra Turbo 4x4, Alfa 155 Q4...
Mais le succès ne sera pas au rendez-vous, en bonne partie à
cause d'un prix de vente prohibitif. Très peu vendue, la 405 T16
est aujourd'hui un modèle rare et convoité en occasion. Déjà un
"collector" ? Avis aux amateurs ! Mais attention à la fragilité
de l'arbre de transmission...
::
CONCLUSION
La 405 MI16 reste une bonne affaire en occasion car ses cours ne
sont pas très élevés et sa fiabilité est plutôt bonne pour une sportive.
Evitez les versions MI16x4, peu agréables, mais si vous avez la
possibilité financière de vous l'offrir, la rare et explosive T16
est un vrai collector, pour passionné averti seulement !
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