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SPORTIVE
A L'ANCIENNE
Peut-être vous souvenez vous de la fièvre des GTI qui fit rage au
beau milieu des années 1980. Avec parmi les distinguées du club,
Peugeot 205 GTI et autres Renault 5 GT Turbo. L'histoire étant un
éternel recommencement, nous voilà quelques vingt années plus tard
de nouveau face à ce genre de petit bolide survitaminé. La MG de
ce jour a pris de la graine de la Rover 25 qui elle même s'était
très largement inspirée de la Rover 200 remarquée en 1994 à sa sortie
par sa jolie petite bouille ronde. Bref comment faire du neuf avec
du vieux...
Texte:
- Photos: D.R.
MOTEUR :
La MG ZR 160 reprend à
l'identique la mécanique déjà rencontrée
sur la MGF 160 Trophy. Il s'agit du 1.8 16V avec une admission variable
VVC retravaillée. En effet les pistons ont été
retravaillés, les injecteurs et les paliers de villebrequin
ont également fait l'objet d'importantes modifications. La
recette a porté ses fruits avec 15 chevaux de gagnés.
Linéaire cette mécanique sait se faire rageuse à
l'approche de la zone rouge, avec une facilité à se
maintenir dans les tours.
PERFORMANCES :
Sa conception antédiluvienne lui confère au moins
l'avantage d'un poids plume comme jadis. Cela se retrouve sur les
performances qui sont loin d'être dépassées.
La petite MG sait être véloce en dépassant les
200 km/h (208 km/h) les accélérations ne sont pas
non plus en reste puisque le kilomètre départ arrêté
est parcouru en 28.8 sec. Tout cela est donc très honorable.
TRANSMISSION:
Bien étagée la boîte de vitesse pêche
par ses verrouillages beaucoup trop fermes sans pour autant y apporter
de la précision. Il devient alors vraiment diffcile de monter
et descendre les rapports à la volée, lourd handicap
pour une sportive.
DIRECTION:
Pas du tout pesante la direction donne trop souvent l'impression
de ne pas savoir où l'on met les roues, de plus le rayon
de braquage trop élevé ne facilite guère les
manoeuvres.
FREINS :
Equipée comme une sportive moderne de quatre disques
gérés via l'ABS, la MG n'a pas de mal à s'arrêter,
mais le contact de la pédale de freins manque de franchise
et de progressivité. De ce fait il est assez difficile d'évaluer
les limites avant le déclenchement de l'ABS.
TENUE DE ROUTE :
Par rapport à la Rover 25, la MG a subi un traitement
particulier visant à canaliser la fougue de la mécanique,
les amortisseurs ont été tarés plus fermement,
la taille des pneus a été revue à la hausse
pour être montés sur de superbes jantes de 17 '. Mais
hélas le poids des années se fait sentir, par manque
de rigidité, l'auto se tortille, malgré d'excellents
pneus Michelin 205/45 ZR 17, les pertes de motricité sont
impressionnantes, de plus en entrée de courbe il faut être
vigilant au sous virage intempestifs. Bref du sport à l'ancienne
avec beaucoup de sensations fortes mais pas beaucoup d'efficacité
pure.
CONSOMMATION :
Frugale, la MG nous a considérablement étonné,
puisqu'en utilisation intensive sans se priver des montées
en régime, nous n'avons pas dépassés les 13,4l.
Il n'est pas vain de descendre sous les 8l en conduite plus coulée
sur réseaux secondaires.
CONFORT :
De par la fermeté de ses ressorts et ses enveloppes surdimensionnées,
la MG offre un confort que l'on peux qualifier de symbolique. Les
réactions sur les moindres aspérités de la
route sont sèches. Bien cramponné dans les sièges
sports, il est cependant difficile d'obtenir une bonne position
de conduite la faute à une colonne de direction implantée
trop bas.
EQUIPEMENT :
La MG est équipée comme une GTI à l'ancienne
et ne bénéficie pas des derniers raffinements technologiques.
En effet nulle trace de contrôle électronique de trajectoire
ou autres airbags latéraux. Les vitres électriques
à l'avant ne disposent pas de fonction de remontée
automatique, l'affichage de température extérieure
est quant à lui aux abonnés absents. Mais il est vrai
que le prix (19 000 Euros) contenu de la voiture par rapport à
la concurrence aide à faire avaler la pillule.
::
CONCLUSION
Avec sa MG ZR 160, Rover propose une sportive
avec un moteur plein de vitalité qui fait péter les temps, une tenue
de route aléatoire mais une gueule de sportive. Voilà de quoi rassurer
les nostalgiques.
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