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ROAD TRIP : LA ROUTE DES PHARES (FINISTERE)

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© L'AUTOMOBILE SPORTIVE (05/06/2022)

Les lumières du paradis...

Prix record des carburants, fin annoncée du moteur thermique, utilisation de plus en plus remise en cause, il règne comme un avis de gros temps sur le plaisir automobile. Contre vents et marées, nous avons pourtant décidé de vous proposer un road trip sur les routes bretonnes par la "Route des phares", histoire de garder le cap...

Texte & Photos : Sébastien DUPUIS

La Bretagne n’est pas particulièrement réputée pour ses routes, contrairement aux vallées tortueuses et montagnes que l'on trouve ailleurs en France. Pourtant, le Massif Armoricain, qui doit son nom à l’ancienne région gauloise d'Armorique sur lequel repose toute la région, est bien classé géologiquement parmi nos massifs montagneux. Il reste en effet la partie visible d'une ancienne chaîne de montagnes colossale formée il y a plusieurs centaines de millions d'années. Ayant créé une forte activité volcanique, le soulèvement de la plaque Armorica a, selon toute vraissemblance, pu créer des massifs dont l'altitude dépassait même celle des Alpes actuelles ! Profondément érodé par le temps, son altitude ne dépasse plus 385 m, au sommet des Monts d'Arrée. Mais les paysages sauvages de Bretagne, notamment côtiers, offrent encore un superbe témoignage de ce passé géologique intense. Nous vous proposons un voyage entre terre et mer dans cette région qui a depuis longtemps cherché à guider les voyageurs à travers les obstacles...

LA ROUTE DES PHARES


> Voir le road-book simplifié

Notre road trip dans le Finistère Nord a pris forme sur la base d'un itinéraire touristique connu sous le nom de "Route des phares". Le road-book établi (voir carte simplifiée ci-dessus) démarre ainsi à Morlaix et s'achève à Brest, soit un total d'environ 200 km en traversant tout le "Pays du Léon" par ses côtes. Anciennement principauté de Basse-Bretagne, patrie des Léonards, cet espace géographique forme la pointe nord-ouest du Finistère. Si sa capitale historique était Saint-Pol-de-Léon, la ville "phare" du Finistère nord est aujourd'hui Brest.

Riche de paysages préservés aussi variés qu’uniques, notre parcours passe par six phares majeurs dont la plupart sont classés monuments historiques et visitables une partie de l'année. Il faut savoir que la Bretagne compte à elle seule plus de 75 % des phares de France, c'est dire si cette terre de marins a su développer un patrimoine unique en la matière ! Ponctuant le trajet d'étapes marquantes, ces joyaux de la Bretagne permettent une véritable immersion à travers des paysages à couper le souffle, surtout lorsqu'on a la chance de faire taire les préjugés en ayant du soleil !

ENFER, PURGATOIRE ET PARADIS
Les gardiens de phare appellent "paradis" un phare côtier, "purgatoire" un phare situé sur une île proche, et "enfer" un phare situé sur un rocher en pleine mer, à la fois car le gardien reste isolé pendant plusieurs semaines mais aussi parce que la était souvent dangereuse...

LA BAIE DE MORLAIX

baie de morlaix
Entre le Léon et le Trégor, la baie de Morlaix offre un paysage remarquable ponctué d'îles et d'îlots..

Arrivés en Bretagne par la N12, nous en sortons au niveau de Morlaix pour rejoindre la "Ceinture Dorée" du littoral breton, une zone à cheval entre les Côtes-d’Armor et le Finistère, sur le Trégor et le Léon. Petite cité célèbre pour son viaduc, Morlaix constitue la porte d'entrée dans le Pays de Léon dont l'ancienne capitale est Saint-Pol-de-Léon, à quelques kilomètres plus au Nord. Plus encore que la ville elle-même, c'est surtout la baie de Morlaix qui ravit les touristes en quête de paysages et de découverte.

En prenant la D769 depuis le centre de Morlaix puis la D73 jusqu'à Carantec, s'offre un long panorama privilégié avec la route qui serpente au bord de l'eau. Première étape à Carantec, où le choix s'offre à nous entre un saut sur l'îlot Callot via la route submersible (gare aux horaires de marées !) ou un petit tour de bateau pour aller découvrir le château du Taureau. Nous choissisons de lâcher le volant quelques heures pour partir à l'abordage de ce véritable petit fort Boyard breton, planté sur son rocher au milieu de la baie. Sur le trajet, un premier phare nous attend, en retraite celui-ci, sur la superbe île Louët où la maison du gardien a été convertie en un très prisé gîte isolé du monde. Juste en face, la mystérieuse île Noire, un gros caillou de 60 mètres par 12 m surmonté d'un phare depuis 1845, inspira, paraît-il, le grand Hergé pour ses Aventures de Tintin... Son phare permet surtout aux plaisanciers de trouver le chenal d'entrée dans la baie grâce à l'alignement avec le phare de La Lande, situé sur la terre ferme à Carantec.

chateau du taureau bretagneCHATEAU DU TAUREAU
Construit au XVIème siècle par les habitants de Morlaix pour protéger la ville des pillages anglais, le château du Taureau fût restauré et agrandi par Vauban, à la demande de Louis XIV. Il assuma alors successivement les fonctions de défense, de prison, de résidence secondaire, puis d’école de voile avant d’être menacé par la ruine au début des années 80. La découverte de ce fort à la mer est un véritable voyage au cœur de l’Histoire. Désarmé en 1890, le château sera déserté par les hommes jusqu'en 1930, quand l'arrivée de la famille de Vilmorin transorma l'austère forteresse en une résidence d'été du dernier chic... Réquisitionné par l'armée allemande pendant la guerre puis de nouveau abandonné, il sera finalement converti en école de voile entre 1960 et 1980 avant que son état n'impose de lourds travaux, réalisés par une association de bénévoles.

Après cette visite très instructive sur le passé de la baie, nous reprenons la route par la D58 jusqu'à Saint-Paul de Léon pour découvrir son petit port et l'insolite Rocher Sainte-Anne. Enfin, une dernière étape nous attend à Roscoff, cité de caractère tout à la pointe de la baie, avec en face d'elle la petite île de Batz et... son phare bien sûr !

roscoffROSCOFF
Posée sur une presqu'île de la Baie de Morlaix, Roscoff est une station balnéaire dynamique qui possède un patrimoine architectural exceptionnel et préservé. L'Eglise Notre-Dame de Croas-Batz et son enclos, les chapelles Sainte-Barbe et Saint-Nicolas témoignent de l'art religieux breto. Réputée pour la production d'oignons qui fit sa richesse, la cité corsaire dispose aussi depuis 19717 de son propre phare situé sur les quais du vieux port et visitable gratuitement un jour par semaine. A ne pas manquer non plus, le Jardin exotique. En mer, l'île de Batz vous tend les bras pour un petit tour en mer.

LA COTE DES LEGENDES

ménéham
La célèbre maison des douaniers de Ménéham, nichée entre les rochers, vestige incontournable de la Bretagne d'autrefois.

Après Roscoff, il est temps de reprendre la route par la D10 pour atteindre Brignogan-plages, station balnéaire où débute la "côte des Légendes". Ce surprenant bout du littoral breton couvre la pointe nord-ouest du Finistère, entre Le Conquet et Plouescat. On raconte qu’un soir, jadis, sur la plage de Brignogan, une famille de géants aurait fait un concours de lancer de rochers dans la mer, créant ce paysage hors normes. Quoi qu'il en soit, l'endroit est aussi nommé “côte des naufrageurs”, en allusion à l’époque où les paysans allumaient des feux pour... égarer les navires. Inévitablement, ils s’échouaient parmi les rochers et étaient alors pillés...

A quelques kilomètres de là, nous atteignons Pontusval et son phare. Erigé en 1869 sur la pointe de Beg-Pol, ce petit phare de seulement 18m avait un grand rôle : faire le relai entre le phare de l’Île Vierge et celui de l’Île de Batz qui n'étaient pas visibles par mauvais temps, occasionnant de nombreux naufrages. Sur cette côte, les inombrables blocs granitiques souvent cachés par la marée haute sont en effet autant de pièges pour les marins perdus. A marée basse, ils laissent admirer leurs formes improbables, parsemés sur le sable blanc au milieu d'une eau turquoise, formant un véritable paysage de carte postale.

phare de pontusvalPHARE DE PONTUSVAL
Le petit phare de Pontusval s’est allumé pour la première fois le 15 septembre 1869. Construit pour alerter de la dangerosité des récifs qui bordent la Côte des Légendes, il fait le relai entre le phare de l’Île Vierge et celui de l’Île de Batz. Classé aux Monuments historiques depuis 2011, il est un des rares édifices de ce type à avoir été épargné par les destructions de la Seconde Guerre Mondiale. Du haut de ses 14,5 mètres et 18,3 mètres au-dessus du niveau de la mer, il surplombe les plages de sables fin aux eaux turquoises, bordées de rochers sculptés par les vents, la mer et le temps. Un paysage magique...

En poursuivant la route au plus près de la côte, en direction de Kerlouan, nous atteignons tant bien que mal - en raison d'une signalisation aléatoire propice à l'égarement qui semble être une spécialité régionale - le site de Ménéham. Cet ancien village restauré, blotti entre les rochers de granit de la Côte des Légendes, conserve les traces de sa vie passée. Entre ancienne maison des douaniers et fermes de paysans goémoniers, c’est l’occasion d’une petite marche dans un cadre naturel exceptionnel puisque le premier parking est situé à 500m du village.

village ménéhamMENEHAM
Au départ, site à vocation militaire, Meneham est surtout connu comme un village où vécurent durant plus d’un siècle et demi des paysans-pêcheurs-goémoniers. Replongez au temps des douaniers ou imaginez-vous, l’espace d’un instant, dans la vie de ses anciens habitants à travers ses nombreuses animations, ses espaces muséographiques et ses expositions temporaires. Aujourd’hui restauré, ce pittoresque village aux toits de chaume offre une ambiance unique où on peut se restaurer et même dormir dans un gîte d'étapes insolite.

Après cette pause culturelle à Ménéham, nous récupérons la D10 en direction de Guissény et, après avoir échappé à une déviation infernale, atteignons Plouguerneau. De là, nous prenons la direction du Nord, à tâtons, avec pour objectif d'atteindre la côte pour l'une des étapes majeures de cette Route des phares : le phare de l'île vierge. Les indications dans le secteur sont plutôt rares et les ruelles nombreuses composent un véritable labyrinthe ! Armés de patience, nous atteignons Kelerdut et une petite crique de pécheurs permettant d'admirer le phare.... principal. En effet, l'île vierge compte 2 pahres et de cet axe, le second est caché par le premier ! Il nous faudra donc regagner Lilia, plus au Sud, pour atteindre un second point de vue, à Castell Ac'h d'où les deux monuments se laissent pleinement admirer...

phares de l'ile viergePHARE DE L'ILE VIERGE
L’île Vierge, située à 1,5 km de la côte, accueille en fait deux phares. Le premier phare construit en 1845, haut de 33 mètres, avait une portée de 18 miles, ce qui était insuffisant compte tenu du grand nombre de récifs présents le long due littoral. Un second phare sera donc érigé, pour atteindre une portée de 52 km du haut de ses 82,50 mètres. Ce titan en pierre de taille est resté le plus haut d'Europe depuis sa mise en service en 1902. Pour atteindre le sommet et s'offrir un panorama exceptionnel sur les Abers et la côte des naufrageurs, de l’île de Batz à l’île d’Ouessant, il y a 383 marches à grimper : 5 marches jusqu'à la porte, 360 marches pour monter la tour cylindrique et enfin, 18 marches en fer pour atteindre le chemin de ronde. Depuis 2010, le phare est totalement automatisé et télé-opéré depuis le phare du Créac’h sur l’île d’Ouessant. Le phare de l'île Vierge se visite entre avril et octobre, on y accède par bateau depuis la pointe de Castell Ac'h ou à pied lors des grandes marées.

Pour continuer toujours vers le Sud, nous choisissons la petite route qui serpente le long de l'Aber Wrach' en direction de Lannilis. Si vous le pouvez, faites un détour en retournant vers la côte par Saint Cava pour admirer l'entrée de l'Aber, son phare et la bien nommée baie des anges absolument sublime, surtout à la lumière de la fin de journée avec le soleil plein ouest. Après ça, le plus simple sera de reprendre vers Plouguerneau par la D71 puis de bifurquer sur la D113 vers Lannilis. Cette petite route permet de traverser l'Aber Benoît offrant un point de vue incontournable ! La D28 nous amène ensuite à l'Aber Benoït avant Tréglonou puis le longe en direction de Ploudalmézeau.

aber wrac'hL'ABER WRAC'H
Un Aber est le terme sous lequel on désigne, dans les pays celtiques, une ria, c’est-à-dire un estuaire où la marée remonte à l'intérieur des terres. L’Aber Wrac’h est le plus maritime et le plus important des abers, la mer remontant jusqu'à 12 km à l'intérieur de sterres. A son entrée, adossée à la maison du gardien reconvertie en lieu d’expo, le phare de l’île Wrac’h veille sur le passage des bateaux. Le meilleur endroit pour découvrir la beauté de cet aber est sans aucun doute le point de vue de Beg-an-Toull. Aménagé sur le bord de la D113 entre Plouguerneau et Lannilis, ce belvédère naturel offre une vue surplombant l'Aber Wrac'h.

Après une traversée un peu compliquée du bourg, nous continuons sur la D168 jusqu'à Kersaint. De là, trouvez la route Tanguy du Chastel qui vous mènera à Argenton par la D127, une portion de route absolument sublime qui longe le littoral via la pointe de Landunvez. Au passage, les ruines de l'ancien sémaphore de Keroazoc se laissent visiter.

corniche argenton landunvez
Entre Kersaint et Argenton, la route D127 qui longe le littoral est de toute beauté.

Après Argenton c'est Porspoder qui s'offre à nous avec un arrêt indispensable sur la presqu'île de Saint Laurent, faisant face au phare du Four. En continuant ensuite sur la D27, faites un petit arrêt face à l'ile Melon sur laquelle une reine d'Angleterre en fuite débarqua à la hâte. Au bout du parking, vous pourrez découvrir la charmante guérite occupée jadis par les gardes-côtes et les douaniers.

phares du Four et rpesqu'ile saint laurent porspoder argentonPRESQU'ILE SAINT LAURENT / PHARE DU FOUR
Accessible à toute heure de la marée par son isthme, cette presqu'île restée très sauvage possède des paysages similaires à ceux de la côte sauvage de Ouessant. Menhirs, bunker et four à goémon ponctuent la balade qui offre une vue panoramique sur le chenal du Four. Raccourci utile mais dangereux qui permet de contourner l’archipel de Molène et de Ouessant, il fut pendant longtemps source de naufrages. Le phare du Four, d'une hauteur de 28 mètres, situé à 2.5 km de la côte sur un rocher isolé, a été construit de 1869 à 1874 dans des conditions difficiles pour sécuriser la navigation dans le chenal. Il a un jumeau au sud de l'archipel de Molène : le phare des Pierres Noires.

La D27 se poursuit jusqu'à l'Aber Idult au niveau de Lanildut puis nous retrouvons la D28 pour descendre jusqu'à Lampaul-Plouarzel. Dans le village, il faut chercher un peu pour trouver la "rue de la corniche" puis la "rue du Lannic" jusqu'à l'île Ségal mais vous ne regretterez pas cet effort en découvrant la vue somptueuse qu'offre ce petit ruban gris ! La petite route longeant le littoral nous amène jusqu'au phare de Trézien, perché sur les hauteurs, avant de redescendre à la pointe de Corsen, lieu le plus à l'ouest de la France !

phares de trézienPHARE DE TREZIEN
Haut de 37 mètres, le phare de Trézien a été érigé en 1894 à 500 mètres du rivage. De là, il éclaire le large l’entrée du chenal du Four, entre océan Atlantique et mer de la Manche jusqu'à 32 km au large. Lors des périodes de visites, vous pourrez gravir ses 182 marches pour accéderer à un panorama inoubliable sur l’archipel de Molène et l’île d’Ouessant.

phares de l'ile viergePOINTE DE CORSEN
C'est l'endroit de la France continentale situé le plus à l'ouest. Plus à l'ouest encore que la pointe du Raz pourtant internationalement connue ! On accède facilement à la table d'orientation, à quelques mètres du parking le plus à l'ouest de France pour admirer le paysage à 180°. Par beau temps, la vue s'étend très loin. En face, c'est l'archipel de Molène avec, du sud au nord, les îles de Béniguet, Litiry, Quéménès, Triélen et Molène. L'île d'Ouessant, la plus au nord, se distingue par sa hauteur imposante. C'est aussi l'endroit où la mer de la Manche rejoint officiellement l'océan Atlantique, d'un point de vue géographique.

LA COTE D'IROISE

pointe de kemorvan, phare et fort
Face au port du Conquet, la pointe de Kermorvan avec son phare et son fort.

En retrouvant ensuite la D28 au niveau de Ploumoguer, nous prenons la direction du Conquet, porte d'entrée sur la côte (ou mer) d'Iroise qui doit son nom aux Irlandais qui naviguaient dans cette zone. Avant d'arriver au Conquet, au niveau de Lanfeust, vous aurez la possibilité de bifurquer vers la droite pour rejoindre la presqu'île de Kermorvan avec son fort et son phare, également visibles depuis le port du Conquet. C'est le choix que nous ferons pour gagner un peu de temps mais les deux routes valent le déplacement ! Arrivés au Conquet, où le stationnement n'est pas simple en raison des navettes qui partent pour les îles de Molène et Ouessant, nous en profitons pour descendre jusqu'aux ports. On trouve le vieux porte d'un côté avec son mouillage pour les bateaux de plaisance et le port de pèche de l'autre, faisant face à la pointe de Kermorvan avec un point de vue privilégié sur son phare.

le conquetLE CONQUET
Ville riche et prospère dès le Xème siècle, Le Conquet conserve un beau patrimoine architectural de son glorieux passé maritime. Dans ses maisons, dans son vieux port, dans ses commerces, de nombreux lieux témoignent du passé de ce port animé, rythmé par les retours de pêche et le trafic des navettes pour les îles de Molène et Ouessant.

En sortant du Conquet, la D85 nous amène rapidement à notre prochaine étape, le phare de Saint Mathieu, en longeant les falaises sur quelques kilomètres avec vue directe sur la mer d'Iroise.

phare saint mathieuPHARE SAINT MATHIEU
Silhouette emblématique du Finistère, classé au titre des monuments historiques, le phare Saint-Mathieu a été construit juste à côté de la vieille tour d'une Abbaye du Moyen-Age où, déjà, les moines entretenaient un fanal au sommet de l’Abbaye pour guider les marins à l’entrée du goulet de Brest et dans le périlleux chenal du Four. Inauguré en 1835, électrifié en 1932 et télécommandé depuis 2005, le phare Saint-Mathieu croise son faisceau à plus de 40 km. Sur la vingtaine de phares présents en Finistère Nord, Saint-Mathieu compte parmi les 5 phares ouverts à la visite. Il accueille les visiteurs toute l’année pour une montée au sommet de ses 163 marches. Du haut de cette tour de granite de 37 mètres, la récompense est un panorama exceptionnel sur la pointe du Raz, le rail d'Ouessant et la mer d'Iroise. A quelques pas du phare sur un magnifique promontoire, vous trouverez le Mémorial national des marins morts pour la France.

Après avoir profité des cérémonies au marins morts pour la France à quelque spas du phare, nous échappons à un cortège de mariés qui vient d'envahir l'Abbaye pour reprendre la D85, puis la D789 après une pause rafraîchissante dans l'Anse de Bertheaume. La route principale entre Le Conquet et Brest nous amène cette fois au dernier phare de notre périple en bifurquant sur la D38 pour prendre la "route du Minou". Au bout de cette petite route perdue en pleine campagne bretonne nous attend peut-être le plus photogénique et emblématique de tous les phares du Finistère : celui de la pointe du Petit Minou.

phare du petit minouPHARE DU PETIT MINOU
Adossé au fort miliaire Vauban, face à Camaret et la presqu'île de Crozon, le Phare du Petit Minou guide les navires à l’entrée de la rade de Brest depuis 1848. Haut de 26 m, ses feux ont une portée de 35 km. Il a été peint en blanc, comme beaucoup de phares, sur sa face visible de la mer. A l'avant du phare, la seconde tour est l'ancien sémaphore. Avant d'atteindre le rocher, le célèbre chemin pavé et sinueux avec son pont de pierre qui enjambe les flots a beaucoup fait pour la renommée photoggraphique des lieux. Vous croiserez également une batterie d'artillerie installée à la place de la maison des gardiens qui ont quitté les lieux en 1989. Placé sur un terrain militaire, le phare du Petit-Minou n'est que rarement ouvert au public.

La dernière étape de ce road trip nous conduit enfin jusqu'à Brest, cité maritime en grande partie détruite lors des bombardements de 1944 et célèbre notamment pour son port militaire. A l’origine couvent dont la construction fut initiée en 1695 par Vauban, puis caserne et ateliers de mécanique de l’Arsenal, les immenses bâtiments des ateliers des Capucins aujourd'hui entièrement réhabilités sont devenus le plus grand espace public couvert en Europe. Au rez-de-chaussée, quelques anciennes machines industrielles témoignent de ce passé à grande échelle, tout comme le Canot de l'Empereur napoléon III, qui a rejoint son port d’attache en 2019 après 72 ans d’absence. En quittant le centre, la ville offre également un tour du monde végétal dans son impressionant Conservatoire botanique, un jardin paysagé somptueux de 30 hectares où cohabitent d'inombrables espèces de plantes sauvages et de fleurs exotiques ! Enfin, une visite d’Océanopolis, un parc dédié à la découverte des océans unique en son genre qui abrite d’énormes aquariums. A la sortie, juste sur jusque sur le quai d'en face une vue sur le magnifique pont de l'Iroise s'offre à nous, clotûrant de ce magnifique séjour "au bout du monde"...

brestBREST
Oubliez tout ce que vous croyez savoir sur Brest, même la pluie, et prenez le temps de découvrir cette cité maritime nichée dans l’une des plus belles rades de France. Découvrez la ville à pied, en bus, en tram ou même, en téléphérique ! Au programme de la visite : une balade allant du château qui abrîte aussi le Musée National de la Marine jusqu'aux ateliers des Capucins, sur la rive d'en face que nous rejoindrons en... téléphérique ! Si vous préférez traverser par le pont de Recouvrance vous accéderez directement à la Tour Tanguy sur l'autre rive pour découvrir les grands dioramas de Jim Sévellec évoquant le Brest d'avant 1939. Les ateliers des Capucins, à portée

oceanopolisOCEANOPOLIS
Océanopolis est le Centre National de Culture Scientifique dédié à l'Océan, situé à Brest, près du port de plaisance du Moulin Blanc. Le parc comprend une cinquantaine d'aquariums, 8 700 m2 d'espaces de visites et 4 millions de litres d'eau de mer dont 1 million pour l'aquarium des requins. Le centre se découpe en trois pavillons correspondant à trois environnements différents : tempéré, polaire et tropical. 10 000 animaux et végétaux marins de 1 000 espèces peuvent ainsi être découverts dans ce complexe.

SUIVEZ LE GUIDE !

point de vue phare de l'ile vierge lilia
La bonne vieille carte routière reste un outil très utile lorsqu'il s'agit de partir à la découverte d'une région !

Bien que les outils modernes de navigation GPS s'imposent désormais pour les déplacements, ils fournissent rarement des informations aussi pertinentes que les bons vieux supports papier. En complément des sites internet qui nous ont aidé à préparer ce voyage, nous avions mis dans la boîte à gants de précieux compagnons de voyage : carte routière et guides touristiques !

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CONCLUSION

Aucun doute, la Bretagne est une région magnifique et tout particulièrement dans ce cadre unique de la Route des phares qui longe un littoral unique. Outre des panoramas mémorables et un riche patrimoine historique, ce petit paradis aussi vert que bleu qui fait le bonheur de millions de voyageurs a aussi su préserver la nature sauvage de ses paysages.

Sources et documentation :
- www.cotedeslegendes.bzh
- www.tourismebretagne.com
- www.brest-terres-oceanes.fr

PHOTOS


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