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ESSAI VIRTUEL

AS
DRIVSTER roadster
(2008)

45.000 Euros (2008)
17 CV FISCAUX
CARACTERISTIQUES TECHNIQUES AS DRIVSTER
MOTEUR
Type: 4 cylindres à plat, 16 soupapes
Position: longitudinal AV
Alimentation: Injection électronique + turbo IHI (1,2)
Cylindrée (cm3): 1994
Alésage x course (mm): 92 x 75
Puissance maxi (ch à tr/mn): 265 à 6000
Puissance spécifique (ch/L): 132,9
Couple maxi (Nm à tr/mn): 343 à 4000
Couple spécifique (Nm/L): 172,1
TRANSMISSION
AR
Boîte de vitesses (rapports): 6 manuelle
POIDS
Données constructeur (kg): 1100
Rapport poids/puissance (kg/ch): 4,1
ROUES
Freins Av-Ar (ø mm): Disques ventilés (355/330)
Pneus Av-Ar: 235/35 ZR19 Brigdestone Potenza RE 070
PERFORMANCES
Vitesse maxi (km/h): 240
400 m DA: ND
1 000 m DA: ND
0 à 100 km/h: 4"6
0 à 200 km/h: ND
CONSOMMATION
Moyenne (L/100 Km): 11,4



Robe basse et dynamique, à la fois fluide et brutale, qui sied à merveille à la philosophie de ce roadster sportif.


L'habitacle largement modifié de Subaru R1 s'habille d'une superbe ambiance biton noir et rouge comme à la grande époque des 205 GTI ou Honda Integra Type R !


Face au pilote, un petit bloc de 3 cadrans, compte-tours au centre, bien sûr.


Fixé sur un tout nouveau châssis signé Prodrive, le 4 cylindres à plat 2.0l turbo de la Subaru Impreza STI affiche une sacrée santé ! Et quelle sonorité !


Une vision du prototype AS qui suscite vivement un désir de commercialisation !


Le coupé Prodrive P2 en action, au festival of speed de Goodwood. L'occasion d'apprécier ses performances et sa tenue de route exemplaires !


Racée, performante à souhait avec son flat 4 qui pilonne les tympans à peine couvert par les bruits d'air, le roadster Drivster est une vraie tornade pour les neuronnes fatigués et déprimés de l'automobiliste du 21ème siècle !

BIEN :-)
Ligne
Habitacle
Moteur
Châssis
PAS BIEN :-(
N'existe pas ?...


© L'AUTOMOBILE SPORTIVE (01/01/1970)

L'AUTOMOBILE SPORTIVE !
L'arrivée sur le marché d'une nouvelle voiture de sport est toujours un évènement apprécié, mais finalement presque routinier. Mais lorsqu'il s'agit d'imaginer sa propre voiture de sport, les choses prennent une tournure infiniment plus passionnante. A travers un concours de "design" lancé sur notre forum, nous nous sommes projetés dans un futur virtuel de ce que pourrait être notre automobile sportive...

Texte : Sébastien DUPUIS
Photos : D.R.

Quel journaliste automobile n'a pas rêvé au début des années 90, de se trouver dans la peau de Michel Hommell aux commandes de la réalisation de "sa" berlinette, celle qui portait le nom de son magazine, le célèbre "Echappement". Etant encore jeunes, nous en rêvions en effet, et même encore aujourd'hui. Cependant, partir d'une feuille blanche pour un tel projet, même totalement virtuel, représente un travail important. Aussi, afin de rendre les choses plus rapidement proches d'une "réalité virtuelle", l'idée de modifier un véhicule existant s'est imposée. Mais il n'était pas question de se limiter à un tuning sur base de Clio... non, non, rien de tout cela. La base devait être excitante, légère, racée, sportive, pour correspondre aux affinités de nos rédacteurs et de nos lecteurs. C'est ainsi qu'un récent projet de l'écurie Prodrive baptisé P2, coupé sportif biplace à moteur Subaru sembla constituer une base séduisante. Passé du rêve à la réalité en 9 mois seulement, le projet Prodrive P2 incarne assez bien l'idée que l'on se fait d'un artisanat automobile moderne et réaliste. David Richards, le big boss de Prodrive, passionné d'automobiles s'il en est, avait à coeur de démontrer le savoir-faire de ses ingénieurs à travers un projet abouti et proche d'une phase industrialisable. Bref, pile poil dans les cordes de ce que recherchait L'Automobile Sportive : une voiture "parfaite" puisque répondant précisément à notre cahier des charges...

DESIGN
Janvier, saison des salons. Entre le NAIAS de Detroit et celui de Bruxelles, l’Autosport de Birmingham était le terrain privilégié par Prodrive et le site Internet français L'Automobile Sportive.com pour dévoiler leur projet commun de petit roadster sportif. La société de l’influent David Richards peut revendiquer la paternité de ce projet qui est une extrapolation du prototype P2 présenté ici même en 2006. Strict Coupé 2 places, la P2 est devenue Drivster en abandonant son toit pour une capote en toile. Question design, le travail de Peter Stevens (le papa de la McLaren F1...) a été revu par le jeune dessinateur français Thomas Posluszny, lecteur assidu de L'Automobile Sportive et qui s'est très vite impliqué dans le projet. Partant de la structure de la P2, il a déshabillé le coupé pour en faire un roadster, d'une robe basse et dynamique, à la fois fluide et brutale, apte à limer l'asphalte des circuit ou évoluer en flanant sur des petites routes. Passages de roues musclés, grandes roues de 19 pouces, double sortie d'échappement séparées de part et d'autre du diffuseur arrière, entrées d'air latérales, le Drivster soigne son look ! Belle gueule, virile et râblée, qui respire le muscle sans oublier la subtilité de détails de style comme les phares avant qui remontent très haut sur les ailes ou les double feux arrière à LED. Précisons qu'à l'image d'une voiture de course, le capot moteur bascule avec toute la face avant d'un seul bloc ! Avec sous le léger capot en fibre un 4 cylindres à plat Subaru, la Drivster s'octroie l'avantage d'une mécanique compacte et d'un centre de gravité plus bas que le coupé. 1100 kg, pas un de plus, c'est la limite que s'étaient fixé les développeurs afin de garantir un rapport poids puissance de premier plan. Les quelques renforts nécessaires à la rigidité du cabriolet ont donc été compensé là où cela était possible afin de respecter les valeurs d'origine du coupé P2 qui pèse exactement le même poids. Ainsi, la transmission intégrale a été abandonnée pour un simple propulsion arrière tandis que toute la carrosserie est réalisée en composite à base de fibre de verre. Les éléments de suspensions sont en aluminium et les vitres latérales en verre synthétique traité antirayures et hydrophobe comme sur les lunettes de vue high tech ! Le Drivster pourra se vêtir au choix de gris acier, de noir, de jaune ou de rouge avec dans tous les cas de figure une capote de couleur rouge. Une palette de couleurs volontairement limitée mais qui devrait satisfaire le plus grand nombre d'amateurs de sportives pas ordinaires !

HABITACLE
Sportivité exacerbée rime souvent avec dénuement le plus complet... Il en va ainsi à bord de ce roadster d'exception. L'habitacle largement modifié de Subaru R1 s'habille d'une superbe ambiance biton noir et rouge comme à la grande époque des 205 GTI ou Honda Integra Type R, la petite touche de doré en plus. Couvert de cuir et Alcantara rouge sang, la planche de bord et les superbes baquets Recaro livrés de série participent grandement à une finition irréprochable et une ambiance chaleureuse. Face au pilote, un petit bloc de 3 cadrans, compte-tours au centre, avec un lettrage rouge vif qui hypnotise le regard et un petit volant 3 branches, avec airbag s'il vous plaît. Ensuite, parmi les grands classiques, le pédalier, très bien étudié pour le talon pointe, le pommeau de vitesses et la poignée de frein à main sont en matière noble d'aluminium poli. En revanche, ne cherchez pas trop longtemps les gadgets débiles du 21ème siècle, le Drivster n'offre ni GPS, ni télé couleur, ni clim bizone séparée, ni sièges chauffants, ni même... autoradio ! Vous aurez en tout et pour tout, la direction assistée (mais pas trop) et les vitres électriques. Fidèlement à l'esprit de Colin Chapman, light is right, même si en la matière une Lotus Elise pousse encore plus loin la chasse aux kilos. Enfin, roadster oblige, nous apprécions la capote manuelle double épaisseur, au maniement très simple et rapide, et qui se range parfaitement dans son logement. Ce logement préserve d'ailleurs un volume de chargement très suffisant dans le coffre pour partir au golf ou en week end prolongé à deux. Rien à redire donc !

MOTEUR
Reposant sur un tout nouveau châssis signé Prodrive accueillant le 4 cylindres à plat 2.0l turbo de la Subaru Impreza STI, le Drivster pesant seulement 1100 Kg a de quoi dresser le zizi rien qu'à l'idée d'en prendre le volant. Rappellons pour les novices que le flat 4 2.0L de la "sub" fournit pas moins de 265 ch à 6000 tr/mn et un couple de déménageur de 343 Nm ! Abandonnant la transmission intégrale de la berline japonaise au profit d'une propulsion type transaxle, le Drivster innove avec le système anti-lag développé par Prodrive pour supprimer le temps de réponse du turbo sur les Impreza de rallye. Connu pour sa brutalité et sa faible linéarité, le "4 à plat" turbalisé dévoile ici un nouveau visage. Plus remplit à bas régime, mais tout aussi efficace sinon plus, il se révèle tout aussi apte à une conduite coulée coude à la portière qu'à une séance de fumage de gomme sur circuit. Adorant toujours les hautes rotations malgré la turbine, avec sa sonorité de frelon géant, il gave les oreilles du mélomane d'une partition métallique, rauque et sauvage, accentuée par la ligne d'échappement en inox spécifique. Si vos poils de bras se hérissent avec un frisson dans le dos, vous venez de découvrir le deuxième effet Drivster ! Parlons chrono un peu, avec simplement un chiffre, celui du 0 à 100 Km/h, balayé en 4"6 dans un bruit de gros sparadra arraché émis par les gommes Bridgestone en 235 de large ! Avec un "rpp" de 4,1 Kg/ch, nous n'en attendions pas moins ! A noter que la boîte de vitesses à 6 rapport est superbement étagée, la vitesse maxi de 240 km/h étant atteinte au rupteur sur le dernier pignon ! Les reprises sont donc excellentes, le moteur bien plein étant idéalement secondé par la transmission. On en rêvait, l'AS l'a fait !

CHASSIS
Long de 4m et large de 1m85, le roadster AS ne mesure que 1m25 de haut, capote en place. Ce gabarit compact avec les roues dans les coins a tout du gros kart pour faux gamin ! Avec ses suspensions sophistiquées à quatre roues indépendantes et double triangulation, la Drivster ne démontre aucun problème de rigidité sur ses appuis, malgré un amortissement bien ferme. Les énormes roues de 19 pouces chaussées d'enveloppes Bridgestone en 235/35 offrent une adhérence exceptionnelle, que même le couple débordant du flat 4 arrive difficilement à prendre en défaut. Au passage les responsables ont décidé de supprimer l'antipatinage monté sur le coupé Prodrive P2. Devenu propulsion avec un autobloquant mécanique à 40%, le Drivster offre même un regain appréciable de "fun" à la conduite comparé au coupé P2. Autre atout des grandes roues, on peut y mettre des gros freins, énormes même. 355 mm devant et 330 derrière, avec des étriers à 4 pistons partout, le roadster s'offre une capacité de décélération et d'endurance digne d'une Porsche 911 turbo ! Avec son faible débattement de suspension en compression et le poids réduit, l'avant s'écrase très peu au transfert de charge ce qui permet de freiner fort et tard, sans prendre de roulis. La direction faiblement assistée est un peu lourde en ville mais quel régal sur piste. Le toucher de route est exceptionnel, tout comme la stabilité à grande vitesse grâce au diffuseur et au petit aileron de coffre. Au volant, les virages s'enchainent avec un plaisir intense, celui de la conduite pure et sans artifice d'une automobile taillée pour le pilotage. Une vraie démonstration de châssis.

:: CONCLUSION
Racée, performante à souhait avec son flat 4 qui pilonne les tympans à peine couvert par les bruits d'air, le roadster Drivster est une vraie tornade rafraichissante pour les neuronnes fatigués et déprimés de l'automobiliste du 21ème siècle. Sa tenue de route exceptionnelle n'exclue pas l'aspect ludique des choses et les sensations éprouvées au volant sont rapidement grisantes. En fait, la seule critique à formuler c'est qu'il est difficile de se rendre à l'évidence que... cette voiture n'existe pas ! Driiiiiiiing ! Mon réveil sonne, les paupières lourdes et la bave aux lèvres d'un sommeil agîté, j'émerge et me rend compte que tout ceci n'était qu'un rêve. Un rêve oui, un simple délire de l'imagination. Mais, quel beau rêve n'est-ce pas ?...

L'Automobile Sportive remercie chaleureusement Bikinours pour son superbe travail de retouche photo et sa patience ainsi que tous les membres du forum qui se sont passionnés pour ce projet. Rendez-vous pour la prochaine !

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