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ALFA-ROMEO SPIDER 2.0i (1990 - 1993)

alfa romeo spider 1990
© L'AUTOMOBILE SPORTIVE 13-11-2006

LA DOLCE VITA

L'Alfa Romeo Spider occupe un place importante dans l'histoire de la marque, et dans l'histoire des petist cabriolets sportifs? Produite de 1966 à 1993, elle affiche une carrière record et un tempérament tout aussi grand. Dans son ultime restylage de 1990, elle se montre plus séduisante que jamais peut-être et nous invite une fois de plus à son volant, à goûter la Dolce Vita en guise de 40ème anniversaire...

Texte & photos: Sébastien DUPUIS

Quelle que soit la saison de l'année, nous ne boudons jamais notre plaisir de prendre le volant d'un cabriolet, surtout lorsque celui-ci est signé Alfa Romeo. C'est au hasard d'une rencontre avec un heureux propriétaire de Spider 2.0i que nous avons remonté le temps jusqu'aux années 60, époque bénie où la vie était aussi douce qu'un soir d'été.

alfa romeo spider 1990interieur alfa spider 1990

CARACTERISTIQUES


ALFA-ROMEO SPIDER 2.0i
moteur alfa 2000 spider
MOTEUR
Type : 4 cylindres en ligne, 8 soupapes
Position : longitudinal AV
Alimentation : Injection électronique
Cylindrée (cm3) : 1962
Alésage x course (mm) : 84 x 88,5
Puissance maxi (ch à tr/mn) : 126 à 5800
Couple maxi (Nm à tr/mn) : 166 à 4200
TRANSMISSION
AR
Boîte de vitesses (rapports) : manuelle (5)
ROUES
Freins Av-Ar (ø mm) : Disques ventilés/Disques
Pneus Av-Ar : 195/65 R 15
POIDS
Données constructeur (kg) : 1100
Rapport poids/puissance (kg/ch) : 8,7
PERFORMANCES
Vitesse maxi (km/h) : 192
400 m DA : 18"5
1 000 m DA : 30"9
0 à 100 km/h : 9"8
CONSOMMATION
Moyenne (L/100 Km) : 9,5
PRIX NEUF (1991) : 138.000 FF
COTE (2014) : 8.000 €
10 CV FISCAUX

PRESENTATION

Présenté à genève en février 1966 sous le nom de Spider Duetto, le petit roadster d'Alfa Romeo est basé sur une plate-forme de Giulia 105. Il succède alors au mythique Spider Giulietta sorti en 1955. Derrière ce dessin presque intemporel se cache un grand nom de l'Italie : Battista Pininfarina, le créateur. Et oui, ça ne s'invente pas, si le Spider joue toujours autant de ses charmes visuels, c'est grâce à un coup de crayon génial qui lui a donné une finesse et un tempérament bien à lui, caractérisé par des flancs creusés, un capot plongeant et un arrière élancé. Dès 1967, le Spider Alfa "Duetto" crève l'écran aux Etats-Unis, aux mains de Dustin Hoffman dans le film "The Graduate". Après un premier restylage en 1969, baptisé "coda tronca" (arrière tronqué), c'en est fini du Duetto avec son arrière en "os de Seiche". En 1985, second restylage bien peu élégant, qui se traduit par une inévitable chute des ventes.
Le Spider revêt sa dernière robe en 1990 pour terminer de belle manière une longévité peu commune dans l'industrie automobile. Difficile de moderniser un tel monument historique et pourtant, le travail de cette "série 4" est remarquable. Le Spider 4ème génération ressemble même à une véritable résurection tant l'ancien avait gâché les lignes originales. Le charme opère de nouveau et le Spider pourrait presque de premier abord faire oublier son âge. Sacrées italiennes ! Extérieurement, cette ultime évolution se distingue avant tout par des boucliers entièrement redessinnés et des bas de caisse plus élégants. L'arrière abandonne l'aileron en plastique noir apparu en 85 au profit d'un ensemble plus harmonieux et moderne, inspiré de l'Alfa 164. Les rétrovisuers sont eux aussi remplacés. Bien sûr, au sein de la communauté Alfiste, ce restylage ne fait pas l'unanimité car il dénature l'aspect si "rétro" du Spider original. Parmi les vestiges de ses prémices, le Spider conserve deux phares avant tout ronds, comme ceux d'une 911, avec le piètre éclairage qui va avec. Il conserve aussi son pare-brise très vertical, propre à engendrer un maximum de remous dans l'habitacle.

HABITACLE

L'habitacle parlons-en justement. Sans trop de méchanceté, ce qui n'a plus raison d'être à bord d'une "presque-ancienne". Quand on s'installe à bord, la position de conduite étonne et dépayse. Tout d'abord par ce levier de vitesse très haut perché, quasiment comme dans une Honda Civic dernière mouture. La direction assistée, devenue de série et les vitres électriques apportent un semblant de modernisme mais il reste ces plastiques d'un autre temps, durs et mal assemblés, qui font à peine oublier le superbe cuir qui recouvre les sièges au maintien renforcé. Conforme à son époque, le Spider offre une quantité de manomètres dans son combiné face au conducteur.
Enfin, notons que la capote d'un maniement très simple et rapide (hormis le couvre-capote) fournit une isolation phonique et thermique très sommaire mais le hard-top optionnel pourra vous permettre de passer l'hiver au volant du Spider.

MOTEUR

Depuis toujours, les moteurs Alfa Romeo sont (du moins étaient...) synonymes de sportivité et de plaisir de conduire. Lancé avec un 4 cylindres 1570 cm3 à quatre arbres à cames en tête de 109ch, le Spider adopte dès 1967 le moteur 1750 cm3 (Spider Veloce) complété par un petit 1290 cm3 (Spider 1300 Junior) de 89 ch en 1968. Après un passage au puis le 1779 cm3 de 118 ch à carburateurs, en 1971 le Spider devient 2000 Veloce et adopte un nouveau moteur plus puissant tout en aluminium de 1962 cm3, de type longue course, développant 128 ch en version carbu puis 126 avec l'injection Bosch Motronic à partir de 1991 (120 ch à partir de 1992 pour le modèle catalysé). Le "Cuore Sportivo" du Spider, c'est bien entendu ce moteur... ah, le "bialbero" (double arbres en italien) est un simple 4 cylindres mais ô combien attachant par son effet acoustique. Rauque et métallique, les harmoniques s'émancipent à travers une ligne d'achappement qui se livre sans se faire prier à quelques pétarades. Un régal ! L'alimentation et gestion électronique avec variateur de phase améliore son fonctionnement, mais on le sent réellement vivre avec son ralenti instable ce moteur ! Notons que la documentation commerciale fait état de 126 ch, à tord, car en réalité ce sont 130 chevaux d'un autre temps, qui animent notre version française. Une fois assimilé le mode d'emploi de la pédale d'embrayage réduite (très !), on sélance pour fendre l'air et en prendre "plein la tronche".
Les vitesses s'enchaînent lentement, à bout de bras, avec fermeté mais sans craquement, avec une précision "d'époque". Les rapports semblent bien étagés. Un peu creux à bas régime, le 4 en ligne demande à être cravaché pour donner le meilleur de lui-même. Passé 3000 tr/mn, il est même plutôt vif et grimpe avec entrain jusqu'à 6000 tr/mn. Il ne faut pas hésiter à enfoncer la pédale comme on dit. Un exercice dans lequel il n'offre que des performances modestes (0 à 100 km/h mesuré en 12"8 contre 9" annoncées...) mais un niveau de sensations qui laisse penser le contraire ! Avec son Cx de 0,37, l'Alfa peine en vitesse maxi et s'affranchit d'un petit 185 Km/h capote en place. Mais c'est ça aussi le charme des anciennes, rouler moins vite, mais avec plus de plaisir !

SUR LA ROUTE

essai alfa romeo spider 2000

Considérant son âge de conception, il convient de préciser que l'Alfa Romeo Spider n'est pas à prendre en main comme une voiture de sport, au sens où nous l'entendons aujourd'hui en tout cas, mais plutôt comme un cabriolet de balade. La faute à son châssis, que les 130 chevaux du moteur semblent déborder sans forcer. Il faut dire qu'avec sa rigidité médiocre, son essieu rigide et ses suspensions fermes et trépidantes, le Spider vit réellement la route. Enfin disons plutôt, la fait subir à son conducteur. La direction assistée ajoute un peu de précision mais les mouvements du train arrière ne facilitent pas une conduite sereine, même si avec l'habitude et les kilomètres parcourus à son volant, on sait que ces réactions ne sont jamais dangereuses. Chaussées de pneus en 195/60 les jantes alliage de 15" combinées au différentiel à glissement limité assurent une très bonne motricité à la petite cavalerie du 2.0i. Tant que la route est belle, notre Spider Alfa fait bonne impression pour son âge de conception. Le freinage est lui aussi d'époque, une pédale qui manque de consistance et un problème de tenue de cap en gros freinage. Sur petite route bosselée, le spectacle est bien différent. L'arrière se dandine généreusement dans tous les sens et ça tourne rapidement au rodéo si on hausse le rythme. Toutefois, on se console en se remémorant qu'il s'agit là du dernier cabriolet propulsion de chez Alfa-Romeo... un bon moyen de ne pas bouder notre plaisir au volant de ce Spider aux charmes si délicieusement rétros.

ACHETER UNE ALFA-ROMEO SPIDER 2.0i

Avec 123 000 exemplaires produits en 27 ans de carrière, principalement vendus aux USA et en Europe, le Spider Alfa Romeo n'est pas vraiment rare en occasion. Les modèles de 1900 à 1993 le sont déjà plus. Les prix oscillent entre 6000 et 11000 euros, avec des états et des kilométrages très variés bien sûr. Le Spider Alfa Romeo est comme une voiture de collection et il doit être abordé comme tel. Posé sur un châssis qui date de presque un demi-siècle et offrant de sstandards de finition à peine plus modernes, le Spider n'a rien à voir avec un cabriolet "moderne" de sa génération, tel que la Mazda MX-5. Mais c'est tout ce qui fait sont charme aussi.
Accessible en occasion moyennant un budget allant de 7000 à 10000 euros, avec parfois très peu de kilomètres, le Spider Alfa n'est pas particulièrement couteûx à l'usage. Malgré une fiabilité un peu "légère" de tous les périphériques électriques et mécaniques, la mécanique robuste, à part quelques fuites d'huile récurrentes, en fait un cabriolet plutôt fiable et un achat recommendable. Les versions de 1990 ne sont quasiment plus sujettes à corrosion et ce restylage a mis un terme à 30 ans de petits défauts récurrents et irritants (carrosserie fragile, pompe à eau, échappement, électricité, finition), sans pour autant tous les éradiquer (étanchéité entre autres). Mais au moins, c'est toujours ça. Une bonne vidange tous les 10000 km (en 10 ou 15w40) avec changement des bougies tous les 20000 km (Lodge 2HL, difficiles à trouver) pour cause d'encrassement rapide et roulez petits bolides ! L'autre atout c'est le poids réduit qui permet de tenir une consommation moyenne raisonnable si l'on considère l'âge de conception du moteur : environ 9,5 L/100 Km. Acheter un Spider Alfa Romeo, c'est s'offrir un voyage dans le temps magnifique, avec tous les avantages (et les inconvénients) de l'époque de destination : les 60's !

CONCLUSION

:-)
Véritable cabriolet rétro !
Ligne séduisante et intemporelle
Moteur agréable à l'oreille et fiable
Budget d'utilisation raisonnable
:-(
Finition, plastiques
Performances moyennes
Comportement d'un autre temps
Freinage

40 ans après sa sortie, le Spider séduit toujours autant par sa ligne unique. Certes, il est bourré de défauts mais c'est certainement ce qui le rend si attachant ! Et puis il ne manque pas de qualités non plus, à commencer par celle de savoir donner du plaisir à son volant sans risquer son permis. Et après tout, n'est-ce pas le plus important à bord d'un cabriolet ?

Tous nos remerciements à Stéphane, propriétaire de ce Spider Alfa de 1991.

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Devis d'assurance pour une ALFA-ROMEO SPIDER 2.0i

AVIS

Voilà 8 ans que le charme opère au volant de mon Alfa Spider 2 litres catalysé offert par ma femme pour mes 50 ans. Prendre son volant c'est comme boire un bon vin, je ne l'utilise que pour les loisirs et lorsque je prends son volant j'ai du mal à le quitter. Les superbes montées en régime du moteur et sa sonorité envoutante, les dérobades du train arrière que du pur plaisir, à gouter sans modération.Depuis son achat je n'ai aucun problème aucun problème,à vivement conseiller tans ses défauts d'...
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