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COLLECTOR (01-03-2004)

PORSCHE
911
Carrera RS 2.7
(1972 - 1973)

COTE (2004): 80 000 €
PUISSANCE FISCALE: 15 CV

CARACTERISTIQUES TECHNIQUES PORSCHE 911 CARRERA RS 2.7
Moteur: 6 cylindres à plat, 12 soupapes, porte-à-faux AR
Cylindrée: 2 687
Puissance: 210 à 6300 tr/min
Couple maximum: 255 à 5100 tr/min
Transmission: AR, BVM5
Freins: Av/Ar disques ventilés
Poids: 975 kg (Light) / 1075 Kg (Touring)
Pneumatiques: AV 185/70 VR 15, AR 215/60 VR 15
PERFORMANCES
Vitesse maxi: 240 km/h
1000m D.A.: 24"5
0/100 km/h: 6,3sec
CONSOMMATION
Ville/route/mixte: 16,6/7,9/11,1 L 100 km


Extérieurement, le trait le plus marquant de la RS est son fameux aileron surnommé "queue de canard".


Ce délicieux look "seventies" ne serait pas si typique et charmant sans le mariage bicolore des teintes vives de la carrosserie et des jantes Fuchs peintes reliées par un logo Carrera de la même couleur sur tout le flanc.


Voici à quoi ressemble le poste de pilotage d'une légende roulante. Preuve que les meilleures choses sont souvent les plus simples...


La puissance du Flat Porsche grimpe à 210 ch obtenus à 6300 tr/mn pour un couple de 26 mkg à 5100 tr/mn. La Carrera RS, ainsi dotée, va devenir la plus puissante 911 de route parmi les "Ur-911", c'est à dire de la première génération.


Intégré au capot moteur, l'aileron permet d'augmenter l'appui sur le train arrière un peu volage de la 911, en diminuant la portance de 75%.


Avec l'habitude et quelques bons réglages, la Carrera RS enroule les virages avec la précision du scalpel et l'agilité du félin. Son moteur se réveille vers 5000 tr/mn et n'en démord pas jusqu'à 6500 tr/mn, dans un tonnerre de décibels !


Oeuvre d'art, monument historique, sportive d'exception, la Porsche 911 Carrera RS 2.7 est tout cela à la fois et incarne une des plus belles pages de l'Histoire de la marque et de celle de l'Automobile.

> BIBLIOTHEQUE :

Les must de Porsche
Format : Relié - 64 pages

BIEN :-)
LA 911 de légende !
Moteur envoûtant
Machine à sensations
PAS BIEN :-(
Rare et chère !
Coût des pièces
Beaucoup de fausses RS...


© L'AUTOMOBILE SPORTIVE (01/03/2004)

OEUVRE D'ART
S'il est bien une version de la Porsche 911 unanimement reconnue pour ses qualités, c'est la Carrera RS 2,7 L. Cette petite bête bicolore avec sa fameuse "queue de canard" représente LA sportive par excellence, capable de procurer un plaisir de pilotage rare. La 911 Carrera RS 2,7L est une légende roulante que quelques furieux sont prêts à s'arracher à prix d'or tant elle semble incarner la recette du bonheur éternel...

Texte: Sébastien DUPUIS - Photos: D.R.

Dix ans après sa première apparition, le célèbre nom "Carrera" constitue à nouveau un élément du programme Porsche et fait son entrée dans la nomenclature 911. Ce nom vient de l'une des plus célèbres courses au monde qui se déroulait au Mexique dans les années cinquante et dans laquelle Porsche remporta plusieurs victoires avec la 356 et la 550 Spyder : la Carrera Panamericana. Présentée en Octobre 1972 au salon de Paris, la 911 Carrera RS (pour Renn Sport) fut entièrement conçue pour la compétition. Lorsque la Commission Sportive Internationale (équivalent de la FIA actuelle) change les règlements du sport automobile en 1972, Porsche convoite alors le championnat d'Europe GT mais se trouve dans l'obligation de concevoir et homologuer un modèle fondamentalement plus sportif que la 911 2.4 S. Comme le stipule le nouveau règlement, la voiture doit être produite à 500 exemplaires au moins pour obtenir l'homologation en groupe 4. Au niveau du cahier des charges, Porsche n'a pas beaucoup d'alternatives pour concilier budget et délai minimums. La Carrera RS devait donc être principalement une déclinaison plus légère et plus puissante d'un modèle existant.

PRESENTATION
Extérieurement, le trait le plus marquant de la RS est son fameux aileron surnommé "queue de canard". Intégré au capot moteur, il permet d'augmenter l'appui sur le train arrière un peu volage de la 911, en diminuant la portance de 75%. Mais ce délicieux look "seventies" ne serait pas si typique et charmant sans le mariage bicolore des teintes vives de la carrosserie et des jantes Fuchs peintes reliées par un logo Carrera de la même couleur sur tout le flanc. Pour sigler la bête, Porsche ajoute un logotype arrière "Carrera RS" sur l'aileron et un lettrage "Porsche" de la même couleur sur le bas du capot moteur. La 911 Carrera RS conserve aussi les ailes arrière plus larges de la 2.4S. Devant, la RS inaugure sur les premiers modèles, bien connus sous le nom de "Lightweight" (option M471), un bouclier en polyester qui intègre un radiateur d'huile supplémentaire en lieu et place de la plaque d'immatriculation. Lorsqu'un Porschiste vous parle d'une "light" ou d'une "sport", il s'agit des 500 exemplaires produits pour obtenir l'homologation et qui ont été allégés au maximum. Dans le détail, la perte de poids envisagée par l'usine a été obtenue par diminution de l'épaisseur des tôles et des vitrages pour certains éléments, par l'utilisation d'un châssis auxiliaire avant spécifique en aluminium forgé, d'un réservoir et des pare-chocs en plastique, la suppression des diverses garnitures et de l'insonorisation, de la serrure du capot moteur, des sièges arrières, du rembourrage du tableau de bord, de la montre, des vide-poches, accoudoirs, poignées de rappel des portes et l'ouverture des vitres arrières. De plus, les sièges avant laissent place à deux superbes baquets Recaro. Ces 500 modèles furent tous écoulés dans l'année 1972. Parallèlement à la "Sport", une version "Touring" (M472) était également disponible au catalogue. En effet, Porsche avait envisagé une version moins spartiate dès le début, sous-estimant le potentiel commercial de la Carrera RS Light. Disposant d'un équipement intérieur très proche de celui alors disponible sur la 2.4 S, la "Touring" ou "confort" abandonne les vitres allégées et les éléments de carrosserie en aluminium et en polyester, remplacés par de la tôle. Devant le succès rencontré durant la première année (1972), deux séries de 536 puis 554 exemplaires vont s'ajouter en 1973 à la production initialement prévue, mais avec quelques légères différences par rapport au modèle d'homologation impliquant surtout un poids en hausse. La production totale de la Porsche 911 Carrera RS dépassera finalement les 1500 exemplaires permettant également son homologation en Groupe 3.

MOTEUR
Le moteur type 911/83 de la Porsche 911 Carrera RS est dérivé de celui du 2.4 S de 190 ch, poussé à 2687 cm3 par augmentation de 6 mm de l'alésage. Les enseignements de la compétition vont aussi permettre à Porsche d'alléger le bloc moteur en aluminium en remplaçant les chemises de cylindres en "Biral" par un traitement au "Nikasil", alliage très résistant de nickel et de silicium appliqué par électrolyse sur les parois des cylindres. On note également le montage de pistons allégés à tête plate et d'un vilebrequin spécifique. Le taux de compression reste à 8,5:1 mais la puissance du nouveau moteur grimpe à 210 ch obtenus à 6300 tr/mn pour un couple de 26 mkg à 5100 tr/mn. La Carrera RS, ainsi dotée, va devenir la plus puissante 911 de route parmi les "Ur-911", c'est à dire de la première génération. La boite est une type 915/08 à 5 rapports dont les 4ème et 5ème ont été allongés par rapport au 2.4L et l'embrayage a été renforcé. On pouvait aussi en option disposer d'un pont plus court (7,37 au lieu de 7,31) ce qui en faisait une arme encore plus redoutable ! Grâce à un rapport poids/puissance très avantageux, la Carrera RS s'octroie un très haut niveau de performance pour l'époque, et même encore aujourd'hui. Sa vitesse maxi est supérieure à 240 Km/h et elle accélère de 0 à 100 Km/h en 6,3 secondes. Ce que les chiffres ne traduisent pas, c'est aussi que ce moteur est l'un des plus mélodieux Flat 6 qui soient. Son timbre pur et métallique est un véritable enchantement de l'ouïe ! Quel bonheur de l'entendre évoluer, du ralenti jusqu'à la zone rouge qu'il aime aller chercher avec une vigueur qui fait bien plaisir !

SUR LA ROUTE
Comme nous l'avons vu, tout ce qui n'était pas indispensable à la conduite fut rigoureusement supprimé ou allégé et on arrive ainsi à un poids à vide de 960 kg pour la fameuse "Lightweight". Pesant au total 1075 kg, elle accuse fort logiquement un rapport poids/puissance nettement moins avantageux que la "Sport" mais permet à une plus large clientèle de s'offrir tout de même la plus sportive des 911. Pour augmenter la stabilité et permettre une plus forte accélération transversale, les jantes arrière sont plus larges (7 pouces) que les jantes avant (6 pouces). Des barres antiroulis de 18 et 19 mm, respectivement à l'avant et l'arrière, ont été ajoutées. Les amortisseurs à gaz Bilstein, plus fermes que les Koni habituellement utilisés par Porsche, sont fixés à la caisse par des points d'ancrage renforcés. Enfin, le freinage est celui très apprécié de la S, à l'exception des étriers qui sont en aluminium sur la Carrera RS. En dehors des considérations techniques, il faut vraiment avoir eu au moins une fois dans sa vie la chance de parcourir quelques kilomètres de petite route ou de circuit au volant de la Porsche 911 Carrera RS pour comprendre l'engouement et l'euphorie qu'elle suscite chez son conducteur. Evidemment, en terme d'efficacité et de performances pures, la RS 2,7L est derrière les récentes 964 RS 3,6 et 993 RS 3,8L... mais pas tant que l'on pourrait croire en dépit de ses 20 ans passés ! Moins terre à terre que le chronomètre, la musique du Flat 2,7 est réellement pénétrante, envoûtante et magique. Ce genre de mélodie vous donne des frissons dans le dos à chaque montée en régime et vous ravive l'amour des belles mécaniques "à l'ancienne". Dans la pratique, la boîte 915 ferme et imprécise trahit son grand âge. De même, le comportement sous-vireur de la Carrera RS demeure typé 911, malgré l'appui supplémentaire de l'aileron et du spoiler avant. Mais avec l'habitude et quelques bons réglages, la Carrera RS enroule les virages avec la précision du scalpel et l'agilité du félin. Souple et docile à bas régime, son moteur se réveille soudainement vers 5000 tr/mn et n'en démord pas jusqu'à 6500 tr/mn, dans un tonnerre de décibels ! En somme, la RS 2,7 n'est pas longue à vous emmener vers le nirvana de l'automobile... sportive. Sacrée mamie !

ACHETER UNE PORSCHE 911 CARRERA RS 2,7L
Boudée au début des années 80 puis convoitées à l'extrême pendant la triste période de pure spéculation de la fin de la même décennie, les cours de la 911 Carrera RS 2.7 sont aujourd'hui retombés à des valeurs plus raisonnables, bien que beaucoup les considèrent encore comme étant objectivement surévaluées. Hormis quelques exceptions, la RS 2.7 est la 911 de série la plus côtée en collection, sa réputation ayant fait d'elle une véritable légende roulante. Mais cette réputation n'a rien d'usurpée, comme nous l'avons vu, ce qui ne fait malheureusement qu'accroître le prix de folie qu'atteint aujourd'hui la RS. En effet, si l'on exclut la rarissime cinquantaine de modèles RSR 2,8 voués à la compétition, une Carrera RS Light en état concours s'échange contre 80 000 Euros, voire souvent plus selon son état. Dans le meilleur des cas, vous vous en tirerez pour 50 000 euros minimum pour une auto à restaurer... mais y en a-t-il encore ? Rien n'est moins sûr... Pour ne rien arranger, la Carrera RS est très rare sur nos routes. Les N° de châssis du seul et unique millésime 1973 vont du numéro 9113600001 à 9113601590 et les N° moteur 2,7 (type 911/83) de 6630001 à 6631551. Si on fait le calcul, on établit donc à seulement 1550 le nombre d'exemplaires fabriqués pour la RS de route, dont 1308 "Touring" et 204 "Light", en plus des 17 RSH, les modèles d'homologation... Autant dire qu'il n'y en a pas pour tout le monde et c'est bien là le problème ! Les véhicules pouvant revendiquer le titre de "Matching Numbers" sont ceux qui disposent encore du châssis et du moteur d'origine, avec les numéros correspondants. Leur cote est évidemment supérieure car ils sont très rares, les RS ayant généralement toutes subies des modifications avec le temps et les propriétaires. Car au-delà de la collection, la 911 Carrera RS est l'un des rares collectors que ses propriétaires n'hésitent pas à sortir régulièrement sur route et circuit, certains allant même jusqu'à les utiliser au quotidien. Normal, après tout ne dit-on pas qu'une Porsche qui s'use est une Porsche qui ne roule pas ? Evidemment, ce privilège réclame un budget conséquent, car la RS est une auto fiable mais pas indestructible. Elle requiert un entretien suivi et rigoureux. La pression d'huile maintenant la bonne tension de la courroie est vitale, tout autant qu'un bon entretien de la carrosserie qui, à l'exception des quelques parties en matériaux modernes, ne refuse pas la rouille... Et comme toujours chez Porsche, les pièces sont chères. Donc, quoi qu'il en soit, un tel achat doit demeurer un coup de coeur et non une opération financière, même si la cote de la Carrera 2,7L risque de ne jamais descendre.

:: CONCLUSION
La Porche 911 Carrera RS 2,7L est sans doute "LA" 911 de légende par excellence. Elue Porsche du 20ème siècle par les lecteurs du magazine Flat 6, elle semble devoir demeurer à jamais la Porsche la plus désirable et désirée, au delà même de ses seules qualités dynamiques. Dernier objet de désir de l'avant crise pétrolière de 73, la 911 Carrera RS incarne à sa manière le symbole d'une époque de libertés et de plaisirs que nous nous sommes résignés à ne plus jamais connaître. C'est sans doute aussi pour cela qu'elle touche autant le coeur des passionnés...

CE QU'ILS EN ONT PENSE :
"La nervosité est sans doute ce que la Carrera RS offre de plus étonnant à l'égard des performances. Battre les 26" avec 2,7 litres seulement est exceptionnel. Il faut dire que l'étagement de la boîte est excellent (alors que la sélection des vitesses est, par contre, plutôt médiocre) et que, naturellement, le rapport poids/puissance de la Carrera est moins que courant. En résumé, telle que livrée, la Carrera RS n'est pas un engin de compétition brutal et frustre, mais une super 911S, encore plus agréable à utiliser."
SPORT AUTO - AVRIL 1973 - ESSAI 911 CARRERA RS 2.7.

"Le pilotage réclame doigté et technique si on veut péter un temps. Une fois que vous avez compris comment imposer au train avant une trajectoire précise, vous pourrez alors vous offrir un numéro exceptionnel, qui aura le pouvoir de vous monter le taux d'adrénaline à des niveaux plus élevés que les générations récentes, tout en passant moins vite. Un régal, d'autant que les gros freins vous mettent très vite en totale sécurité."
FLAT SIX - MARS 1996 - ESSAI 911 CARRERA RS 2.7.


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