Pétrole cher : ce n'est que le début...
12/12/2018
Dans sa dernière étude baptisée Regard D'experts, le cabinet de gestion d'actifs OFI Asset Management dresse un état des lieux détaillé et analyse les perspectives d'évolution de la consommation et de la production des ressources pétrolières à l'horizon 2030. Des perspectives peu rassurantes concernant la probable remontée du prix de l'or noir...
Car une chose est sûre, malgré la volonté des gouvernements de pays développés d'accélérer la transition écologique pour réduire les émissions de Co2 et la dépendance au pétrole - ce qui n'est pas sans soulever de nombreuses problématiques dont celle du pouvoir d'achat comme on le voit actuellement en France - la demande mondiale ne devrait pour autant pas cesser d'augmenter pour satisfaire la croissance des pays en développement.
Parallèlement, si les cours du pétrole pourraient encore connaître dans les semaines à venir une forte volatilité du fait d'enjeux financiers et politiques contradictoires, la tendance sur le long terme est semble-t-il inévitable : compte tenu du manque d'investissement de ces dernières années, le cours du pétrole devrait repartir à la hausse dans le courant de l'année 2019. L'ampleur du sous-investissement ainsi que l'impossibilité de rattraper le retard pris pourraient même, selon le cabinet, amener l'or noir à tutoyer à nouveau les 100 $ le baril au plus tard en début d’année 2020...
L'International Energy Agency ne semble d'ailleurs pas dire autre chose dans le World Energy Outlook 2018 (WEO2018) publié il y a quelques jours. Devant la croissance attendue de la demande dans son scénario central, l'organisation écrit : « Répondre à cette croissance à court terme implique que le taux d’approbation de projets dans le secteur conventionnel doit doubler par rapport aux niveaux actuels. Sans cela, la production de pétrole de schiste, qui s’est déjà développée à un rythme record, devra ajouter plus de 10 millions de barils de production quotidienne entre aujourd’hui et 2025… ».
Depuis le lancement il y a plus de 10 ans, le pétrole de schiste américain, aidé par des prix élevés pendant quelques années, par des financements peu chers et en se focalisant logiquement en premier sur les champs les plus prometteurs, a réussi à mettre en production 7 millions de barils par jour ! L’AIE aurait donc raison de tirer le signal d’alarme. En regardant le graphique de plus près, le problème pourrait même apparaître avant 2025... sauf en cas de ralentissement économique majeur, seul facteur qui pourrait empêcher cette nouvelle ascension des cours du pétrole.
Lire l'étude intégrale du Groupe OFI
ACTUALITES autre
Luxeed RX : quand la Chine recrute chez Ferrari et AMG
Ferrari n'a pas apprécié qu'un constructeur chinois revendique un design "issu de Maranello". Plus tôt cette année, Luxeed, marque née du partenariat ...
Lire la suite
Routes payantes : la Belgique veut une vignette routière obligatoire dès 2027
La Belgique entend mettre fin à l'une de ses particularités les plus connues : la gratuité des autoroutes. À partir du 1er mai 2027, tous les automobi...
Lire la suite
Le MIT est formel : la voiture électrique réduit le CO2 dans tous les cas
Une nouvelle étude du MIT, publiée dans Environmental Research Letters, vient de mettre à mal l'un des arguments les plus répandus contre les voitures...
Lire la suite
LA TOYOTA SUPRA A80 ET LE MOTEUR 2JZ-GTE
ROAD TRIP : LES ALPES MARITIMES
IMMATRICULATION : LES SERVICES DE CARTE GRISE MINUTE
L'ARCHITECTURE TRANSAXLE