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LE CHANT DU CYGNE
Chez Alpine, le modèle GTA
V6 Turbo arrive en fin de carrière et ses ventes s'essoufflent.
La concurrence active et prestigieuse fait en effet du tort à
l'une des dernières GT française. Alors pour faire
patienter les clients jusqu'à l'arrivée de l'Alpine
A610 et éviter la chute définitive des Alpine GTA,
une version body-buildée voit le jour : l'Alpine V6 Turbo
" Le Mans ". Mais comme souvent avec les nouvelles productions
de Dieppe, la critique est vive, car si le physique se muscle, le
moteur perd 15 ch pour raison économiques et écologiques...
Texte:
Nicolas LISZEWSKI - Photos: D.R.
Tout a été dit ou écrit sur l'Alpine GTA V6
Turbo " Le Mans ". Lors de sa présentation en avril
1990, la critique avait été vive et virulente. Les
passionnés ne supportaient pas en effet de constater que
la " Le Mans " s'améliore sur le plan esthétique
mais régresse sur le plan de la puissance pure : 185 ch contre
200 ch. Cela a soulevé d'autant plus de polémiques
que dans le même temps, Renault avait modifié la Renault
25 V6 Turbo équipée du même moteur, et lui avait
donné 205 ch (+23 ch) pour compenser la perte de puissance
occasionnée par le catalyseur. Alors simple accroc à
l'ego des fanatiques d'Alpine ou véritable scandale national
? Un peu des deux à la fois, car si on jette un coup d'il
dans le rétroviseur, la marque Alpine rappelle à ceux
qui les ont vécu de beaux souvenirs. Une berlinette qui a
tué la marque par son charisme et son palmarès, empêchant
ainsi toute descendance dans la sagesse, de très nombreux
succès en compétition (rallyes, Le Mans
) et
surtout et avant tout une aventure humaine initiée par Jean
Rédélé ont forgé l'histoire Alpine.
Difficile dès lors de commercialiser des voitures de sport
et des GT sans engagement permanent en compétition et sans
générer de l'insatisfaction. Nous avons souhaité
à la rédaction de l'Automobile Sportive.com revenir
sur l'Alpine GTA V6 Turbo " Le Mans " pour réhabiliter
un modèle très séduisant et qui lors de sa
sortie en 1990 avait fait rêver les adolescents que nous étions.
Et avec seulement 325 exemplaires produits, cette " Le Mans
" est assurément un collector digne de figurer dans
notre guide d'achat.
DESIGN
Le design de l'Alpine GTA
a toujours été le sujet de vives polémiques.
Surtout pour sa partie avant jugée un peu mièvre.
Pour tout vous avouer, j'ai toujours adoré cette Alpine,
tant dans sa ligne que pour le reste, car elle fut la première
GT à laquelle je me suis intéressé à
la naissance de ma passion automobile. Mais, avec du recul et de
l'honnêteté, le nombre de critiques à ce sujet
ne peut être décemment passé sous silence. En
1987, un spécialiste allemand du tuning sur Alpine, Heinz
Christian Kleinemeir (concessionnaire Renault de son état
en Allemagne), prépare et conçoit un kit carrosserie
spécifique pour redonner plus de personnalité à
l'Alpine GTA. Si la partie arrière, jugée déjà
très séduisante sur l'Alpine GTA de série,
est restée quasiment telle quelle, les ailes et la face avant
sont très nettement retouchées. Les clignotants ont
quitté la proximité des phares pour aller se loger
dans le bouclier avant à côté des antibrouillards.
Sur la version définitive de l'Alpine V6 Turbo Le Mans, ils
migreront plus haut, toujours dans le bouclier avant. Un bas de
caisse spécifique a été ajouté, et de
très belles jantes aluminium 3 parties en nids d'abeille
ACT à large déport poli sont montés. Ainsi
montée, l'Alpine GTA est transfigurée. Fini la finesse
aérodynamique, bonjour sportivité affirmée.
Le résultat est tellement probant, que les deux exemplaires
équipés par Kleinemeir sont dévoilés
en 1988 à Jacques Martin, directeur de l'usine Alpine. Si
d'emblée, le dessin de cette Alpine virilisé a plu
au directeur de l'usine Alpine, espérant ainsi refaire le
coup du Pack GT de l'A310
pour relancer les ventes, il faut toutefois le soumettre
à Patrick Le Quément qui dirige le design Renault.
Entre 1988 et 1990, Renault et Alpine ont donc retravaillé
le kit d'origine de Kleinemeir (ils lui ont racheté le dessin)
pour l'adapter à moindre coût à la chaîne
de production. A l'arrière, deux sorties d'échappement
chromées du plus bel effet redonnait du lustre sportif à
cette Alpine qui possédait un macaron Alpine sur la calandre,
et non plus le losange. L'habitacle était en tout point identique
à une V6 Turbo du même millésime. L'équipement
de série était en revanche plus généreux
(ABS, chaîne hi-fi, jantes ACT
) et la sellerie cuir
(en option) recouvrait également la planche de bord. Cela
masquait ainsi la qualité de finition qui n'était
pas le point fort de l'Alpine. Le dessin de la planche de bord ainsi
que les matériaux employés fit également l'objet
de très vives critiques. Pourtant, la position de conduite
ainsi que l'ergonomie des commandes sont le point fort de l'Alpine
V6 Turbo Le Mans.
MOTEUR
C'est toujours le V6 PRV turbocompressé (Turbocompresseur
Garret T3 avec échangeur air-air) en porte-à-faux
arrière qui se charge de mouvoir l'Alpine V6 Turbo Le Mans.
D'une cylindrée de 2,5 litres et équipé de
manetons décalés, le V6 de l'Alpine Le Mans développe
15 chevaux de moins que celui des V6 Turbo traditionnelles. Et surtout
dans le même temps, la Renault 25 V6 Turbo qui a également
été dépolluée, gagne en puissance. Alors
? Que s'est-il passé ? En réalité, le moteur
de l'Alpine V6 Turbo Le Mans n'est ni le même que celui de
la 25, mais un bloc dérivé, ni le même que celui
de l'Alpine V6 Turbo type D 501 " Suisse ". C'est en réalité
le moteur de l'Alpine V6 Turbo type D502 monté depuis le
millésime 1988. Si dans le cas de la Renault 25, une modification
conséquente du V6 (avec homologation à la clé)
se justifiait économiquement, il n'en était pas de
même pour une auto qui ne devait pas dépasser les 350
exemplaires. D'autant moins que l'Alpine
A610 était déjà en fin de développement
avec un moteur déjà dépollué et qui
allait développer 250 ch. Alors pour compenser cette perte
en puissance, Danielson en collaboration avec les services techniques
de l'usine Alpine, va élaborer un kit moteur qui fera grimper
la puissance à 210 ch au lieu des 185 d'origine. Pour ce
faire, il modifiait le calculateur d'injection et d'allumage, un
nouveau régulateur majore la pression d'essence, un nouveau
turbocompresseur est monté. Ainsi équipé, le
turbocompresseur souffle à 1 bar au lieu de 0,7 bar dans
les bronches du V6 PRV. Le couple progressait également de
manière significative puisqu'il passait à 35 mkg au
lieu de 30 mkg. Le montage de ce kit n'était possible que
par les services Après-vente Renault avant livraison du véhicule
neuf au client. Pour 16 000 francs de l'époque, le client
Alpine pouvait donc avoir le plumage Le Mans, et le ramage en option
et conserver la garantie usine. La boîte mécanique
est toujours à 5 rapports tandis que la transmission est
plus longue en raison des roues plus grandes. Chrono en main, l'Alpine
V6 Turbo Le Mans est en effet moins véloce que ses surs
à carrosserie standard et moteur de 200 ch. Mais une fois
installé dans le baquet conducteur, la différence
n'est pas réellement perceptible car seulement 1 seconde
les séparent sur l'exercice du 1000 mètre DA. Et avec
une vitesse de pointe de 238 km/h, on ne peut pas parler d'une GT
au rabais. Dans l'exercice des reprises, l'Alpine V6 Turbo Le Mans
se montre même plus à l'aise que ses jeunes surs
impétueuses.
CHASSIS
L'Alpine V6 Turbo Le Mans respecte la tradition technique Alpine
avec un châssis poutre en acier et une carrosserie polyester.
Sur ce châssis poutre, les techniciens de Dieppe ont monté
à l'avant des quadrilatères transversaux à
deux triangles superposés avec des jambes amortissantes (ressorts
hélicoïdaux + amortisseurs hydrauliques télescopiques).
Un système analogue était monté pour le train
arrière. La direction à crémaillère
offrait 2,94 tours de butée à butée. Avec seulement
1,2 tonnes à mouvoir, les freins à disques ventilés
de diamètre généreux, bien assistés
par un ABS Bosch à 5 capteurs, faisaient leur office avec
sérieux et efficacité. Enfin, les très belles
roues en aluminium ACT à nid d'abeille en 3 parties, participent,
non seulement à l'esthétisme avec ses larges déports
polis, mais également à la tenue de route puisque
des Michelin MXX de 205/40 ZR 16 à l'avant et 255/40 ZR 17
sont montés. Inutile de préciser qu'avec de telles
dimensions, l'Alpine V6 Turbo Le Mans accroche le pavé. Presque
trop d'ailleurs, car si en conduite normale sur route ouverte elle
semble impériale, tant que l'on ne taquine pas la partie
extrême droite du tachymètre, sur circuit un sérieux
bagage en pilotage est impératif. En effet, entre le moteur
de série qui perd quelques chevaux, et l'adhérence
qui fait un bond spectaculaire, l'Alpine V6 Turbo Le Mans est très
exigeante aux limites d'adhérences. Le décrochement
est alors souvent brutal et la puissance sur les roues arrière
ne suffit pas toujours pour la remettre en ligne. Le secret est
de bien la connaître afin de la placer correctement à
l'entrée d'une courbe pour pouvoir sortir le plus proprement
et rapidement possible. Il est intéressant à ce titre
de relire l'extrait d'un essai d'Echappement qui illustre à
merveille ce caractère propre à l'Alpine V6 Turbo
Le Mans.
EVOLUTIONS...
En 1984, Renault et Alpine font sensation en présentant les
nouvelles Alpine GTA. Sensation
le mot n'est peut être
pas exact, car les critiques furent déjà vives. La
première version à être commercialisée
était la GT avec son V6 carbu hérité de l'Alpine
A310. Ses performances étaient loin d'être ridicules
et son prix de vente défiait toute concurrence. Mais sa face
avant fut toujours l'objet de polémiques, sans parler de
la présentation et finition intérieure indignes d'une
GT. Quant au V6 PRV atmo avec sa grosse gamelle, cela sentait le
réchauffé. Dès l'année suivante, la
version turbo et ses 200 ch remis les pendules à l'heure.
Mais sa finition et sa présentation lui faisait toujours
défaut. Sans parler de l'absence d'identité Alpine,
puisque le losange était apposé sur la face avant.
Il faudra attendre 1989 avec l'Alpine V6 Turbo Mille Miles pour
voir le retour de l'emblème Alpine. Malgré les timides
tentatives de Renault pour relancer sa GT, les ventes s'essoufflent
toujours et la remplaçante de l'Alpine GTA n'est pas encore
prête. Mais il faut revenir à la fin de l'année
1987 pour les prémisses de la future Alpine V6 Turbo Le Mans.
Un tuner allemand, amateur d'Alpine, présente deux GTA modifiées
par un kit carrosserie fait maison. L'année suivante, un
des deux modèles est rapatrié à l'usine de
Dieppe pour être étudié et réadapté
à la production. En février 1990, la première
Alpine V6 Turbo Le Mans sort des chaînes de production et
en avril elle est présentée officiellement. Avec son
V6 dépollué qui perd 15 ch, une solution de gain de
puissance est proposée par un kit Danielsson qui ramène
la puissance à 210 ch, mais uniquement sur les modèles
commandés en usine. La modification était effectuée
dans le réseau Renault avant la livraison du modèle
concerné. En 1991, après 325 exemplaires produits,
Renault stoppe la production des Alpine GTA tous modèles
confondus. L'Alpine A610 est présentée et commercialisée.
ACHETER UNE
ALPINE GTA V6 TURBO LE MANS
Trouver sur le marché de l'occasion une auto produite à
325 exemplaire n'est pas chose facile. Il faut donc comme souvent
se montrer patient et guetter toute nouvelle auto sur le marché.
Comptez environ 20 000 euros pour une très belle Le Mans,
entretenue et à l'historique limpide. Très souvent,
ces autos ont peu roulé et n'affichent que des kilométrages
inférieurs à 100 000 km. Les actuels propriétaires
les couvent jalousement dans leur garage et les utilisent souvent
lors des sorties clubs Alpine. La plupart d'entre-eux sont souvent
des purs passionnés d'Alpine et possèdent généralement
d'autres productions de Dieppe. Globalement, l'Alpine V6 Turbo est
très fiable. Si les précédents propriétaires
respectent les règles d'usage impératives pour les
mécaniques turbocompressées (huile de très
haute qualité, vidanges régulières, pas de
coup de gaz à l'arrêt du moteur
), le V6 se montre
indestructible, de même que la boîte. Ce sont plus les
accessoires intérieurs électriques qui peuvent montrer
quelques signes de fatigue prématurés. N'hésitez
pas à vous glisser sous la caisse pour inspecter le châssis
et surveiller que la belle n'aurait pas tapé. De plus, il
faut rester vigilant et ne pas se faire " refourguer "
une fausse Le Mans. Des petits malins ont en effet monté
un kit carrosserie Le Mans sur leur Alpine V6 Turbo et les revendent
après aussi cher que des Le Mans véritables. Mais
à la vue de l'esprit d'origine et du nombre de vraies Le
Mans produites, ces vendeurs ne peuvent espérer la même
cote. Pour vous aider, sachez que les vraies versions Le Mans possèdent
le type usine " D502 05A " tandis que les Danielson 210
ch le type " D502 05A / Modifié ". Pour l'entretien,
de nombreux spécialistes Alpine établis depuis de
nombreuses années sont à même de les entretenir,
tandis que dans des régions excentrées des Agents
ou Concessions Renault avec des techniciens qualifiés et
passionnés pourront également entretenir et réparer
votre Alpine V6 Turbo Le Mans. Gardez bien à l'esprit que
tous les carrossiers ne sont pas toujours experts dans le travail
du polyester. Comme toujours privilégiez une auto un poil
plus cher mais au passé clair et net, plutôt que d'opter
pour un premier prix qui vous réservera quelques (mauvaises)
surprises.
:: CONCLUSION
Véritable GTA sublimée, l'Alpine V6 Turbo Le Mans
est un collector à plus d'un titre, à commencer par
sa rareté. Aujourd'hui sa perte de puissance est anecdotique,
le temps ayant fait son uvre. En revanche, son look agressif
à souhait est très charmeur et ne fait que regretter
que les Alpine GT et V6 Turbo ne soit pas commercialisée
ainsi depuis 1984. La présentation améliorée
et les plastiques de meilleure facture cachent en partie l'intérieur
si critiqué tandis que le V6 Turbo amélioré
depuis 1988 est très fiable. A partir de 20 000 euros, vous
posséderez alors une Alpine sans histoire pour les ennuis,
mais chargée d'histoire dans la généalogie
Alpine. Un véritable chant du cygne...
PRODUCTION
1990 : 291 exemplaires
1991 : 34 exemplaires
TOTAL : 325 exemplaires
Dont 26 en conduite à droite
CHRONOLOGIE
1978 : Victoire de Renault aux 24 Heures du Mans avec une
Alpine-Renault pilotée par Pironi-Jaussaud.
1984 : Début de la production des premières
GTA V6 GT type D500 05.
1987 : A la fin de l'année, Heinz-Christian Kleinemeir
équipe 2 Alpine GTA V6 Turbo d'un kit carrosserie fait maison.
1988 : Alpine rapatrie à Dieppe une des deux GTA V6
Turbo (la rouge) pour le démarrage de l'étude de la
future version " Le Mans ".
1989 : En juin, commercialisation de l'Alpine GTA V6 Turbo
" Mille Miles " avec réapparition de l'écusson
Alpine.
1990 : Fin février, la première Alpine GTA
V6 Turbo " Le Mans " est produite.
En avril, présentation et commercialisation de l'Alpine GTA
V6 Turbo " Le Mans ".
En juillet, le réseau Renault commercialise le kit moteur
Danielson 210 ch sur les modèles neufs livrés. La
garantie constructeur était toujours valide.
1991 : Les derniers exemplaires sortent des chaînes
de Dieppe.L'Alpine A610 est commercialisée.
CE QU'ILS EN ONT PENSE :
"Série spéciale devant être construite
à 500 exemplaires (dont 300 pour la France), l'Alpine Le
Mans décevante sur le " papier " par sa puissance
en régression, démontre à l'usage un agrément
et des qualités routières en progrès. Elle
demeure toujours compétitive, malgré un prix en nette
hausse. Mais ce n'est qu'un modèle de transition, une version
beaucoup plus élaborée notamment avec transmission
intégrale et moteur beaucoup plus puissant étant en
préparation."
L'AUTOMOBILE MAGAZINE - 1990 - Alpine GTA V6 Turbo Le Mans.
"Objectivement, le bilan qui s'établit
à l'issue de cet essai est quelque peu mitigé. Le
principal atout de l'Alpine face à la concurrence, on le
sait, est sont exceptionnel rapport prix-performances. Or, dans
la version " Le Mans ", celui-ci en prend pour son grade,
puisqu'au recul des secondes répond une avancée non
négligeable du premier, qui grimpe allègrement à
350 000 F. Chiffre qui demeure cependant sensiblement inférieur
aux factures de Porsche ou de Lotus. Alors un supplément
de plus de 50 000 F pour s'offrir ce qui se résume finalement
à des retouches cosmétiques, est-ce bien raisonnable
? Je vais sans doute vous surprendre, mais je réponds oui
sans hésiter. L'automobile, la vraie, c'est avant tout une
affaire de passion. Or, j'avoue que depuis que j'ai vu l'Alpine
" Le Mans ", j'ai définitivement succombé
à sa ligne. Et quand on aime, on ne compte pas, n'est-ce
pas ?"
SPORT AUTO - 1990 - Alpine GTA V6 Turbo Le Mans.
"La mise en appui est aisée
dans les courbes rapides, mais ça se complique dans les serrés.
Si vous n'êtes pas très énergique et que vous
réaccélériez tôt, vous subirez inévitablement
un fort sous-virage qu'il sera impossible de contrer en tentant
de faire patiner les roues arrières, la motricité
étant disproportionnée à cause des pneus largement
dimensionnés et de la disposition du moteur (porte-à-faux
arrière). Si vraiment vous tenez à faire le pitre
et épater votre auto-stoppeuse à l'aide de grandes
dérives, nous ne saurions que trop vous conseiller de vous
exercer auparavant sur un large circuit. En effet, la puissance
ne permet pas d'accompagner les dérives à l'accélérateur.
Tout se joue sur l'adhérence. Et comme elle est importante,
le survirage arrive assez violemment tout comme la reprise d'adhérence."
ECHAPPEMENT - 1990 - Alpine GTA V6 Turbo Le Mans.
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