Bristol Fighter : un retour improbable avec le V10 de la Viper !
03/09/2026
La Bristol Fighter, l'un des coupés les plus singuliers des années 2000, revient d'outre‑tombe. Quinze ans après l'arrêt de sa production, la marque Bristol - longtemps considérée comme plus exclusive qu'Aston Martin - renaît et annonce la finalisation de cinq châssis originaux jamais assemblés. Plus surprenant encore, sous son capot, rien n'a changé ! L'antique V10 issu de la première Dodge Viper reprend du service, tel quel, à une époque où personne n'aurait parié sur le retour d'un moteur aussi déraisonnable...
Une renaissance menée par les derniers héritiers de Bristol
Née après la Seconde Guerre mondiale dans le sillage du Bristol Aeroplane Company, la marque a passé des décennies à produire des voitures de luxe en très petites séries, souvent motorisées par des V8 Chrysler.
La Fighter, lancée en 2004, rompait avec cette tradition : carrosserie deux places, portes papillon et surtout le V10 8.0l de la Dodge Viper RT-10 Mk1 poussé jusqu’à 608 ch dans sa version Fighter S, pour une vitesse de pointe annoncée à 338 km/h. Une pure muscle car... à l'anglaise !
La faillite de 2011 avait toutefois coupé court aux ambitions et laissé plusieurs châssis inachevés. Le nouveau propriétaire, Paul King, a décidé de reprendre l’histoire là où elle s’était arrêtée. On parlait de ce possible retour de Bristol en 2021, il est désormais acté. Le premier exemplaire, noir sur cuir beige, vient d’être dévoilé au Salon Privé. Les quatre autres seront construits selon les souhaits de leurs futurs acheteurs… s’ils se manifestent.
Le premier chapitre d’un retour plus ambitieux
Bristol propose le choix entre conduite à droite ou à gauche, et affirme que la voiture pourrait même être exportée aux États‑Unis via la procédure Show or Display.
Bristol assure que ces cinq "nouvelles" Fighters ne sont qu’une première étape. Paul King est épaulé par Richard Hackett, ancien collaborateur du célèbre patron Tony Crook, et un partenaire industriel britannique prendra en charge la fabrication.
La marque évoquait autrefois des projets électriques, mais le marché du luxe a tranché : les clients veulent du thermique, du caractère, et des mécaniques rares. Le V10 de la Fighter devient ainsi le symbole d’un retour assumé à la combustion.
Une exclusivité absolue, et peut‑être un retour aux États‑Unis
Avec seulement 13 exemplaires produits à l’époque, ces cinq Fighters supplémentaires constituent presque une seconde vie pour le modèle. Une série de modèles "continuation" comme l'automobile en vit rarement.
Aucun prix n’a été communiqué, mais la Fighter coûtait déjà 230 000 £ en 2004, soit deux fois le prix d’une Bentley Continental ou d’une Ferrari 360. Autant dire que la renaissance ne sera pas “à prix chinois”.
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