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COLLECTOR (26-12-2005)

EDONIS
V12-BITURBO
Coupé
(2001 - 2003)

760 000 Euros (2001)
ND CV FISCAUX
CARACTERISTIQUES TECHNIQUES EDONIS V12-BITURBO Coupé
MOTEUR
Type: 12 cylindres en V, 60 soupapes, 2x2 arbres à cames en tête
Position: longitudinal central AR
Alimentation: injection électronique + 2 turbocompresseurs à géométrie variable et échangeur air/air.
Cylindrée en cm3: 3 764
Alésage x course : x
Puissance ch DIN à tr/mn: 700 à 7 600.
Puissance au litre en ch: 185,97
Couple maxi en mkg à tr/mn: 80,1 à 3 200
Couple au litre en mkg : 21,28
TRANSMISSION
AR + différentiel Autobloquant
Boîte de vitesses (rapports): Manuelle 6 rapports.
POIDS
Données constructeur en kg: 1 300
Rapport poids/puissance en kg/ch DIN : 1,85
ROUES
Freins : 4 disques ventilés et perforés ( 355 mm)+ ABS.
Pneus : AV 245/30 ZR 19 et AR 355/30 ZR 19.
PERFORMANCES
Vitesse maxi en km/h: 359
400 m DA en secondes: ND
1 000 m DA en secondes: ND
0 à 100 km/h : 3,2
0 à 200 km/h : ND
Consommation moyenne : ND L/100 Km


Loin des intérieurs austères et traditionnels, l'Edonis étonne à la manière des TVR.


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Ses formes si particulières ont été dictées par la soufflerie.

BIEN :-)
Concept " jusqu'au boutiste " !
Performances !
Design original et efficace
Moteur
Châssis
Pas d'électronique " bienveillante "
Exclusive
PAS BIEN :-(
Tarif !!
Quid du SAV ?
Pas à mettre dans toutes les mains !
Seulement 21 exemplaires


©L'AUTOMOBILE SPORTIVE / 26-12-2005

FILLE DE BUGATTI
La renaissance de Bugatti avec ses très performantes et réussies Bugatti EB 110, puis Bugatti EB 110 S, n'aura été qu'un feu de paille. Eblouissant, plein de promesses, mais malheureusement trop court. Un beau gâchis. Mais le 1er janvier 2001, des passionnés sont repartis de la base de ces fantastiques GT pour élaborer une des supercars les plus performantes et abouties de tous les temps… tout en respectant le talent du pilote. Ne cherchez donc aucune aide à la conduite à bord de l'Edonis, seul votre sang froid et votre pied droit maîtriseront les 700 ch de la GT italienne...

Texte: Gabriel LESSARD - Photos: D.R.

La genèse de la Bugatti EB110 avait été assez mouvementée, c'est le moins que l'on puisse écrire. Technique ou design, les revirements de situation avaient été nombreux, avec notamment le départ des différents ténors dont Marcello Gandini pour la partie design. Le résultat final était donc plus la somme des retouches de différents individus qui donna ce genre si particulier à la Bugatti EB110. Bugatti fauché par la faillite inéluctable, il restait alors Jean Marc Borel et Nicola Materazzi pour souffler sur les braises de ce feu consumé… Nicola Materazzi fut pour mémoire (surtout pour ceux qui n'auraient pas encore consulté le dossier consacré à l'EB110 !) le remplaçant de Paolo Stanzani en tant que directeur technique du projet de la renaissance de Bugatti. Nos deux compères fondèrent donc la société B. Engineering et repartirent d'une base technique (plateforme et moteur) de la Bugatti EB110 qu'ils connaissaient bien. C'est le français Marc Deschamps qui en en charge de dessiner l'Edonis, dans un style beaucoup plus personnel et affirmé que feue la Bugatti EB110. Avec 700 ch et 1300 kg, l'Edonis, dépourvue de toute assistance à la conduite, permet donc de goûter aux joies des supercars de pilotes, comme le fut en son temps la Ferrari F40

DESIGN
Marc Deschamps a pu travailler sur le design de l'Edonis avec plus de sérénité que Marcello Gandini puis Giampaolo Bendini dans le design de la Bugatti. Puisque les seules contraintes avec lesquelles Marc Deschamps a du composer étaient l'efficacité aérodynamique et les dimensions de la plateforme reprises de la Bugatti. Il pu ainsi élaborer un dessin agressif et très personnel. L'Edonis V12 a ainsi le mérite de se démarquer des autres supercars. L'autre mérite de Marc Deschamps est d'avoir su réaliser une auto qui conserve une efficacité aérodynamique pour pouvoir se dispenser d'appendices disgracieux. Il subsiste certes un aileron arrière, mais il est intégré et pas plus large que l'habitacle de l'Edonis. La proue affiche un regard à nulle autre pareille que seule la Morgan Aero8 pourrait essayer de concurrencer avec ses yeux… originaux. Les feux avant en forme de boomerang n'avaient encore jamais été vus sur la production automobile, et toute la face avant épouse des formes privilégiant refroidissement et appuis aérodynamiques. La ligne de caisse retombe et est largement échancrée avant le passage de roue arrière. Cela permet d'éviter de tomber dans le syndrome de la Bugatti EB110 avec une ligne de caisse très droite et de flancs hauts et prédominants. L'arrière de l'Edonis laisse respirer le V12 biturbo de 700 ch. La carrosserie est découpée de toute part et ornée de petites grilles noires mat. Au premier abord, il est difficile de trouver des repères visuels habituels (feux, pots d'échappement…). Indéniablement, Marc Deschamps a su donner à l'Edonis V12 un caractère stylistique bien plus marqué que la Bugatti EB110 en était pourvue… Une fois n'est pas coutume, l'habitacle est lui aussi un hymne au design. Enfin ! Trop de supercars conservent en effet des habitacles tristes et convenus comme les Lamborghini Murciélago ou Lamborghini Gallardo par exemple. Ici, on se sent plus dans l'univers des exotiques TVR, avec une planche de bord et une console centrale dont le seul objectif était d'être beau et innovant. L'ergonomie n'est d'ailleurs pas le point fort de l'Edonis V12, mais après tout, avec 700 ch à gérer, l'objectif est plus de se concentrer sur le volant et les pédales que sur le réglage de la bande FM ou de la numérotation de son téléphone portable.

MOTEUR
C'est donc en repartant de la base du fabuleux V12 quadriturbo 610 ch de la Bugatti EB110 que Nicola Materazzi et Jean-Marc Borel sont repartis. Mais ils ont opté pour des solutions différentes sur certains détails. Ainsi, la cylindrée est passée à 3764 cm3 et la puissance portée à 700 ch à 7600 tr/mn ! Nos amis passionnés ont abandonné la technique des quatre turbos pour deux turbos à géométrie variable. Plus simples à mettre en place, ils autorisent en outre une souplesse dès les plus bas régimes et une courbe de couple plus exploitable avec 80,1 mkg dès 3200 tr/mn alors que sur la Buggati EB110 GT, ou même Bugatti EB110 S, le couple était 20 mkg moins important à des régimes de rotation supérieurs. Positionné central arrière comme sur de nombreuses supercars, ce V12 hérite d'une distribution 60 soupapes étudiée pour les hauts régimes de rotation. Une boîte de vitesses manuelle à 6 rapports permet de faire varier les vocalises de ce V12 de 700 ch plutôt discret au ralenti. En revanche, une fois en action, il fait sonner la charge et affiche des performances rarement atteintes par une voiture homologuée et immatriculée. Avec près de 360 km/h en vitesse maximum et un 0 à 100 km/h franchit en 3,2 secondes, même une Mercedes CLK GTR (W208) est battue ! L'Edonis V12 est en outre une des rares autos qui avait bien accepté de se prêter à un dossier " spécial vitesse " de Sport Auto et qui s'était révélée la plus véloce du comparatif… Chapeau !

CHASSIS
Les ingénieurs sont repartis de la base technique de la Bugatti EB110. Mais ils ont tout de même effectué un travail considérable pour en arriver au résultat final que nous avons sous les yeux. Le châssis est donc entièrement réalisé en carbone pour obtenir un compromis poids/rigidité maximal, et c'est l'Aerospatial à Bordeaux qui a en charge la fabrication. Toute la carrosserie est en aluminium et façonnée à la main par un ancien carrossier de Scaglietti. Les suspensions sont bien évidemment indépendantes à quatre bras avec amortisseurs réglables et barres stabilisatrices. Seul l'ABS fait figure d'aide à la conduite intégré, car pour le reste c'est le néant total, ou plutôt c'est au pilote de jouer léger avec ses orteils ! Seul un différentiel autobloquant vient aider à passer la puissance aux seules roues arrière. On imagine la jouissance totale de réaliser une petite séance de drift avec une auto de 700 ch avec la seule aide du différentiel et l'adresse de votre pied droit (avec vos mains sur le volant bien entendu !). L'Edonis V12, capable d'aller tutoyer des vitesses de passage inavouables auprès de la maréchaussée, est donc à même d'offrir un comportement routier d'exception et très efficace. Ses seulement 1300 kg en font d'elle une des supercars les plus agiles, et également une des moins lourde avec la McLaren F1. Seule la direction, est jugée un peu lourde par l'heureux essayeur d'un jour dans le magazine Automobiles Classiques. Bien campé sur des pneumatiques aux dimensions gargantuesques (voir la fiche technique), l'Edonis ne semble en outre pas trop souffrir de problème de motricité. Pour ralentir l'auto, le pilote pourra compter sur un système de freinage puissant et endurant signé Brembo avec quatre disques ventilés et perforés de 355 mm. Une véritable supercar avec une définition totalement dédiée au pilotage pur qui tranche singulièrement avec les dernières offres dans ce segment.

ACHETER UNE EDONIS V12-BITURBO Coupé
Au risque de se répéter, l'Edonis V12, en raison de sa très faible diffusion (21 exemplaires seulement !), reste une auto d'exception à tous les égards. Prix, cote élevée, marché quasi nul, entretien compliqué… tout indique que nous sommes bien face à une supercar dans tous les sens du terme. La plus grosse contrainte concerne bien évidemment l'après-vente, car qui nous dit dans 10 ans si la société B. Engineering sera toujours présente ? Aura-t-elle les stocks de pièces de rechange nécessaires ? Sans compter sur l'éventualité d'un rapatriement systématique à Modène en Italie pour des grosses interventions. L'usage d'un tel missile sur route ouverte peut s'apparenter soit un intense sentiment d'injustice d'être prostré à 130 km/h sur autoroute alors qu'elle peut rouler presque trois fois plus vite, et chaque déplacement risque de vous attirer les passants sur vous dès que vous vous garez. Il convient donc de regarder une supercar comme une toile de maître ou un objet d'art précieux. C'est avec parcimonie que l'on y goûte, et les quelques instants de plaisir sont si intenses et l'émotion si vive, que c'est dans ces moments là que l'achat d'une supercar, et donc d'une Edonis V12 peut trouver toute sa justification. Avec un petit plus néanmoins pour l'Edonis V12 d'avoir le fol espoir d'être capable de maîtriser sans assistances électroniques ses 1,8 kg/ch, ses 700 ch et ses 359 km/h !...

:: CONCLUSION
L'Edonis V12 ne nous laisse pas indifférents. D'abord, c'est l'une des rares Supercars produite par un petit (micro ?) constructeur qui est mue par une mécanique maison, ce qui est rarement le cas des autres reprenant le plus souvent des mécaniques Mercedes-Benz AMG, BMW ou des moteurs américains. Ensuite, sa définition technique de préserver intact la notion de pilotage pur, ne fait que nous faire regretter que ce parti ne soit plus retenu en Formule 1 avec toutes les assistances à la conduite. L'Edonis V12, la Supercar du 21e siècle ?...

PRODUCTION
Edonis V12 (2001-2003) : 21 exemplaires.

CHRONOLOGIE
2001 : Le 1er janvier, Nicola Materazzi et Jean-marc Borel dévoilent la première GT du nouveau millénaire : l'Edonis V12.
La fabrication démarre en cours d'année.
2003 : Les 21 exemplaires prévus achèvent leur production.

CE QU'ILS EN ONT PENSE :
"Au tour de clé, le feulement du V12 conserve une certaine discrétion. La première s'enclenche sans douleur. Le reste tient de la fiction. Légère (1300 kg) et généreuse en couple (80 mkg), l'Edonis arrache tout sur son passage. S'il n'y prend garde, le conducteur, lui-même, se retrouve le souffle coupé. La poussée, spectaculaire, s'apparente à celle d'une monoplace au feu vert. La commande de boîte, bien guidée, permet même d'enchaîner les quatre premiers rapports à la volée. A l'accélération, l'échappement se fait plus strident, l'ambiance devenant rapidement assourdissante sous l'effet de la décompression des soupapes de turbos. Le bang ponctuant chaque changement de vitesses rappelle celui d'un chasseur franchissant le mur du son. Dans cette atmosphère Mach 1, le pilote doit pourtant garder la tête froide car l'Edonis a la faculté de raccourcir les lignes droites. Dépourvue d'assistance électronique, e dehors d'un ABS et d'un différentiel autobloquant, la furieuse propulsion n'est donc pas du genre tout public."
AUTOMOBILES CLASSIQUES - 2001 - Edonis V12.


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