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MICRO SPORTIVE ?...
Dans la famille Citroën C2, il existe la VTS qui
revendique fièrement le titre de sportive de la famille avec ses 125 ch
et ses performances flatteuses. Mais il existe également la lignée
VTR qui affiche un esprit plus dynamique que sportif. Après la C2 1.6 16v
VTR déjà essayée dans notre guide des sportives, nous avons
souhaité prendre en main le modèle d'entrée de gamme, la
C2 VTR 1,4 litres 16v et ses 75 ch. Une auto qui, sur le papier, possède
toujours sa bouille si craquante et offre la possibilité aux moins fortunés
de céder à la tentation du sport...
Texte:
Gabriel LESSARD - Photos: D.R. Après
une première prise en main par Sébastien Dupuis, nous avions souhaité
revenir plus longuement sur cette C2 VTR. D'une part pour
mieux juger sa transmission SensoDrive, face à ses concurrentes, mais aussi
pour porter un jugement sur la vie au quotidien comme un client lambda. Et puis
quitte à réessayer un modèle que nous avons déjà
abordé, autant essayer une autre mécanique, à savoir le petit
1,4 litre 16 soupapes de 75 ch. Sportive ou urbaine ?...
A
la ville : La Citroën C2 VTR semble être dans son élément.
Sa nervosité est suffisante dans le trafic ambiant, et sa boîte robotisée
est très bien faite. On lui reprochera cependant, comme ses concurrentes
de patiner un peu en roulant au pas, en hésitant entre deux rapports (la
1ère ou la 2de). Les palettes au volant sont plus là pour le fun,
car leur toucher est dur, et et surtout elles restent fixes et finalement loin
de la jante du volant. Petits doigts s'abstenir. Au final, on la laissera en mode
automatique pour évoluer dans les rues encombrées de la capitales.
Sur l'autoroute : C'est clairement pas le terrain de prédilection
de la C2 VTR. Son poids élevé, sa hauteur conséquente (quelle
maladie cette mode de faire des autos de plus en plus haute !) et son moteur de
seulement 75 ch sont vraiment à la peine. Les relances sont laborieuses
et il faut tomber les rapports sans cesse pour relancer la machine... Dommage.
Il est à se demander du coup s'il n'aurait pas fallu une boîte 5
rapports plus courts et rapprochés pour la nervosité, et une 6e
plus longue. Car à 130 sur autoroute, le niveau sonore est assez marqué
par le moteur qui s'acquitte de sa tâche...
A la campagne : Comme à la ville, la C2 VTR retrouve des couleurs
! Son châssis fait merveille et l'on regrette vivement que le moteur n'ait
pas plus de coffre. Le confort est même trop marqué, car dès
que la chaussée se dégrade et se tortille, la C2 VTR pompe joyeusement
sur ses suspensions. L'empattement très ramassé procure un effet
marteau lors des freinage très appuyés (l'arrière se dandine
vers la gauche comme s'il voulait passer devant). L'ESP reste très discret,
et si on le déconnecte, il est possible de faire partir l'arrière
dans les courbes serrées. Mais là, on regrette de ne pas avoir plus
de puissance pour la maîtriser comme on le souhaite. Un très bon
point au train avant qui est précis et rigoureux. En revanche le poids
se ressent dans les relances et à la première côte venue oblige
à tomber les rapports.
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CONCLUSION La C2 VTR est une auto bien née. Sportive ? Non pas
réellement tant son moteur est trop juste en même temps que son poids
est indécent pour une auto de ce gabarit. Bien présentée,
avec sa boîte intelligente et bien née, homogène (sauf sur
autoroute où elle reste vite fatigante en raison du volume sonore) elle
est l'archétype de la petite voiture urbaine de madame qui évolue
essentiellement autour de son domicile. Monsieur la prendra de temps à
autre histoire de taper dans le compte-tours pour oublier son monospace encore
plus pataud et forcément au mazout...
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