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RETRO (30-01-2004)

PORSCHE
911
Turbo 3.0
(1975 - 1977)

163 000 FF (01/01/1975)
17 CV FISCAUX
CARACTERISTIQUES TECHNIQUES PORSCHE 911 Turbo 3,0L (1975)
MOTEUR
Type : 6 cylindres Boxer, 12 soupapes, porte à faux Ar
Alimentation : Injection K-Jetronic + Suralimentation Turbo KKK avec échangeur (pression 0,8 bar)
Cylindrée (a x c) : 2994 cm³ (95 x 70,4 mm)
Puissance DIN : 260 ch à 5500 tr/mn
Couple : 343 Nm à 4000 tr/mn
CHASSIS
Poids (1975/76): 1140 / 1195 kg
Transmission : AR, BVM 4 rapports synchronisée
Suspensions Av / Ar : Barres de torsion longitudinales,bras transversauxet jambes élastiques, barres stabilisatrices / Barres de torsion transversales, bras obliques tirés, barres stabilisatrice.
Freinage Av/Ar : Disques ventilés 284 / 290 mm
Pneus Av/Ar (après 1976) : 185/70/VR15 (205/55/VR16) / 215/60/VR15 (225/50/VR16)
PERFORMANCES
Rapport poids/puisance (1975/76): 4,38 / 4,59 kg/ch
0 à 100 Km/H : 5"5
1000 m DA : 24"7
80 à 120 Km/h (3è/4ème) : 6"2/11"6
Vitesse maxi : 250 Km/h


La 911 Carrera RSR Turbo (près de 500 chevaux pour 2,2L !) engagée au Mans donnera des résultats encourageants en terminant 2ème, poussant Porsche à continuer ses recherches dans l'utilisation du turbocompresseur.


Inspiratrice du look de la 930, la Carrera RS 3.0 avait inauguré ce qui allait de venir le fameux "Turbo-Look", si caractéristique.



Un aileron, des ailes élargies et un moteur bestial, il n'en fallait pas plus pour faire de la 911 Turbo, une 911 bien à part !


De série, l'équipement est même plus complet que lors de la présentation et très luxueux pour l'époque: vitres électriques, air conditionné, sièges en cuir, vitres teintés...


Sous l'imposant aileron arrière d ela Porsche 930 (ici une 3.3L), le 6 cylindres Boxer turbocompressé développe 260 fougueux chevaux !


La boîte de vitesse à quatre rapports tire long pour compenser le souffle brutal du turbocompresseur : déjà 180 Km/h en 4ème et il reste presque 3000 tr/mn avant la zone rouge !


Le championnat du monde des marques avec les voitures de sport de production conformes au nouveau règlement du groupe 5 étaient pour Porsche le signal de départ pour développer la 935.


En clin d'oeil à la 935 de compétition, 200 très rares exemplaires de 930 couverts de bandes Martini Racing ont été produits en 1976.


Une ligne superbe, des performances éblouissantes, un tempérament moteur exceptionnel et un confort de grande GT : la 911 Turbo est une référence incontournable des voitures de sport de la fin des années 70.


Plus répandue et plus puissante, la turbo 3.3L fait de l'ombre à la 930 3.0L qui reste porutant un modèle digne d'intérêt autant historiquement que pour le plaisir qu'elle dispense encore aujourd'hui.

BIEN :-)
Le mythe 911 Turbo !
Futur collector, accessible en occasion
Moteur de caractère
Look
  Réservoir de 80 L
PAS BIEN :-(
Rare en bon état
Moins appréciée que la 3.3L
Boîte 4
Freinage sous-dimensionné
Entretien coûteux et exigeant

> BIBLIOTHEQUE

Porsche turbo
Éditeur : ETAI

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© L'AUTOMOBILE SPORTIVE (30/01/2004)

DES RACINES ET DES AILES
En 1974, une nouvelle ère commençait chez Porsche. En même temps que Bmw et sa 2002 Turbo, la première 911 de série équipée d'un moteur turbocompressé faisait son apparition. Son nom : 911 "Turbo", ou "930" pour les intimes. Mais contrairement à la Bmw, qui resta sans descendance, la Porsche 911 Turbo sera l'initiatrice d'une grande lignée. 30 ans après, nous nous devions de revenir sur cette véritable légende automobile, avec émotion et nostalgie...

Texte : Sébastien DUPUIS
Photos : D.R.

Si l'on observe l'historique de l'entreprise Porsche, une chose semble certaine : la marque a toujours offert à ses clients une série spéciale de modèles aptes à la course et la 911 a confirmé à plusieurs reprises cette règle. Dans cette logique, la 911 Turbo fut d'abord présentée sous la forme d'un prototype au salon de Paris en septembre 1973 comme un véhicule pouvant être produit en petite série pour l'homologation en Groupe 5 de la FIA. Entre temps, une Porsche 911 Carrera RSR Turbo développant près de 500 chevaux (pour 2,2 L de cylindrée!) fut engagée au Mans et donna des résultats encourageants en terminant 2ème en 1974. Cette performance incita Porsche à continuer ses recherches dans l'utilisation du turbocompresseur et ce fut donc un véritable évènement lorsque la 911 Turbo de route fut présentée à Paris dans sa forme quasi définitive, quelques mois plus tard. Instantanément, ce fut le coup de foudre pour de nombreux passionnés et le début d'une longue et belle histoire d'amour.

PRESENTATION
La désignation usine "930" correspondant à la nomenclature du moteur deviendra rapidement le nom de baptême de la 911 à moteur turbocompressé auprès des Porschistes, même si son appellation commerciale officielle a toujours été "Turbo" et "Carrera Turbo" aux USA. A l'origine, il n'était alors prévu de fabriquer que les 500 exemplaires nécessaires à l'homologation du groupe 5 de la FIA, étant donné le contexte économique de crise pétrolière peu favorable aux véhicules énergivores. Pourtant, c’est en Février 1975 que débute la production de la célèbre 911 Turbo alors que la France vient d'imposer les limitations de vitesse sur autoroute. Mais malgré cela, la 911 Turbo suscite un tel intérêt et constitue un évènement si exceptionnel que les commandes affluent rapidement au-dela des espérances de vente. Devant l'enthousiasme, la production sera augmentée dès l'année suivante. Extérieurement, la 930 garde l'allure générale des 911 mais se distingue tout d'abord par son large aileron arrière proéminent qui assure une déportance supérieure aux vitesses les plus élevées, en combinaison avec le becquet avant. Au premier regard, la Porsche 930 impressionne, puis ensuite, elle séduit, notamment par ses ailes arrières gonflées. En effet, les voies de la Turbo sont élargies de 60 mm devant et 120 mm derrière. L'ensemble fait son effet et beaucoup tomberont amoureux de ces anches larges et sexy qui deviendront ensuite une option très prisée composant le fameux "Turbo-Look". Comme c'était déjà le cas pour la 911 Carrera RS 3.0 de 1974, la Porsche 911 Turbo reçoit en série les jantes Fuchs noires à bord poli de 7 pouces à l'avant et 8 pouces à l'arrière. Les pneus sont de dimensions généreuses pour l'époque même si aujourd'hui ils paraissent ridiculement sous-dimensionnés. De 185x70 VR 15 et 205x60 VR 15 sur les premiers modèles, ils passeront toutefois en 1976 à 205x50 VR 15 pour l'avant et 225x50 VR 15 pour l'arrière, avec l'arrivée des fameux Pirelli P7. Sur ce millésime, on pouvait aussi choisir en option des jantes de 16" de diamètre améliorant la tenue de route. Elles furent ensuite livrées de série à partir de 1977. A l'occasion du millésime 76, plusieurs autres modifications vont être apportées à la 930 qui connait un succès grandissant. Des sabots noir mat sur l'avant des ailes arrières protègent désormais ces beautés des projections de gravillons. Moins visible, mais très important, l'électrolyse au zinc de la caisse permet à Porsche de garantir la 930 contre la corrosion pendant 6 ans. Conséquence négative de ce traitement, le poids de la voiture prend d'un coup 50 Kg supplémentaires. Intérieurement, en dehors du volant 3 branches spécifique, l'habitacle de la 911 Turbo est rigoureusement identique à celui d'une Carrera. On s'étonne même de ne voir aucun manomètre de pression du turbo jusqu'au millésime 77. Mais étonnamment, Porsche a souhaité positionner sa nouvelle sportive dans un créneau différent de celui d'une voiture de sport pure et dure, dépouillée à l'extrême comme pouvait l'être la Carrera RS 2.7L. De série, l'équipement est même plus complet que lors de la présentation et très luxueux pour l'époque: vitres électriques, air conditionné, sièges en cuir, vitres teintées, sans oublier les lave-phares - une première mondiale ! - un essuie glace arrière, des antibrouillards avant, etc... Notez aussi que parmi les options disponibles sur la 930, on trouvait le chauffage des sièges avant, un différentiel autobloquant, un kit levier de vitesse court, des sièges sport réglables en hauteur électriquement et le pare brise teinté dégradé. Pourtant, la 930 est bien réellement une authentique sportive. Et pour s'en convaincre il faut goûter à ce qu'il y a sous son imposant capot moteur !

MOTEUR
Destiné à être une voiture de course, le modèle leader de la série 911 était donc entièrement axé sur la puissance et allait instaurer de nouvelles normes. Pour comprendre le choix du moteur de la Porsche 930, il faut se rappeller que les règlements sportif de l'époque avaient imposé un facteur 1,4 applicable à la cylindrée des moteurs turbocompressés afin de compenser leur avantage mécanique face aux moteurs atmosphériques. Dès lors, une cylindrée de 3L correspondait à 4,2L soit le maximum autorisé à l'époque avec un poids limite de 1210 Kg. Conçu pour la compétition, le Flat 6 de la 930, type 930/50, est donc dérivé de la Carrera RS 3 litres. La cylindrée est de 2994 cm3 (alésage 95 mm, course 70,4 mm) et le moteur est alimenté par une injection mécanique Bosch K-Jetronic et un turbocompresseur KKK type 3LDZ, soufflant à 0.8 bar. Le taux de compression est abaissé à 6,5:1. Porsche utilise également des technologies avangardistes destinées à obtenir une forte puissance sans que la fiabilité du moteur n'en soit affectée. Les parois des cylindres sont couvertes de Nikasil, les pistons sont en alliage forgé et le carter de vilebrequin en aluminium. Le 6 cylindres à plat Porsche développe ainsi la puissance de 260 ch à 5500 tr/mn et un couple de 343 Nm à 4000 tr/mn. Disponible aux USA, la 930 n'y délivrera cependant que 245 ch (moteur type 930/51) soit 15 ch de moins que la version européenne pour des raisons de dépollution. Notez également que le ventilateur de la 930 comporte 11 pales et non 5 comme sur les autres 911. Dès 1976, le flat 6 reçoit l'ajout d’une soupape de dérivation au turbocompresseur et la pression de suralimentation passe à 1 bar, sans modification de puissance. Enfin, au millésime 1977, la pompe à essence est doublée. La boite est une 4 rapports spécifique de type 930.30 puis 930.33 en 77. Il était en effet impossible de monter une 5ème pour cause de manque de place dans le carter de boite, les pignons ayant été renforcés tout comme l'embrayage de 240 mm. Offrant des performances de premier ordre, la Porsche 930 se classe au niveau des meilleures sportives de l'époque comme la Ferrari 512 BB. Pour passer de 0 à 100 Km/h, 5,5 secondes seulement lui suffisent, tandis que sa vitesse maximale dépasse les 250 Km/h. Rien d'étonnant à cela étant donné que le poids total s'en tient à 1140 kg seulement sur les modèles 75 ! Et quelles sensations ! Ah, évidemment, le grondement étouffé du turbo ne vous remue pas les tripes comme les rugissements courroucés des 12 cylindres italiens. On n'en est que plus étonné de se sentir plaqué contre son dossier par des montées en vitesse aussi irrésistibles! Au démarrage, quand on lâche les chevaux, c'est à peine si les roues arrière motrices patinent, écrasées par le poids du moteur et collées à la chaussée par les P7 ultra-larges. En août 77, donc au millésime 78, la Porsche 911 Turbo passe encore la vitesses supérieure avec une cylindrée augmentée à 3299 cm3 (moteur type 930/61) et l'adjonction d'un échangeur qui permettra de faire grimper la puissance à 300 ch à 5500 tr/mn et le couple à 42 mkg à 4000 tr/mn. La carrière de la 930 prendra alors un nouvel envol qui va la mener jusqu'en 1989.

SUR LA ROUTE
En dépit de caractéristiques dignes d'une voiture de compétition, la Turbo 911 semble étonnament adaptée pour une utilisation au quotidien. Dans ce domaine, Porsche parvient également à concilier 2 contradictions pourtant flagrantes. En ville, la Turbo se conduit comme une 911 ordinaire, la souplesse du moteur 3.0L étant ici très appréciable. Une fois sur la route, il faut alors anticiper la double personnalité d'une voiture dont la gestion du turbo à l'ancienne avait de surcroit été voulue à l'époque volontairement "brutale". En clair, on a rien fait pour lisser le caractère du moteur ! Et en effet, une fois passé les 3500 tr/mn, le déclenchement de la turbine s'opère en mode "tout ou rien". Le 6 cylindres de la Porsche 930 vous propulse alors dans une autre dimension, avec un mémorable coup de pied au cul ! Le dos s'enfonce alors dans le cuir du siège et l'on prend pleinement conscience des accélérations fulgurantes de la 930 Turbo ! Imaginez alors un peu quel choc ce fut à l'époque pour le monde de l'automobile qui découvrait alors simultanément la turbocompression et l'arrivée sur le marché d'une voiture de sport capable d'offrir des sensations jusqu'ici inconnues en dehors du monde de la compétition. Etant donné le couple du moteur, la boîte de vitesse à 4 rapports semble suffir. La 1ère pousse jusqu'à 80 km/h à l'abord de la zone rouge (située à 6900 tr/mn), la 2ème à 135 et la 3ème fait déjà de vous un délinquant bon pour la prison, à 200 Km/H. Vous irez ensuite expliquer à M. le "gendrame" que vous n'aviez pas encore passer la 4ème... il risque d'apprécier. Imaginez tout de même que la 4ème vous emmène à 250 Km/H... Pourtant, les rapports tirent long pour compenser le souffle brutal du turbo. Les reprises sont efficaces mais on imagine qu'elles pourraient être bien meilleures encore avec un turbo soufflant plus tôt et un cinquième rapport qui permettrait un étagement plus serré. En virage serré, la maniabilité et l'équilibre légendaires de la 911 sont intacts, la limite d'adhérence étant même repoussée très loin grâce aux pneus et aux voies élargis. En revanche, ceux qui ont dépassé cette limite, ce qui est assez facile sur route mouillée, doivent encore s'en souvenir. En courbe, la voiture entre en sous-virage et à la sortie une dérobade de l'arrière train n'est pas difficile à obtenir. En effet, sur un levé de pied, le turbo perd très vite son régime, et il lui faut un certain temps pour le reprendre à la réaccélération, ce qui peut donner une impression de paresse. Mais à la reprise de son souffle, attention aux dérapages incontrôlés... La tenue de cap à grande vitesse n'ayant jamais été le point fort de la 911, on retrouve ce défaut sur la Turbo car le surcroît d'appui généré par l'imposant aileron arrière ne parvient pas à compenser l'allègement de la direction en dépit du tablier ajouté au bouclier avant. Sur mauvaise route, la séance de rodéo devient vite de mise. La direction est précise, très dure. Les pneus larges aidant, la 911 Turbo suit la moindre ornière. Ajoutez à cela la réponse brutale du turbo, un freinage de Carrera 2.7 sous-dimensionné face au poids et à la puissance de la Turbo et vous comprendrez que le pilote doit alors batailler virilement avec sa bête dont la réputation d'indomptabilité n'est pas qu'une légende. En un mot, la Porsche 930 c'est... sportif ! Et comme c'est bon ! Ce retour aux source vivifiant nous rappelle combien les productions actuelles sont parfois bien trop aseptysées.

ACHETER UNE PORSCHE 911 TURBO (930) 3.0 L
Aujourd'hui, cette voiture reste sûrement l'un des rapports prix/plaisir les plus convaincants. Le look ravageur fait toujours son petit effet et la 930 peut difficilement laisser insensible. Du fait de sa longévité et du nombre relativement élevé de voitures fabriquées, la 930 Turbo 3.3 est bien moins rare que la 3.0L. Pour cette dernière, le nombre d'exemplaires produits dans l'année 1974 serait de 159 seulement et 284 ex. pour le millésime 75, premier millésime officiel de la Turbo. En clin d'oeil à la 935 de compétition, 200 très rares exemplaires de 930 couverts de bandes Martini Racing ont été produits en 1976. Ces bandes pouvaient même être demandées en usine et appliquées sur toutes les turbo. Au total, seuls 2850 ex. de la Turbo 3.0 auront été fabriqués. Donc si vous avez le coup de coeur pour cette dernière, un conseil : armez-vous de patience ! Pourtant, la Turbo 3.0 est aujourd'hui plus accessible en occasion, sa cote étant inférieure à la 3.3 malgré la valeur historique de ce modèle. Sa position d'ancienne plus que de "classic" y est sans doute pour beaucoup. Rares encore sont donc ceux qui osent se lancer dans des restaurations complètes et il y a fort à parier que dès que cela sera le cas, les cours de la 930 Turbo 3.0 devraient remonter en flêche. Actuellement, pour 20-25000 euros vous pouvez déjà vous offrir un très bel exemplaire de "LA" 930. Les modèles 75 seront à privilégier pour leur valeur historique mais attention à la rouille ! Sinon, optez plutôt pour un modèle 76 ou 77 malgré leurs performances en retrait. Notez également que les versions américaines sont moins puissantes mais, étant autant répandues, il est tentant d'en importer pour un prix attractif. Il vous faudra donc être vigilant lors de l'achat. Leur numéro de moteur commence à 6860001 pour les modèles 76 et 6872001 pour les 77. Cependant, il faut le savoir, l'entretien d'une Turbo est plus onéreux que celui d'une Carrera 3.2. La consommation est conséquente et pour peu que l'on veille exploiter son fabuleux moteur, les 80 L du réservoir diminuent à vue d'oeil ! De plus, les versions Turbo ayant été privilègiées par des amateurs de performances pures, leurs moteurs ont souvent été très sollicités. Les 3.0 L sont assez fragiles au niveau des guides de soupapes, quelques cas de culasses à remplacer ont été constatés. De même le tendeur de chaine de distribution est à surveiller. La turbine a une durée de vie limitée d'environ 100000 Kms et son prix n'est pas particulièrement bon marché, tout comme le reste des pièces. Comptez donc un budget d'utilisation au moins double d'une 911 atmosphérique. Mais avec un entretien suivi et régulier, la 911 Turbo demeure une 911, c'est à dire l'une des sportives les plus fiables du monde.

PRODUCTION : 911 Turbo 3.0 (1974-1977) : 2.850 ex.

:: CONCLUSION
Pour de nombreux conducteurs, la 911 Turbo représentait la voiture de sport par excellence. Au regard de toutes ses caractéristiques exceptionnelles, elle constitue aujourd'hui un véritable phénomène et un monument historique de l'Automobile. Un véhicule mythique dont la réputation de bête sauvage a beaucoup contribué à l'aura dont elle bénéficie encore dans le coeur de tous les passionnés. Presque 30 ans après, nous lui souhaitons donc un joyeux anniversaire, en imaginant qu'elle donnera encore longtemps du plaisir à ses heureux propriétaires !

CHRONOLOGIE :
1974 : Présentation officielle à Paris en septembre de la 911 Turbo. Moteur type: 930/50, 260ch.
1975 : Avril, la production commence. Moteur type 930/51 aux USA, 245 ch.
1976 : Mai, livraison de la 1000ème Turbo. Ajout d’une soupape de dérivation au turbocompresseur. La pression de suralimentation passe à 1 bar. Carrosserie traitée anticorrosion.
1977 : Juillet, fin de la Turbo 3.0, la cylindrée passe à 3.3 litres pour 300 ch (moteur 930/61) au mois d'août.

CE QU'ILS EN ONT PENSE :
"Quant à ses qualités de finesse, elles sont aujourd'hui dépassées, comme le montre la comparaison avec les meilleures berlines actuelles et les Porsche « nouvelle génération ». Néanmoins, avec son Cx de 0,40, la 930 Turbo est bien meilleure que la Ferrari 512 BB ou la Lamborghini Countach, les seules rivales dignes de lui être confrontées. Et, globalement, on concluera sur le chapitre des performances en faisant ressortir que si la Porsche Turbo est un peu moins rapide, elle est pratiquement aussi brillante et souple que ses super-sportives concurrentes. C'est tout de même assez surprenant."
SPORT AUTO - 1983 - José Rosinski.


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AVIS

je suis proprietaire d une 3l turbo 76 depuis 7 ans. ayant eu l occasion de conduire plusieures sportives, ce modele reste le plus attachant: tres legere (1110 kg), ses accelerations brutales et son freinage plutot leger,vous font comprendre que le jouet ne sera jamais totalement dompte...concernant l entretien, un modele sain a la base ne sera pas plus couteux qu une 911 atmo... ...
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