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LE GRAND TOURISME SUBLIMÉ !
A Buchloe, chez Alpina, les préparations tiennent lieue
d'automobiles d'exception puisque le petit préparateur allemand
a même le statut de constructeur outre-Rhin. Importées
durant les années 80 par la Garage du Bac en région
parisienne, les Alpina ont alors bénéficié
en France d'une aura, confidentielle certes, mais certaine. Le moteur
six en ligne de 3 litres du catalogue BMW est mis à la sauce
turbo avec au programme 300 ch et plus de 250 km/h ! De quoi donner
l'art et la manière au coupé BMW Série 6 E24...
Texte:
Nicolas LISZEWSKI - Photos: D.R. et C. Quiévreux
C'est dans les années 60 que Burkhard Bovensiepen, président
et fondateur d'Alpina,
profite d'un coup de malchance pour les clients BMW. En effet, nous
sommes alors en 1963, et BMW
commercialise sa nouvelle motorisation sur sa berline. De 1500 cm3,
elle passe à 1800 cm3 avec bien évidemment des performances
améliorées. Voilà un coup du dur pour les clients
qui venaient d'acquérir une BMW 1500. Burkhard Bovensiepen
y voit là l'opportunité de démarrer pleinement
son activité de " tuner ". Un kit moteur est donc
proposé pour les clients possesseurs de BMW 1500 qui leur
permettait alors pour la somme de 980 Deutsch Mark d'avoir des performances
identiques à la version 1800. Le département recherche
et développement de BMW a testé et étudié
la préparation d'Alpina, et l'a trouvé convaincante
et bien réalisée. BMW décida alors d'accepter
d'apporter son soutien au petit tuner de Buchloe. Ainsi a démarré
l'histoire d'Alpina. Depuis, Alpina modifie et améliore les
modèles de la gamme BMW avec la bénédiction
bienveillante du constructeur munichois. Mais bien plus qu'un simple
tuner allemand, Alpina est constructeur puisque tous les véhicules
qui sont vendus par l'usine de Buchloe sont badgés "
Alpina " et la carte grise est au nom d'Alpina pour l'item
constructeur. Cela est effectif depuis 1983, année durant
laquelle Alpina a été enregistré au registre
des constructeurs allemands. L'arrivée du nouveau coupé
BMW Série
6 E24 (dessiné par Paul Bracq), qui vient remplacer les
anciens coupés CS, donne l'occasion pour Alpina de compléter
son offre et de proposer une des GT les plus abouties de son époque
DESIGN
Il est inutile de présenter en long en large et en travers
la carrosserie des coupés Alpina. Reprenant intégralement
les BMW Série 6 type E24, l'Alpina B7 Turbo se voit améliorée
subtilement par un kit carrosserie discret et de bon goût.
L'élément le plus visible est le spoiler avant qui
a deux fonctions : esthétique et aérodynamique. Il
est évident qu'avec les vitesses maximales affichées
par ces versions ultraperformantes, l'aérodynamique et les
appuis doivent être soigneusement étudiés sous
peine d'autos non maîtrisables et dangereuses. La malle arrière
reçoit un petit becquet en plastique noir mat (retiré
sur notre exemplaire d'essai), des jantes de 16 pouces multi-bâtons
Alpina sont montées et enfin des décorations latérales
typiquement Alpina (des filets décoratifs en réalités)
sont apposés sur les flancs de la voiture. Lors du passage
en carrosserie pour la réfection de la peinture, Christophe,
le propriétaire de l'Alpina B7 Turbo qui illustre nos pages,
n'a pas souhaité les remettre afin de conserver une discrétion
de bon aloi. Ici et là sont disséminés des
logos " Alpina " afin de rappeler aux fins observateurs
qu'ils ne sont pas en présence d'une " simple "
BMW Série 6 E24. L'allure générale de l'Alpina
B7 Turbo reste encore très séduisante, malgré
le temps qui passe. Le profil de l'auto et surtout sa partie arrière
reste, à notre avis, une des meilleures réussites
stylistiques de Paul Bracq avec la Mercedes SL Pagode. L'habitacle
est resté presque inchangé comparé aux cousines
de Münich. La planche de bord reçoit une batterie de
compteurs supplémentaires sur la console centrale tandis
que de nombreux éléments sont siglés "
Alpina " à l'image des compteurs spécifiques.
Le volant Alpina 4 branches est bien dans le ton de l'époque
tandis que la sellerie en cuir rouge foncée est terrible
! A noter l'ergonomie excellent des sièges baquets qui autorisent
une position idoine pour conduire. Fait suffisamment rare pour être
souligné, le coussin sous les cuisses est réglable
en profondeur et permet ainsi d'avoir les jambes calées jusque
sous les genoux. Au bas du levier de vitesse, une petite grille
vous rappelle que la boîte sport Getrag est à première
inversée. Entre les deux sièges, une petite molette
ronde sert à modifier la pression de suralimentation ! L'équipement
de série sur les Alpina est complet avec vitres électriques,
climatisation, direction assistée
Pas mal pour une
auto qui a déjà plus de 20 ans ! En fait les clients
Alpina choisissent dans le catalogue BMW toutes les options qu'ils
souhaitent puis l'auto est ensuite modifiée chez Alpina.
MOTEUR
Pour offrir des performances exceptionnelles (surtout à l'époque)
à son Alpina B7 Turbo, le constructeur de Buchloe a porté
son choix sur le 6 cylindres en ligne 3 litres BMW. En réalité,
c'est la berline B7 Turbo (basée sur la BMW Série
5 E28) qui a inauguré ce nouveau moteur Alpina. Mais n'imaginez
pas qu'Alpina a simplement greffé un turbocompresseur sur
le 6 cylindres BMW. Tout le bloc moteur et ses équipements
mobiles ont été revus et étudiés pour
offrir performances et fiabilité. De nombreux éléments
ont donc été dessinés et conçus spécifiquement
pour le moteur des Alpina B7 Turbo (berline et coupé). Le
taux de compression a été abaissé, des pistons
Mahle ont été installés et un nouveau système
d'injection spécifique a été monté.
Le turbocompresseur KKK 27 possède une pression oscillant
de 0,4 à 0,85 bars selon l'humeur du conducteur par la molette
de réglage située entre les sièges avant. La
puissance annoncée est donc de 300 ch à 6 000 tr/mn
et un couple de 465 Nm à 2 500 tr/mn. Par un simple ballet
des doigts sur la molette la puissance disponible passe donc de
250 à 300 ch ! Pour pouvoir passer autant de couple et résister,
Alpina utilise une boîte de vitesses mécanique Getrag
à 5 rapports avec grille inversée (première
en bas à droite). Idéalement étagée,
cette boîte permet d'exploiter pleinement le potentiel mécanique
du moteur et autorise ainsi des performances de premier plan. Un
peu plus de 250 km/h en vitesse maximale, le 0 à 100 km/h
en 6 secondes et le kilomètre départ arrêté
en moins 26 secondes. Sur le papier, les performances sont flatteuses.
Volant en main (nous remercions au passage Christophe pour sa confiance),
la poussée est bien réelle. L'auto s'arrache de l'arrêt
avec prestance. Nous sommes certes loin de la vivacité à
l'arrêt d'une Lotus
Elise, poids oblige (1550 kg, soit deux fois plus lourd que
la Lotus
ou qu'un Speedster
Opel). Première, seconde, troisième en se concentrant
sur la grille de boîte inversée, sur une autoroute
de la " Germanie orientale ", plusieurs dizaines de kilomètres
avalés à une vitesse de croisière de 200 à
220 km/h ! C'est dans ces allures que le moteur dévoile tout
son potentiel. Des reprises époustouflantes, une souplesse
de tous les instants (ce qui est moins vrai au ralenti) et des accélérations
dantesques. Le moteur reste (trop ?) discret et seul une subtile
sonorité envahit l'habitacle. Une vraie GT à l'état
pur qui met la manière et les formes pour flirter avec les
performances. L'esprit Alpina respecté à la lettre.
CHASSIS
L'Alpina B7 possède une classique coque autoporteuse sur
laquelle sont fixées les éléments de suspensions.
A l'avant on retrouve des McPherson avec bras superposés.
Les ressorts à fil conique à flexibilité variable
sont montés avec des amortisseurs Bilstein à gaz.
Une barre anti-roulis de 19 mm est également montée
pour la stabilité de l'auto à haute vitesse. Des triangles
à bras obliques sont montés à l'arrière.
Ils sont complétés de ressorts à fil coniques
et d'amortisseurs à gaz Bilstein. Le train arrière
reçoit lui aussi une barre antiroulis de 14,5 mm. La direction
utilise un boîtier à billes et est assistée.
Les quatre roues possèdent des freins à disques largement
dimensionnés. Les disques avant sont ventilés. Le
pont arrière reçoit un autobloquant avec radiateur
de refroidissement d'huile ! Pas de doute, l'Alpina B7 Turbo semble
bien éloignée du bricolage de quelques garagistes
qui se revendiquent comme des tuners. Ici, l'expérience de
la course et les solutions techniques longuement testées
et approuvées par les techniciens d'Alpina sont la priorité.
Sur la route, difficile de tester en détail le potentiel
du châssis d'autant plus qu'il serait malvenu de faire une
sortie de piste avec la voiture d'un particulier ! Toujours est-il
qu'à très hautes vitesses et sur autoroute, l'Alpina
B7 Turbo offre un comportement routier efficace et serein. Ni trop
dur, ni trop souple, le compromis trouvé semble idéal.
Lorsque l'on relit quelques essais d'époque, dans Sport Auto
ou Auto Hebdo, les journalistes ne tarissent pas d'éloge
sur le comportement routier de l'Alpina B7 Turbo. C'est vrai que
même plus de 20 après, l'Alpina B7 Turbo ne craint
pas grand monde sur route ouverte
EVOLUTIONS...
En mars 1976 BMW présente ses BMW Série 6 (E24) avec
moteur six cylindres en ligne 3 litres et 3,3 litres. En mai de
l'année suivante, Alpina commercialise l'Alpina 630 CS B2.
Le moteur B2 identique à celui monté dans la BMW Série
(5 E28) 230 ch est glissé sous le capot de la variante coupé
et sa vaillante mécanique lui autorise des performances intéressantes
: 0 à 100 km/h en 6,9 secondes et vitesse maxi de 230 km/h.
En décembre 1978, c'est la commercialisation de l'Alpina
B7 Turbo avec le moteur six en ligne de 3 litres turbo de 300 ch
et 462 Nm de couple. Il est à noter qu'au démarrage
de la commercialisation de l'Alpina B7 Turbo, sa dénomination
commerciale était Alpina 630 Turbo. L'Alpina B7 Turbo est
la première BMW Série 6 E24 totalement modifiée.
Pour 1982 (en mai), c'est la présentation et commercialisation
de l'Alpina B7 S Turbo, une série limitée à
30 exemplaires. Elle est dotée d'un moteur 3,5 litres turbo
de 330 ch et 500 Nm de couple. Les performances sont éloquentes
: 0 à 100 km/h en 5,4 secondes et plus de 260 km/h en vitesse
de pointe. Toujours la même année, l'Alpina B9 vient
remplacer l'Alpina 630 CS B2. Deux ans plus tard, Alpina commercialise
l'Alpina B7 Turbo qui reprend pour base mécanique le 3,5
litres toujours avec un turbocompresseur : 330 ch et 52 mkg de couple.
En 1985, l'Alpina B9 est remplacée par l'Alpina B10. En 1987
Alpina stoppe la production de sa B10, puis en 1988, c'est la B7
Turbo qui est également arrêtée.
ACHETER UNE
ALPINA B7 turbo
Pour se mettre à la quête d'une Alpina B7 Turbo, il
faut assurément être fin connaisseur et avoir étudié
la question pendant longtemps. A l'instar de Christophe, le propriétaire
du très bel exemplaire qui illustre notre dossier, l'achat
d'un coupé Alpina B7 doit curieusement et avant tout être
un acte réfléchi. Et cela, malgré la passion
automobile qui nous anime tous. La complexité pour l'après-vente
et l'entretien, et le peu d'enthousiasme développé
jusqu'à présent (bien qu'une prise de conscience émerge
depuis peu à ce sujet) par l'usine de Buchloe complique évidemment
l'existence d'un propriétaire d'Alpina B7 Turbo. L'entretien
de l'auto est relativement réglé avec une vidange
programmée tous les 7 500 kilomètres avec en sus divers
contrôles obligatoires sur différents organes de sécurité
et mécaniques. Toutes les pièces spécifiques
sont bien évidemment assez chères. Comptez environ
15 000 euros en moyenne pour un exemplaire en bon état d'origine
et 25 000 euros pour un exemplaire en état exceptionnel.
Malheureusement, comme toutes les automobiles de sport et de luxe,
les rencontres hasardeuses du marché de l'occasion avec les
acheteurs, ne permettent pas toujours à ces nobles coupés
de bénéficier de l'entretien requis au cours de leur
vie. Il faudra donc soit négocier le prix à la baisse
si vous jetez votre dévolu sur un véhicule peu entretenu,
soit tourner les talons et patienter un peu pour qu'un autre exemplaire
se présente dans les petites annonces.
:: CONCLUSION
Vouloir comparer une Alpina B7 Turbo à une BMW M635 CSI et
son six en ligne atmosphérique de 286 ch hérité
de la BMW M1 serait une erreur. La BMW est beaucoup plus typée
sportive avec un moteur pointu qui monte et donne le meilleur de
lui-même dans les tours. L'Alpina B7 Turbo, c'est l'apologie
du Grand Tourisme à l'état pur. Capable de parcourir
l'Europe à des vitesses aujourd'hui prohibée dans
la plupart des pays européens sur route ouverte, l'Alpina
B7 Turbo met l'art et la manière pour réaliser une
démonstration éclatante de son concept. Parfaitement
maîtrisée techniquement, à l'instar des autres
réalisations du constructeur de Buchloe, l'Alpina B7 Turbo
mérite que l'on s'intéresse à son sort, à
condition d'avoir la foi de l'exclusivité qui la rend bien
évidemment plus exigeante qu'une " simple " BMW
Série 6 E24...
Nous remercions chaleureusement Christophe C. pour le prêt
de sa très belle Alpina B7 Turbo, sa confiance, sa disponibilité
et sa gentillesse. Son érudition et sa passion sur Alpina
est remarquable d'autant qu'il sait la faire partager. Qu'il en
soit ici remercié.
Liens conseillés sur
ALPINA B7 turbo : http://www.m5board.com
: Site non officiel dédié à Alpina. Une mine
d'or pour les amateurs ou simples curieux.
http://www.alpina-automobile.de/index.php
: Site officiel d'Alpina.
http://users.skynet.be/anipla/alpinab7.html
: site personnel de Christophe avec page spécifique sur son
Alpina B7 Turbo.
http://www.sgmotorsport.be/
: SG Motorsport - Garage dirigé par Gérald Smet qui
entretien l'Alpina B7 Turbo qui illustre ces pages. Une longue expérience
des modèles performants de Münich et Buchloe et une
passion à toute épreuve.
http://www.6enligne.net/
: Site 6 En Ligne.net, site internet de passionnés de BMW.
Des informations, des conseils, des astuces et un forum très
vivant et dynamique.
Carrosserie de L'Abbaye, à Ohain (Raynald de Sauvage) - Belgique
Avec Laurent Bunnik et sa collection inestimable
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ALPINA B7 turbo : http://bunnik.club.fr
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L'ALPINA B7 TURBO DE CHRISTOPHE...
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Christophe est tombé
sous le charme de la marque de Buchloe depuis longtemps.
C'est en effet en 1981 en lisant Le Moniteur Automobile
qu'il découvrit un essai de l'Alpina B7 Turbo
réalisé par Paul Frère. Depuis
cet essai, dont Paul Frère avait été
alors très enthousiaste, Christophe s'est intéressé
de très près à la marque Alpina
et a cherché à en acquérir une.
Faute d'Alpina B7 Turbo à son goût (comprenez
en bon état), Christophe s'est porté acquéreur
d'une Alpina B3 pour rouler au quotidien. Puis en juillet
2004, il trouve en Suisse une Alpina B7 Turbo à
vendre dans un garage. Un membre du Forum
" 6 en Ligne " va à la pêche
aux informations, prend des photos de la voiture et
donne son avis à Christophe qui se décide
à l'acquérir. Sa voiture est de mars 1981
et affiche 96 000 km au compteur. Achetée 12
000 euros, l'auto nécessitera plusieurs interventions
afin qu'elle soit à la hauteur des exigences
de Christophe. Ainsi, le moteur sera révisé
profondément, les suspensions et freins également
(pistons, dégrippage
) quatre pneus neufs
et une géométrie seront la première
phase (5000 euros de facture). En mars 2005, l'auto
sort de peinture afin que l'Alpina B7 Turbo de Christophe
offre un rendu éclatant et parfait. Au passage,
les décorations latérales sont supprimées
de même que le becquet arrière en plastique
noir mat pour plus de discrétion (coût
carrosserie 5000 euros). En amateur exigeant, Christophe
a réussi à commander des tapis de sol
sur mesure venant directement des USA (550 euros) et
attend la réception d'un pot inox qu'il a commandé
chez Alpina (1000 euros). Pour avoir pu admirer l'Alpina
B7 Turbo de Christophe durant plusieurs heures, force
est de constater que ses efforts ne sont pas vains,
bien au contraire ! L'auto est superbe, et il est toujours
agréable de voir des voitures d'exception préservées
dans un état irréprochable et qui roulent.
Que Christophe soit ici félicité
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CHRONOLOGIE
1976 : En mars présentation des BMW Série 6
(E24) avec moteur six cylindres en ligne 3 litres et 3,3 litres.
1977 : En mai, Alpina commercialise l'Alpina 630 CS B2. Moteur
B2 identique à celui monté dans la BMW Série
(5 E28) 230 ch, 0 à 100 km/h en 6,9 secondes et Vmax de 230
km/h.
1978 : En juillet, commercialisation de la BMW 635 CSi avec
un six cylindres en ligne de 3,5 litres de 218 ch.
En décembre, commercialisation de l'Alpina B7 Turbo avec
le moteur six en ligne de 3 litres turbo de 300 ch et 462 Nm de
couple.
1979 : En Juillet, le six cylindres 3 litres est abandonné au profit du six en ligne de 2,8 litres injection de 184 ch.
1982 : En mai, présentation et commercialisation de
l'Alpina B7 S Turbo, une série limitée à 30
exemplaires. Moteur 3,5 litres turbo de 330 ch et 500 Nm de couple.
Performances : 0 à 100 km/h en 5,4 secondes et plus de 260
km/h en Vmax. L'Alpina B9 vient remplacer l'Alpina 630 CS B2.
1984 : Présentation et commercialisation de l'Alpina
B7 Turbo qui reprend pour base mécanique le 3,5 litres toujours
avec un turbocompresseur : 330 ch et 52 mkg de couple.
1985 : L'Alpina B9 est remplacée par l'Alpina B10.
1987 : Arrêt de la production des Alpina B10.
1988 : Arrêt de la production conjointe des Alpina
B7 Turbo Coupé.
CE QU'ILS EN ONT PENSE :
"La merveille des merveilles ? Au niveau du comportement, de
l'agrément quotidien, c'est vident. Une Alpina B7, c'est
" Trans Europe Express ", une voiture aussi facile à
conduire à 280 km/h qu'à 60 km/h, une athlète
à la force tranquille qui n'engendre pas l'agressivité.
Cependant, à moins d'aimer le coupé pour des raisons
esthétiques personnelles, je crois que la berline B7, c'est-à-dire
une base de 528i, constitue la formule idéale. 4 portes,
4/5 places, plus légère, mieux profilée, une
puissance à peine inférieure (300 ch) mais une boîte
d'origine " sport ", l'assurance de la discrétion
mais les mêmes performances et le même équilibre
Pour 360 000 F, c'est presque donné !"
AUTO HEBDO - 15 novembre 1984 - Alpina B7 Turbo.
"Combien de fois avons-nous souligné
les qualités exceptionnelles du comportement routier des
BMW élaborées chez Alpina. Le coupé Turbo n'échappe
pas à la règle, ô que non, puisqu'il s'agit
du porte-drapeau de la petite marque. Ce " B7 " illustre
la totale maîtrise (avec seulement deux roues motrices, les
bonnes !) de la puissance en toutes circonstances. Vous le savez,
la pression de suralimentation et par là, la puissance, est
réglable à partir d'une molette par le conducteur.
Et sur le mouillé, la tentation est grande, au moins au départ,
de tourner cette commande dans le sens inverse des aiguilles d'une
montre. En fait, l'expérience indique rapidement que cette
précaution est inutile. Même sur sol glissant, il est
possible d'utiliser et de transmettre à la route les 330
ch
avec un minimum de technique au volant s'entend !"
SPORT AUTO - juillet 1985 - Alpina B7 Turbo.
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