Page d'accueil Ajouter aux favoris Mon compte Nous contacter
L'AUTOMOBILE SPORTIVE, le portail des voitures de sport
guide 
::
RETRO (09-02-2006)
VOLVO
P1800
Coupé
(1960 - 1973)
41 600 Francs (1971)
ND CV FISCAUX
CARACTERISTIQUES TECHNIQUES VOLVO P1800 Coupé
MOTEUR
Type: 4 cylindres en ligne B20E, 8 soupapes, 1 arbre à cames latéral
Position: longitudinal AV
Alimentation: injection électronique Bosch D-Jetronic.
Cylindrée en cm3: 1 986
Alésage x course en mm: 88,9 x 80
Puissance ch DIN à tr/mn: 124 à 6 000.
Puissance au litre en ch: 62,43
Couple maxi en mkg à tr/mn: 17 à 3 800
Couple au litre en mkg : 8,55
TRANSMISSION
AR
Boîte de vitesses (rapports): Manuelle 4 rapports +overdrive.
POIDS
Données constructeur en kg: 1 230
Rapport poids/puissance en kg/ch DIN : 9,91
ROUES
Freins : 4 disques.
Pneus : 185/70 HR15.
PERFORMANCES
Vitesse maxi en km/h: 185
400 m DA en secondes: ND
1 000 m DA en secondes: ND
0 à 100 km/h : ND
0 à 200 km/h : ND
Consommation moyenne : 15 L/100 Km


Très classique, la finition et présentation des habitacles des Volvo P1800 résiste bien à l’usure du temps. En revanche en été, il fait vite très chaud à l’intérieur.


En finition cuir Bi-ton les sièges (électriques, chauffant) baquets sont plus enveloppants, le tableau de bord est aussi partiellement cousu de cuir et les deux tons se retrouvent jusqu'à la console centrale.


La Volvo P1800 affiche une ligne élégante et distinguée qui est l’œuvre de Frua. Seuls quelques détails de finition et présentation auront évolué pendant sa longue carrière.


Oeuvre d'art, monument historique, sportive d'exception, la Porsche 911 Carrera RS 2.7 est tout cela à la fois et incarne une des plus belles pages de l'Histoire de la marque.

BIEN :-)
Esthétique !
Fiabilité mécanique
Finition
Prix d’accès
Performances en « S », « E » et « ES »
Châssis
PAS BIEN :-(
Corrosion
Direction lourde
Beaucoup de versions différentes
Rare sur nos routes
Prix de certaines pièces






UN VIKING EN BALLERINE !
Si une série TV a donné un rayonnement international aux coupés Volvo P1800, le succès rencontré par cet élégant coupé suédois n’est pas uniquement du à Simon Templar. Son esthétique, son charisme, ses performances au fil des millésimes et également une version très exclusive « ES » également appelée break de chasse, finiront d’inscrire pleinement les Volvo P1800 coupés dans l’histoire des automobiles dignes d’être conservées dans son garage...

Texte: Nicolas LISZEWSKI - Photos: D.R.

Chez Volvo, il fut un temps où la frivolité n’était pas de mise. Si aujourd’hui les productions du constructeur de Göteborg affiche une sensualité stylistique évidente, durant des décennies la sécurité et robustesse étaient les maîtres mots de la stratégie de la marque suédoise. A tel point, que lorsque Volvo commercialisa les cabriolets P1900 avec mécanique de Volvo PV444 en 1956, le PDG de l’époque, Gunnar Engellau, décida d’interrompre brutalement la carrière de ce cabriolet original aux lignes sportives dès 1957 après 67 exemplaires produits seulement. Il estimait en effet qu’une carrosserie en fibre de verre ne présentait alors pas des garanties de rigidité et solidité suffisantes. Malgré cet essai avorté, Volvo repris ses études de développement pour un futur coupé. Si le sport n’est pas l’objet de Volvo pour son coupé P1800, l’esprit Grand Tourisme est retenu avec en toile de fond les valeurs de la marque : robustesse et fiabilité. C’est bien ce qui fait la force, aujourd’hui encore de la Volvo P1800. Volvo va appliquer la même stratégie au coupé P1800 qu’avec ses berlines en puisant dans les banques d’organes des différents équipementiers pour les éléments mécaniques sauf pour le bloc moteur qui est lui de fabrique Volvo…

DESIGN
C’est Frua qui eut alors la mission en 1957 de démarrer des études de style pour le coupé Volvo. Initialement, Ghia avait reçu la commande de Volvo, ayant déjà collaboré sur la PV444 avec le constructeur suédois, mais ayant déjà un projet similaire en cours avec un constructeur concurrent, il délégua alors Frua (compagnie affiliée à Ghia) sur ce projet. Plusieurs dessins furent présentés à Gunnar Engellau et ce dernier jeta son dévolu sur celui réalisé par Pelle Pettersson, qui était accessoirement le fils d’un consultant de Volvo ! Puis en décembre 1957, le président de Volvo pu enfin voir en vrai la première réalisation selon les esquisses présentées plus tôt. Il trouva le résultat si convaincant que la consigne fut donnée pour que la voiture de série soit conforme en tout point au prototype. Dès 1959 les premières photos du coupé Volvo P1800 sont dévoilées puis en janvier 1960 c’est la première présentation officielle au salon de Bruxelles. Les premières commandes ne purent être honorées que l’année suivante au grand désespoir des clients. Il est intéressant de noter que les 6000 premières Volvo P1800 produites le furent dans l’usine de Jensen en Angleterre qui recevaient les tôles embouties de la société Pressed Steel. Mais les délais aléatoires, et surtout la qualité de construction déplorable ont poussé les dirigeants suédois à rapatrier la production des Volvo P1800 en Suède à Göteborg. Même avec le recul des années, il faut reconnaître que la ligne des Volvo P1800 est toujours une réussite. Fine, élégante, latine, la ligne de la Volvo P1800 joue les charmeuses. Au fil des années, la ligne a perdu ses stigmates des sixties (pare-chocs d’une seule pièce et non plus en deux parties, suppression du jonc chromé, jantes au dessin et tailles différents…). Un long capot dont la nouvelle calandre noire mat est mise en avant telle une bouche, des embryons d’ailerons sur les ailes arrière, et la « petite » capsule qui sert d’habitacle caractérisent le physique de cette Volvo peu commune dans la généalogie de la marque. De nombreux détails apportent leur touche d’élégance comme les feux arrière ou encore la trappe à essence. L’habitacle a peu évolué au fil des millésimes hormis sur les équipements et les détails. Sur les Volvo P1800 E, la planche de bord est recouverte d’imitation bois et encadre une batterie de compteurs ronds. La finition est simple mais résistante et de belle facture.

MOTEUR
Les premières Volvo P1800 furent dotées d’une mécanique dérivée des berlines de la gamme traditionnelle (le moteur B18B). Le vaillant 1,8 litres démarra donc avec une puissance modeste mais suffisante de 90 ch DIN (la précision est importante tant à l’époque la mesure en SAE était également couramment utilisée). Puis au fil des évolutions, cette mécanique va se muscler. Mais dès 1969, Volvo va inaugurer un nouveau moteur B20 de deux litres sous le capot de la belle P1800. Non content d’augmenter la cylindrée, Volvo va s’attacher à rendre cette mécanique performante : nouvel arbre à cames, soupapes élargies, taux de compression de 10.5:1… Et surtout, grande innovation pour l’époque, l’alimentation n’était plus assurée par des carburateurs, mais par une injection électronique Bosch D-Jetronic. D’où l’appellation B20E et P1800 E, le « E » signifiant injection (« Einsprutz ») en allemand. Le conducteur avisé d’une Volvo P1800 E pouvait donc compter sur 124 ch à 6000 tr/mn (soit 130 ch SAE) et 17 mkg de couple à 3800 tr/mn. Les performances étaient donc à l’avenant avec 185 km/h en vitesse maximale, une valeur très flatteuse à l’époque où des petites cylindrées atteignaient péniblement les 120 km/h… Pour la transmission, Volvo emploie alors une boîte mécanique ZF M410 à 4 rapports avec overdrive. A noter qu’une boîte automatique était disponible en option. A l’usage, le moteur de la Volvo est relativement souple et permet de croiser à 140 km/h en toute quiétude. Passé ce seuil, le niveau sonore commence à être élevé dans l’habitacle.

CHASSIS
La plateforme des Volvo P1800 est dérivée de celle des berlines Volvo 122 jusqu’en… août 1965 ! En effet, les Volvo P1800 utilisent ensuite la plateforme de la Volvo 144. Les Volvo P1800 E qui nous intéressent aujourd’hui bénéficient donc de la deuxième plateforme. L’essieu avant est constitué de roues indépendantes à triangles superposés avec ressorts hélicoïdaux et amortisseurs hydrauliques et télescopiques. L’arrière se contente lui d’un classique essieu rigide composé de barres de poussée, de ressorts hélicoïdaux et d’amortisseurs télescopiques à gaz. Des barres stabilisatrices avant et arrière sont montées d’office. Avec ses performances en hausse, Volvo a prévu un système de freinage moderne et efficace. Doté d’un double circuit depuis 1969, les Volvo P1800 E profitent en outre de quatre freins à disques Girling avec servofrein. Ces derniers sont logés dans des nouvelles roues façon magnésium à 5 goujons apparents. La direction à vis et à galets, sans assistance est conforme à sa technique : lourde et imprécise en son point milieu. Globalement sur route ouverte, la Volvo P1800 E est saine et équilibrée sur le sec. Si on ne peut pas parler de sportive, elle reste prévisible et attachante comme bon nombres d’autos dotées d’un essieu arrière rigide. Sur sol humide ou gras, il faudra être plus prudent comme avec bon nombre de propulsions. Les freins en revanche sont d’époque et malgré les freins à disques, n’attendez pas une force de freinage foudroyante. Petit détail important dans la conduite, les sièges ne sont pas très enveloppants et n’offrent pas un bon maintien.

VOLVO P1800 ES
En août 1971, Volvo commercialise à la surprise générale un dérivé de son coupé P1800 : la version ES qui réinterprète avec brio le thème du break de chasse. La réussite esthétique du coupé P1800 ES est l’œuvre en deux étapes de deux designers différents. D’une part toute la partie avant jusqu’aux portières avant qui reste l’œuvre de Frua et identique au coupé P1800 E, et d’autre part tout l’arrière qui est le résultat des études de Coggiola. La ligne de toit est donc droite et terminée par un hayon en verre intégral. Chic et pratique. Les surfaces vitrées sont conséquentes et la modularité intérieure intéressante. La capacité du coffre est donc modulable avec la banquette arrière rabattable. Toutefois, la profondeur du coffre reste limitée. La mécanique reste la même que celle du coupé P1800 E avec l’injection électronique Bosch D-Jetronic. Véritable objet rare et distingué, la Volvo P1800 ES aura connu une carrière particulièrement éphémère avec seulement 8 078 exemplaires produits entre 1971 et 1973. Peu de voitures se sont permis le luxe de présenter une carrosserie de break de chasse. On citera les plus connues : Reliant Scimitar, Lancia Beta HPE, Aston Martin et Jaguar modifiée par des carrossiers anglais…

ACHETER UNE VOLVO P1800 Coupé AUJOURD'HUI
Les Volvo c’est du béton armé ! La Volvo P1800 n’échappe pas à la cette réputation et la mérite. Les moteurs issus des berlines 122 et 144 sont indestructibles et les centaines de milliers de kilomètres ne leur font pas peur. A tel point qu’un propriétaire américain d’un coupé P1800 ES a parcouru plusieurs millions de kilomètres validés au Guiness Book ! Donc si l’entretien est assuré selon les préconisations de Volvo (vidanges tous les 5000 km avec filtre, graissage périodique des rotules sur les modèles avant 1965, distribution tous les 150 000 km…), vous pouvez utiliser sans arrière-pensées votre coupé suédois. Comme toute ancienne qui se respecte, nos coupés suédois ne sont pas à l’abri de la corrosion et il convient d’être vigilant. Surtout avec ses dessous au niveau du longeron autour de la fixation du boîtier de direction. Pour les freins, transmissions et accessoires/électricité, rien d’alarmant à signaler. Nous sommes loin de la fantaisie de certaines réalisations transalpines. Puisque les Volvo P1800 sont des compagnes idéales et sans surprises, où les trouver et à quel prix ? Difficiles à trouver en France en raison de leur diffusion limitée, il faudra rester patient. Pourtant, malgré un marché « pauvre » en offre, les prix ne sont pas inabordable loin s’en faut. Comptez donc environ 10 000 euros pour un très beau coupé P1800 S ou E, et entre 12 à 15 000 euros pour de très beaux coupés break ES. Ce dernier plus rare et doté d’une ligne à l’esthétique racée justifie sa cote plus élevée.

:: CONCLUSION
Les coupés Volvo P1800 E, de même que les autres modèles (1.8, S, ES), sont de véritables autos faciles en collection. Leur fiabilité et robustesse leur autorisent un usage quotidien et mettent leur propriétaire à l’abri des petits caprices propres à nos chères anciennes. Leurs performances restent honorables aujourd’hui encore et leur plastique avantageuse finissent de convaincre les plus sceptiques d’entre-vous...

PRODUCTION
Volvo P1800 : 6 000 exemplaires
Volvo P1800 S : 22 300 exemplaires
Volvo P1800 S B20 : 11 693 exemplaires
Volvo P1800 E : 9 414 exemplaires
Volvo P1800 ES : 8 078 exemplaires
TOTAL Volvo P1800 : 57 485 exemplaires.

CHRONOLOGIE
1957 : Démarrage du projet P1800. L’étude de style est confiée à Frua, mais c’est le dessin de Pelle Petersson, fils d’un des consultants de Volvo qui est retenu.
1959 : Premières photos officielles.
1960 : En janvier, présentation au salon de Bruxelles du coupé Volvo P1800 : moteur B18B 1,8 litres 90 ch DIN, 170 km/h.
1961 : Premiers clients livrés.
1963 : La fabrication du coupé Volvo P1800, qui devient P1800 S (96 ch, 175 km/h) est transférée d’Angleterre en Suède. Quelques détails évoluent : nouveaux enjoliveurs de roues, sellerie cuir, nouveaux panneaux de portes, suppression de l’écusson latéral, dossiers de la banquette arrière repliable.
1964 : En août, évolutions de détails : nouvelle calandre, pare-chocs droits munis de bandes en caoutchouc noir, nouvelles roues, sièges avec supports lombaires. Présentation de 2 cabriolets. Le premier est réalisé par Radford en Angleterre et le deuxième par le concessionnaire américain Volvoville aux USA. 29 cabriolets seront fabriqués par le concessionnaire américain.
1965 : En août, la coupé Volvo P1800 hérite d’une nouvelle plate-forme et de moteur hérité de la berline Volvo 144 (103 ch et 180 km/h)..
1966 : En août, un jonc chromé rectiligne sur les flancs et divers détails de finition sont au programme. Un kit moteur 135 ch SAE était disponible pour donner du muscle au coupé Volvo P1800. Les suspensions arrière étaient renforcées et un limiteur de frein arrière était monté.
1967 : En août, un volant 3 branches est monté d’office et la colonne de direction est dotée d’un absorbeur de chocs.
1968 : Nouveau moteur B20B avec 2 carburateurs Zenith-Stromberg (105 ch).
Le projet ES est confié à Coggiola.
1969 : Nouveau moteur B20E à injection Bosch D-jetronic (124 ch, 185 km/) : nouvelle appellation, P1800 E. Le coupé évolue sur de nombreux aspects : freins à disques Girling sur les quatre roues, calandre noir mat, jantes alu, orifices d’air dans les ailettes arrière, tableau de bord imitation bois, etc…
1970 : En août, les clients peuvent opter pour une boîte automatique Borg-Warner à 3 rapports.
1971 : La puissance du moteur passe à 124 ch. En août, la version P1800 ES est commercialisée. Elle se présente sous la forme d’un break de chasse. Calandre en ABS noir à barres verticales, nouvelles jantes, vitres teintes.
1972 : En juin, arrêt de la production des Volvo P1800 coupé.
1973 : En juin, arrêt de la production des Volvo P1800 ES coupé.










GUIDE
ALFA-ROMEO ALPINA ALPINE ARIEL ARTEGA ASA ASCARI ASTON-MARTIN ATS AUDI AUTOBIANCHI BENTLEY BITTER BIZZARRINI BMW BRABUS BRISTOL BUGATTI CADILLAC CATERHAM CD CHAMONIX CHEVROLET CHRYSLER CITROEN CIZETA COMARTH CORVETTE DAIHATSU DAIMLER DATSUN DAUER DE-LA-CHAPELLE DE-TOMASO DELOREAN DODGE DONKERVOORT EDONIS FACEL-VEGA FERRARI FIAT FORD HOMMELL HONDA HYUNDAI INFINITI JAGUAR JOSS KIA KOENIGSEGG KTM LAMBORGHINI LANCIA LEOPARD LEXUS LOTUS MARTIN MASERATI MATRA MAYBACH MAZDA MCLAREN MERCEDES-BENZ MG MINI MITSUBISHI MONICA MORGAN NISSAN NOBLE OPEL PAGANI PANHARD PEUGEOT PGO PONTIAC PORSCHE RENAULT RINSPEED ROLLS-ROYCE ROVER RUF SAAB SEAT SECMA SHELBY SIMCA SKODA SMART SPECTRE SPYKER SUBARU SUZUKI TALBOT TECHART TOYOTA TRIUMPH TVR ULTIMA VECTOR VENTURI VOLKSWAGEN VOLVO WESTFIELD WIESMANN YAMAHA YES ZAGATO
ACCUEIL ACTUALITE GUIDE AVIS REPORTAGES ANNONCES PILOTAGE BOUTIQUE PNEUS PIECES PERMIS VIDEOS PHOTOS FORUM CONTACT