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GUIDE OCCASION (31-08-2009)

AUDI
QUATTRO
(1980 - 1991)

PRIX NEUF (1980): 165.700 FF
COTE (2012): 15.000 €
PUISSANCE FISCALE: 10 CV
CARACTERISTIQUES TECHNIQUES AUDI QUATTRO / QUATTRO 20V
MOTEUR
Moteur : 5 cylindres en ligne, 10s / 20s
Disposition: longitudinal AV en porte-à-faux
Alimentation: injection Bosh K-Jetronic + turbo KKK 26 (0,85 bar) avec échangeur air/air / Bosch motronic + turbo
Cylindrée (cm3) : 2144 / 2226
Alésage x Course (mm): 79,5 x 86,4 / 81 x 86,4
Puissance (ch DIN à tr/min) : 200 à 5500 / 220 à 5900
Puissance spécifique (ch/L): 93,3 / 98,8
Couple maxi (Nm à tr/mn) : 285 à 3500 / 309 à 1950
Couple spécifique (Nm/L): 132,9 / 139,3
TRANSMISSION
4x4 avec différentiel central (50/50) + AR / différentiel central Torsen + AR
Boîte de vitesses (rapports): Manuelle (5)
ROUES
Freins Av/Ar (diamètre en mm) : Disques ventilés/pleins (280/245) / Disques ventilés (280) + ABS
Pneumatiques Av/Ar : 205/60 VR 15 / 215/50 VR 15
POIDS
Poids constructeur (kg) : 1290 / 1380
Rapport poids/puissance (kg/ch) : 6,4 / 6,2
PERFORMANCES
Vitesse maxi (km/h): 222 / 230
0 à 100 Km/h : 7"1 / 5"9
CONSOMMATION
Moyenne constructeur (L/100 km): 10,4 / 9,7
audi quattro ur

audi quattro 10v

audi quattro av

av audi quattro coupé 1980

intérieur audi ur-quattro

usine ingolstat

salon genève 1980 audi quattro

moteur 5 cylindres

chassis audi quattro

transmission quattro

ur quattro 1984

essai audi quattro

digital

sport quattro

A lire :

BIEN :-)
Légende des Rallye !
Fabrication à la main
Moteur WR brutal !
Performances
Côte basse (sauf 20V)
Fiabilité générale
PAS BIEN :-(
Ligne très carrée
Plastiques durs
Comportement sous-vireur
Freinage
Consommation importante

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audi ur quattro coupé

© L'AUTOMOBILE SPORTIVE (31/08/2009)

L'ABSOLUE MAITRISE
Le championnat du monde des rallyes est une discipline très en vogue à la fin des années 70, notamment dans les catégories Groupe 4 et Groupe 5, bientôt remplacées par le fameux Groupe B dans lequel s'affronteront des monstres de puissance. C'est alors qu'Audi imagine une voiture de sport à quatre roues motrices, en totale rupture technologique avec les habitudes. Le temps donnera raison à ce choix capable de s'imposer sur tous les terrains. La légendaire Audi "Quattro" était née...

Texte : Sébastien DUPUIS
Photos : D.R.

Passée successivement sous le contrôle de DKW en 1928, de Daimler-Benz en 1958, puis de Volkswagen en 1964, la marque aux quatre anneaux s'est réellement développée sous la conduite de Ferdinand Piëch, devenu patron du groupe VAG dans son ensemble en 1993. Cet ingénieur brillant passionné de mécanique - petit-fils du non moins génial monsieur Porsche qui réalisait sa première transmission intégrale dès 1900 avec 4 moteurs électriques indépendants ! - va donner une impulsion sans précédent à l'ex-Auto Union. Ancien responsable du programme Compétition chez Porsche, Piëch connaît très bien l'influence du sport automobile sur l'image d'une marque. Au milieu des années 70, Audi est une marque florissante qui propose des produits de qualité mais souffrant d'un manque d'image important sur les marchés internationaux. Petit poucet germanique face à BMW et Mercedes, traînant une image de voitures au design un brin ringard, pour homme sérieux mais pas très créatif, les Audi ne déclenchent pas la passion. Privé d'une évolution de carrière par la famille Porsche, Piëch va donc mettre toute son énergie et son inventivité au service de la filiale de Volkswagen pour en faire une marque haut de gamme tournée vers l'innovation.  Le département compétition Audi Sport est créé à Ingolstadt dès 1973. Le choix d'utiliser la compétition comme vecteur d'image s'imposant rapidement, Audi se tourne vers le championnat du monde des rallyes, discipline alors très médiatique, populaire et bien moins coûteuse que la F1. Parallèlement, Jörg Bensinger, ingénieur oeuvrant aux cotés de Piech, imagine l'utilisation de la traction intégrale sur une voiture de rallye, ce qui pourrait présenter un avantage décisif compte-tenu des terrains difficiles où se déroulent les épreuves. La Jensen FF a déjà ouvert la brèche de la transmission intégrale appliquée en série sur une voiture de sport, inspirée par la Formule Ferguson de course. Audi n'a plus qu'à adapter le principe au rallye avant d'en faire un succès commercial. Car tel est bien le but final de Piëch qui entend ainsi se démarquer de ses rivaux Bmw et Mercedes. L'idée du quattro va alors faire son chemin, non sans avoir à rencontrer bon nombre de réticences. Mais à force de persuasion, Ferdinand Piëch, Walter Treser, et Jörg Bensinger parviennent à obtenir un accord pour développer un prototype. L'Audi Quattro est née, ou presque...

PRESENTATION
En mars 1977, le tout premier prototype - nom de code A1, rebaptisé par la suite EA262 - est composé d'une carrosserie d'Audi 80 dotée d'une transmission de VW Iltis. Le moteur est le 4 cylindres en ligne de série. En mai 78, Volkswagen AG émet par le biais de Ernst Fiala, le directeur du Développement VW, l'accord définitif d'une production du modèle. Un ultime prototype (le A2) équipé d'un moteur de 286 chevaux effectue les derniers tests dans le désert du Sahara durant l'été 1979. En 1980, la participation victorieuse (première, seconde, quatrième et neuvième places) de 4 VW Iltis à moteur 5 cylindres au rallye-raid Paris-Alger-Dakar, achève de convaincre les dirigeants d'Audi et Volkswagen qui décide la mise en production du coupé Audi quattro turbo. Pour l'anecdote, afin de mieux la distinguer du coupé GT quattro apparu plus tard, on appelle l'Audi quattro turbo première du nom "ur-quattro", "ur" signifiant "original" en allemand. C'est au sein du Hall N2, situé à l'intérieur du monstrueux complexe industriel Audi à Ingolstadt, que ce modèle de route très spécial a été assemblé, à la main s'il vous plaît. Par la suite, seules la Sport quattro et la RS2 auront ce privilège ! La raison en est qu'Audi n'a pas prévu de produire beaucoup plus de 4 à 500 exemplaires de sa quattro, loin d'imaginer le succès que ce concept va connaître ! Pour cela, l'ingénieur Balthasar Günltner, responsable de la production du coupé sport, a sélectionné au sein des 4500 ouvriers que compte le site Audi d'Ingolstadt en 1979, les 100 meilleurs. Le montage d'un exemplaire nécessite 40 heures réparties sur une semaine entre l'arrivée de la carrosserie peinte et la sortie du modèle. Seules quelques voitures sortent des chaînes chaque jour. Une fois terminée, chaque quattro partait pour un test routier très complet. Du véritable artisanat ! Au salon de Genève, le 3 mars 1980, l'Audi quattro est présentée officiellement au public dans sa forme définitive, en septembre 1980, soit tout juste six mois avant le nouveau coupé Audi GT. Restait pour finir une décision en attente : quel nom porterait la nouvelle ? On avait envisagé le nom `Carat`, abréviation de "Coupé All Rad Antrieb Turbo", mais le chef de projet Treser avait eu une bien meilleure idée et c'est finalement sa proposition qui s'imposa. Cette fois l'Audi quattro était née. Conjointement au développement du projet quattro, le centre de style Audi venait d'achever le dessin d'un nouveau coupé inspiré de l'Audi 80, la GT. C'est cette base qui est utilisée pour habiller la traction intégrale. L'anglais Martin Smith se charge des adaptations et la carrosserie du coupé Audi GT est légèrement retouchée au niveau des pare-chocs et des ailes, élargies pour recevoir des trains roulants spécifiques. Les premières jantes montées sur l'Audi quattro sont des Ronal chaussées de pneumatiques 205/60 HR 15. Il était aussi possible en option de les remplacer par les jantes Fuchs en 15", utilisées par Audi Sport en rallye, visibles sur le coupé gris présenté ici en photo. A l'arrière les toutes premières quattro se reconnaissent aux optiques et au bandeau standard du coupé. Le béquet et tout le hayon sont en noir mat, les monogrammes Audi quattro sont en adhésif. Enfin, un autocollant "quattro" est apposé sur les vitres latérales arrière. Intérieurement, la quattro va reprendre intégralement l'habitacle du coupé jusqu'au millésime 84, à partir duquel les compteurs ont été remplacés par un affichage digital, très en vogue au milieu des années 80, associé à une centrale de contrôle diffusant des messages d'alerte par le biais d'une voix de synthèse... Le volant de la 200 turbo (ou 5T) monté sur les premières versions est remplacé par celui de la nouvelle gamme, dépourvu de l'inscription "turbo". La sellerie des premières quattro, hors cuir, est d'ailleurs elle-aussi tout à fait typique de cette période: velours vert pistache et ambre... Cette sellerie est remplacée en 1984 par un tissu plus classique. Sur les toutes premières quattro WR produites, le blocage des ponts se fait par câbles via des leviers situés sur la console centrale. Le système sera ensuite remplacé par une manette commandant un blocage pneumatique.

MOTEUR
Dérivé à la base du 4 cylindres 1.6 Audi, le 5 cylindres est apparu sur l'Audi 100/5E. Le choix de cette architecture pour Audi tient à son poids et à la consommation moindres que pour un traditionnel 6 cylindres, tout en apportant la souplesse de ce dernier. Au lancement du quattro, Audi a placé sous le capot de son coupé sportif, la version suralimentée du 2144 cm3, inaugurée sur la 200 turbo. Quelques adaptations ont toutefois été apportées pour en relever la puissance. Le débit d'air d'admission a été augmenté de 20%, le diamètre de l'échappement passe de 60 à 65 mm, Avec son turbocompresseur KKK 26 soufflant un peu plus fort grâce à l'air refroidi par un échangeur placé en façade, la puissance du moteur type WR atteint à 200 chevaux à 5500 tr/mn et son couple maxi 29,1 Mkg. Le taux de compression est de 7:1.L'Audi quattro devient immédiatement l'un des coupés sportifs les plus efficaces du moment grâce sa transmission intégrale permanente. Ce moteur 10 soupapes se montre brutal à l'usage, avec une crête de la pression de suralimentation à 3000 tours/mn. Il est aussi très vorace en carburant mais offre d'excellentes accélérations (0 à 100 km/h en 7,1 s). La boîte de vitesses, elle aussi empruntée à l'Audi 200 5T, reçoit un 5ème rapport allongé permettant d'atteindre une vitesse de pointe supérieure. La boîte de transfert est logée dans le couvercle arrière, un arbre creux étant monté à la place du pignon d'attaque et entraîne le différentiel central. C'est Franz Tengler, l'un des responsables des études boîtes de vitesses, qui eut l'idée aussi simple qu'imparable d'installer dans la boîte un arbre secondaire creux de 263 millimètres dans lequel se logerait un arbre intérieur, ce qui donnait les deux sorties. Cet arbre secondaire creux permit de construire une transmission intégrale qui travaillait sans contrainte et qui était plus légère, compacte et efficiente que le principe développé par Ferguson.

CHASSIS
Ferdinand Piëch est aussi connu pour être un maître du Meccano, capable d'imaginer toutes sortes de nouvelles choses en partant d'éléments déjà existants. C'est lui qui impose rapidement l'idée d'exploiter au maximum des pièces communes entre les modèles. Ainsi, la quattro est en grande partie un patchwork d'Audi 80 et 200. En effet, le châssis de la quattro provient donc de la 80 et ses trains roulants de la 200, le train arrière n'étant en fait qu'un train avant retourné à 180° ! Le berceau comporte en plus des supports soudés pour la fixation de la transmission et des barres d'accouplement. La barre anti-roulis est également un peu moins grosse qu'à l'avant (16 mm contre 24). La transmission est prélevée sur la VW Iltis dont la chaîne de montage est juste à côté. Comparé à la Iltis, on note principalement un carter de pont arrière en aluminium et non en fonte nodulaire. Le blocage des différentiels inter-pont et arrière peut être effectué depuis l'habitacle, à l'arrêt ou en roulant, via un levier de commande. Pour le différentiel central, il fallait un élément de faible encombrement sans pour autant fabriquer une pièce coûteuse, c'est celui de l'Audi 50 qui sera utilisé ! Le blocage du différentiel inter-ponts est recommandé en conduite sportive ou à grande vitesse. Il permet également une meilleure stabilité au freinage. Les freins à disques à étrier fixes sont ceux de l'Audi 200, ces derniers ne sont d'ailleurs pas un modèle de puissance ni d'endurance, surtout sur les premiers millésimes. Avec les deux différentiels bloqués, l'Audi quattro offre la meilleure traction possible quel que soit l'état de la route. L'Audi est une remarquable grand tourisme se conduisant à des moyennes très élevées en toute quiétude, en toute décontraction, en souplesse. Le moteur est fantastique, la commande de boîte est douce et la tenue de route et le freinage procurent une marge de sécurité énorme.

EVOLUTION
Le premier restylage de la face avant intervient à l'été 1983 (millésime 84). Audi adopte pour la quattro de nouveaux blocs optiques développés par l'équipementier Cibié. Ces blocs intègrent sous une même verrière codes et phares. Pour le millésime suivant (85), la quattro reçoit la face avant des coupés GT (calandre et optiques inclinées). L'Audi quattro type WR va également connaître un certain nombre de modifications techniques. En 1983, l'épure de suspension arrière est revue afin d'offrir une stabilité encore meilleure. A partir de l'année suivante, un système d'anti blocage des freins (ABS) de marque Bosch est installé de série sur le coupé quattro. Ce dernier se déconnecte automatiquement lorsqu'un blocage de différentiel est enclenché. Les troisième et quatrième rapports de boîte sont corrigés pour un meilleur étagement. Toujours en 1984, les combinés ressort/amortisseur sont également revus en terme de dureté et la garde au sol est abaissée de 2 centimètres. Le système de blocage des différentiels évolue également, les leviers sont remplacés par une tirette pneumatique sur la console.

AUDI SPORT QUATTRO
Conçu explicitement pour les besoin de la compétition en 1984, le coupé Sport Quattro est presque une toute nouvelle voiture tant les modifications techniques sont importantes. Afin d'augmenter l'agilité de la voiture et de réduire son poids, la carrosserie, en grande partie réalisée en kevlar, repose en effet sur un châssis dont l'empattement a été réduit de 32 cm ! Doté d'un nouveau bloc en alliage d'aluminium, le 5 cylindres Audi (type KW) se coiffe de plus d'une inédite culasse "crossflow" à 2 arbres à cames et 4 soupapes par cylindre. Avec son gros turbo KKK K27, le coupé Audi Sport quattro délivre une puissance de 306 chevaux et un couple de plus de 35 mkg dans sa version route ! Parallèlement, le Sport quattro adopte une boîte de vitesses à six rapports. Le Sport quattro de série est évidemment loin du poids réglementaire avec ses 1300 kg, mais les performances de cette véritable voiture de compétition restent admirables grâce à un rapport poids/puissance avantageux de 4,4 Kg/ch. Cette véritable pièce de collection ne sera produite qu'à 214 exemplaires en 1985, soit un peu plus que le minimum de 200 exemplaires requis pour l'homologation Groupe B.
> Lire notre article consacré à l'Audi Sport Quattro

L'année 1988 marque un changement fondamental dans l'évolution de la quattro. Le moteur type WR de 2144 cm3 est remplacé par le type MB dont la cylindrée est portée à 2226 cm3 par augmentation de l'alésage (de 79,5 à 81). Le taux de compression passe de 7:1 à 8.6:1. La puissance reste toutefois inchangée, mais l'agrément d'utilisation et surtout la fiabilité sont largement accrus par l'utilisation d'un nouveau turbocompresseur, plus petit et muni d'un circuit de refroidissement par eau. Les soupapes reçoivent pour l'occasion des poussoirs hydrauliques. Les performances de l'Audi quattro type MB font un léger progrès avec 0 à 100 km/h en 6"7. Car la vraie révolution pour 1988 est l'adoption du tout nouveau différentiel Torsen (abréviation de Torque Sensing) dont le mécanisme vis sans fin vient se substituer au différentiel interponts blocage manuel. Moins encombrant, il permet de moduler la répartition de la motricité en fonction des besoins. Cette répartition peut passer de 75/25 à 25/75 entre les deux trains. Intérieurement, la planche de bord est de nouveau modifiée pour recevoir un nouveau bloc compteur digital à éclairage orange. La voix synthétique a disparu... Les badges à l'arrière reprennent le style utilisé pour les nouvelles Audi 80 et 90, chromés avec un lettrage plus fin. L'ultime évolution du coupé Audi quattro turbo entre en scène en 1990. La fameuse culasse à 20 soupapes expérimentée sur la Sport quattro donne naissance au 5 cylindres type RR. Avec un taux de compression de 9,3:1 la puissance atteint désormais 220 chevaux et le couple 31,5 Mkg, dès 1950 tr/mn ! Le moteur type RR reçoit pour l'occasion une injection électronique Bosch Motronic, des soupapes au sodium pour un meilleur refroidissement, et un catalyseur à trois voies afin de répondre aux nouvelles normes anti-pollution. Sans surprise, accompagnant une très grande souplesse, les performances font un bond spectaculaire avec un 0 à 100 en 5,9 secondes seulement ! Extérieurement, rien ne distingue une 20V des derniers modèles 10V, si ce n'est la disparition des badges arrière (seuls les anneaux chromés restent). Mais dans l'habitacle, la quattro 20v est encore plus orientée vers la conduite sportive avec ses deux baquets Recaro cuir/jacquard sur lesquels est imprimée l'inscription "quattro", et le volant trois branches en cuir, fabriqué par Nardi, reçoit un badge "Audi Sport". La quattro 20v ayant été produite seulement de 1989 à 1991, avant l'arrivée de l'Audi S2, il s'agit aujourd'hui d'un véritable collector.

quattro 1983L'AUDI QUATTRO EN COMPETITION
Le Coupé quattro ouvre le rallye du Portugal de l'Algarve 1980 avec numéro zéro mais, déjà, les plus sceptiques s'aperçoivent que l'Audi n'est pas seulement un laboratoire roulant mais bel et bien une voiture capable de gagner. C'est un phénomène qui va bouleverser le monde des rallyes. 4 roues motrices, un moteur turbo et une équipe de grands pilotes (Michèle Mouton, Mikkola, Blomqvist, puis Röhrl en 1984), telle est la recette du succès. A l'issue de sa deuxième saison complète en 1982, Audi est champion du monde (six victoires plus une en Championnat pilotes). Toutefois, la victoire au Monte-Carlo s'était à nouveau refusée aux Allemands, qui mordirent la poussière une fois encore en 1983. Cette année- là. malgré quatre victoires, le titre constructeur échappe à Audi, battu par une équipe Lancia mieux organisée avec sa redoutable 037 à moteur central. Mais Audi va revenir encore plus fort en 1984 avec la Sport quattro !

ACHETER UNE AUDI QUATTRO
1985 marque l'entrée en scène du coupé Audi GT quattro qui sera à l'origine de nombreuses confusions avec sa grande soeur ur-quattro. Le GT quattro est exclusivement équipé du 5 cylindres 136 chevaux et ses performances n'ont rien à voir avec celles de la quattro turbo ! Il est à noter que sur certains marchés (Suisse notamment), les coupés ur-quattro recevront une mécanique spécifique avec les types WX (1980-1988 / 160 ch) et GV (1984-1988 / 200 ch). La production de la 20v n'a pas dépassé les 700 unités. Autant dire qu'il s'agit d'une Audi collector.En conséquence, ses prix sont pas loin du double de ceux d'un quattro 200 ch, dont on peut trouver de beaux exemplaires pour un budget démarrant autour de 15.000€. A l'achat, attention à la rouille. Toutes les Quattro ne sont pas traitées anti-corrosion, ceci n'étant appliqué à l'ensemble de la voiture qu'à partir de 1983; pour les modèles antérieurs seules certaines parties sont protégées. Les points à vérifier sont entre-notamment les montants de pare brise, le soubassements au niveau des portes et au niveau des puits d'amortisseurs. Côté moteur et transmission, pas de soucis particulier, c'est du solide. A condition d'avoir connu un entretien scrupuleux... autrement gare à la douloureuse ! Il est bon de vérifier notamment l'état du turbo et des joints de boîte et ponts. Bien entretenue et conduite l'Audi quattro est capable de records de longévité. Cependant, il convient de bien laisser refroidir le turbo après une utilisation poussée, avant de couper le contact. Les moteurs WR ont un turbo refroidi par air, contrairement aux modèles suivants refroidis par eau, ce qui est meilleur. Ce moteur possède également des poussoirs de soupapes mécaniques, imposants un réglage régulier, alors que les quattro suivants auront des poussoirs hydrauliques.

PRODUCTION AUDI UR-QUATTRO
Coupé Ur-Quattro (1987-1991): 11452 exemplaires
Coupé Sport Quattro (1984): 214 exemplaires

SI VOUS N'ACHETEZ PAS LA VRAIE...
Autoart - 70303 - Audi Quattro Sport Lwb - 1988 - Echelle 1/18
Le spécialiste allemand de la voiture miniature AutoArt, propose cette très belle reproduction à l'chelle 1/18ème d'une Audi Ur-Quattro LWB de 1988 > Commander

:: CONCLUSION
L'Audi Ur-Quattro est avant tout une voiture qui a marqué l'esprit de nombreux passionnés d'automobile en révolutionnant le paysage sportif et routier mondial. En effet, si l'on exclut l'anecdotique Jensen FF, la Quattro d'Audi est la première voiture de sport de série équipée d'une transmission intégrale. A ce titre et compte tenu de la relative rareté de certaines versions, elle constitue un collector amené à devenir très prisé dans les années futures...


Devis d'assurance pour une AUDI QUATTRO

AVIS

auto attachante hors du commun,j'en ai une depuis 7 ans.apres avoir eut l'intention de vendre,je la garde.c'est qu'elle a des qualité rares comme bruit du 5 cyl grave etprofond,couple important omniprésent,homogénéité ,freinage,et bien sur tenue de route efficace.trés agréable.avec une réserve:ne jamais rentrer vite dans une courbe en sous régime!dans ce cas ellene tracte pas et sous vire.donc toujours au dessus de3000trs et là ...sur des rails!!a garder et rouler sans moderation!elle en vaut la peine....
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