TOYOTA YARIS TS (2001 - 2006)

PARENTHESE SPORTIVE
Si actuellement Toyota communique davantage sur ses motorisations hybrides que sur des modèles plaisir, le constructeur nippon avait lancé au début des années 2000 une gamme complète de sportives. Amorcée par la Celica, ce fut ensuite au tour de la petite Yaris de prendre le relais et d’aller chasser sur les terres des GTI européennes. Non pas sans un certain talent...
Texte :
Maxime JOLY
Photos : Valentin YVON
La Celica fut la première Toyota à bénéficier des bons soins du département Sport, suivie de près par la Yaris lancée en 2001 sous le label TS aujourd'hui en berne. Une centaine de chevaux et un poids sous la tonne, les chiffres n'étaient évidemment pas sans rappeler à notre bon souvenir le temps des petites GTI qui faisait rage dans les années 80. Perdue depuis sous les kilos, la Yaris TS fête cette année ses 10 ans et s'offre désormais à tous les prix sur le marché de l'occasion. Profitant de la proposition de l'un de nos lecteurs, il nous semblait judicieux de faire un point sur cette alternative réjouissante aux stars incontournables du segment que sont les Citroën Saxo VTS et Peugeot 106 S16.
PRESENTATION


TS pour Toyota Sport : le décor est planté. Pare-chocs spécifiques (avec antibrouillards intégrés à l’avant), jupes latérales, jantes alliage 15", rétroviseurs reprenant la teinte de la carrosserie et phares à encadrement noir, telles sont les nouveautés qui permettent de distinguer cette déclinaison sportive du reste de la gamme. Bien sûr, les écussons TS sont présents sur la calandre grillagée et le coffre pour dissiper le moindre doute et achèvent le travail. Au printemps 2003, la Yaris profite d’un restylage qui comprend de nouveaux optiques et boucliers avant et arrière.
HABITACLE

Cependant, c’est à l’intérieur que les différences se font les plus marquantes. L’ancien tableau de bord est remplacé par un nouveau avec compteurs analogiques à fond blanc et un nouveau volant à trois branches fait son apparition. La qualité perçue progresse et c’est bien ce qu’on reprochait principalement à la phase 1. Cela dit, les nouveaux équipements de confort (climatisation, toit ouvrant) viennent s’ajouter à ceux déjà fournis tels que la direction assistée, l’ordinateur de bord et surtout les excellents sièges sport au très bon maintien. Ce surplus n’est pas du goût de tous, surtout par les puristes qui gardent une préférence à la première mouture. La faute selon eux à un embonpoint d’une cinquantaine de kilos. Vu que dans le même temps la mécanique n’a pas évolué, on peut les comprendre… Ce qui faisait le charme de la TS a été conservé, en particulier les surpiqûres de cuir sur le volant ou bien le pommeau de levier de vitesses associant cuir et inserts façon alu renforcent le sentiment de sportivité que l’on soupçonnait extérieurement. La Yaris TS possède un dernier avantage sur ses concurrentes de la catégorie, celui d’être disponible à la fois en 3 et 5 portes. Avec en plus une banquette arrière 2/3-1/3 coulissable, l’arrivée du premier enfant ne sera pas forcément synonyme de revente précipitée pour Monsieur. N’en déplaise à Madame…
CARACTERISTIQUES
TOYOTA YARIS TS

MOTEUR
Type : 4 cylindres en ligne, 16 soupapes
Position : longitudinal AV
Alimentation : Injection électronique
Cylindrée (cm3) : 1497
Alésage x course (mm) : 75.1 x 84.7
Puissance maxi (ch à tr/mn) : 105 à 6000
Couple maxi (Nm à tr/mn) : 143 à 4200
TRANSMISSION
AV
Boîte de vitesses (rapports) : manuelle (5)
ROUES
Freins Av-Ar (ø mm) : Disques ventilés - Disques pleins
Pneus Av-Ar : 185/55 R 15
POIDS
Données constructeur (kg) : 950
Rapport poids/puissance (kg/ch) : 8,9
PERFORMANCES
Vitesse maxi (km/h) : 190
1000 m DA : 30"6
0 à 100 km/h : 9"
80 à 120 en 5ème : 13.8s
CONSOMMATION
Moyenne constructeur (L/100 Km) : 7
PRIX NEUF (2002) : 12.500 €
COTE (2011) : 5.000 €
PUISSANCE FISCALE : 7 CV
MOTEUR
La Celica TS était sortie avec un moteur 1.8 à distribution variable appelé VVT-i. Nom barbare pour une technologie qui permet de prendre les tours avec un entrain jouissif et qui n’est pas sans rappeler le VTEC de Honda. Sous le capot de notre Yaris, la même technologie est reprise mais sur un bloc de plus petite cylindrée. Malheureusement, la mécanique est on ne peut plus linéaire et le calage variable est ici imperceptible. Le 1497 cm3 code 1NZ-FE à 16 soupapes est de ce fait limité à 6500 tours/min pour garantir une fiabilité hors pair.
Dommage car malgré sa linéarité, ses montées en régime sont intéressantes et le sentiment qui persiste est que la zone rouge arrive trop tôt. Souple en bas du compte-tours, l’utilisation en ville n’en est que plus facilitée. Délivrant 106 chevaux et un couple de 143 Nm, la Toyota profite de son poids contenu pour ne pas être trop pénalisée par ces valeurs somme toutes banales. En même temps que le facelift, la Yaris reçut une nouvelle mouture de son 4 pattes. On se prit alors à espérer un gain de puissance, même faible. Que nenni. La puissance baisse même d’un cheval en route.
En fait, cette évolution n’est qu’une nouvelle gestion moteur, totalement anecdotique. Les performances – 0 à 100 km/h en 9 secondes et 190 km/h de vitesse de pointe – ne changent pas. L’étagement de la boîte avait été travaillé dès le début afin de favoriser les reprises, merci les rapports raccourcis, sans que cela ne se ressente sur la consommation. Avec 7 litres revendiqués en parcours mixtes, cette bombinette ne vous ruinera pas au moment de faire le plein.
SUR LA ROUTE
Face à une clientèle exigeante et habituée aux châssis aux petits oignons, Toyota n’avait pas le droit à l’erreur. Le constructeur s’est mis au diapason et a appris de ce qui se faisait chez nos constructeurs. Un châssis sain mais qui n’oublie pas d’être joueur ! Elle aime faire glisser son postérieur, tout en étant facile à rattraper. Ou comment prendre facilement du plaisir sans avoir un background de pilote. Question freinage, pas d’échauffement dangereux constaté en conduite sportive ni de distance abusivement longue. Bien que haute, la Yaris TS est rabaissée de 20 mm et dotée de nouvelles suspensions par rapport à ses sœurs roturières. Elle prend peu voire pas de roulis sur routes sinueuses et laisse son conducteur s’exprimer totalement.

Et ce ne sont pas les aides à la conduite qui vous contrarieront puisqu’à part l’ABS et l’antipatinage à partir de la phase 2, il n’y en a pas ! La motricité ne souffre d’aucune critique et seule une position de conduite pas très sportive nous rappelle qu’on n’est pas à bord d’un kart. A condition de rester sur le sec… car sur chaussée humide ou grasse, c’est une autre histoire et c’est mission impossible de ne pas faire patiner les roues. Le choix des pneumatiques n’aura aucune incidence là-dessus. La sonorité du VVT-i est plaisante et la faible insonorisation de l’habitacle ne filtre pas la voix de ce vaillant gaillard. C’en devient d’ailleurs problématique sur autoroute, où calé à 4000 tours en 5ème, vous en aurez rapidement plein les oreilles. C’est là le gros point faible de cette auto qui reste une citadine, qu’on le veuille ou non. En dehors de cela, le confort reste honorable et épargnera vos vertèbres plus que ne le font les concurrentes germaniques. Nos références françaises demeurent imbattables dans ce domaine.
ACHETER UNE TOYOTA YARIS TS
Autant la première Toyota Yaris TS était une petite bestiole sympathique et vive, autant sa remplaçante nous a donné l'impression que Toyota n'avait pas su maintenir le cap. En conséquence, faute d'une descendance honorable, les petites Yaris 1.5 TS 105 ch VVTi conservent un certain attrait sur le marché de l'occasion. Avec sa puissance très quelconque de nos jours, la Toyota Yaris TS est une sportive facile à assurer. En plus d’une consommation raisonnable, les coûts d’entretien sont tout à fait dans la norme. La distribution par chaîne est un bon point et évite pas mal de tracas et de dépenses. Si les roulements jetables de la première génération au tarif exorbitant ont terni l’image de la voiture, ce problème a été corrigé par la suite et la phase 2 affiche une fiabilité exemplaire. Que de l’entretien standard et pas de coup dur à prévoir si l’exemplaire choisi est propre. Prévoyez environ 5000 € pour un modèle datant d’avant 2003 et jusqu’à 7000 pour une phase 2 pas trop kilométrée.
CONCLUSION
| :-) Moteur vivant Châssis joueur mais sain Coûts d’utilisation limités Fiabilité de la phase 2 Equipement Poids contenu |
| :-( Performances modestes Motricité sur le mouillé Bruyante sur autoroute Phase 2 moins appréciée des puristes |
Animée par une mécanique de caractère, la Toyota Yaris TS tire également profit d’un châssis digne des références de la catégorie. Presque surdimensionné par rapport au VVT-i, celui-ci aurait mérité de recevoir un gain de puissance et un étagement de boîte un peu mieux adapté à l'autoroute sur la deuxième série. Qu'importe, facile à conduire et délivrant beaucoup de plaisir, cette japonaise mérite de faire partie de votre short list si vous décidez d’entrer dans le monde de l’automobile sportive à moindres coûts. Une vraie petite GTI comme on les aime !
Merci à Jérémy pour la présentation de sa Yaris TS.
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Je tenais à partager mon avis sur cette formidable petite auto et en particulier sur ce site car c'est en partie grâce à cet article que je possède aujourd'hui une Yaris TS :) Ma Yaris TS est une phase 2 de 2005, version light (3p sans clim). Je l'ai eu à 133000km et j'ai parcouru environ 7000km en 3 mois depuis ... et c'est que du bonheur! J'ai l'habitude d... Lire







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