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MASERATI MEXICO (1966 - 1972)

maserati mexico
© L'AUTOMOBILE SPORTIVE 26-12-2011

LE CHANTEUR DE MEXICO

Le temps est venu pour Maserati de remplacer la Sebring. Malgré la sortie de la berline Quattroporte, le coupé quatre places grandit encore pour s’attirer les faveurs de la clientèle américaine, friande de ces modèles italiens. Avec en plus un coupé deux places et un Spyder, le catalogue de la firme de Modène commence à prendre de l’ampleur et il y en a pour tous les goûts...

Texte: Maxime JOLY - Photos: Alexandre BESANÇON

En 1951, Luis Mariano sortait le Chanteur de Mexico. Quinze ans après, ce fut au tour de Maserati de pousser la chansonnette. L’occasion pour nous de poursuivre nos dossiers sur les Maserati classics !

av maserati mexicointerieur volant

CARACTERISTIQUES


MASERATI MEXICO 4.7 / 4.2
v8 maserati mexico
MOTEUR
Type : 8 cylindres en V à 90°, 16 soupapes
Position : longitudinal AV
Alimentation : 4 carburateurs Weber 38 DCNL5
Cylindrée (cm3) : 4719 / 4136
Alésage x course (mm) : 93.9 x 85 / 88 x 85
Puissance maxi (ch DIN à tr/mn) : 286 à 5000 / 256 à 5500
Couple maxi (Nm à tr/mn) : 392 / 373 à 3800
TRANSMISSION
AR + différentiel Salisbury
Boîte de vitesses (rapports) : manuelle (5)
ROUES
Freins Av-Ar (ø mm) : Disques ventilés
Pneus Av-Ar : 205 VR 15 HS
POIDS
Données constructeur (kg) : 1600
Rapport poids/puissance (kg/ch) : 5,6 / 6,2
PERFORMANCES
Vitesse maxi (km/h) : 255 / 240
CONSOMMATION
Moyenne (L/100 Km) : 20
PRIX NEUF (1966) : NC
COTE (2011) : 55.000 €
PUISSANCE FISCALE : 24 CV


PRESENTATION

Si la mode des noms de vent a été lancée par la Maserati Mistral, celle de rendre hommage à des courses victorieuses est plus ancienne et date de la Sebring. Les grands coupés Maserati allaient perpétuer cette tradition encore quelques temps, jusqu’à l’Indy. Pour la Mexico, c’est un peu différent. Le nom faisait, à la base, référence au président mexicain Adolfo López Mateos, dont la 5000 GT servit de base au prototype dévoilé sur le stand Vignale du Salon de Turin de 65, et dessiné par Giovanni Michelotti. Le hasard voulut que John Surtees finit victorieux du circuit de Mexico en 1966, au volant de la T81. 1966, année de la présentation officielle de la Mexico au Salon de l’Automobile de Paris. C’est l’accueil reçu par le concept qui donna à Maserati l’idée de donner vie au projet de coupé quatre places, répondant au nom de code interne de Tipo AM112. La Maserati Mexico prend officiellement la succession de la Sebring dans la gamme mais les deux voitures partagent de nombreux points communs. Les deux sont signées du carrossier Vignale et plusieurs choix esthétiques de la Sebring phase 2 ont été repris sur la Mexico telle que la large calandre entourée de quatre optiques rondes. Caractéristique qui avait déjà fait le succès d’un autre grand coupé italien, la Lancia Flaminia Touring. Quelques légères modifications apparurent en 1970, avec comme nouveauté la plus marquante les nouvelles jantes alu.

HABITACLE

La Maserati Mexico brille par un intérieur de très grande classe et doté d’un panel d’équipements des plus complets. Air conditionné (obligatoire pour percer sur le marché américain), vitres électriques, autoradio, glaces azurées et polarisées, lunette arrière équipée d’un dégivreur électrique et la serrure anti-vol, rien ne manque. Il n’y a qu’à voir la quantité de boutons situés entre le conducteur et le passager pour s’en convaincre. Le constat est le même en ce qui concerne les compteurs puisqu’on n’en dénombre pas moins de huit, allant de la simple horloge aux pression et température d’huile. Le bois a élu domicile dans l’habitacle, que ce soit sur le grand volant à trois branches, le pommeau de levier de vitesse et la vaste planche de bord qui abrite une large boîte à gants. Les italiens avaient la fâcheuse tendance de survendre les capacités d’accueil de leurs 2+2, la majorité d’entre elles limitant leur banquette arrière à des places d’appoint. Ce n’est pas absolument pas le cas de la Maserati Mexico qui propose un espace digne de celui des plus grandes berlines. Avec plus de 4.70 mètres de long, le contraire aurait, il est vrai, été impardonnable. On ne s’en rend pas forcément compte sur les photos mais la Mexico a des dimensions impressionnantes… Le coffre est lui aussi à la fête et partir en voyage à quatre ne posera pas le moindre problème.

MOTEUR

Jusque là fidèle aux 6 cylindres en ligne, Maserati dut se résoudre à abandonner son architecture fétiche pour voir plus gros. Pas question d’aller chasser Ferrari sur son terrain en sortant un V12, le but est de rester dans la ligne de conduite qui a toujours été la sienne, à savoir retranscrire sur les voitures de route ce qui se fait en compétition. Et en compétition justement, la Maserati 450S fit sensation en 1957 en remportant la victoire sur le circuit de Sebring avec un V8. Adieu 6 cylindres à injection et bienvenue au V8 carbu. Le trident, grâce au travail de Giulio Alfieri, semble avoir trouvé chaussure à son pied. Il renouvelle l’expérience, en série cette fois, avec la supercar 5000 GT. Sept ans plus tard, la Maserati Mexico devient le second coupé motorisé par un V8. C’est d’ailleurs à partir la base mécanique de la 5000 que fut développé le premier prototype de la Mexico, avant de passer à des cylindrées inférieures sur le modèle de série. C’est le 4.7 qui fut d’abord retenu, celui-là même qui fera en 1967 le bonheur de la Ghibli. Les 290 chevaux annoncés permettent à l’italienne de dépasser les 250 km/h, argument insuffisant pour en faire un best-seller. En effet, seulement 175 Mexico 4.7 furent vendues, mais pas à n’importe qui, l’une d’entre elles ayant appartenu à l’ancien président des Etats-Unis, Ronald Reagan. Probablement en boîte automatique, option très prisée de l’autre côté de l’Atlantique. Devant l’obligation d’élargir la production, le 4.2 super carré (en réalité 4.1) de 260 ch, tout droit venu de la Quattroporte I, fut rajouté au catalogue. Il assurait à lui seul les deux tiers des ventes. Les deux V8 sont alimentés par quatre carburateurs Weber 38 DCNL5, bien que l’on trouve des 40 DCNF sur quelques-uns des 4.7. Pas de jaloux entre les deux lorsqu’il faut donner de la voix, ces V8 ont du répondant dans la matière, sans pour autant être invivables au quotidien. L’abondance de couple du 4719 cm3 est un avantage par rapport au poids élevé de la bella macchina mais le « petit » V8 a pour lui plus d’entrain à monter dans les tours. Malgré cette petite subtilité, les deux blocs consomment sensiblement la même quantité de sans plomb (subtilité importante à préciser), expliquant la présence de deux réservoirs. Comme toujours, c’est une affaire de goût mais avec seulement 480 Maserati Mexico produites, mieux vaut ne pas être trop regardant sur la motorisation…

SUR LA ROUTE

essai maserati mexico

Bien que le prototype était base sur une 5000 GT, la Maserati Mexico partage son châssis tubulaire avec la Quattroporte, dont l’empattement est raccourci de 11 cm. L’architecture classique du moteur à l’avant a été conservée. Des barres stabilisatrices sont présentes à l’avant et à l’arrière, tandis que la suspension avant est à roues indépendantes. A l’arrière, des ressorts semi-elliptiques remplacent le pont de Dion qui équipait les premiers exemplaires de la QP. La Mexico soigne les fessiers de ses occupants avec l’utilisation d’amortisseurs hydrauliques télescopiques, assez convaincants. La voiture était équipée de quatre disques de frein, délivrant un freinage relativement puissant, toutes proportions gardées avec les standards actuels. Et ce n’est pas faute d’avoir du travail quand il s’agit de stopper les 1600 kg - italiens donc optimistes – du coupé. Son gabarit et son poids l’éloignent de toute velléité purement sportive mais comme toutes les Maserati de l’époque, et jusqu’à la Biturbo S, il est équipé du pont arrière Salisbury. A chaque fois que l’on reprend le volant d’une ancienne, il faut se familiariser avec une conduite d'un autre âge. Attaque des pédales qui demande d’y aller franco, direction de camion pour les modèles dépourvus d’assistance, et j’en passe. Mais quel bonheur !

ACHETER UNE MASERATI MEXICO

Cela risque d’en choquer plus d’un mais les Maserati de cette époque se montrent plutôt fiables. La mécanique V8 est solide et il n’y a pas de souci majeur de répertorié. Le distribution ne connaît pas de problème de chaîne détendue, bien qu’un contrôle régulier soit nécessaire. Les ennuis commencent sur les exemplaires qui roulent peu, les carburateurs ayant besoin de tourner au moins une fois par mois. Beaucoup de collectionneurs laissant pourrir leurs voitures, on trouve aussi parfois des sorties de grange à l’état pitoyable. Les frais de remise en route peuvent très vite chiffrer, alors sachant cela, la négociation avec le vendeur devient capitale car une Mserati Mexico 4.2 en bel état se vend entre 50 et 60.000 €. Cela peut paraître cher mais comparé aux Ferrari de la même époque, c’est presque donné…

PRODUCTION MASERATI MEXICO 4.7 : 175 exemplaires / Mexico 4.2 : 305 exemplaires

CONCLUSION

:-)
Moteurs
Distribution par chaîne
Intérieur / équipements
4 vraies places
:-(
Poids
Prix des pièces
Corrosion à contrôler

Coupé familial performant, la Maserati Mexico est un véhicule bien né. Peu diffusé, il est une pièce de choix pour tout amateur de collector, sans pour autant être contraignant à faire rouler. Les amateurs de balades dominicales prendront plaisir à faire profiter enfants et petits enfants de la douce mélodie du V8 italien. S’ils en ont les moyens, ils auraient tort de se priver...

Tous nos remerciement au charmant propriétaire de cette superbe Maserati Mexico.



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