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ALPINE
A106
Coach
(1955 - 1961)

849 000 anciens francs (1957)
4 CV FISCAUX

CARACTERISTIQUES TECHNIQUES ALPINE A106 Coach
MOTEUR
Type: 4 cylindres en ligne, 8 soupapes, 1 arbre à cames latéral, tiges et culbuteurs
Position: longitudinal AR en porte-à-faux
Alimentation: Carburateur double corps inversé Solex 35 PAAI.
Cylindrée en cm3: 747
Alésage x course : 54,5 x 80
Puissance ch SAE à tr/mn: 43 à 6 600.
Puissance au litre en ch SAE : 57,56
Couple maxi en mkg à tr/mn: 4,6 à 2 100.
Couple au litre en mkg : 6,15
TRANSMISSION
AR
Boîte de vitesses (rapports): Manuelle 3 rapports (5 rapports en option).
POIDS
Données constructeur en kg: 550
Rapport poids/puissance en kg/ch SAE : 12,79.
ROUES
Freins : 4 freins à tambours.
Pneus : 135 x 380 (ou en option 155 x 380).
PERFORMANCES
Vitesse maxi en km/h: 120
400 m DA en secondes: 23,6 s.
1 000 m DA en secondes: 45,2 s.
0 à 100 km/h : ND
0 à 200 km/h : ND
Consommation moyenne : 7 L/100 Km en moyenne.


Après la deuxième guerre mondiale, Renault, qui avait étudié à l'insu des allemands un futur véhicule économique, dévoile sa 4 CV. Une voiture économique et "familiale" dont l'objectif est de remotoriser la France, avec la Citroën 2 CV, la Peugeot 203 et dans une moindre mesure, la Simca 5 puis Aronde et la Panhard Dyna. La 4 CV sera le point de départ de bon nombre d'autos sportives populaires et artisanales.

>> Pour télécharger gratuitement en fond d'écran les photos de ALPINE A106 Coach cliquez ici !


Difficile à croire de nos jours, mais la Renault 4 CV connu une carrière enviable, notamment avec les versions sportives 1063, des "GTI" avant l'heure. Elle fera le bonheur des amateurs qui trouvaient en elle une compétitrice redoutable dans sa catégorie pour un budget encore abordable.


Si sur les photos cela ne transparait pas réellement le coach A106 est de dimensions très réduites. Et pour cause, sa base est la 4 CV Renault.


Vous êtes à bord d'une 4 CV ? Non, c'est une Alpine ! Remarquez vous n'étiez pas loin... Notez le dépouillement total de l'habitacle.


Le coach pouvait accueillir en dépannage des passagers à l'arrière. Plutôt jeunes et petits tant l'habitacle ressemble à un "micro-monde" par ses dimensions compactes.


Le pare-brise qui est en fait… une lunette arrière de Renault Frégate lui vaudra d'ailleurs quelques critiques sur la visibilité à l'angle du ¾ avant. Il sera remplacé plus tard par un élément sur mesure plus adapté à la forme de l'Alpine A106.


Le client Alpine pouvait opter pour différents moteurs : 747 cm3 (celui directement issu de la 4 CV), deux 850 cm3 (issus de la Dauphine et de la Floride) et un 904 cm3 œuvre de Marc Mignotet. Leur puissance pouvait ainsi varier de 20 à 50 ch DIN. Des valeurs qui peuvent faire sourire aujourd'hui, mais rapportées au poids réduit de 550 kg, cela devenait nettement plus intéressant.


L'Alpine A106 dégage un capital sympathie énorme. Son âge y est certainement pour quelque chose...


Il faut noter que comme toute voiture artisanale, l'Alpine Coach A106 pouvait être personnalisée à la demande en fonction des souhaits du client. Il n'est donc pas rare d'avoir des A106 qui diffèrent de l'une à l'autre.


Pas de doute, une nouvelle marque était née et pour longtemps comme en atteste le lettrage "Alpine" sur le capot avant. Toutefois, Jean Rédélé portait le losange au fond de son coeur car le logo portait lui le losange Renault.


On reconnaît le bouchon du radiateur des Renault 4 CV. Si sur cet exemplaire un petit "A" flêché est apposé, il était écrit à l'époque "Renault". Notez les prises d'air moteur.


La première Alpine de la lignée hérite d'un dessin signé Michelotti. Malgré les dimensions compactes de la roturière qui lui sert de base qui sont à respecter selon les souhaits de Jean Rédélé, le designer italien s'en sort avec les honneurs. Certes, la ligne est très datée années 50, et cette vision de sportive avec le regard d'aujourd'hui peut laisser goguenard.


>> Pour télécharger gratuitement en fond d'écran les photos de ALPINE A106 Coach cliquez ici !

BIEN :-)
Première Alpine !
Look charmeur
Esprit années 50
Fiabilité mécanique
Eléments de la série
Poids plume !
Boîte 5 vitesses Claude en option
Palmarès en compétition
Sportive de puriste
Prix d'achat
PAS BIEN :-(
Performances d'époque
Freinage
Rare
Peu de modèles semblables
Etanchéité
Confort spartiate
Réservée aux puristes et collectionneurs Alpine ?




 CALENDRIER 2008


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PREMIERS PAS…
Avec son diplôme de HEC en poche, Jean Rédélé doté d'un sérieux coup de volant s'aperçoit que dans l'après-guerre en France les amateurs de voitures de sport pour courir sont bien démunis. Après quelques coups d'éclats en 4 CV 1063 dans les Alpes notamment, le temps est venu pour Jean Rédélé de préparer une 4 CV très spéciale pour courir. Et quitte à la préparer, autant voir les choses en grand tout en gardant à l'esprit la simplicité mécanique, la fiabilité et le coût contenu pour qu'un maximum de pilotes pas nécessairement fortunés puissent courir. L'Alpine A106 Coach est ainsi née, et avec elle toute la saga Alpine qui mènera la marque tricolore à la victoire au Championnat du Monde des Rallyes en 1973…

Texte: Nicolas LISZEWSKI - Photos: D.R.

Si l'Alpine 106 Coach est la première Alpine, elle n'est pas la première réalisation de Jean Rédélé (un coupé " The Marquis " -à la demande d'un industriel américain, Zark Reed- avait été exposé au salon de New York et a participé à quelques courses dont une victoire de catégorie aux Mille Miglia de 1955). Alors jeune diplômé d'HEC, avec sa famille très teintée d'automobile (son père a été mécanicien de course pour l'écurie Renault au début du siècle et son épouse est la fille Escoffier dont le père est un important concessionnaire Renault d'alors), Jean Rédélé va s'engager dès 1950 dans diverses épreuves avec la toute nouvelle Renault 4 CV qui profite d'une diffusion importante. Légère et de dimensions réduites, spartiate et simpliste, la Renault 4 CV jouit en plus d'un réseau Renault très dense, permettant ainsi plus facilement de la réparer en assistance course. En 1952, avec son co-équipier Louis Pons, ils vont remporter les Milles Miles dans la catégorie 750 cm3. Les performances de la 4 CV 1063 en course finissent de le convaincre d'aller plus loin encore. Il demande ainsi à Michelotti de lui dessiner une carrosserie sportive sur base de 4 CV et à Alemano de la réaliser. Un premier prototype sera réalisé donc avec une caisse en acier, et ce sont les carrossiers de St Maur en région parisienne, Chappe et Gessalin (futurs constructeurs des CG avec mécaniques Simca), qui réaliseront les carrosseries en polyester. En 1955, Jean Rédélé fait les honneurs de son nouveau Coach A106 Alpine à Robert Dreyfus alors PDG de la Régie Renault. Trois modèles sont présentés : un bleu, un blanc et un rouge. Pas de doute possible, une Alpine est une voiture de sport française et Jean Rédélé ne manquera pas de jouer là-dessus. Quelques mois plus tard au salon de Paris en octobre, l'Alpine A106 Coach fait ses grand débuts sous les voûtes du Grand Palais. Partageant son stand avec un autre carrossier, la place d'Alpine est réduite, mais la marque existe. Le début de l'histoire peut commencer…

DESIGN
La première Alpine de la lignée hérite d'un dessin signé Michelotti. Malgré les dimensions compactes de la roturière qui lui sert de base qui sont à respecter selon les souhaits de Jean Rédélé, le designer italien s'en sort avec les honneurs. Certes, la ligne est très datée années 50, et cette vision de sportive avec le regard d'aujourd'hui peut laisser goguenard. Après trois autos produites en guise de prototypes (celle ramenée à Dieppe par Jean Rédélé en décembre 1952 et les deux " The Marquis "), les carrossiers Chappe et Gessalin vont établir un dernier prototype avec une caisse en acier sur les bases du dessin de Michelotti. Ce dernier prototype servira de master pour établir les moules en polyester. En effet, Jean Rédélé, conscient de partir de la Renault 4 CV, souhaite que sa création soit plus légère et rigide. Ses discussions avec Chappe et Gessalin qui se sont spécialisés dans les éléments en stratifié tissu de fibres de verre-résine synthétique lui confirment qu'une carrosserie en plastique sera la plus apte à être à la fois plus légère, conserver une certaine rigidité, et en prime ne pas coûter trop cher. L'obsession de la maîtrise des coûts et par conséquent du prix de vente final dictera bon nombre de détails dans le style de cette première Alpine. Le pare-brise qui est en fait… une lunette arrière de Renault Frégate lui vaudra d'ailleurs quelques critiques sur la visibilité à l'angle du ¾ avant. Il sera remplacé plus tard par un élément sur mesure plus adapté à la forme de l'Alpine A106. Les connaisseurs des Renault 4 CV devineront assez rapidement sa générosité envers la petite Alpine : cabochons de feux arrière, jantes, bouchon de radiateur, poignées de portes, et de nombreux autres détails mettrons la puce à l'oreille des amateurs. Si en photo, le coach A106 semble bien équilibré sans dévoiler sa véritable petitesse, il suffit d'observer que la porte occupe presque toute la longueur de l'empattement. Et lorsqu'elle est ouverte, le peu de place pour entrer fini de vous convaincre du gabarit très réduit de la petite sportive made in France : 3,7 mètres de long, 1,45 mètres de large et 1,27 mètres de hauteur. Pas de doute, l'Alpine joue dans les petits gabarits et telle était la volonté de Jean Rédélé. Le capot moteur (arrière évidemment !) est ajouré à de multiples endroits pour améliorer le refroidissement des petits cubes vitaminés, tandis que le lettrage " Renault " ornait les premiers modèles. A noter les pare-chocs qui sont rapportés sur les premiers modèles et deviendront par la suite moulés à la carrosserie. L'habitacle est lui aussi… très petit. Simpliste à souhait, la planche de bord de 4 CV est restée telle quelle ou presque : compteur (sans compteur journalier), thermomètre d'eau, jauge à essence et… c'est tout ! Ne cherchez pas de lave-vitre, il n'y en a pas. La position de conduite conviendra à des personnes de moins de 1,80 mètres. Au-delà, la notion de confort de conduite deviendra très relative. Le confort des occupants était souligné dans les brochures d'époques par des " sièges réglables, bien centrés offrant un large débattement assurant au pilote et son passager une excellente position ; outre des glace descendantes, des volets d'aération sont disposés sous la planche de bord. " Une fois installé, le petit volant de bakélite à deux branches et jante crantée appelle vos mains, tandis que le levier de vitesses se signale par sa longue tige et son petit pommeau. Spartiate, étroit et sportif, tel pourrait être résumé l'habitacle de cette première Alpine. Il faut noter que comme toute voiture artisanale, l'Alpine Coach A106 pouvait être personnalisée à la demande en fonction des souhaits du client. Il n'est donc pas rare d'avoir des A106 qui diffèrent de l'une à l'autre.

MOTEUR
Jean Rédélé avait en tête les grandes lignes de son projet de voiture de sport avec quelques impératifs incontournables : fiabilité, facilité d'entretien, prix raisonnable. D'ailleurs un des premiers dépliants Alpine A106 daté de septembre 1955 le précise " Le budget d'utilisation de l'Alpine est exceptionnellement réduit pour une voiture de cette classe. " Un des objectifs avoués était surtout de mettre sur le marché une auto sportive qui pouvait permettre à de nombreux amateurs de courir à moindre frais. Etant concessionnaire Renault et convaincu des qualités de la 4 CV puisque auréolé de nombreuses victoires, Jean Rédélé retient donc les éléments mécaniques de la petite populaire de Billancourt. Outre une mécanique fiable et éprouvée pour la grande série, le propriétaire d'une Alpine A106 pouvait ainsi compter sur un réseau après-vente très dense tant pour l'entretien que pour l'assistance course. Cela était d'autant plus important que les rallyes des années 50 parcouraient souvent des distances beaucoup plus grandes qu'aujourd'hui. Le moteur d'origine de la 4 CV était donc toujours placé en porte-à-faux arrière longitudinalement, avec la boîte de vitesses en amont. Avec son bloc en fonte et sa culasse en alu, ce moteur possédait des soupapes en tête animées par des tiges et culbuteurs avec un arbre à cames latéral. L'alimentation était confiée à un carburateur double corps inversé Solex 35 PAAI ou Weber 36 DCL D3. Le client Alpine pouvait opter pour différents moteurs : 747 cm3 (celui directement issu de la 4 CV), deux 850 cm3 (issus de la Dauphine et de la Floride) et un 904 cm3 œuvre de Marc Mignotet. Leur puissance pouvait ainsi varier de 20 à 50 ch DIN. Des valeurs qui peuvent faire sourire aujourd'hui, mais rapportées au poids réduit de 550 kg, cela devenait nettement plus intéressant. Les modèles de compétition pouvaient recevoir en option d'autres éléments amenant plus de performances : carburateur, pipe d'admission, ressorts de soupapes spéciaux, pot d'échappement spéciaux… Avec plus d'une vingtaine de chevaux DIN pour la version 747 cm3 d'origine, l'Alpine A106 gratifie son pilote de performances sportives… d'époque ! Avec plus de 45 secondes au kilomètre départ arrêté et 120 km/h en pointe, vous ne risquez pas les excès de vitesse et au grand-prix des feux rouges, n'importe quelle auto moderne vous laissera sur place. Peu importe le chrono, ce sont les sensations et l'état d'esprit qui compte. Et puis si l'A106 et la performance vous sont indispensables, les coach équipés du moteur 1063 de la 4 CV du même nom vous feront tout de même gagner près de 10 secondes au kilomètre DA ! Autre organe non négligeable pour les performances : la boîte de vitesses. D'origine, le client avait la boîte de vitesses de la Renault 4 CV à trois rapports. Mais pour pouvoir jouer " la gagne " en compétition, il fallait impérativement opter pour la boîte 5 rapports Claude dont Rédélé-Pons avaient acheté la licence. Jean Vinatier, pilote bien connu des amateurs d'Alpine (il a couru presque toute sa carrière au volant des voitures françaises) a rappelé de nombreuses fois que sans cette boîte 5, les performances n'étaient pas à la hauteur en course. Les clients pouvaient choisir cette boîte en option même pour un usage routier. Il fallait juste se concentrer pour passer de 1ère en 2nde car la première était située en bas à gauche et la seconde… en bas au milieu avec la 4e à côté !

CHASSIS
La plateforme a été intégralement reprise de la Renault 4 CV. Ainsi pour garantir une rigidité et robustesse nécessaire, tout en préservant la prise de kilos, l'A106 se présente sous la forme d'une coque auto-portante dont la structure est constituée par une poutre centrale en tube d'acier de forte section recevant une cellule complète en polyester. L'ensemble est scellé pour éviter toute déformation. Quatre roues indépendantes sont chargées de la liaison au sol avec à l'avant des leviers triangulés en trapèze et ressorts hélicoïdaux (+ amortisseurs télescopiques) et à l'arrière des demi-arbres oscillants et ressorts hélicoïdaux (+ amortisseurs télescopiques). En option, on pouvait opter pour la suspension Mille Miles qui était notamment composée de quatre amortisseurs à l'arrière. Les jantes d'origine de la 4 CV, puis ensuite de la Dauphine Gordini étaient de 15 pouces de diamètre et chaussées de pneus en 135 x 380 ou 155 x 380 en option. La direction était à crémaillère tandis que les quatre freins étaient à tambours. Inutile de préciser que le freinage est d'époque et mérite certaines anticipations du pilote, surtout dans le flot de la circulation moderne. Pour la motricité, pas besoin d'artifice particulier puisque le moteur positionné en porte-à-faux arrière et la puissance somme toute modeste limitaient les débordements du train arrière sous l'écrasement de l'accélérateur. L'Alpine A106 Coach se montre en effet rigide et très agile. Son gabarit n'y est pas étranger, de même sa rigidité et son poids contenu. On sent en elle une redoutable compétitrice pour son niveau de puissance. D'ailleurs, preuve du bon niveau du châssis de l'Alpine, André Costa dans son essai de 1955 avait parcouru 1066,5 km en passant de Paris à Lyon avec retour par Clermont-Ferrand et Nevers à la vitesse moyenne de 85,4 km/h. Pas mal !

ACHETER UNE ALPINE A106 Coach
Avec une centaine d'exemplaires recensés encore roulants ou en cours de restauration, l'offre est donc plutôt faible. Les acheteurs existent, mais certains ne savent même pas encore qu'ils en font partie, tant le coup de cœur et les opportunités dictent les achats d'autos de sport anciennes. Difficile donc d'établir une cote sérieuse devant le peu de transactions qui se pratiquent. Les différences d'états et d'équipements/configuration, viennent en outre compliquer la tâche de l'acheteur. Les vrais Mille Miles sont normalement plus cotées auprès des amateurs en raison de leurs performances et aura supérieurs, d'autant plus qu'elle sont souvent équipées de la boîte 5 Claude. Un budget d'achat tournant autour des 20 000 euros selon l'état et la version serait cohérent, les coach A106 n'ayant pas encore été touchés par l'inflation qui frappe les berlinettes Alpine A110 et même les Renault 8 Gordini. Mais cette estimation est à prendre avec précaution, une fois encore en raison du peu d'offres sur le marché pour les A106. Comme pour toute ancienne, mieux vaut privilégier une auto complète avec tous ses accessoires. Les soubassements devront être inspectés pour traquer toute trace de corrosion sur le châssis, les A106 souffrant de problèmes récurrents d'étanchéité déjà signalés par André Costa dans son essai de L'Auto-Journal en novembre 1955. L'entretien doit être scrupuleux avec des intervalles de révisions qui n'ont plus court depuis longtemps sur nos sportives modernes : Vérification des niveaux tous les 500 km, vidange moteur tous les 2500 km ainsi que le graissage des articulations, pivots et fusées, vérification du niveau de boîte tous les 5000 km et vidange tous les 10000 km. D'origine les Alpine A106 sont encore dotées de 6 volts pour l'électricité, mais il se peut qu'un précédent propriétaire soit passé aux 12 volts. Si les Alpine A106 sont réputées fiables, elles ne servent généralement pas pour un usage quotidien et roulent par conséquent très peu. Mais le respect des mises en température est comme pour toute sportive une donnée à respecter. Les carrosseries en polyester travaillent souvent avec le temps, et sont à inspecter régulièrement. Tous les carrossiers ne sont pas compétents pour le travail du polyester, donc prudence lors de la réparation sur le choix du prestataire. Enfin, ne vous faites pas " refiler " une Alpine A106 qui n'en est pas une de Paris ! En effet, Jean Rédélé vendit sa licence aux Etablissements Smal basés à Liège en Belgique pour construire des A106 Coach (cela sera également le cas avec la berlinette A110 en Espagne, Mexique, Brésil et Bulgarie). On les reconnaît généralement par leurs phares anti-brouillards qui sont encastrés dans la caisse à la place des clignotants avant.

:: CONCLUSION
Craquante, mignonne, et peu avare en sensations, l'Alpine A106 Coach est en outre la première pierre de l'édifice Alpine. Si sa filiation avec la Renault 4 CV est évidente et apporte un plus pour la fiabilité générale et la fourniture de pièces détachées mécaniques, elle n'en demeure pas moins une sportive ancienne et très rare de nos jours qui mérite un certain respect et art de vivre. L'achat d'une Alpine A106 Coach, au-delà de l'attrait esthétique ne peut être que le résultat d'une passion longuement réfléchie pour les voitures de Dieppe en général mais également des sportives des années 50. Pour vivre le sport auto des " fifties ", la puissance n'était rien, seule la maîtrise comptait…

Liens conseillés sur ALPINE A106 Coach : Site Avenue de Bréauté - Site Alpine-Renault

> JEAN REDELE, VISIONNAIRE DU SPORT AUTO POPULAIRE…


TITRE ENCADRE
Après de nombreuses victoires au volant de sa Renault 4 CV 1063, Jean Rédélé est convaincu de pouvoir faire mieux tout en restant raisonnable sur les coûts. Son idée est alors simple : réaliser sur la base de la 4 CV une sportive aguerrie capable de tenir tête à des autos de classe supérieure. Ainsi, les Coach A106 représenteront parfaitement la synthèse de cet état d'esprit. La densité du réseau Renault permettait en outre de faire entretenir et réparer son Alpine n'importe où. Un état d'esprit qui se perpétuera jusqu'à l'arrêt de la Berlinette Alpine A110. Ensuite, à partir de l'Alpine A310, une demi-rupture se créera, qui sera totalement consommée avec l'Alpine A310 V6 et surtout les générations des GTA (V6 GT et V6 Turbo). C'est Renault qui est aux commandes d'Alpine et la vision de son créateur ne sera pas reconduite. Alpine n'existe plus depuis l'A610. Faut-il croire que l'idée de Jean Rédélé née dans les années 50 est toujours d'actualité ? Le sport auto populaire de belles années devant lui, à condition que les constructeurs acceptent de s'en occuper. A bon entendeur…

PRODUCTION

Total Alpine Coach A106 (1955-1961) : 251 ex.

CHRONOLOGIE
1950 : Jean Rédélé s'engage au Rallye de Dieppe avec sa 4 CV et remporte la victoire ! La première d'une longue série…
1951 : Première participation au Rallye de Monte Carlo de Jean Rédélé avec une 4CV 1063 fraîchement commercialisée sous l'égide de François Landon alors tout jeune responsable du département compétition de Renault.
1952 : Le carrossier italien Michelotti est chargé par Jean Rédélé de réaliser une carrosserie pour sa 4 CV. Cette carrosserie en aluminium sera réalisée en Italie par Alemano.
Jean Rédélé et Louis Pons s'engagent au Mille Miglia avec leur Renault 4 CV 1063 et remportent leur catégorie en 750 cm3.
Victoire (750 cm3) de l'équipage Rédélé-Pons en 4 CV 1063 au Tour de France, et le Liège-Rome-Liège.
Rédélé et Pons achète à l'ingénieur Claude la licence de sa boîte à 5 rapports pour Renault 4 CV.
En décembre, le premier prototype réalisé par Michelotti-Alemano regagne Dieppe par la route depuis l'Italie.
1953 : Jean Rédélé et Louis Pons remportent pour la 2e fois consécutive dans la catégorie 750 cm3 les Mille Miglia.
Au Rallye de Dieppe, Jean Rédélé engage son prototype revenu d'Italie six mois plus tôt et mis au point. Il remporte " son " rallye.
1954 : La " The Marquis ", première Alpine avant l'heure est présentée au salon de New York. Elle a été réalisée à seulement 2 exemplaires alors qu'au départ Zark Reed, indsutriel américain voulait en commander une première série de 150 exemplaires. Mais le projet ne vit pas le jour.
Nouvelle victoire de l'équipage Rédélé-Pons dans leur catégorie aux Mille Miglia, Liège-Rome-Liège et Critérium des Alpes sur 4 CV 1063. C'est cette dernière victoire dans cette course très éprouvante qui va inspirer à Jean Rédélé le nom d'Alpine pour ses voitures de sport, tandis que " Mille Miglia " (Mille Miles en français) donnera son nom aux versions les plus performantes.
1955 : En janvier, démarrage de la production des Coach A106.
Victoire de Galtier et Michy aux Mille Miglia sur proto Alpine, ancêtre des premières Renault.
En juillet, Pierre Dreyfus, alors PDG de la Régie Renault, peut découvrir en avant-première les premières Alpine. C'est Jean Rédélé lui-même qui présente au PDG de la Régie ses créations.
En octobre, au salon de Paris, l'Alpine A106 Coach fait ses grands débuts sous les yeux du public. En raison de faibles moyens, le petit stand est partagé avec un autre carrossier.
1956 : Victoires du coach Alpine A106 au Mille Miglia : Indice de performance au général + 1er de la catégorie 750 cm3 à la vitesse moyenne de 109,519 km/h + 1er absolu jusqu'à la catégorie 1100 cm3.
En octobre, au salon de Paris, le carrossier Chappe et Gessalin (ceux qui fabriquent les carrosseries polyester des coachs A106) présentent un cabriolet sur base d'Alpine A106. Il n'aura pas de suite commerciale.
L'Alpine A106 gagne un moteur plus puissant qui passe à 850 cm3 grâce à la sortie de la nouvelle Renault Dauphine qui sert de donneuse d'organe.
1957 : Au salon de Paris, Alpine dévoile un cabriolet sur base d'A106.
1958 : Les Etablissements Smal, en Belgique, obtiennent de Jean Rédélé la fabrication sous licence de coach A106. On les reconnaît à leurs feux anti-brouillards intégrés.
1959 : Alpine présente le coupé sport, basé sur le cabriolet.
1960 : Victoire dans la classe des moins de 1000 cm3 du coach A106 de Feret-Rambaud au Rallye de Monte Carlo.
En octobre au salon de Paris, Alpine présente l'Alpine A108 qui préfigure la Berlinette Alpine A110.
1961 : Arrêt de production des Coach A106.

CE QU'ILS EN ONT PENSE :
"Extrait de l'article de presse."
MAGAZINE - MOIS - ESSAI 968 CABRIOLET.

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