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UN GRAND CLASSIQUE
SIGNE PAUL BRACQ
Entre la très exclusive Mercedes
300 SL, qui a forgé la légende des SL chez Mercedes-Benz,
et la " petite " Mercedes 190 SL et son quatre cylindres,
il manquait un modèle justement positionné. C'est
à ce moment qu'un jeune designer de talent, Paul Bracq, intervient
dans le dessin du futur roadster SL de Mercedes. Le SL aura un moteur
6 cylindres en ligne pour la noblesse et les performances, et va
en outre bénéficier d'un design très élégant
et moderne dont la forme du hard-top lui donnera son surnom : le
Pagode...
Texte:
Nicolas LISZEWSKI - Photos: D.R.
Dans les années 50, Mercedes a su
mettre sur le marché une véritable voiture de course.
Le 300 SL, puisque c'est lui, est ni plus ni moins qu'un châssis
tubulaire de course (d'où l'usage de portes papillons) avec
un moteur dérivé de la compétition. Véritable
mythe sur roue, les Mercedes 300 SL seront déclinées
en diverses versions affûtées pour la compétition
dont la célèbre 300 SLR. Max Hoffman, importateur
Mercedes aux Etats-Unis, fut un des plus ardents supporters des
cabriolets. Ainsi, les 300 SL cabriolets et les 190 SL seront développés
et commercialisés en envisageant le marché nord-américain.
Les acheteurs de roadsters, amateurs de Mercedes, avaient alors
le choix dans les années 50 entre un roadster pur et dur,
tout juste échappé des circuits et vendu à
un tarif prohibitif, ou un roadster avec un petit moteur et une
ligne inspirée du 300 SL, le 190 SL. Pour la prochaine génération,
le cahier des charges est fixé : le prochain Mercedes SL
doit être élégant, être lumineux et pratique,
avoir une sécurité optimale et reprendre des éléments
déjà existant dans la gamme Mercedes-Benz pour réduire
les coûts. Et la dernière mission du prochain SL n'est
pas la moindre, puisqu'il doit en plus remplacer et le prestigieux
300 SL et le 190 SL.
DESIGN
Le Mercedes 280 SL Pagode s'est immédiatement distingué
par son design du au crayon de Paul Bracq et de l'équipe
de design Mercedes-Benz de l'époque. Particulièrement
inspiré, Paul Bracq s'est attaché à respecter
le cahier des charges de l'usine en y apportant sa touche personnelle.
La ligne ponton a été totalement aplatie pour permettre
de donner non seulement une finesse de ligne au roadster allemand,
mais également pour accroître la visibilité
vers l'extérieur. Pour l'anecdote, c'est suite à une
petite erreur que le SL Pagode possède des petits bourrelets
d'ailes qui donnent du caractère à cet ensemble très
classique. En effet, la plate-forme réalisée à
Untertürkheim était légèrement trop étroite,
ce qui a contraint les designers à élargir les passages
de roues. La malle arrière et toute la poupe du Pagode sont
peut être la partie la plus réussie de l'auto. Les
petits feux arrière sont fins et reliés par un jonc
chromé qui courre sur la largeur de la malle de coffre. Ils
participent à l'élégance générale.
L'avant reprend les phares sous globe, dont les Facel-Vega se sont
inspirées par la suite. Sur les 280 SL Pagode, l'acheteur
pouvait opter en option pour des jantes alu en lieu et place des
jantes tôle avec enjoliveurs pleins bicolores. Cela donnait
un petit cachet plus sport, bien que le 280 SL Pagode, malgré
ses performances pour l'époque, n'a jamais eu de prétentions
sportives. Très pure, la ligne du SL 280 Pagode recèle
quelques petits détails d'époque, comme le bouchon
de remplissage d'essence qui ressort telle une verrue à droite
de la plaque minéralogique arrière. Le capot avant
possède un léger bosselage, l'étoile Mercedes-Benz
est en bonne position dans le centre de la calandre légèrement
inversée. Certains modèles eurent des pneus à
flancs blancs. Mais la grande particularité du SL 280 Pagode,
qui lui a donné son surnom, c'est bien évidemment
son hard-top à la forme peu commune. Béla Baréyni,
le très créatif Directeur du Bureau des Projets de
Mercedes-Benz (Plus de 2500 dépôts de brevets à
son actif !), avait alors pensé adapter cette forme de toit
à une berline. L'intérêt de ce toit " Pagode
" concave permettait d'améliorer la visibilité
intérieur, avec des montants plus fins, des vitres plus hautes.
L'accès à bord était également facilité.
Mais c'est Karl Wilfert qui eu l'idée de le transposer sur
un roadster tandis que Paul Bracq fut chargé du style final
et de l'intégration du hard-top dans le dessin du SL W113.
Une fois la porte ouverte, le SL 280 Pagode se distingue par une
habitabilité de premier ordre. Pas question en effet de se
contorsionner pour s'installer à bord, bravo le concept du
hard-top Pagode ! La place pour les jambes est généreuse
et derrière les sièges, on trouve de la place pour
glisser quelques bagages ou mettre un enfant en dépannage
en biais. Nous sommes loin des standards des petits roadsters anglais
de la même époque dans lesquels quelques notions de
souplesse étaient requises
Les sièges, recouverts
de cuir dans notre SL 280 Pagode d'un jour, sont très confortables
et dépourvus d'appuis-tête. En option, le client pouvait
en recevoir en fin de vie du 280 SL Pagode. La position de conduite
est excellente et même des grands gabarits peuvent s'y tenir
confortablement. Le volant, tout comme le levier de vitesses de
la boîte automatique possèdent une épaisseur
qui ferait sourire aujourd'hui. C'est donc du bout des doigts que
l'on change le statut des rapports et que l'on tourne le volant
en roulant, car il n'y a pas de direction assistée. Deux
gros compteurs sont regroupés derrière le (grand)
volant et situés entre les deux compteurs des informations
complémentaires (essence, eau
) sont montés.
La finition ne souffre pas la critique, surtout près de 40
ans après. La qualité Mercedes-Benz n'est donc pas
seulement un mythe. Sur le Pagode c'est une réalité
et c'est ce qui fait sa force aujourd'hui en collection. A noter
que des ceintures 3 points sans enrouleurs sont de série
sur l'exemplaire qui illustre ce dossier. Petit détail très
innovant pour l'époque : les buses d'aérations. Vous
en avez deux de chaque côté : une grande ronde à
volet pour les occupants, et une petite à basculeur pour
supprimer la buée sur les vitres latérales. Tout le
monde le dit, mais c'est une vérité, il faut être
deux pas trop faiblards pour retirer le hard-top. La capote manuelle
peut se manuvrer tout seul, mais là encore, il ne faut
pas être trop petit et avoir un peu de muscles. Le système
de verrouillage fonctionne avec une clé et est identique
à celui des SL R107 suivants.
MOTEUR
Sur les premier 230 SL Pagode, le moteur était le six en
ligne sept paliers de la berline 220 SEB (W108) réalésé
de 100 cm3. De plus, une pompe injection Bosch à 6 pistons
était monté pour améliorer la puissance et
le couple. Pour toute la partie mécanique, le SL Pagode devait
en effet reprendre un maximum d'éléments de la grande
série. Cela permettait ainsi de bénéficier
pour le client de la fiabilité des mécaniques de série,
et également pour Mercedes-Benz d'économiser les frais
d'études d'une nouvelle mécanique, de rationaliser
les pièces détachées et enfin d'éviter
que le réseau ait recours à de multiples formations.
Dès 1966, Mercedes-Benz réalèse le bloc à
2,5 litres (sa course est allongée de 6 mm). Sa puissance
et ses performances étaient inchangées, mais le couple
progressait de manière significative. Pour son 280 SL Pagode,
Mercedes-Benz l'équipe du nouveau six en ligne de 2,8 litres
équipé d'une injection de la berline 280 SE (W108
E28). Ce nouveau moteur est plus puissant avec 170 ch à 5
750 tr/mn et est plus souple grâce à un couple supérieur
de 24,5 mkg à 4 500 tr/mn. Son rendement moteur de berline
haut de gamme, 61,37 ch/litre, lui empêchait toute velléité
de pure sportive. Nous sommes alors aux antipodes d'Alfa Romeo ou
Honda. Ainsi motorisé, le 280 SL Pagode pouvait aller tutoyer
les 200 km/h, ce qui restait une valeur peu courante dans les années
60, et avalait le 0 à 100 km/h en 10 secondes et le kilomètre
départ arrêté en 31 secondes. Il pouvait être
équipé de série d'une boîte mécanique
à 4 rapports, ou en option d'une boîte mécanique
ZF à 5 rapports ou d'une boîte automatique à
4 rapports. C'est cette dernière que nous avons pu essayer.
Avec la boîte auto, le 280 SL Pagode offre deux visages. Soit
vous cruisez tranquillement et il se révèle le compagnon
idéal des ballades sur les petites routes. Soit vous sollicitez
l'accélérateur et le kick-down à câble,
et le six en ligne change de tonalité. Il rugit et propulse
le 280 SL Pagode avec une réelle énergie. Les relances
sont vives à défaut d'être sportive et il convient
vite de vous concentrer ensuite sur la conduite, car vous êtes
tout de même dans une auto des années 60. Pas question
en effet de l'attaque bras à la portière...
CHASSIS
Basé sur une plate-forme de berline 220 SEB (type W108) raccourcie
et renforcée, le 280 SL Pagode reprend également ses
suspensions. C'est donc une structure autoportante sur laquelle
sont greffées les suspensions. A l'avant on retrouve des
roues indépendantes avec triangles superposés, des
combinés ressorts hélicoïdaux et amortisseurs
télescopiques et une barre stabilisatrice. Pour l'essieu
arrière, une solution plus originale a été
retenue. Si les roues sont également indépendantes,
c'est un essieu brisé avec demi-arbres oscillants et ressorts
compensateur hydraulique, ressorts hélicoïdaux et amortisseurs
à gaz. Pour la sécurité passive, Bélà
Barényi, véritable apôtre de la sécurité
avait imaginé une cellule rigide dont les éléments
avant et arrière étaient déformables. Pour
limiter la prise de poids, les ouvrants étaient en aluminium.
Mais cela n'a pas empêché l'escalade dans la prise
d'embonpoint avec un poids total de 1 415 kg. La direction est alors
conçue avec un boîtier à re-circulation de billes
avec 4 tours de volant. Ce système a été monté
jusqu'au années 90 sur certains modèles. Pour les
modèles équipés de la direction assistée,
le rayon de braquage passait alors à 3 tours de volant de
butée à butée. Le plus gros défaut du
boîtier " à billes " est l'absence de précision
autour du point milieu. Quoiqu'il arrive, volant en main, l'absence
de direction assistée oblige à se concentrer sur sa
prise de main et l'amplitude des bras, surtout pour ceux qui conduisent
aujourd'hui avec la paume de la main. Les suspensions sont à
l'image des sièges : très souples. Où sont
donc passées les légendes des suspensions dures comme
du bois à l'allemande ? Pas sur notre 280 SL Pagode en tout
cas qui n'affiche fièrement que 65 000 kilomètres
d'origine Les suspensions sont très confortables et si l'envie
vous prenait d'attaquer un peu dans les courbes, le 280 SL Pagode
prend du roulis. Mais malgré cela, il reste collé
à la route. Il faut s'y faire. De toutes les manières,
ce n'est pas avec une auto de cet âge et de cette conception
que vous allez peaufiner votre pilotage. Il faut tout de même
souligner la rigidité du 280 SL Pagode qui en se tord pas
à chaque saignée sur la route, de même que l'on
ne note aucun bruits au niveau de la baie de pare-brise. Tout au
plus on enregistre de temps à autre quelques bruits de grincements
dus au travail de la caisse avec le hard top sur des chaussées
déformées, mais rien d'inquiétant. Les cabriolets
actuels avec toits escamotables rencontrent le même phénomène.
Les premiers obstacles mouvants de la circulation moderne nous obligent
à des freinages francs. Pas de problème. Les quatre
freins à disques ATE répondent présents et
freinent efficacement le 280 SL Pagode. Après cette prise
en main, il apparaît que le 280 SL Pagode est étonnement
moderne à la conduite. Jusqu'à une certaine vitesse
(environ 150 km/h) pas besoin d'être le roi du pilotage pour
rester sur la route. Cela en dit long sur l'avance technique du
SL à l'époque.
EVOLUTIONS...
La génération des Mercedes SL Pagode W113 ne remplace
pas réellement de modèles existants. Les 300 SL cabriolets
étaient plus exclusifs et très chers alors que les
190 SL avec leur petit quatre cylindres ne pouvaient rivaliser ou
prétendre à la généalogie du Pagode
avec ses performances limitées. On peut donc considérer
la génération des Pagode comme le vrai premier maillon
de la généalogie SL comme on les connaît aujourd'hui.
En mars 1963, au salon de Genève, Mercedes-Benz fait sensation
en dévoilant son nouveau roadster le SL 230. Son design élégant
teinté de sportivité fait date dans la maison de Stuttgart,
et met en avant son jeune designer français Paul Bracq. Très
rapidement, le surnom de " Pagode " a été
adossé au patronyme SL en raison de son hard top au toit
concave, à l'instar des monuments boudhistes. Le Mercedes
230 SL est équipé d'office d'un moteur six cylindres
en ligne de 2,3 litres qui développe 150 ch et 22 mkg de
couple. Donné à l'époque pour 200 km/h, le
Mercedes 230 SL pouvait alors passer pour une GT, à défaut
d'être d'une vraie sportive pure et dure, performante pour
son époque. Il convient de rappeler qu'à la même
période, certaines productions populaires contemporaines
fleuretaient tout juste avec les 100 km/h. Pour sa première
année de commercialisation, le Mercedes 230 SL remportera
en compétition son seul fait d'arme marquant avec une victoire
au rallye Liège-Rome-Liège 1963 aux mains de l'équipage
Böhringer-Kaiser. L'année suivante, les premières
modifications, mineures, sont opérées par l'usine
sur son porte drapeau. De nouvelles roues de 6 pouces au lieu de
5 sont en effet montées sur les 230 SL Pagode. A partir de
novembre, la roue de secours est montée à plat et
non plus verticalement. En décembre 1965, le Mercedes SL
230 est remplacée par le SL 250 type W113 A. Son nouveau
moteur est toujours un 6 cylindres en ligne, de 2,5 litres de cylindrée
qui développe 150 ch et 22 mkg. Les enjoliveurs de roues
reçoivent un tour chromé supplémentaire pour
l'occasion, tandis que quatre disques ATE sont montés au
lieu de deux disques Girling avant et des tambours arrière.
Enfin, le réservoir d'essence passe de 65 litres 82 litres
pour augmenter l'autonomie. Pour le marché américain
où certaines contrées ne sont pas inquiétées
par les précipitations, une version California sans capote
avec hard top et 2+2 places est commercialisée. A partir
de janvier 1967, Mercedes stoppe la production des SL 230. Quelques
modifications de détails interviennent sur la gamme SL comme
des nouveaux enjoliveurs de roues monobloc. En fin d'année,
Mercedes-Benz présente et commercialise le SL 280 type W113
E28. Son moteur est une évolution du 6 cylindres en ligne
réalésé à 2,8 litres développant
170 ch et 24,5 mkg. Les performances demeurent inchangées
en vitesse maximale, sauf pour le 0 à 100 km/h qui gagne
une seconde. L'intérêt principal est l'augmentation
du couple qui accroît le confort de conduite et les reprises.
En 1968, Mercedes-Benz arrête la production des 250 SL. Jusqu'en
1971, le Mercedes 280 SL Pagode ne connaîtra que peu d'évolutions
notables. Son succès est tel, qu'il n'y a pas de raison que
l'usine procède à de nouveaux développement
pour un modèle en fin de vie. En 1971, c'est l'arrêt
de production des SL type W113.
Mercedes-Benz présente le SL type R107 avec moteurs V8 et
6 cylindres en ligne. Plus cossu, plus lourd, plus puissant, ce
nouveau roadster SL marque une nouvelle étape dans la généalogie
SL, mais s'éloigne encore plus de la notion de sport qui
est pourtant l'une des initiales du modèle (SL = Sport Leicht
- Léger en Allemand). Il faudra attendre les premiers SL
type R129 des années 80 dessinés par Bruno Sacco pour
revenir à des produits plus efficaces et performants et attendre
véritablement la gamme actuelle avec les Mercedes SL 55 AMG
et SL 65 AMG pour enfin revenir au sport. La boucle est bouclée
ACHETER UNE
MERCEDES-BENZ SL (R113) 280 PAGODE
Avec l'image indestructible de Mercedes-Benz, les 280 SL Pagode
sont-elles des autos sans histoires ? On pourrait le penser pour
les SL qui ont été entretenus selon les préconisations
du carnet d'entretien et de l'usine. On ne le répétera
jamais assez pour les autos prestigieuses de la classe du SL, l'historique
et un entretien ad hoc est impératif pour éviter toute
déconvenue. Car, même un roadster des années
60, si sa cote est accessible, conserve des tarifs de pièces
d'une auto de ce rang, donc chères. Gros avantage chez Mercedes-Benz,
toutes les pièces sont disponibles et peuvent être
commandées directement chez votre concessionnaire local.
Dans la famille des SL Pagode W113, il conviendra d'éviter
soigneusement les 250 SL, dont la mécanique souffre d'une
faiblesse de sa ligne d'arbre qui tend à se déformer.
Les premiers symptômes se traduisent par des fuites d'huile
jusqu'à ce que le vilebrequin soit hors service. Il faut
alors procéder à la réfection de tout le bas
moteur. Le moteur 2,8 litres est robuste et fiable. Si vous l'entretenez
régulièrement (vidange tous les 5 000 kms, et une
révision complète tous les 10 000 km), votre 280 SL
Pagode pourra vous mener au-delà des 200 000 km. Comme toute
ancienne, si la plupart des SL Pagode ne sont pas abîmés
par la corrosion comme certains modèles transalpins, il faut
tout de même rester vigilant et scruter les dessous du modèle
convoiter pour détecter toute corrosion. Les frais de carrosserie
restent en effet très chers lorsqu'il faut y avoir recours.
Pour les boîtes de vitesses, la ZF, très rare, laisse
quelques fuites d'huile perler tandis que la boîte automatique
peut perdre sa douceur de fonctionnement et générer
des à-coups au changement de rapport si le moteur est mal
réglé. Pour les trains roulants, le train avant est
plus souvent touché avec l'usure des axes de fusée,
le désserrage des axes de réglages de carrossage et
les silentblocs de berceau du train. Il n'est pas rare de voir arriver
des SL Pagode à l'atelier avec l'arrière avachît.
Il faut procéder à la réfection du système
d'essieu brisé. Aujourd'hui on trouve des SL Pagode à
partir de 15 000 euros. Mais à ce niveau de prix, on trouve
rarement des 280 SL Pagode, et encore moins en état concours.
Mieux vaut être prévoyant et opter pour un très
bel exemplaire entretenu et au passé limpide à 20
voire 25 000 euros. Quoiqu'il arrive, les frais de remise en état
sont tels, qu'un Pagode fatigué ne mériterait même
pas les 10 000 euros. Sondez également le vendeur pour vérifier
que le Pagode convoité dort bien dans un garage fermé
tous les jours. Si vous respectez tous ces préceptes, vous
jouirez alors d'un roadster au charme et à l'élégance
inimitable qui a le bon goût de toujours démarrer au
quart de tour et de ne jamais vous laisser en panne sur le bord
de la chaussée. Mais la tranquillité a un prix qu'il
faut payer pour suivre la bonne étoile
:: CONCLUSION
Voiture mythique, le 280 SL Pagode reste une auto désirable
surtout pour les amateurs français puisque sa ligne est l'uvre
d'un de nos compatriote talentueux et très inspiré,
Paul Bracq. Fiable, presque utilisable au quotidien s'il n'y avait
le coup d'entretien et remise en état, élégant
et performant, le 280 SL Pagode jouit en plus de l'image SL et Mercedes-Benz.
Un véritable label qui incite à la prudence lors de
l'achat pour trouver le bon pour pouvoir profiter du soleil sous
le signe de l'étoile. Et si le 280 SL Pagode était
l'ancienne par excellence sans histoire ?...
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LES VOITURES DES INTERNAUTES
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UN SL 280 PAGODE BICHONNE...
Le 280 SL Pagode que l'ami Jean-Pierre a bien voulu
mettre à notre disposition est dans un état
tout à fait exceptionnel. Il faut dire qu'il
n'a que 65 000 km au compteur d'origine ! Jean-Pierre
a pu le racheter à une famille qui l'avait acquis
neuf à l'époque. Malheureusement, le fils
a voulu s'en servir et son aventure automobile s'est
mal terminée. Pas pour lui, mais surtout pour
le SL. C'est à ce moment que Jean-Pierre s'est
proposé de leur racheter en l'état. Il
a pu ainsi panser les plaies et les meurtrissures du
malheureux Pagode. Vu le résultat aujourd'hui
on ne peut que saluer les efforts de Jean-Pierre. Son
SL est entretenu comme il faut, le carnet est tamponné
tous les 5 ans. Régulièrement, Jean-Pierre
sort son SL et l'utilise également beaucoup lors
des sorties organisées pour les adhérents
de l'Amicale de Locomotion. Voilà un 280 SL qui
a la vie belle
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CHRONOLOGIE
1963 : En mars au salon de Genève, présentation
du nouveau Mercedes SL 230 (type W113). Moteur 6 cylindres en ligne,
2,3 litres, 150 ch et 20 mkg.En juillet, démarrage de la
production des Mercedes SL 230.Victoire au Rallye Rome-Liège-Rome
avec l'équipage Böhringer-Kaiser.
1964 : Nouvelles roues de 6 pouces au lieu de 5.En novembre,
la roue de secours est montée à plat et non plus verticalement
car le réservoir est de 82 litres au lieu de 65.
1966 : En mai, une boîte mécanique ZF à
5 rapports peut être choisie en option.En décembre,
le Mercedes SL 230 est remplacée par le SL 250 type W113
A). Moteur 6 cylindres en ligne, 2,5 litres, 150 ch et 22 mkg. Enjoliveurs
de roues avec tour chromé supplémentaire, 4 disques
ATE au lieu de 2 Girling AV et de tambours AR, l'essieu arrière
brisé reçoit un nouveau compensateur, désormais
hydraulique.Version California sans capote avec hard top et 2+2
places.
1967 : En janvier, Mercedes stoppe la production des SL 230.Le
27 février, le 250 SL est commercialisé.Enjoliveurs
de roues monobloc.En fin d'année, présentation du
Mercedes SL 280 (type W113 E28). Moteur 6 cylindres en ligne, 2,8
litres, 170 ch et 24,5 mkg.
1968 : Mercedes arrêt la production des SL 250.
1969 : Nouvelle option au catalogue pour le 280 SL Pagode
: les jantes alu.
1970 : Modifications moteur : le régulateur situé
à l'arrière disparaît et la pipe d'admission
est modifiée.
1971 : Arrêt de production des SL type W113.Lancement
du nouveau Mercedes SL type R107 avec moteurs V8 et 6 cylindres
en ligne.
CE QU'ILS EN ONT PENSE :
"La 230 SL, est bien une voiture allemande. Alors qu'on se
laisse glisser sur le large fauteuil, la portière se ferme
avec un bruit sourd. Pas à dire, ça joint mieux qu'un
capot de 4L !
Notre voiture à près de 25 ans,
et pourtant une jeunesse éclatante. Bien sûr on peut
se demander si elle mériterait encore en 1987 son sigle "
SL " (Sport Leicht) avec ses 1300 kilos, mais sa silhouette
en fait une petite auto
à condition qu'on ne veuille
pas " faire un temps " avec dans le Turini. Derrière
le grand volant " agrémenté " d'une commande
d'avertisseur bien dans le style " sixties ", le tableau
de bord marie le bois et l'acier de la couleur carrosserie. Le style
des cadrans a du être étudié en fonction du
marché américain : deux gros compteurs, et entre les
deux, un cadran vertical, peu esthétique mais regroupant
toutes les informations nécessaires (niveau d'essence, pression
d'huile, température d'eau)."
SPECIAL SIXTIES - HS AUTO PASSION - 1987 - Mercedes SL 230 Pagode
W113.
"Repli donc, vers des plaisirs plus
doux : conduite rapide mais souple sur les longs rubans mieux déliés,
spectacle du long capot, discrètement bossué pour
contenir le gros six cylindres. La force tranquille est un slogan
beaucoup trop connoté et c'est dommage : il conviendrait
à merveille à cette voiture, qui vous régale
moins de ses accélérations que de l'idée qu'elle
pourrait aller vite si vous veniez à le souhaiter. Le moteur
répond parfaitement dès le bas des tours et c'est
même l'une de ses plus belles qualités que de savoir
ainsi " repartir " en troisième sans se troubler,
dès quinze ou vingt kilomètres/heur. Promesse de performances
un peu trahie par la boîte quatre rapports."
SPORT AUTO - Essai rétro avril 1995 - Mercedes SL 280
Pagode W113.
Liens conseillés :
www.fande-mercedes-amg.com/forum - Roadsters.fr, passion cabriolet |