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LA REFERENCE
DES BERLINES SPORTIVES
Depuis 1988, BMW dispose dans sa
gamme de la référence des berlines sportives. Véritable
artilleuse, la BMW M5 est devenue l'égérie des amateurs
de berlines musclées grâce à son homogénéité
hors-pair. La génération E39 qui la remplace réussit
à placer la barre plus haut avec au programme un V8 de 400
ch
Texte:
Nicolas LISZEWSKI - Photos: D.R.
Avec sa M5 E28, apparue
en 1981, BMW inaugurait définitivement la marque du "M"
de Motorsport en plaçant sous le capot le six cylindres en
lignes 3,5 litres du coupé
M1 développant 286 ch ! Séances travers de porc
assurées, et les amateurs de survirages s'en souviennent
encore. Mais dès le milieu des années 80, la caisse
des E28 vieilli et son habitabilité est d'un autre âge.
Ainsi BMW se remet à l'ouvrage et à la planche à
dessin pour concevoir une des berlines les plus abouties du segment.
PRESTANCE NATURELLE...
Dès sa présentation, la BMW série 5 E34
affiche d'emblée sa différence avec sa devancière.
Elle a forci, pris du volume, et a progressé en habitabilité,
même si elle n'est toujours pas la référence
du marché dans ce domaine. BMW fait toujours confiance à
la propulsion arrière pour notre plus grand bonheur et place
ses six cylindres en ligne mélodieux et onctueux sous les
capots. Le poste de conduite du conducteur est un modèle
d'ergonomie avec toujours la patte BMW et sa console centrale légèrement
tournée vers le conducteur. A l'image de la dernière
série 7, le dessin des feux arrière est notamment
innovant par rapports aux modèles de la marque.
CONCEPTION MOTORSPORT !
Sur cette nouvelle série 5 E34, BMW confie le soin à
sa filiale Motorsport de l'endiabler. Le six en ligne 3,5 litres
développant 315 ch est monté sous le capot. Les trains
roulants sont revus pour passer la puissance au sol, et la présentation
de la M5 est spécifique. Les boucliers avant et arrière
sont notamment plus enveloppants et agressifs, et de série
sont montées des jantes alu de 16 pouces avec un look en
forme d'ailettes de turbine. C'est exclusivement avec une boîte
de vitesses mécaniques à 5 rapports que le pilote
conduit cette fabuleuse auto. Avec prudence toutefois, car si le
châssis est un régal d'efficacité, il faut se
montrer vigilant sur route dégradée ou humide.
QUELQUES EVOLUTIONS DISCRETES.
Dès 1992, BMW améliore sensiblement sa M5 avec
notamment un réalésage du moteur à 3,8 litres
qui permet un gain de puissance de 25 ch. Le couple progresse également
sensiblement et la présentation est améliorée
avec des jantes alu en 17 pouces et un équipement enrichi.
Il est également possible d'opter pour la version Touring
également proposée avec le moteur de la M5. Une sorte
d'Audi RS4 façon bavaroise. Face au vieillissement accéléré
par la concurrence de sa série 5 E34, BMW la modifie quelque
peu et adopte en 1994 un haricot de calandre élargi sur toute
sa gamme, et des jantes alu de 18 pouces, une boîte 6 vitesses
et des gros freins pour sa BMW M5.
MONTEE EN PUISSANCE
Comme nombre de ses concurrents, BMW est confrontée à
l'augmentation du poids des automobiles modernes. Sur sa nouvelle
série 5 E39 présentée fin 1995, BMW utilise
donc beaucoup d'aluminium pour contrer l'excès de poids,
surtout que la dotation en équipement a encore progressé.
Toute l'auto est entièrement nouvelle, de même que
le design qui a très fortement évolué. Avec
son pack carrosserie Motorsport et ses jantes en magnésium
de 18 pouces, la nouvelle M5 s'avère très agressive
visuellement. L'intérieur est somptueux et très bien
fini et l'habitabilité a progressé. Mais la grande
nouveauté est sous le capot avec un V8 de 5 litres de 400
ch endiablé. Ces envolées lyriques sont magiques tant
dans les sonorités que les sensations car il faut moins de
25 secondes pour abattre le kilomètre DA. En 2000, BMW retouche
sa gamme avec notamment de nouveaux feux avant pour tenir jusqu'au
renouvellement de la série 5 avec la future E60. C'est à
partir de 2004 que sera commercialisée la nouvelle M5 E60
avec son V10 qui s'annonce chaud ! Vivement demain
SUR LA ROUTE
Les deux générations de M5 ont en commun leurs
performances exceptionnelles, le caractère des mécaniques
brillantes, que cela soit le six en ligne ou le V8 et également
une efficacité et une finition de haut niveau. Il faut toutefois
bien garder à l'esprit qu'une BMW M5 E34 glisse et peut survirer
très fort lors de conditions dégradées, ce
qui est déjà atténué sur la M5 E39.
A ne pas mettre entre toutes les mains, ces deux autos diaboliques
auront vite fait de ous ennivrer. Poussées impressionnantes,
et reprises correctes pour des modèles atmosphériques,
elles conserve en outre un comportement routier sportif et joueur.
Certes, nous ne sommes pas dans le cas de figure de la Lotus Elise,
sportive sans concession aboutie et référente sur
le marché, mais ces deux M5 distillent un agrément
sans pareille et demeurent efficaces. Assurément les références
sur leurs marchés respectifs en matière de berlines
sportives.
ACHETER UNE BMW M5 E34 OU E39.
Avec les deux générations de M5 E34 et E39, nous
sommes face à deux situations différentes. Pour les
premières, il est désormais difficile d'en trouver
avec des kilométrages raisonnables, tant elles ont roulé.
Souvent, les tarifs affichés sont attractifs, mais les historiques
s'estompent et se diluent avec le temps. Alors pour plus de certitude,
il vaut mieux se concentrer sur des autos qui ont eut maximum 3
propriétaires et avec des dossiers de factures d'entretien,
et pas simplement de vidanges en centres autos. Les deuxièmes
générations, les E39 présentent un cas différent.
Très récentes sur le marché de l'occasion,
elles sont encore nombreuses et il convient donc de s'orienter de
préférence vers les modèles avec peu de kilomètres.
Et en cherchant bien, vous pouvez même limiter les risques
en optant pour un modèle encore sous garantie constructeur,
vendu avec un contrat de garantie et/ou d'entretien et un modèle
vendu par le réseau officiel BMW et donc garanti. Quelque
soit la génération concernée, les BMW M5 sont
des autos performantes mais fiables à condition d'être
entretenues régulièrement. Les moteurs notamment sont
des mécaniques de grande précision et nécessitent
un entretien suivi et rigoureux. On ne connaît essentiellement
que des faiblesses d'embrayage et des freins peu endurants. C'est
finalement peu de chose pour une auto si charismatique et qui vous
permet de transporter toute votre petite famille, en conservant
un feeling sportif.
:: CONCLUSION
Déjà star lorsqu'elle est commercialisée, la
BMW M5, tant avec la génération E34 que E39 conserve
son trône sur le marché de l'occasion où elle
demeure la référence. C'est en outre l'une des berlines
sportives de sa catégorie les plus diffusées. Cela
permet ainsi de faire baisser les prix sur le marché de l'occasion
en raison de l'abondance de l'offre. A acheter maintenant, mais
attention car vous ne pourrez plus vous en passer !
CHRONOLOGIE
1988 : Commercialisation des nouvelles BMW série
5 code E34 qui remplacent avantageusement la génération
précédente totalement démodée.Au programme,
une M5 de 315 ch avec le six cylindres en ligne de 3,5 litres.
1991 : Break série 5 commercialisé dans la
gamme série 5 E34.
1992 : Changement de moteur pour la M5 qui est désormais
équipée d'un 6 en ligne de 3,8 litres développant
340 ch. Les jantes alu sont passées à 17 pouces, et
l'équipement a été enrichi.
1994 : A l'été, la gamme série 5 est
très légèrement remaniée, et elle se
reconnaît avec les haricots élargis au centre de la
calandre. La M5 est désormais équipée de jantes
alu 18 pouces à 5 double branches, de grands disques de freins
avec gros étriers, ainsi qu'une boîte de vitesse à
6 rapports.
1995 : A l'automne, nouvelle série 5 E39 avec plate-forme
et style totalement inédits.
1997 : BMW dévoile enfin sa nouvelle reine dotée
d'un équipement somptueux et d'un V8 de 5 litres de 400 ch
de feu.
2000 : En septembre, la gamme série 5 E39 est remaniée
et connaît quelques modifications. Les optiques et la calandre
sont notamment redessinés.
2003 : Les premières photos de la nouvelle M5 E60
motorisée par un V10 qui s'annonce très intéressant.
CE QU'ILS EN ONT PENSE :
"Le cur de
la " bête ", c'est son moteur : 3,5 l, 315 ch. Le
rapport poids/puissance est inférieur à 5 kg/ch !
Pour atteindre les 100 km/h, comptez 6", et 26" pour franchir
le kilomètre ! Qui dit mieux ? Mais tant qu'à faire
dans la démesure, pourquoi avoir limité la vitesse
de la voiture à 250 km/h ! Sécurité ?
Qui oserait le prétendre à ce niveau de performances
? Par définition, une voiture d'exception se doit d'être
exceptionnelle."
AUTO PLUS - HS 500 ESSAIS 1992 - BMW M5 3.5 315 ch.
"Hormis la E500 et feue la
Lotus Omega, on ne voit guère qui lui opposer, tant ses performances
sont diaboliques. Sans jamais donner l'impression de forcer, ni
même vous coller à votre siège, elle va terriblement
vite et se rue dans les courbes avec une belle santé. Son
comportement est époustouflant et il participe au plaisir
de conduite. La boîte bien étagée, le freinage
surpuissant, les sièges enveloppants, tout vous incite à
attaquer et l'équilibre général de l'auto est
ahurissant. Son comportement routier est d'abord sousvireur, puis
il s'inverse ensuite sous l'effet de l'accélération
ou d'un sol glissant. A vous de mesurer vos limites. En tout cas,
mieux vaut être fin pilote
"
OPTION AUTO - HS LE GUIDE DES SPORTIVES 95/96 - BMW M5 3.8 340
ch.
"La BMW M5 est une auto fabuleuse.
Un V8 de 400 ch dans une caisse de berline cossue, cela permet des
joies rares ! Le mélange est réellement détonnant.
Rageuse et équilibrée, vive et attachante, la M5 se
montre terriblement performante : 24 sec. Pour abattre le 1 000
m DA, c'est à peu de choses près la performance d'une
911 GT3. Quelle claque ! Cette sportive à deux visages sait
se montrer également confortable à allure modérée.
Deux bémols : le freinage manque d'endurance et le style
a vieilli."
SPORT AUTO - Juin 2002 - BMW M5 5.0 400 ch.
Liens conseillés : www.bmwpassion.fr
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