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MEGASTAR RS ! Avec l'arrivée
de la Renault Mégane RS F1 Team R26 et son différentiel que l'on
annonce magique et souverain, nous nous sommes intéressés à
la Mégane RS "standard". Celle qui n'est pas équipée
du châssis Cup de série, et qui serait réservée, à
priori, aux amateurs de conduite pressée, plus que de conduite sur circuit.
Mais pour en avoir le coeur net, nous avons été jeter cette référence
parmi les compactes sportives sur le tracé très adhérent
de Dreux. Une bonne occasion pour tester son châssis, son moteur mais aussi
cet ESP semi-déconnectable, sur une piste détrempée... Texte:
Gabriel LESSARD - Photos: Bertrand DUFOYER et Nicolas LISZEWSKI La
Renault Mégane RS en dotation de base,
possède déjà un attrait certain dans sa catégorie,
bénéficiant en outre de l'aura et la réputation de certaines
options et séries spéciales (Trophy,
F1 Team...) qui ont émaillé sa
carrière. Une carrière qui a démarré en 2004, mais
dont les évolutions radicales semblent lui conférer un âge
qui n'est pas le sien. En effet, le marketing de Renault
était au départ parti sur l'objectif d'aller concurrencer directement
la dernière VW Golf GTI. Un parti
pris plus "sport luxe" que réellement piste ou même GTI
de la belle époque. Mais surprise, alors que l'on avance le thème
de l'embourgeoisement comme inéluctable et comme véritable tendance
dans la demande du public, Renault essuya alors quelques critiques sur sa nouvelle
Mégane RS : châssis à parfaire,
électronique trop intrusive... Renault, dont la politique sportive en matière
de produit est à citer en exemple ces dernières années a
réagi en proposant finalement deux philosophies de Mégane RS : celle
de série pour les amateurs de conduite pressée, mais pas intégristes
non plus, et ceux dont l'automobile ne se résume qu'au sport et l'efficacité,
avec comme exutoire les sorties
circuits. En attendant notre prochaine prise en main de la Mégane RS
F1 Team R26, nous avons souhaité tester sur circuit celle dont la vocation
première est de rester polyvalente. DESIGN Depuis décembre
2005, la Mégane RS a connu un léger facelift en même temps
que le reste de la gamme. Si l'allure générale reste la même,
on la reconnaît immédiatement à quelques détails qui
ne trompent pas : blocs optiques arrière avec les clignotants et feux de
recul qui sont désormais en relief, les blocs optiques avant à glace
lisse. On reconnaît également les nouvelles jantes alu Bee Bop en
18 pouces en option. La Mégane RS a offert certains de ses stigmates comme
les antibrouillards avant au reste de la gamme Mégane lors du facelift.
La RS s'impose visuellement et se différencie du reste de ses soeurs plus
populaires par son assiette plus basse, ses boucliers avant et arrière
nettement plus agressifs et réussis, sans compter les deux sorties d'échappement,
pourtant assez atones. Un petit aileron vient surplomber le hayon. A noter que
pour les réfractaires aux trois portes, la Mégane RS est disponible
également en variante cinq portes. L'habitacle évolue peu sauf sur
quelques points de détails. Le modèle qui illustre ces photos était
équipé de l'option sièges Recaro. Magnifiques et efficaces.
En revanche, ils ne sont pas réglables en hauteur et l'on regrette une
position de conduite toujours trop haute. L'ergonomie générale du
poste de conduite ne souffre pas la critique et on peut tout régler du
bout des doigts selon la méthode du "touch design" chère
à Patrick Le Quément. On aurait souhaité en revanche, plus
que du touché ergonomique, une présentation intérieure plus
pimpante et sportive. Tout est gris clair et gris foncé, ou noir. Où
sont passées les moquettes rouges et flashies des années 80 qui
annonçaient des performances canon? Où sont passées les batteries
de manos et la pression de suralimentation ? Pour une auto équipée
d'une mécanique turbocompressée, même pas de manomètre
de pression de suralimentation ! Incroyable... Seule concession au sport dans
la présentation, le volant avec sa couture rouge sur le milieu haut de
la jante épaisse et le graphisme de l'instrumentation qui est des plus
réussis, avec notamment les chiffres du compte-tours qui grossissent plus
ils se rapprochent des sommets. L'habitabilité arrière est suffisante
pour des enfants ou adolescents et l'accès n'est pas trop complexe, même
si les sièges Recaro coulissent avec dureté. La finition reste à
parfaire et est assez plastique, mais la dotation de série en équipement
est correcte. A plus de 27 000 euros, le contraire aurait été décevant. MOTEUR
Sous le capot de la Mégane RS "standard", on retrouve la même
mécanique que pour toutes les Mégane RS produites jusqu'ici : le
F4Rt. Seule la Mégane RS F1 Team R26 possède quelques modifications
substantielles pour apporter un gain de 5 chevaux et un poil plus de caractère
sonore. Que dire de plus que tout ce qui a déjà été
écrit ici ? Sur la base du moteur 2.0 16v turbocompressé déjà
présent sur quelques modèles du segment supérieur de la marque,
Renault Sport a développé une évolution hautes performances
qui sait rester agréable au quotidien. La puissance de ce moteur passe
ainsi de 165 à 225 ch et le couple à 300 Nm ! Avec 90% du couple
maximal disponible entre 2 000 et 6 000 tr/mn, ce moteur offre une plage d'utilisation
impressionnante procurant une poussée franche et continue à tous
les régimes ! Ce bond en puissance réjouissant est obtenus grâce
à lévolution de pièces maîtresses, léquipage
mobile du moteur et surtout le turbo à double entrée de type twin
scroll d'origine Mitsubishi. Ce dernier bénéficie dune
turbine et dun compresseur spécifiques pour augmenter le remplissage
des cylindres et diminuer le temps de réponse. Les injecteurs sont adaptés
au débit dair plus important qui provient du turbo. Le moteur dispose
dun calculateur à la mise au point spécifique pour optimiser
lagrément dutilisation. Un double volant amortisseur à
faible inertie minimise lexcitation de la boîte de vitesses par le
vilebrequin. Le carter-cylindre dit grande face permet un accouplement
plus rigide avec la boîte de vitesses, au profit des prestations acoustiques.
Le diamètre de 60 mm de la ligne diminue les contre-pressions nuisibles
aux performances. La sonorité est plutôt fade. Il faut vraiment aller
tirer dans le compte-tours pour entendre un moteur un peu plus rugissant. Ce moteur
est associé à la boîte manuelle 6 vitesses (ND0) dorigine
Nissan qui se caractérise par des passages de rapports particulièrement
précis et rapides. Les débattements courts et le verrouillage franc
contribuent à lagrément de conduite. Létagement
spécifique est plutôt réussi (seule la 5ème est trop
longue) et favorise les reprises les intermédiaires, tandis que la consommation
et le niveau sonore sont très bien maîtrisés sur autoroute.
Petit détail qui a son importance en ces temps "écologiques",
la Mégane RS ne rejette que 200 gr de CO2. Pas mal pour une sportive !
Seule la commande de boîte manque un peu de consistance, mais c'est vraiment
pour chipoter et essayer de trouver des défauts. Sur la route, ce deux
litres offre un caractère radicalement différent du 2 litres TFSI
du groupe VAG par exemple. Alors que ce dernier pousse très fort dès
les plus bas régime, mais s'essoufle vers 4500 tr/mn pour trouver une pression
constante, la Mégane RS s'envole vers la zone rouge ! Etonnante Mégane
RS qui peut rouler sur le couple en 6e même à très bas régime
et elle repart sans broncher tel un élastique qui se tend et se détend
avec la souplesse d'un félin. Et si vous étiez d'une humeur joyeuse,
un rapport de moins et c'est la turbo dimension avec des performances qui vous
collent au baquet Recaro... CHASSIS La Renault Mégane
RS avait essuyé de vives critiques sur son châssis lors des premiers
essais presse. Il est vrai que certains choix avaient pu surprendre les amateurs
de la marque, plus en attente de sport que de "sport-luxe". Imaginez
un peu une sportive avec un ESP semi-déconnectable (il reste toujours en
veille et se reconnecte dépassé les 50 km/h), mais pire encore,
un AFU qui venait pourrir votre freinage appliqué sur circuit ! Certains
premiers acheteurs de la Mégane RS en 2004 s'en souviennent encore... Mais
c'est désormais du passé, et même la version de base n'a plus
d'AFU. Déjà une bonne nouvelle. Son train avant évolué
à pivots indépendants lui permet en outre de passer la puissance
et le couple au sol via les roues avant sans avoir trop de remontées de
couple dans le volant à déplorer. Une prouesse dont les Opel
Astra GTC OPC ou même la dernière Mazda 3 MPS, pourtant dotée
d'un différentiel à glissement limité sur son essieu avant,
ne peuvent se vanter. Sur la piste détrempée de Dreux, dont l'asphalte
encore récent offre un grip exceptionnel, la Mégane RS fait merveille
et motrice finalement étonnament bien ! Le freinage est suffisant, puissant
et endurant et reste un régal en utilisation sur circuit. Globalement,
la Mégane RS est agile de châssis et reste très équilibrée.
Tellement d'ailleurs, qu'il faudra avoir un sacré bagage de pilotage pour
pouvoir amener cette Mégane à ses limites sur circuit. Ses performances
et son châssis sur-dimensionné lui autorisent en effet des vitesses
de passage en courbe étonnantes. Et si vous étiez un peu optimistes,
l'ESP vient vous aider en corrigeant discrètement une ou plusieurs roues.
Bien que nous ne soyons pas des chauds partisans de cet instance morale électronique,
on ne peut que reconnaître son efficacité et discrétion sur
la Mégane. Nous avons tout tenté pour essayer de la mettre en travers
pour les photos, mais avec l'ESP impossible ! Au-dessus de 50 km/h on ne peut
même pas le déconnecter. Pour pouvoir le faire il faut avoir recours
à l'option châssis Cup. Un choix discutable mais qui s'explique selon
Renault par le fait que l'acheteur sait dès le départ s'il souhaite
l'ESP déconnectable ou "semi" sur sa Mégane. Il faudra
être vigilant lors d'un achat en occasion pour être certain d'avoir
le châssis désiré. Pour être honnêtes, nous avons
pris énormément de plaisir avec cette Mégane sur circuit,
même si l'ESP est venu nous corriger de temps à autre. le plus gros
reproche que nous ferons à cet ESP semi-déconnectable c'est qu'il
est du coup plus délicat de cerner les limites de cette auto, ainsi que
ses propres limites. ::
CONCLUSION Sacré Mégane RS ! Alors que d'autres constructeurs
se seraient contentés de faire évoluer en douceur leur sportive
compacte, Renault n'a pas hésité à faire machine arrière
et revenir à plus de sport. Avant de pouvoir essayer la Mégane RS
ultime, la R26, cette prise en main nous a conforté dans notre sentiment
qu'aujourd'hui la Mégane RS joue dans une catégorie à part
face à ses rivales affirmées. Même avec un châssis de
base (comprenez sans châssis Cup) sous surveillance électronique,
la Mégane RS offre un toucher de route et une vivacité que les autres
n'osent même pas imaginer. C'est vraiment la "Mégastar RS"
!... L'Automobile Sportive tient à remercier Jérôme
Delgrange et Christophe Deville ainsi que toute l'équipe du parc presse
Renault pour leur gentillesse et leur disponibilité. Nous remercions
également Bruno Tondu et Laurent Fresnais du circuit de Dreux pour leur
accueil et nous avoir permis d'y tester la Renault Mégane RS. Liens
conseillés sur RENAULT MEGANE RS phase 2
: Renault
Sport - Renault
- RS
Team.org - Le Guide
des GTI et petites sportives
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FILLE DE CHAMPIONNE : MEGANE RS F1 TEAM |
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WE ARE THE CHAMPIONS !
Renault n'oublie jamais de récompenser ses fidèles lors
de ses titres glânés dans les disciplines où l'entreprise
est engagée. Ainsi, nous avions déjà eut le droit à
quelques modèles célébrant l'hymne gagnant du constructeur
français. Avec son titre de Champion du Monde des constructeurs et des
pilotes dans le championnat du monde de F1 2005, Renault s'est fait fort de proposer
sur sa Mégane RS, déjà largement revisitée, une série
spéciale à la présentation spécifique. >>Lire
le dossier Mégane RS F1 Team | | |