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T ENFIN DIGNE ! La Ferrari Mondial
ne manque pas d'atouts, à commencer par être une Ferrari. Mais le
moins que l'on puisse dire, c'est qu'elle appartient à ces mal-aimées
qui se traînent une mauvaise réputation dès leur lancement.
Toutefois cela serait condamner un peu vite un modèle qui connu une longue
carrière et de multiples évolutions. La dernière, la Mondial
T, est un modèle à redécouvrir, à fortiori en version
découvrable, tant la lignée semble enfin digne de son blason. Et
si la Mondial T cabriolet était la Ferrari à ne pas manquer ?... Texte:
Nicolas LISZEWSKI - Photos: D.R. Que n'a-t-on entendu sur les Ferrari
Mondial ! A en croire les prétendus connaisseurs, cette lignée
n'est pas digne du blason qu'elle porte. Certes, la première Mondial
8 apparu en 1980 n'était pas exempte de tous reproches. Mais il ne
faut tout de même pas oublier la vocation clairement grand tourisme et presque
familiale de cette Ferrari. On imagine mal en effet sortir
la grosse attaque au volant avec les enfants derrière. Pour ce type de
conduite, les berlinettes contemporaines comme les Ferrari 308,
puis 328, étaient plus désignées. En
outre, Pininfarina avait réussi avec les honneurs à imaginer une
ligne élégante et sportive en conjuguant les données du cahier
des charges qui étaient antinomiques : une 2+2 avec moteur central arrière.
Bertone avec la Dino puis Ferrari 308 GT4 n'avait pas
eu cette chance
Après quelques évolutions notables comme un
moteur multisoupapes en 1983 avec 26 ch de plus, un cabriolet l'année suivante
tant attendu aux USA et les marchés porteurs ensoleillés, puis enfin
un nouveau V8 de 3,2 litres et 270 ch comme sur les 328, la Mondial semblait avoir
trouvé la bonne formule. Mais c'est au salon de Genève 1989 que
Ferrari mit une
touche finale à " l'édifice " Mondial. La nouvelle Ferrari
348 va en effet profiter des multiples évolutions majeures de la Ferrari
Mondial. Si la ligne reste similaire à de nombreux détails près,
la Mondial T est véritablement une
toute nouvelle voiture ce qui finalement la met un peu à part dans la généalogie
Mondial. " T " la bonne ? Assurément. DESIGN
Toujours sous la coupe de Pininfarina, le dessin de la Mondial n'a qu'évolué
avec le temps par touches. Le plus gros changement interviendra avec la Mondial
3.2 qui hérite notamment de boucliers avant et arrière plus carrés.
Ils sont ainsi alignés au niveau style avec la Ferrari Testarossa. Fini
donc les gros pare-chocs en plastique noirs à l'élégance
toujours discutable. Si les jantes alu restent identiques en dessin (toujours
5 branches et 5 goujons) elles ne sont plus chaussées de pneus Michelin
TRX. Toujours des évolutions dans les détails, les poignées
de portes extérieures sont désormais partiellement peintes couleur
carrosserie et les prises d'air latérales sont plus petites et plus carrées.
A l'arrière, le petit monogramme " Mondia t " permet d'identifier
pour le profane une " T " des autres modèles de la saga Mondial.
Les deux double sorties d'échappement sont là pour rappeler qu'un
V8 est tapi sous le capot arrière. Les phares escamotables, stigmates des
voitures de sport des années 70 et 80 offre désormais un bloc optique
carré par phare contre des doubles optiques rondes auparavant. Lorsque
l'on observe la Mondial T cabriolet avec du recul, on lui trouve même des
similitudes avec la 348. Pas étonnant puisque c'est également l'effet
recherché. Il est indéniable que la Mondial la plus désirable
est la T en cabriolet. Le côté un peu lourd du coupé avec
un pavillon allongé est ici oublié et la ligne de la Mondial T Cabriolet
est de toute beauté. Sur la poupe, on retrouve ces quatre feux ronds indissociables
des Ferrari des années 80. C'est à bord de la Mondial T que les
différences semblent finalement les plus nettes. Les sièges sont
légèrement redessinés, ainsi que la planche de bord qui gagne
en noblesse de ligne. Tous les compteurs et manomètres sont désormais
regroupés derrière le volant dans un bloc d'instrumentation unique.
La similitude avec la 348 est d'ailleurs frappante. La planche de bord a été
également redessinée globalement ainsi que les contreforts de portes
qui sont retravaillés afin que la nouvelle planche de bord puisse mourir
sur les portes avec harmonie. Si la finition et surtout la présentation
semblent avoir progressé la qualité n'est toujours pas au rendez-vous
avec des vieillissements prématurés de certains plastiques. Dommage,
surtout au prix affiché à l'époque (664 000 francs pour un
cabriolet soit env. 110 000 euros !). L'équipement de série était
complet pour l'époque avec la centralisation, les quatre vitres électriques,
la climatisation. En revanche, en bon cabriolet italien des années 80-90,
ne cherchez pas la capote électrique, elle n'existait pas, même au
catalogue des options ! Le point fort de la Mondial est évidemment d'offrir
deux places d'appoint derrière qui peuvent, comme sur les Porsche
911, se muer en espace pour mettre des bagages si vous rabattez les dossiers.
L'accès à bord pour les places arrière n'est pas des plus
aisés, mais en étant décapoté tout semble plus simple.
Une fois installé au volant, on goûte à la position de conduite
de cette Ferrari dont le succès en cabriolet ne se dément pas, surtout
en jaune ! Inutile de passer inaperçu tant les badauds et passants nous
regardent, sans compter les nombreux contacts lors de la prise de photos. Sous
la main droite, la grille Ferrari brille avec les reflets du soleil et fait partie
intégrante de la magie Ferrari, jusqu'à ce que récemment
les boîtes F1 robotisées s'imposent progressivement. MOTEUR
Si les premières Ferrari Mondial 8 faisaient pale figure avec leur V8 trois
litres de seulement 214 ch, la saga Mondial a été nettement améliorée
pour atteindre 270 ch avec les 3,2 litres et l'augmentation de cylindrée.
Une puissance enfin " respectable " à même de tenir en
respect notamment les Porsche 911 Carrera
3.2, puis les 964 C2. Car ne l'oublions pas,
sa rivale allemande possédait alors (et c'est toujours le cas) une image
en béton et très enviable, un concept 2+2, des performances aussi
bonnes et surtout un tarif plus abordable. N'est pas Ferrari qui veut, on vous
le concède, mais un blason aussi prestigieux se doit de se battre avec
le " haut du panier ". Avec la Mondial T, c'est la révolution
sous le capot arrière. Si l'ancien V8 était disposé transversalement,
il est désormais longitudinal. En revanche c'est la boite de vitesses qui
devient transversale et qui donne ainsi son " T " à la Mondial.
C'est un clin d'il aux Ferrari de F1 des années 70, les 312 T qui
remportèrent de nombreux succès aux mains de Niki Lauda et Clay
Reggazonni. Puisque la cylindrée est augmentée, le bloc tout alu
est nouveau avec désormais 3405 cm3 et 32 soupapes. L'implantation mécanique
a permis d'abaisser au maximum le centre de gravité (la nouvelle implantation
de la boîte a permis de descendre le moteur de 13 cm) et la lubrification
à carter sec procède de la même logique tout en évitant
tout déjaugeage lors des appuis en courbe. L'injection Bosch Motronic est
appelée en renfort pour gérer l'alimentation de cette brillante
mécanique tandis que des tubulures d'admission de longueurs inégales
ont été montées pour améliorer le fonctionnement et
la souplesse à bas régimes. On notera un allumage sans distributeur
à quatre bobines et deux double arbres à cames en tête pour
mieux illustrer la haute noblesse et technicité de cette brillante mécanique.
Une mécanique qui fait penser à celle de la Ferrari
348 tb/ts ? Normal c'est la même ou presque ! Sous votre pied droit
vous pouvez donc gérer cette symphonie italienne avec 300 ch à 7200
tr/mn et 32,8 mkg à 4200 tr/mn. Toujours aux commandes, la commande de
boîte avec sa longue tige et sa grille. Une boîte au maniement difficile
et viril qui peut lasser dans les conditions urbaines. Contact et le moteur émet
un feulement très sympathique. Pas de doute, c'est bien un V8 qui est dans
notre dos. Une fois les manos aux bonnes températures, on peut aller chercher
les hautes rotations et tester les différents registres de ce V8 italien.
Près de 260 km/h en vitesse maxi, mais surtout des accélérations
de premier ordre avec 26 secondes au kilomètre départ arrêté
et 6,3 secondes au 0 à 100 km/h. Cheveux au vent, voilà des chiffres
qui causent et qui restent encore actuellement à l'abri de n'importe quel
diesel un peu puissant. Le travail sur le moteur l'a rendu nettement plus agréable
en usage quotidien avec plus de souplesse en bas dans les tours, tandis que dès
que la route se dégage, les oreilles prêtes, vous pouvez démarrer
votre composition en 8 majeur. CHASSIS Les
premiers utilisateurs de Mondial 8 avaient connu quelques frayeurs. Avec son moteur
central arrière, son empattement long et sa faible puissance et reprises
à bas régimes, la Mondial s'était avérée nerveuse
vers les limites et délicate à rattraper, notamment à l'improviste
faute de muscle moteur disponible instantanément. Les multiples évolutions
ont considérablement amélioré sa tenue de route en repoussant
notamment les limites du décrochage. Avec la nouvelle Mondial T, Ferrari
est allé encore plus loin dans la démarche d'amélioration
et a notamment travaillé sur la recherche d'un compromis confort/facilité
et sport. Il était en effet temps que tout le monde se rappelle que même
une Mondial, avec son Cavallino Rampante sur le capot est avant tout une voiture
de sport, aussi familiale soit-elle ! Une suspension à amortissement piloté
avec des combinés Bilstein (un système similaire à celui
monté sur la Porsche 959 ou la Corvette
ZR-1, excusez du peu !) et trois lois d'amortissement : souple pour le "
confort ", " moyen " et " ferme ". Il suffit d'opter
pour le degré de fermeté de votre choix du bout d'un doigt à
l'aide d'un bouton sur la planche de bord. Cela autorise ainsi la Mondial à
être conciliante pour un usage courant. Avec en prime sa direction (trop
?) assistée, on est assis dans une Ferrari des années 80 presque
facile à conduire ! Il suffit de monter ensuite dans une 348 tb sans direction
assistée pour comprendre ce que cela signifie
Mais dès que
le rythme s'accélère, on retrouve l'instinct du pilote en oubliant
que les places arrière sont occupées en optant pour le mode ferme.
Et là, l'auto devient plus précise. En revanche, malgré l'accroissement
des renforts de carrosserie (40 kg de plus que le coupé) avec le pare-brise
qui joue le rôle d'arceau, la rigidité est vite mise à mal
et on sent très nettement la caisse qui travaille. A part pour des autos
qui ont été conçues au départ comme des cabriolets
comme la Ferrari F50 pour prendre un extrême dans
la même marque, on est toujours confronté à ces problèmes
de rigidité structurelle. Rassurez-vous, cela n'est perceptible qu'à
un rythme que déjà peu de conducteur emploie
Cela ne pourrait
constituer un frein à l'achat, une Mondial T cabriolet n'étant généralement
pas retenue pour arsouiller chaque week-end sur circuit. Si le rythme augmente,
Ferrari a pensé à vous avec le recours à quatre disques ventilés
et complétés de série d'un Antiblocage ABS Teves. Le plus
gros " piège " avec la Mondial côté châssis
c'est son équilibre très marqué sous-vireur qui une fois
les limites atteintes se transforme soudainement en survirage brutal. On est tout
de même pas au même stade que les Alpine
GTA V6 Turbo, mais dans l'esprit c'est similaire. Si vous ne possédez
donc pas un bagage de pilotage minimum, et que la route ne s'y prête pas,
on vous déconseille fortement de jouer avec à ses limites et aux
vôtres. Exit les TRX au bout des roues alu frappées du cheval cabré
! Désormais c'est du 205/55 ZR 16 à l'avant et du 225/55 ZR 16 à
l'arrière qui offre également une adhérence de premier ordre.
Puis, lorsque votre chemise a décidé d'être assez froissée,
vous pouvez revenir à un rythme plus propice à la balade sur les
bords de la " French Riviera ", décapoté cheveux au vent,
avec les réverbérations du feulement du V8 Ferrari sur les parois
rocheuses et vous qui jouez du double débrayage avec la grille en alu.
Décidément, la Mondial T cabriolet offre un caractère et
une polyvalence que peu de Ferrari désormais anciennes peuvent donner. ACHETER
UNE FERRARI MONDIAL T Cabriolet La
Ferrari Mondial T cabriolet attire les connaisseurs. Elle est en effet la dernière
Ferrari cabriolet 4 places du marché, puisque depuis seuls les spiders
ont la belle vie à Maranello. La seule quatre place dans la gamme 2007
est la 612 Scaglietti qui n'existe qu'en coupé
et joue pas réellement dans la même court que la Mondial. La première
joue en haut en tarif et avec son V12, la plus âgée est dans le V8
et presque démocratique. Il ne faut donc pas s'étonner que sa cote
soit la plus élevée dans la saga Mondial. Comptez environ 35-40
000 euros pour acquérir un modèle entretenu et en bon état.
Cela peut parfois être plus en l'achetant chez un professionnel. Plus récentes
que ses surs Mondial 8 ou Quattrovalve, la Mondial T souffre moins d'historiques
troubles et amnésiques. Pourtant, même une Mondial T doit avoir un
carnet d'entretien à jour et des factures régulières correspondant
aux intervalles de maintenance prévus par Ferrari. Si le modèle
convoité en est dépourvu, même s'il semble beau, fuyez ! Le
coût d'entretien et réparation pouvant vite dépasser cote
de la voiture, cette donnée est certainement la plus importante à
respecter lors de la phase de recherche et d'achat. Nous avons l'impression de
nous répéter, mais pour les voitures de sport haut de gamme, et
les italiennes prestigieuses en particulier, c'est une donnée vitale pour
la santé à venir de votre compte en banque. L'auto devra avoir eu
des courroies remplacées fréquemment, et cela est à vérifier
sur une Mondial T plutôt deux fois qu'une car toute intervention mécanique
se solde immédiatement par une dépose ou un démontage partiel
du moteur ce qui a parfois fait reculer certains anciens propriétaires
faute de moyens. Prévoir une vidange d'huile moteur tous les 10 000 km
ou chaque année avec de la 10W40 (10 litres tout de même !), avec
remplacement du filtre à chaque vidange. Les Mondial T étant équipées
de carter sec, niveaux et vidanges ne sont donc pas à la portée
du premier venu
Comme tout système évolué, la Mondial
T disposant d'amortisseurs Bilstein à amortissement variable, en cas de
remplacement, le coût est hélas supérieur à un système
plus classique comme sur les Mondial 8 ou QV. La Mondial T peut aisément
être assuré en collection ou par le biais de courtiers spécialisés
sur les voitures prestigieuses, ce qui permet de ne pas trop laisser d'argent
en prime d'assurance. L'autre bonne nouvelle est l'abandon des pneus TRX, coûteux
à l'achat et à l'approvisionnement compliqué aujourd'hui.
Lorsque l'on regarde les compteurs, les Mondial T cabriolet ont souvent peu tourné
et affiche généralement des kilométrages inférieurs
aux 100 000 km. Si l'auto est bien entretenue et que les précédents
propriétaires respectent scrupuleusement les temps de chauffe, le V8 est
fiable et peut largement dépasser les 150 000 km. La plus grosse faiblesse
provient souvent d'une immobilisation des Ferrari qui roulent peu ou plus avant
d'être revendues. Les durites, flexibles, rotules, silent-blocs et électricité
vieillissent parfois prématurément et il ne faudra pas hésiter
à passer par une bonne révision. Vous l'aurez compris, on ne cherche
pas à vous dissuader d'acheter une Mondial T, mais plutôt de mettre
en garde. L'achat d'une telle auto ne peut être que la concrétisation
d'un rêve mûrement réfléchi et ne doit pas être
un second choix faute de moyen suffisants pour acheter un autre modèle
dans le catalogue de Maranello. Les coûts d'entretien et réparations
peuvent vite s'envoler et dépasser très largement la cote de la
voiture. Posséder une Mondial T cabriolet ne peut donc être avant
tout qu'un choix passion lucide et une vraie envie de rouler en Mondial. Pour
les autres passez votre route, les dépenses seront vécues comme
un sacrifice et non un souhait de maintenir en état une 2+2 italienne à
la renommée pas toujours au top.
::
CONCLUSION Si les néophytes critiqueront avec aise la Ferrari
Mondial en voyant une " T ", c'est avant tout un aveu d'inculture automobile
et surtout de méconnaissance de la marque de Maranello. La Ferrari Mondial
T cabriolet est une sorte de requiem de la gamme Mondial, en corrigeant presque
tous ses défauts de jeunesse et en apportant un compromis rare entre sport
et confort, polyvalence et performance, élégance et pratique (pour
une voiture de sport s'entend). Alors certes, le blason jaune au cheval noir a
toujours son revers de la médaille côté budget, mais la magie
demeure intacte surtout en cabriolet et que ne serait-on pas prêt à
faire pour une belle italienne ?! Et l'amateur éclairé saura lui
en acquérant une Mondial T cabriolet qu'il possède là une
Ferrari unique dans la généalogie du constructeur italien, dont
la genèse remonte au temps où le Commendatore était encore
aux commandes et dont l'offre sur le marché n'existe plus à Maranello
depuis longtemps déjà... Liens conseillés sur
FERRARI MONDIAL T Cabriolet : Dino
Sport, entretien, réparations et préparations sur Ferrari
- AutoSital.com,
le site des amateurs d'italiennes- Ferrari
World - Club
Cavallino Rosso - Sport
et Collection - Ecurie
Cavallino, le portail des amateurs et passionés de Ferrari L'Automobile
Sportive tient à remercier vivement Yves Levasseur pour sa disponibilité
et sa gentillesse.
| >
LE COUPE MONDIAL DES 1980... |
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POUR TOUS CONTINENTS !
Chez Ferrari, on essaie de prendre en compte toutes les attentes de la clientèle.
Si Enzo Ferrari a refusé de mettre en production le très beau prototype
de berline 4 portes " Pinin " proposé par Pininfarina en avril
1980, les pères de famille ne sont pas oubliés pour autant. Soit
l'amateur avec enfants (pas trop grands !) pouvait opter pour la Ferrari 400 GT
et son V12, ou alors pour la Dino, puis devenue Ferrari 308 GT4. Pour remplacer
cette dernière, Ferrari revient à son partenaire traditionnel Pininfarina
pour dessiner une berlinette 2+2 à moteur central. Pas si simple !...... >>Lire
le dossier Ferrari Mondial 8v, cliquez ici !!! | |
CHRONOLOGIE 1980
: En mars, au salon de Genève, Ferrari dévoile sa nouvelle 4
places, la Mondial. Avec son V8 en position central AR, Pininfarina a du composer
un design intégrant l'emplacement de la mécanique et deux places
d'appoints. Puissance : 214 ch. 1983 : La Mondial 8 est remplacée
par la Quattrovalve dont le V8 gagne des soupapes et 26 ch. 1984 : En
juillet, Ferrari répond enfin aux attentes des passionnés (fortunés)
des riviera des côtes américaines (1er marché de Ferrari)
avec une version totalement découvrable de sa Mondial. 1985 :
En septembre, la gamme Mondial évolue avec un nouveau V8 qui passe à
3,2 litres et 270 ch. Les performances et l'agrément progressent. 1989
: Au salon de Genève en mars, Ferrari dévoile sa nouvelle Mondial
T coupé et cabriolet. Nouveau moteur, châssis revu, boîte transversale,
300 ch, ABS, direction assistée
1993 : Arrêt des
Ferrari Mondial qui ne seront pas réellement remplacées directement
dans la gamme Ferrari, la 456 GT remplaçant également la lignée
des 400-412i. PRODUCTION Ferrari Mondial
T coupé : 840 ex. Ferrari Mondial T cabrio : 1 010 ex. Total
Ferrari Mondial T : 1 850 ex.
CE QU'ILS EN ONT PENSE :
"Quarante kilos ont été rajoutés pour rigidifier
l'ensemble au niveau des longerons mais à notre avis c'est encore insuffisant.
La Mondial T va trop vite, accélère trop fort pour se contenter
d'un comportement en virage qui, disons-le tout net, n'incite pas à une
confiance débordante. A haute vitesse, en courbe, on perçoit nettement
une sorte de vrillage extrêmement désagréable dont l'épicentre
semble se situer sous le siège. Cela n'a rien à voir avec la propension
du train arrière à décrocher brutalement sans prévenir
comme toutes les Mondial, depuis la première, nous a habitué à
le faire. C'est plus insidieux et propre à cette version découvrable
pourtant équipée, comme le coupé, de la suspension à
contrôle électronique d'amortissement." Automobile
Sport et Prestige - Juillet/août 1990 - Ferrari Mondial T Cabriolet - Philippe
Hazan. "A l'inverse, d'importants progrès concernent
le châssis. Aux freins déjà très efficaces, a été
ajouté un antiblocage Teves et la suspension fait appel à des amortisseurs
réglables Bilstein rappelant ceux de la Porsche 959 ou de la Corvette ZR-1.
Une présélection (souple, moyen, ferme) est possible, le réglage
fin étant assuré par des capteurs intégrant les paramètres
de vitesse et d'accélération transversale et longitudinale. En position
souple, le confort est bon et le comportement plutôt équilibré.
En " moyen " et à plus forte raison en " ferme ", le
réglage convient à la conduite sportive. Le comportement général
trahit directement le concept à moteur central. Les fortes accélérations
transversales et l'excellente motricité (la répartition du poids
donne près de 65% sur l'arrière) permettent de conserver une bonne
adhérence jusqu'à une limite très reculée. Mais une
fois cette limite atteinte, le conducteur doit se muer en pilote et avoir beaucoup
plus d'expérience que le moniteur d'une auto-école ! En effet, dans
ce cas, la Mondial T perd de sa stabilité et, à moins d'une réponse
immédiate et adéquate du conducteur, c'est le tête-à-queue
garanti." Auto Motor und Sport -1990 - Ferrari Mondial T Cabriolet
- Gert Hack. |