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COLLECTOR (07-12-2004)
MAZDA
COSMO-SPORT
110S
(1967 - 1972)
20 000 Euros (Cote au 01/08/2004)
ND CV FISCAUX
CARACTERISTIQUES TECHNIQUES MAZDA COSMO-SPORT 110S
MOTEUR
Type: rotatif tout alu à piston rotatif à double rotor (licence NSU/Wankel)
Position: longitudinal AV
Alimentation: 1 carburateur Stromberg à registre à 4 corps Hitachi KCA 306-1.
Cylindrée en cm3: 982
Alésage x course : 491 x 2
Puissance ch SAE à tr/mn: 110 à 7 000.
Puissance au litre en ch SAE : 112,01.
Couple maxi en Mkg à tr/mn: 13,3 à 3 500 tr/mn.
TRANSMISSION
AR
Boîte de vitesses (rapports): 4 manuelle.
POIDS
Données constructeur en kg: 940 kg.
Rapport poids/puissance en kg/ch SAE : 8,54.
ROUES
Freins : Disques sur les roues AV et tambours AR, double circuit de freinage.
Pneus : 165 HR 14 AV et AR.
PERFORMANCES
Vitesse maxi en km/h: 185 selon rapport de pont.
400 m DA en secondes: ND.
1 000 m DA en secondes: ND.
0 à 100 km/h : 8,7.
0 à 200 km/h : ND
Consommation moyenne : ND.


Les sièges sont les seuls éléments qui autorisent un minimum de confort et ménagent vos vertèbres. Pour le reste, c'est très dur, comme dans les roadsters anglais contemporains. La finition intérieure ne souffre pas la critique...


L'habitacle de la Mazda Cosmo Sport est traité dans un esprit très sportif. La présentation est noire, le volant trois branches à jante en bois est du plus bel effet et l'instrumentation est très complète.


Véritable curiosité de la Mazda Cosmo Sport, le moteur rotatif de 998 cm3 développe 110 ch SAE !! Dommage que la crise énergétique ait tué dans l'oeuf ce concept. Seul Mazda poursuit dans le moteur rotatif.


La ligne de la Mazda Cosmo Sport est également un de ses atouts. Beaucoup y voient diverses inspirations européennes et américaines. Pour notre part, c'est à la Turbotraction de Spirou et Fantasio que nous pensons... Sacré Franquin !


La face avant est bien dans le ton des sportives et GT des années 60 avec les phares sous globe à l'instar d'une certaine Jaguar Type E !


De profil, les cotes de l'habitacle dévoile leurs étroitesse, tandis que le pavillon semble être un hard-top posé sur la caisse.


La partie arrière avec ses feux en forme de tuyères traversés par les fines lames des pare-chocs chromés est une pure merveille. A croire que cela est issu d'un concept car US des années 60...

BIEN :-)
Ligne kitsch
Rareté
Technologie originale
Comportement routier
Commande de boîte
PAS BIEN :-(
Performances d'époque
Freins d'époque
Feeling direction
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© L'AUTOMOBILE SPORTIVE (07/12/2004)

FULGURO-POING !
A l'instar de la Toyota 2000 GT, la Mazda Cosmo Sport fait partie de ces GT japonaises qui prouvent dès les années 60 que l'industrie automobile japonaise existe bel et bien. Sans compter qu'avec la Cosmo Sport, Mazda a sorti l'artillerie lourde côté innovation. Goldorak avait de qui tenir...

Texte: Nicolas LISZEWSKI - Photos: D.R.

C'est en 1931 qu'un véhicule a arboré pour la première fois le nom de Mazda. Il s'agissait alors d'un véhicule triporteur, alors très répandu dans un Japon qui n'a pas encore pleinement cédé au charme des automobiles. Pour les amateurs d'histoire automobile, c'est Jujiro Matsuda qui fonde en janvier 1920 la Toyo Cork Kogyo Company Ltd. Les amateurs devront donc patienter jusqu'au printemps 1960 pour pouvoir acquérir une " vraie " automobile Mazda, le coupé R360 à moteur bi-cylindres de 356 cm3. Le succès est immédiat et pas moins de 20 000 exemplaires seront produits dans l'année. Dès l'année suivante, en 1961, Mazda se lance dans l'aventure du moteur rotatif en signant un accord avec NSU, qui est co-propriétaire du moteur rotatif de Felix Wankle. Pour étrenner cette technologie risquée et encore inconnue, il fallait un modèle atypique et représentatif de ce pari technologique. C'est le rôle dévolu à la Mazda Cosmo Sport.

DESIGN
Pour habiller ce moteur rotatif, Mazda va sortir le grand jeu. A moteur original, ligne originale. Certains y voient des influences diverses suivant les parties de la carrosserie. Certes, on peut y déceler un zest de type E pour la face avant, des flancs d'Alfa Romeo et un arrière d'américaine en miniature. Pour notre part, nous opterions plutôt pour la Turbotraction 1 et 2 des bandes dessinées Spirou et Fantasio. La Mazda Cosmo Sport se caractérise par une ligne de caisse très rectiligne, ce qui confère à l'auto un bel équilibre. Les flancs travaillés donne du dynamisme tandis que l'habitacle est surmonté d'un pavillon faisant penser à un hard top. La partie arrière de la Mazda Cosmo Sport est sans conteste la partie la plus intéressante et originale de cette GT japonaise. Ses feux arrière en forme de tuyères sont traversés par les fins pare-chocs chromés. La carrosserie regorge de nombreux détails cocasses ou séduisants et les très nombreux chromes rappelle l'âge des artères de la Mazda Cosmo Sport. L'habitacle est presque la seule partie de cette Mazda qui soit conventionnel. Mais, le sport est toujours de mise avec des compteurs en pagaille et une finition sportive : noir et cuir noir. Petits détails cocasses, le lecteur de cartes orientable et le repose pieds pour le passager.

MOTEUR
Felix Wankel avait eu l'idée de développer un moteur rotatif. Et c'est dans les années 50 qu'il réussi à signer un accord de coopération avec le constructeur allemand NSU. De nombreux constructeurs se présentent pour acheter la licence d'exploitation du moteur rotatif, dont les caractéristiques techniques sont très séduisantes sur le papier. Ainsi, Citroën, Mercedes-Benz et Mazda vont être dans les premiers à s'engager dans la voie de l'exploration du moteur rotatif. Ainsi, Mazda, qui sera le seul constructeur à persévérer avec le moteur rotatif, que l'on retrouve aujourd'hui dans la Mazda RX-8, va développer une mécanique spécifique que sera chargé d'étrenner et valoriser le coupé Cosmo Sport. L'idée de départ de Felix Wankel était de supprimer ce mouvement alternatif pour un mouvement rotatif, bien plus logique mécaniquement. Un rotor en forme triangulaire (faisant office de piston) tourne sur lui-même et autour de l'arbre moteur, lui transmettant son mouvement de rotation. Ce mouvement s'effectue dans une chambre fixe à forme ovoïdale (le stator) en assurant les cycles classiques du moteur à explosion. Les principaux avantages de ce type de mécanique sont moins de pièces, plus de compacité du bloc, un gain de poids, un gain de prix de revient et moins de frottements. De plus son meilleur équilibrage naturel (moins d'inertie donc des régimes de rotation plus élevés) lui autorise une absence de vibrations et un silence de fonctionnement optimisé. Alors devant un tant d'éloges, pourquoi ne trouve-t-on pas aujourd'hui des moteurs rotatifs sous tous nos capots ? Pour commencer, comme toute technologie totalement nouvelle et inédite, les expérimentations et la fiabilisation prennent du temps et nécessitent de gros investissements. Mazda va en effet présenter la Cosmo Sport au salon de Tokyo de 1964, et elle va nécessiter 3 ans supplémentaires d'essais intensifs et de mises au point pour pouvoir être commercialiser. Enfin, le moteur rotatif va jouer de malchance. Dans les premières années, tant chez NSU que chez Mazda, des problèmes d'étanchéité moteur vont être monnaie courante souvent autour de 80 à 100 000 km. Or pour un fonctionnement optimal du moteur rotatif, il doit être parfaitement étanche. A l'époque le traitement des surfaces n'était en effet pas encore optimal et suffisamment endurant. Les moteurs rotatifs consommaient alors souvent beaucoup d'huile et beaucoup d'essence. A l'aube de la première crise pétrolière, des moteurs qui consommaient trop de carburant n'allaient pas connaître les sentiers de la gloire. Sur la Mazda Cosmo Sport, le moteur développe donc 110 ch SAE à 7 000 tr/mn pour… 982 cm3 ! Soit un rapport de 112,01 ch SAE/litre. Cela sans artifice supplémentaire comme le turbocompresseur. Chapeau ! Même à l'époque, on conviendra que le couple de 13,3 mkg obtenu à 3 500 tr/mn est plutôt une valeur faible dans la catégorie des GT. Il est alimenté par un carburateur Stromberg à registre à 4 corps Hitachi KCA 306-1. Il est à noter que le bloc était tout alu. A l'usage, le moteur de la Mazda Cosmo Sport affiche une belle santé, et surtout un caractère très sportif, puisqu'il faut aller puiser dans les tours toute la puissance disponible. Bien que très silencieux, il vous gratifie du son caractéristique des moteurs rotatifs, à mi-chemin entre une machine à coudre et moteur de Vespa, avec en prime une sonorité plus rauque et caverneuse.

CHASSIS
C'est sur la coque autoporteuse en acier que sont fixées les suspensions de la Mazda Cosmo Sport. Si le moteur et la ligne font dans l'excentrique, la Mazda à moteur rotatif a versé en revanche dans le très conventionnel avec les roues avant indépendantes et un pont arrière rigide de Dion avec ressorts semi-elliptiques et amortisseurs télescopiques. A l'avant, des leviers triangulaires en trapèze transversaux sont montés avec ressorts hélicoïdaux. Pour freiner cette " soucoupe volante terrestre " Mazda reste également très conventionnel avec des freins à disques à l'avant et de classiques tambours à l'arrière. Il faudra même attendre 1968 pour voir la pose d'un servofrein. Ces solutions techniques se ressentent évidemment sur la route avec parfois quelques coups de raquette du train arrière rigide, et un freinage peu mordant et peu endurant. Inutile d'espérer de la Mazda Cosmo Sport la grosse attaque dans les petites routes de montagne. Enfin, la direction manque quelque peu de feeling. Elle a beau être précise, elle ne réagit pas de manière instantanée. Bref, un vrai plaisir pour l'amateur des sportscars à l'ancienne, un peu à la mode des roadsters anglais des années 60 sauf qu'ici, la Cosmo Sport autorise les régimes de rotation très élevé !!

EVOLUTIONS...
Bien que dévoilées au salon de Tokyo en 1964, les Mazda Cosmo Sport nécessiteront près de trois longues années de mise au point et d'essais complémentaires à l'aide d'une soixantaine de modèles de pré-série. Après sa commercialisation en mai 1967, les Mazda Cosmo Sport ne connaîtront qu'une seule évolution majeure avec l'année 1968. Au milieu d'année, la Mazda Cosmo Sport est donc légèrement retouchée : l'empattement gagne +15 cm, une nouvelle prise d'air avant est montée, la puissance est portée à 128 ch SAE et couple à 14,2 mkg, une boîte 5 remplace celle à 4 rapports et un servofrein bienvenu est monté de série. En 1972, la Mazda Cosmo Sport tire sa révérence après 1 519 exemplaires produits. La série des Mazda RX-7 va prendre le relais avec un certain succès et en 1991, Mazda réussi même à faire triompher le moteur rotatif aux 24 Heures du Mans avec la 787B Quadri-rotors pilotée par Bertrand Gachot, Johnny Herbert et Volkert Weidler.

ACHETER UNE MAZDA COSMO-SPORT 110S
Il faudra, on s'en doute, être totalement piqué des Mazda, et encore plus de la Cosmo Sport pour chercher à en acquérir une. Particulièrement sur notre territoire. Difficile de donner une cote à une telle rareté qui est plus fonction de l'offre et de la demande et surtout de l'état du modèle proposé. Une restauration complète est évidemment un véritable sacerdoce tant les pièces sont inexistantes. Il faut très souvent avoir recours à la re-fabrication. Alors ne comptez pas débourser minimum 20 000 euros pour un très bel exemplaire avec origine connue. Pour l'entretien du moteur, il faut réussir à trouver le spécialiste (ou concessionnaire ?) Mazda qui connaît réellement les moteurs rotatifs anciens, et n'est pas un nouveau concessionnaire Mazda (et également Ford, donc sans historique du SAV Mazda). Les spécialistes NSU pourront également vous rendre service, grâce à leurs connaissances des moteurs rotatifs. L'entretien est donc obligatoire et doit avoir été effectué sur le modèle convoité. Attention également à la corrosion qui est fréquente sur les autos des années 60. Si elle est présente, soit vous fuyez à toute jambes, les pièces de carrosserie spécifiques étant inexistantes, soit vous connaissez la carrosserie et/ou vous êtes prêts à vous délester de plusieurs milliers d'euros en connaissance de cause. A n'acheter donc que pour tout passionné fanatique et motivé, car pour le même prix on pourra trouver des modèles certes moins exotiques, mais tout aussi excitant à l'entretien moins exigeant et compliqué.

:: CONCLUSION
La Mazda Cosmo Sport est bien l'ambassadrice du moteur rotatif. Sa brève carrière et sa diffusion limitée en fait une auto devenue à nos yeux un collector. Mais à l'opposé de sa rivale japonaise contemporaine, la Toyota 2000 GT, les solutions innovantes de la Mazda sont devenues avec le temps une vraie contrainte pour le collectionneur amateur. Il faudra donc opter pour la Mazda Cosmo Sport pour son côté kitsch, son innovation moteur et surtout par goût immodéré de préservation du patrimoine automobile mondial. Une mission qu'assume pleinement l'Automobile Sportive en présentant ces modèles oubliés ou inconnus...

PRODUCTION
Cosmo Sport mkI : 343 exemplaires
Cosmo Sport mkII : 1 176 exemplaires
TOTAL : 1 519 exemplaires

CHRONOLOGIE
1964 : Au salon de Tokyo, présentation de la Mazda Cosmo Sport.
1967 : En mai, commercialisation de la Mazda Cosmo Sport.
1968 : En milieu d'année, la Mazda Cosmo Sport est légèrement retouchée : empattement +15 cm, nouvelle prise d'air avant, puissance portée à 128 ch SAE et couple à 14,2 mkg, boîte 5, servofrein.
1972 : Fin de production des Mazda Cosmo Sport.


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