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GUIDE OCCASION (31-05-2011)

HOMMELL
BERLINETTE
RS
(1997 - 2002)

228 000 francs (1997)
11 CV FISCAUX
CARACTERISTIQUES TECHNIQUES HOMMELL BERLINETTE RS
MOTEUR
Type: 4 cylindres en ligne, 16 soupapes, 2 arbres à cames en tête
Position: transversal central AR
Alimentation: Injection électronique Magneti-Marelli 1AP.10.
Cylindrée en cm3: 1 998
Alésage x course : 86 x 86
Puissance ch DIN à tr/mn: 167 à 6 500.
Puissance au litre en ch DIN : 83,58
Couple maxi en mkg à tr/mn: 20 à 5 500.
Couple au litre en mkg : 10,01
TRANSMISSION
AR
Boîte de vitesses (rapports): Manuelle 6 rapports (SMAN).
POIDS
Données constructeur en kg: 950
Rapport poids/puissance en kg/ch DIN : 5,68.
ROUES
Freins : 2 disques ventilés AV (Ø 283 mm) et 2 disques ventilés AR (Ø 266 mm).
Pneus : Michelin Sport Pilot AV 205/45 ZR 16 et AR 225/45 ZR 16.
PERFORMANCES
Vitesse maxi en km/h: 230
400 m DA en secondes:
1 000 m DA en secondes: 27,9 s.
0 à 100 km/h :
0 à 200 km/h : ND
Consommation moyenne : L/100 Km en moyenne.


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Alors évidemment, si pour le pilotage, cet habitacle est parfait, les voyages au long court auront vite fait de décourager les plus motivés !


Dans la berlinette RS, il va y avoir du sport !


C'est le moteur de la 306 S16 167 ch qui donna son nom à la première évolution de la Berlinette Echappement en reprenant le " RS " de la fin de la nomenclature. La Berlinette allait pouvoir compter sur une mécanique de série (chère à Gilles Dupré pour la simplicité et fiabilité) plus musclée.


Pour le freinage, vous laissez l'ABS à votre monospace de la semaine, la Berlinette RS n'en a pas, c'est votre pied qui devra doser avec talent.

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Pour le châssis de la Berlinette Echappement, Gilles Dupré a su écouter lors de sa conception les hommes de Michelin pour la mise au point du châssis. Ainsi, c'est donc depuis le pneu qu'est parti tout le travail.


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BIEN :-)
Ligne plus agressive
Améliorations réelles
Performances
Sensations " course " !!
Châssis
Poids contenu
Encore beaucoup d'éléments communs à la série
Entretien mécanique dans le réseau Peugeot
Rare
Prix accessible
Dernière voiture de sport française !
Concept intégriste…
PAS BIEN :-(
…mais à l'usage exigeant
Chaleur dans l'habitacle
Confort inexistant
Peu de modèles sur le marché
Image et avenir en collection ?
Souvent utilisée en compétition


© L'AUTOMOBILE SPORTIVE (31/05/2011)

BERLINETTE CONTRE-ATTAQUE !
Après la réussite de la première génération de Berlinette Echappement, le petit constructeur français basé à Lohéac en Bretagne, persiste en signant une évolution significative de sa belle aventure initiée en 1992. La berlinette RS est en effet une évolution de la Berlinette Echappement, tout en conservant une mécanique identique à la série avec peu de modifications. C'est toujours la Peugeot 306 S16 qui va servir de donneuse d'organes avec en cerise sur le gâteau, le nouveau moteur de 167 ch. Sur la berlinette Hommell de " seulement " 950 kg, il va pouvoir exprimer tout son talent…

Texte: Nicolas LISZEWSKI - Photos: D.R.

Qui aurait osé prédire un tel destin au petit constructeur français Hommell, également groupe de Presse bien connu, et qui se décida de créer une voiture de sport entièrement dédiée au plaisir du pilotage autour d'une tablée dans un restaurant parisien. Michel Hommell lui-même, déclarait au début de l'aventure "Berlinette Echappement" ne pas imaginer durer plusieurs années tant les contraintes industrielles et d'homologation sont contraignantes et coûteuses. C'était pourtant sans compter sur la passion et le talent sans limite qui animent Gilles Dupré le chef du projet et qui en sera le moteur, aidé de son frère, Eric de Pauw le designer de la première berlinette Echappement et Michel Hommell bien évidemment. L'aventure durera plus de dix ans, et ce n'est qu'en 2003 alors que la première berlinette avait été présentée en 1992 au salon de Paris, que le groupe Hommell annoncera la fin de leur vie de constructeur automobile, le seuil de rentabilité n'ayant jamais été atteint. En décembre 1997, Hommell profite du nouveau moteur de la Peugeot 306 S16, dont la puissance est portée à 167 ch, pour développer une nouvelle Berlinette qui sera baptisée " RS ", en raison de son moteur. Une bonne occasion à Lohéac, le village breton des irréductibles gaulois de l'automobile sportive, de passer à l'offensive. Retour sur une auto dont l'état d'esprit n'est de souffrir d'aucun compromis et d'étaler sur le macadam un caractère brut…

DESIGN
Alors que la première berlinette Echappement était l'œuvre de Eric de Pauw pour son design épuré et fluide, la RS constitue une évolution marquée par plus d'agressivité et plus d'efficacité sur les contraintes thermiques. On reconnaît cependant toujours la silhouette de la berlinette Echappement avec la reprise notamment à l'identique de la cellule centrale. Pour le reste, les modifications sont significatives : nouvelle proue avec des double optiques rondes en lieu et place des blocs optiques de Citroën XM carénés, clignotants ronds, prises d'air de bas de bouclier agrandies, et surtout extracteur d'air sur le capot (sortie d'air du radiateur) comme sur les voitures de course. L'agressivité est bien réelle et marque l'évolution mécanique qui a donné plus de tonus à la berlinette Echappement. L'arrière devient lui aussi plus personnel dans son interprétation. Exit les blocs optiques arrière de Citroën ZX, et bienvenue les doubles optiques rondes comme sur les Ferrari ! Le bouclier adopte une sortie d'échappement centrale et plus volumineuse. Pour le reste, on retrouve tous les stigmates de course des Berlinette Echappement : trappe à essence type aviation, petites vitres coulissantes (!), jantes alu 5 branches (d'un dessin nouveau, ce ne sont plus désormais des jantes de Peugeot 605 SV), attache-capot avant sur les flancs… Et petit détail qui ne gâche rien, un petit logo " RS " stylisé est apposé juste devant le passage de roue arrière (qui est désormais rond et non plus plat comme sur la Berlinette Echappement). Les plus observateurs auront reconnu également des rétroviseurs issus également de la grande série, tout comme le pare-brise qui provient d'une Citroën XM. Une fois la porte ouverte, l'habitacle dégage un parfum de sport-prototype ! Si vous êtes un habitué des autos de la grande série, aussi exclusives soient-elles, révisez ici vos jugements sur le confort et l'équipement. Les seuls luxes ici sont dédiés entièrement à la surveillance de la mécanique ainsi qu'à l'efficacité dans le pilotage. Ne cherchez donc pas de climatisation, de vitres électrique ou d'airbags. Ici tout n'est qu'alu visible à profusion, tandis que les deux sièges baquets course annoncent la couleur. Dans la berlinette RS, il va y avoir du sport ! Bien calé on peut mieux se rendre compte de la signification de l'expression spartiate :un simple câble pour ouvrir les portes (comme sur les Ferrari F40 ou les Porsche 964 RS), une batterie de manos sur une planche de bord épurée et simpliste, le volant trois branches à jante épaisse frappé en son centre de l'emblème aux trois épis et le levier de vitesses bien positionné sur la console centrale. Alors évidemment, si pour le pilotage, cet habitacle est parfait, les voyages au long court auront vite fait de décourager les plus motivés ! C'est surtout que la chaleur et le niveau sonore qui règnent à bord sont vite éprouvants pour ceux qui ne sont pas des passionnés… intégristes !

MOTEUR
La première Berlinette Echappement qui servi de prototype, aussi baptisée affectueusement " La Grand-Mère ", était équipée du moteur de la Peugeot 309 GTI16. Mais entre-temps, lorsque le modèle définitif est arrivé sur le marché, c'est le moteur de la 306 S16 de 155 ch qui fit offrande de ses talents. Une mécanique plus à l'aise que dans la Peugeot 306 évidemment plus lourde, mais toujours moins étincelant depuis la pose du catalyseur. Peugeot, alors pas encore sourd aux attentes des amateurs de voitures de sport, avait su réagir en retravaillant son 2 litres avec une amélioration très nette de ses performances. Ce XU10J4RS bien que toujours doté d'un bloc en fonte, était allégé et optimisé. Le résultat était à la hauteur des espérances des passionnés avec 167 ch à 6500 tr/mn et 20 mkg à 5500 tr/mn. La Peugeot 306 S16 pouvait enfin se montrer digne de feue la 309 qui fit tant de ravage chez les GTI. C'est ce moteur qui donna son nom à la première évolution de la Berlinette Echappement en reprenant le " RS " de la fin de la nomenclature. La Berlinette allait pouvoir compter sur une mécanique de série (chère à Gilles Dupré pour la simplicité et fiabilité) plus musclée. Toujours alimenté par une gestion électronique intégrale Magneti-Marelli, ce deux litres est toujours positionné au centre de l'auto vers l'arrière, mais il est retourné dans le bon sens, évitant ainsi d'avoir recours à un système spécifique et un carter de boîte spécial propres aux Berlinette Echappement (BE) et aux Barquettes (BA). La boîte six vitesses est toujours celles des premières Berlinette, conçue et réalisée par la SMAN, mais son étagement est modifié pour s'adapter à la nouvelle mécanique. Si sur les premières Berlinette Echappement on pouvait leur reprocher un léger manque de performances, la RS fait taire les critiques : avec 230 km/h en pointe et 27,9 secondes au kilomètre départ arrêté, la Berlinette RS vient chasser sur les terres de voitures de sport plus capées. Assez curieusement, le moteur de la 306 S16 semble transfiguré. Il faut avouer que les roues arrière sont désormais motrices avec une motricité excellente tandis que le quatre cylindres a 300 kg de moins à déplacer.

CHASSIS
Pour le châssis de la Berlinette Echappement, Gilles Dupré a su écouter lors de sa conception les hommes de Michelin pour la mise au point du châssis. Ainsi, c'est donc depuis le pneu qu'est parti tout le travail. Un châssis tubulaire se charge d'être la base sur laquelle se fixent les éléments mécaniques et les trains roulants. Les trains roulants sont évolués et très typés courses avec un système triangulé à l'avant et McPherson à l'arrière. Les jantes de 16 pouces sont chaussées exclusivement de pneus Michelin Pilot Sport 205/45 ZR 16 AV et 225/45 ZR 16 AR (il est possible de monter également des pneus Racing 20/61-16 AV et AR -sec N02, mixte TA 01, pluie P2B-). Avec un poids plume tassé sous la tonne, le freinage Bendix à disques ventilés aux quatre roues, en provenance des Peugeot 605, est efficace et endurant. Volant en main, la Berlinette RS est étonnante, car malgré une puissance relative sur le papier, les sensations et vitesses de passage sont étonnantes ! Il faut quelque temps pour réussir à aller en chercher les limites, mais une fois le mode d'emploi assimilé, cette Berlinette est une vraie diablesse. Vive et précise, elle se faufile dans les enchaînements avec aisance et toutes les commandes répondent instantanément et avec franchise. Rien n'est filtré, tout est authentique ! Pour le freinage, vous laissez l'ABS à votre monospace de la semaine, la Berlinette RS n'en a pas, c'est votre pied qui devra doser avec talent. La Berlinette RS se pilote plus qu'elle ne se conduit et c'est avec votre postérieur qu'on la sent se mouvoir. Une vision d'ascète du plaisir automobile que seules les Lotus Elise, ou Caterham et autres véhicules uniquement dédiés aux joies du pilotage procurent encore de nos jours…

ACHETER UNE HOMMELL BERLINETTE RS
Autant le dire tout de suite, comme pour toutes automobiles de sport " collector " de notre guide d'achat, la patience est votre meilleure alliée. Avec seulement 63 exemplaires produits, dont environ 50% ont été achetés pour faire de la compétition, il vous faudra déjà attendre qu'un propriétaire ait la mauvaise idée de se séparer de sa belle, ou en soit obligé pour diverses raisons. Les prix affichés peuvent ainsi varier de manière assez significative, mais on peut raisonnablement estimer que 27 à 32 000 euros est une fourchette cohérente pour ce type d'autos selon l'état et l'historique. Comme toujours pour ce genre d'autos, ne signer un chèque qu'à la seule condition d'être certain de la concordance des numéros d'identification, mais aussi d'avoir la preuve de l'historique (nombre de propriétaires successifs), de l'usage (compétition ou non), et surtout de l'entretien. Des autos qui ne présentent pas des garanties d'entretien doivent être éliminées de votre liste d'achat. Peu de faiblesses notoires sont à signaler sur les Berlinette RS, jugées fiables car bien conçues et dotées de mécaniques de grande série éprouvées sans grandes modifications. Les catalyseurs sont à surveiller, et il sera intéressant de vérifier que l'auto n'a pas connu de chocs (châssis tubulaire, mais aussi la carrosserie en polyester). Comme pour toute automobile exclusive, les préconisations du constructeur sont à respecter au pied de la lettre. Ainsi, il faut rappeler que seuls les pneumatiques Michelin ont été homologués sur les Berlinette RS. Pour le circuit de freinage, seul le liquide Bendix SAE 1703 DOT 4 est validé par Hommell. Les vidanges moteur doivent intervenir régulièrement avec de l'huile Yacco Galaxie 15W50. Si l'envie de la compétition vous prenait, ne pas hésiter à vidanger tous les 2500 km la mécanique. Pour plus de sûreté, il est également recommandé de vidanger la boîte de vitesses avec de l'huile Esso ou Total 75W80 en même temps que la vidange moteur. Si l'usage des Berlinette RS impose une sérieuse dose de passion et d'abnégation, la partie fiabilité et entretien est tout de même plus souple à votre égard. L'emploi de mécanique de grande série avec très peu de modifications (ce qui n'est pas le cas de la RS2) permet de limiter certains coûts et de garantir une fiabilité indispensable, voulue par Gilles Dupré.

:: CONCLUSION
Véritable hymne à la joie du pilotage, la Berlinette RS ne s'adresse véritablement qu'à une frange la plus intégriste des passionnés de voitures de sport. Si elle est globalement fiable et pas trop chère à l'achat, son usage va vite vous contraindre à ne l'envisager que pour les balades sur les petites routes et les sorties circuits. Elle reste une bonne occasion de rouler dans l'une des dernière sportive française artisanale produite...

PRODUCTION HOMMELL BERLINETTE RS
1997 : 2 ex.
1998 : 19 ex.
1999 : 13 ex.
2000 : 17 ex.
2001 : 1 ex.
2002 : 11 ex.
Total (1997-2002) : 63 exemplaires

CHRONOLOGIE
1990 : En février, Gilles Dupré, Michel Hommell et Jean-Charles Rédélé déjeune au restaurant La Calèche à Paris et initie le projet Berlinette Echappement.
1991 : En avril, un sondage est paru dans le magazine Echappement pour demander aux lecteurs leur vision de la remplaçante de la berlinette Alpine A110.
En août, le projet Berlinette Echappement démarre dans l'atelier du sous-sol des locaux de St Cloud (siège du groupe de presse Hommell).
1992 : En octobre, le premier prototype de la Berlinette Echappement est présenté au Mondial de Paris.
Le 16 décembre, elle réalise ses premiers tours de roue à Montlhéry.
1993 : Les deux premiers numéros de série châssis 01 et 02 sont utilisés pour l'homologation.
1994 : Le 1er avril, l'usine de Lohéac est inaugurée.
La première berlinette Echappement sort de l'usine le 16 août et est livrée à Stéphane Grégoire.
En octobre, Hommell dévoile le cabster au salon de Paris.
1995 : En septembre, la barquette est présentée puis développée, homologuée et produite.
1997 : En décembre, la nouvelle Berlinette RS est présentée, puis développée, homologuée et produite.
2000 : En octobre, Hommell dévoile la Berlinette RS2, plus puissante et exclusive encore que la RS.
2002 : Les dernières Berlinette RS sortent de l'usine de Lohéac.
2003 : En février, Echappement annonce la maquette de la nouvelle Barquette.
En octobre, le couperet tombe pour la marque Hommell : l'aventure est terminée.

CE QU'ILS EN ONT PENSE :
"Le 16 soupapes PSA procure de sacrées reprises à cette automobile spartiate, dotée d'une boîte spécifique à 6 rapports ultraserrés et rendant près de trois quintaux à la 306 S16. Le châssis tubulaire en acier est d'une conception très sophistiquée et caissonné par des tôles d'aluminium rivetées. Bien qu'ouverte, puisque commune à l'ex-barquette, cette magnifique structure maison affiche une rigidité phénoménale. La carrosserie est en résine polyester armée de fibres de verre. Le tout est donc totalement artisanal mais réceptionné aux "Mines" comme une 306. Cette religieuse façon d'apprécier l'automobile est aujourd'hui partagée par près de 200 adeptes..."
Le Moniteur Automobile - Guide d'achat 2000-2001 - Hommell Berlinette RS - Collège d'auteurs.


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perfs pour un 4 cylindres, tenue de route dans les virages rapides, ambiance course proto assurée, coût d'utilisation très intéressant, solide même utilisée sur circuit (si stockée au garage), chaleur dans l'habitace l'été (prévoir un ventilo pour se rafraichir), carrosserie vulnérable en ville, visibilité arrière et dureté des commandes problématiques en ville...
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