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L'AUTOMOBILE SPORTIVE > GUIDE D'ACHAT > AUDI A3 3.2 QUATTRO
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ESSAI (23-01-2004)
AUDI
A3
3.2 QUATTRO

36 190 Euros (au 01/01/2004)
17 CV FISCAUX
CARACTERISTIQUES TECHNIQUES
Puissance (ch à tr/min)
306 ch à 6 700
Puissance au litre (ch)
143
Couple maxi (mkg à tr/mn)
35.7 à 3700
Couple au litre (mkg)
16.7
Cylindrée (cm3)
2133
Type (cylindres)
5 en ligne
Soupapes par cylindre
4
Arbre à cames
Double
Alimentation/allumage
Bosch " LH-jetronic " injection + cartographie
Suralimentation
Turbo KKK
Pression maxi (bar)
1.05
Transmission
Type
Intégrale
Boite de vitesse
Manuelle à 5 rapports
Répartition initiale AV/AR (%)
50/50
Blocage(s) de différentiel
blocage central ,central + AR
Vitesse maxi sur intermédiaire
64/107/163/231
Pneumatiques
Type
NC
Pneus Avants
235/45 VR 15
Pneus arrières
235 / 45 VR 15
Jante avant/arrière
9J15 (Alu)
Châssis
Suspension Avant
McPherson (triangles)
Suspension Arrière
McPherson(triangles obliq.)
Direction
Crémaillère assistée
Tours de volants/D braquage
3 1/8 / 10.3 m
Freins Avant (diamètre en mm)
Disques ventilés (280)
Freins Arrière (diamètre en mm)
Disques ventilés (280)
Antiblocage
ABS Bosch
Poids et dimensions
Poids total (kg)
1 350
Répartition Av/Ar (%)
56 / 44
Capacité du réservoir (l)
90
Longueur-Largeur-Hauteur (mm)
4158 / 1803 / 1345
Empattement (mm)
2 224
Voies Avant/Arrière (mm)
1487 / 1485
Poids/puissance (kg/ch)
4.4


Même en Bleu "Ile Maurice", l'Audi A3 V6 3.2 passe relativement inaperçue dans le lot de la circulation...


Si le design intérieur est nouveau, une fois encore Audi se distingue par sa qualité d'assemblage et les matériaux employés. L'ensemble est d'inspiration TT mais manque cependant de charme.


Ce qui nous intéresse plus précisemment, c'est la puissance de 250 ch à 6300 tr/mn et le couple maxi de 320 Nm disponible à 2500 tr/mn.


Ce VR6 conserve une spontanéité frappante, sa courbe de couple bien remplie et disponible très tôt lui confèrant presque un tempérament rappelant un peu celui des moteurs TDI du même constructeur, la sonorité en plus.


Les performances de l'A3 le prouvent, l'habit ne fait pas le moine : 6"5 pour passer de 0 à 100 Km/H et l'A3 V6 passe la borne en moins de 27", ces chiffres sont meilleurs que ceux de l'ancienne S3 !


Mais une question se pose alors très vite à nous : que nous réserve Audi pour sa future S3 ?...

BIEN :-)
Finition
Moteur V6
Performances
Boîte agréable
Châssis efficace et plus agile
PAS BIEN :-(
Poids
Sportivité bridée
Autonomie réduite

> BIBLIOTHEQUE :

Atlas des voitures de sport et de grand...
Éditeur : Atlas (2 décembre 2002)
Format : Broché
Dimensions (en cm) : 23 x 30

 

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L'HABIT NE FAIT PAS LE MOINE
En attendant la prochaine Audi S3, il faut patienter avec une A3 Quattro V6 qui poursuit la course à l'embourgeoisement et à la puissance. En effet, cette sportive aussi discrète qu'une TDI de base dissimule sous son capot un gros V6, plus puissant que le 1.8T de l'ancienne S3 ! L'Audi A3 V6 3.2 enfile donc la tenue de camouflage idéale face à la répression routière…

Texte: Sébastien DUPUIS - Photos: D.R.

PRESENTATION
Audi Coupé GT / 1980 - 1988 C'est en septembre 1980, soit tout juste six mois après l'ur-quattro, qu'est présenté le nouveau coupé Audi. A posteriori, nous serions presque tentés de dire qu'il s'agit là d'une erreur stratégique notable. En effet, après avoir découvert la monstrueuse Audi quattro, bodybuildée, campée sur quatre roues motrices, propulsée tel un boulet à plus de 200 km/h par son 5 cylindres turbo-compressé de 200 chevaux, les clients les plus sportifs de la marque découvrent alors un coupé aux ailes désespérément plates, affublé d'un 5 cylindres carburateur de 1,9 litre développant 115 chevaux ! C'est tout juste la puissance que développait la première version de son prédécesseur coupé 100S avec un cylindre en moins et un bloc d'un autre âge. Seconde erreur marketing de la part d'Audi, le coupé GT5S puisque c'est son nom de baptême (5 pour le nombre de cylindres et S pour le carburateur), est proposé avec une boîte 4+E (cinquième rapport économique) ... sacrilège pour les amateurs de sport à qui, après tout, un coupé est censé être destiné. Mieux encore, les manomètres permettant de contrôler la bonne santé de la mécanique (T° et pression d'huile, voltmètre) sont rangés discrètement au bas de la console centrale pour laisser place sur le tableau de bord à ... un économètre ! Triste à en pleurer. La presse spécialisée ne manqua pas de souligner toutes ces erreurs et le manque de brio du GT5S, même si tout le monde s'accorde à dire que le châssis et le freinage sont exceptionnels et capables d'encaisser bien plus de fougue. Heureusement, Audi rectifia vite le tir en apportant pour le millésime 1983 une version GT5E munie du 2,1 litres de 130 chevaux et d'une vraie boîte sport. Enfin, une grande partie de la clientèle qui ne pouvait s'offrir la bestiale quattro pouvait désormais avoir son lot de sensation à bord d'un coupé Audi. Le GT5S continue discrètement sa carrière en étant, lui aussi rebaptisé GT5E puisqu'il reçoit l'injection (toujours 115 chevaux et boîte 4+E). On parle alors de GT5E 115 et GT5E 130. Pour le millésime 1984, le coupé Audi subit une petite cure de jouvence en abandonnant ses quatre optiques Hella séparés au profit des blocs intégrés déjà vus sur la 80 quattro (Cibié). A titre anecdotique, précisons que certains marchés (pas la France) ont reçu une version GL à quatre cylindres carburateur de 90 chevaux. Sur d'autres marchés, le coupé Audi s'est appelé Audi C. Grand bouleversement pour le millésime 1985. Le restyling est total : nouveaux boucliers enveloppants avant et arrière en lieu et place des modestes pare-chocs, nouvelle face avant avec calandre et optiques légèrement inclinés, nouvel habitacle, feux arrière et bandeau teintés en noir, gros becquet de coffre, etc.). Sous le capot, les choses changent aussi. Le 2,1 litres à poussoirs mécaniques est abandonné sur la version la plus sportive et remplacé par l'onctueux 2,2 litres de 136 chevaux (pour 130 sur l'ancien bloc) à poussoirs hydrauliques. L'agrément de conduite et les performances font un bond en avant. La version 2 litres injection reste au catalogue, également avec un nouveau bloc. Ces deux coupés sont rebaptisés simplement "Coupé GT". La France accueillera en même temps deux autres modèles appelés, encore plus simplement, "Audi coupé" munis de 4 cylindres de 90 et 112 chevaux. Sous-équipés et sous-motorisés, les coupés 4 cylindres ne connaîtront qu'une carrière anecdotique. Mais 1985 marque également l'entrée en scène du GT quattro qui sera à l'origine de nombreuses confusions avec sa grande soeur ur-quattro. Le GT quattro est exclusivement équipé du 5 cylindres 136 chevaux. Assez curieusement puisqu'il s'agissait de la version intermédiaire idéale entre le GT et la "grosse" quattro, le GT quattro ne sera produit qu'à moins de 8000 exemplaires. C'est aujourd'hui une version très convoitée des amateurs de coupés Audi. En 1988, les coupés GT et GT quattro s'effacent de la scène pour laisser le nouveau coupé type 89 seul sous les feux de la rampe. Trop embourgeoisé, ce nouveau coupé est souvent jugé comme beaucoup moins charmeur que son prédécesseur. Il est à noter que sur certains marchés (Allemagne, Suisse notamment), les coupés GT et GT quattro finiront leur carrière sous une ultime version catalysée équipée du 2,3 litres de 133 chevaux. 173 747 exemplaires ont été produits de 1980 à 1988, dont 7786 GT quattro.

Audi quattro 10 V et 20 V / 1980 - 1991

Audi quattro WR (1980-1988)
L'Audi quattro turbo, appelée ur-quattro dans le jargon audiste (ndlr:"ur" signifie "original" en allemand) est une authentique voiture de compétition conçue dans l'unique but de participer (et vaincre) en championnat du monde des rallyes. Mais c'est avant tout une voiture qui a révolutionné le paysage automobile mondial en devenant la première sportive à traction intégrale, si on exclut la Jensen FF qui fut un cuisant échec commercial.

L'histoire de la quattro débute donc au milieu des années 70. Audi, dont l'ambition ne cesse de grandir, confortée par le succès des modèles 80 et 100, souhaite utiliser la compétition comme vecteur d'image. Le choix de la discipline est rapidement établi: la formule 1 nécessite un budget trop important, le supertourisme est trop peu médiatisé. Le rallye en revanche jouit d'une extrême notoriété, essentiellement due à ce que les voitures engagées sont similaires (visuellement tout au moins) à celle de de M. Toutlemonde.

Parallèlement à cette décision stratégique, un homme chez Audi va avoir une idée, certes saugrenue, mais une idée de génie. Cet homme, c'est Jörg Bensinger, celui que l'on peut considérer aujourd'hui comme le co-géniteur (avec Dr. Piech) de l'Audi quattro. C'est en voyant évoluer le Volkswagen Iltis, un engin militaire 4x4 construit alors à Ingolstadt, que Bensinger imagine l'utilisation de la traction intégrale sur une voiture de compétition. Il faut bien se replacer dans le contexte, et comprendre que jusqu'alors, la transmission aux quatre roues n'était destinée qu'aux engins militaires ou agricoles ! A titre d'exemple, imaginez aujourd'hui un ingénieur de chez Subaru vous soutenant que l'avenir en compétition c'est l'Impreza à chenilles ! Votre réaction serait tout à fait semblable à celle qu'a eu Ferdinand Piech (Directeur du Développement Audi à ce moment) lorsque Bensinger est venu lui exposer son projet. Pourtant, à force de persuasion, Bensinger parvient à obtenir le feu vert de Piech pour le lancement du premier prototype.

C'est en Mars 1977 que le tout premier prototype de l'Audi quattro débute les tests. Sous le nom de code A1 (rebaptisé par la suite EA262), il s'agit en fait d'une carrosserie d'Audi 80 (Fox - 2 portes) associée à un châssis d'Iltis. Le moteur est le banal 4 cylindres en ligne commun à la 80 de série et au VW Iltis, jugé suffisant pour les tests de capacité de franchissement. 8 mois plus tard, ce projet est en interne officiellement développé en vue d'une production. En Avril de l'année suivante, ce sont de nouveaux tests, de vitesse cette fois, qui sont effectués sur le circuit d'Hockenheim avec une version un peu plus musclée de l'EA262 (160 chevaux). Finalement en Mai 78, Volkswagen AG (qui contrôle Audi), emet par le biais de Ernst Fiala, l'accord définitif d'une production du modèle. Un ultime prototype (le A2) équipé d'un moteur de 286 chevaux effectue les derniers tests dans le désert du Sahara durant l'été 1979. En 1980, la participation victorieuse (première, seconde, quatrième et neuvième places) de 4 VW Iltis à moteur 5 cylindres au rallye-raid Paris-Alger-Dakar, achèvera de convaincre les dirigeants d'Audi et Volkswagen.

Conjointement au développement du projet quattro, le centre de style Audi venait d'achever le dessin d'un nouveau coupé inspiré de l'Audi 80. L'occasion était trop belle, et c'est cette carrosserie qui sera mise en production pour habiller la traction intégrale. Toutefois, c'est l'anglais Martin Smith (chez Audi depuis 1977), qui aura en charge les dernières retouches esthétiques. Elles consisteront essentiellement à redessiner les pare-chocs et surtout les ailes afin de recevoir les pneumatiques plus importants de la quattro. Le choix du moteur s'est, en définitive, porté sur le 5 cylindres turbo-compressé innové un an auparavant sur la nouvelle Audi 200. La puissance initiale de 170 chevaux est accrue à 200 chevaux par adjonction d'un échangeur.

C'est au salon de Genève, en Mars 1980, que l'Audi quattro, puisque tel est son nom, est présentée officiellement au public et à la presse. L'appellation quattro (qui s'écrit toujours avec un 'q' minuscule) a ensuite été utilisée par Audi pour désigner les modèles équipés de la traction intégrale: 80 quattro, 90 quattro, 200 quattro etc. C'est pour cette raison, et pour éviter une quelconque méprise que l'on appelle l'Audi quattro (la vraie !) ur-quattro pour 'quattro originale' (prononcer 'our'). Pour l'anecdote, Ferrari a assigné Audi en justice pour l'utilisation de ce nom car quelques mois auparavant, la firme italienne avait sorti une 308 GTB quattrovalvole. Il faut dire aussi qu'à Genève en mars 1980, la nouvelle Mondial 8 de Maranello avait été totalement éclipsée par le succès de la quattro. Faut-il y voir une quelconque vengeance ?

Ferdinand Piech, responsable du projet, avait été très clair sur le cahier des charges : la production d'une super sportive ne doit pas ruiner l'entreprise et un maximum de pièces déjà existantes dans la banque Audi doivent être utilisées. Ce fut chose faite. Le châssis provient de la 80, les trains roulants de la 200 (le train arrière n'est en fait qu'un train avant retourné à 180° !). La transmission est prélevée sur l'Iltis (d'ailleurs les deux chaînes de montage étaient côte à côte). Il fallait rajouter un différentiel central de faible encombrement : inutile de fabriquer une pièce coûteuse, c'est celui de l'Audi 50 qui sera utilisé ! Pour le reste, structure de carrosserie et planche de bord, c'est le coupé qui fera office de donneur.

D'ailleurs, puisqu'il est question de planche de bord, beaucoup s'indignèrent de l'absence de température d'eau (remplacée par la pression de turbo) sur une auto sportive succeptible de chauffer.

A partir du millésime 84, cette planche de bord est remplacée par un modèle digital à affichage vert associé à une centrale de contrôle diffusant des messages d'alerte par le biais d'une voix de synthèse. Une fois de plus, ce choix est largement critiqué et beaucoup d'utilisateurs préfèrent l'affichage analogique (on n'a rien fait de plus lisible qu'un cadran et une aiguille !). Le volant de la 200 5T monté sur les premières versions est remplacé par celui de la nouvelle gamme (plus d'inscription "turbo").

La sellerie des premières quattro est tout à fait typique des seventies : velours vert pistache et ambre ... les fans de Casimir apprécieront :-). Cette sellerie est remplacée en 1984 par un tissu plus conventionnel. Bien entendu, l'option cuir fut disponible dès le départ.

A l'arrière on reconnaît les toutes premières quattro aux optiques et au bandeau (portant l'inscription 'coupé') standards, c'est à dire orange et rouge. De même, le becquet est noir et les inscriptions 'Audi' à gauche et 'quattro' à droite sont réalisées à l'aide de stickers. Le dessus de la malle de coffre est noir mat. Ces détails changeront à partir de 1985: les optiques (y compris le bandeau) sont teintés en noir fumé, le becquet prend la couleur de la carrosserie (comme la malle de coffre) et les stickers sont abandonnés au profit d'un lettrage en plastique noir. En revanche un sticker représentant les quatre anneaux fait sont apparition au centre du coffre arrière. Jusqu'en 1984, un autocollant 'quattro' est apposé sur les vitres latérales arrière. Certains modèles 1985 les possèdent également, puisqu'Audi les a utilisés jusqu'à rupture des stocks.

Les premières jantes montées sur l'Audi quattro (de 1980 à l'été 1984) sont les Ronal en 6Jx15 enveloppées de pneumatiques 205/60 HR 15 . Il était possible, en option, d'obtenir les mêmes jantes que celles utilisées par Audi Sport sur les quattro de rallye. Il s'agit du modèle Fuchs dont la taille est de 7Jx15 (205/55 HR15). A partir de l'été 84, la monte pneumatique a totalement changé, ce qui a nécessité l'utilisation de jantes Ronal à grand déport en dimension 8Jx15. Les pneumatiques utilisés sont des 215/50 VR 15.

Le premier restylage de la face avant intervient à l'été 1983 (millésime 84), lorsqu'Audi adopte pour la quattro de nouveaux blocs optiques développés spécifiquement par Cibié. Ces blocs intègrent sous une même verrière codes et phares. Pour le millésime suivant (85), la quattro reçoit la face avant des coupés GT (calandre et optiques inclinées).

L'Audi quattro type WR va également connaître un certain nombre de modifications techniques. En 1983, l'épure de suspension arrière est revue afin d'offrir une stabilité encore meilleure. A partir de l'année suivante, un système d'anti blocage des freins (ABS) de marque Bosch est installé de série sur la quattro. Ce dernier se déconnecte automatiquement lorsqu'un blocage de différentiel est enclenché. Les troisième et quatrième rapports de boîte sont corrigés pour un meilleur étagement. Toujours en 1984, les combinés ressort/amortisseur sont également revus en terme de dureté et la garde au sol est abaissée de 2 centimètres.

Le système de blocage des différentiels évolue également. Sur les toutes premières WR produites, il s'agit de poignées situées entre le siège conducteur et la console centrale (quelques châssis millésime 81 seulement). Rapidement, Audi installera une tirette pneumatique sur la console.

Audi quattro MB (1988-1990)
L'année 1988 marque un changement fondamental dans l'évolution de la quattro. En effet, le moteur type WR de 2144 cm3 qui l'équipait depuis 1980 est définitivement remplacé par le type MB, un 5 cylindres dont la cylindrée est portée à 2226 cm3 par augmentation de l'alésage (de 79,5 à 81). La puissance reste inchangée (200 chevaux), mais l'agrément d'utilisation et surtout la fiabilité sont largement accrus par l'utilisation d'un nouveau turbocompresseur, plus petit et muni d'un circuit de refroidissement.

Les soupapes reçoivent pour l'occasion des poussoirs hydrauliques. En terme de performances pures, la quattro type MB n'est pas plus rapide en V-max que les anciennes versions, en revanche, les accélérations sont bien plus puissantes (0 à 100 km/h en 6,7 secondes pour 7,1 secondes pour un type WR). Intérieurement, la planche de bord est de nouveau modifiée pour recevoir un nouveau bloc compteur digital à éclairage orange (la voix synthétique a disparu...). Les badges à l'arrière sont une nouvelle fois modifiés afin de s'intégrer dans le style utilisé pour les nouvelles Audi 80, 90: "Audi", les anneaux, et "quattro" sont chromés et présentent un lettrage plus fin.

Outre le nouveau moteur type MB, la révolution pour 1988 est l'adoption du tout nouveau différentiel TORSEN. Moins encombrant qu'un différentiel classique, il apporte surtout l'énorme avantage de moduler la répartition de la motricité en fonction des besoins. Cette répartition peut passer de 75/25 à 25/75 entre les deux trains, alors que l'ancien différentiel ne permettait qu'une répartition fixe de 50/50. Si la sécurité et la motricité ainsi acquises repoussent encore plus loin les limites d'adhérence, il est en revanche assez difficile pour un conducteur lambda de déceler une quelconque différence avec l'ancien modèle.

Audi quattro 20v RR (1990-1991)
L'ultime évolution du coupé quattro turbo entre en scène en 1990. La fameuse culasse à 20 soupapes expérimentée sur la sport quattro est greffée sur le 5 cylindres (type RR). La puissance réelle atteint désormais 220 chevaux, le couple devient camionesque, et les performances font un bond spectaculaire avec un 0 à 100 en 5,9 secondes seulement !

Ce moteur type RR reçoit pour l'occasion une injection électronique Bosch Motronic, des soupapes au sodium pour un meilleur refroidissement, et un catalyseur à trois voies afin de répondre aux nouvelles normes anti-pollution.

L'habitacle de la quattro 20v est tout simplement somptueux. L'assise est confiée à deux Recaro cuir/jacquard sur lesquels est imprimée l'inscription "quattro", et le volant trois branches en cuir, fabriqué par Nardi Personal (un autre grand nom de l'équipement d'automobiles sportives) reçoit un badge "Audi Sport". Extérieurement, rien ne distingue une 20V des derniers modèles 10V, si ce n'est la disparition des badges arrière (seuls les anneaux chromés restent).

La production de la 20v n'a pas dépassé les 700 unités. Autant dire qu'il s'agit d'une Audi collector.

Audi Sport quattro / 1983 - 1985


Audi a révolutionné le monde du rallye avec son auto de rallye, le quattro, quand elle l'a lancée en 1981. Le quattro a dominé le championnat du monde, mais elle avait quelques problèmes. Les pilotes n'amaient pas son maniement, et la fiabilité mécanique était un problème. La plus grande insulte pour Audi fut quand Lancia remporta le championnat des constructeurs de 1983 avec leur auto "inférieure", la 037. Audi a construit une nouvelle auto qui était beaucoup mieux - le Sport quattro.

Le Sport quattro était construite avec le moteur en avant, une style qui serait dépassé par d'autres constructeurs qui avaient mis le moteur en arrière. La carrosserie était faite de kevlar. Le moteur avait une cylindrée de 2,1 litres, cinq cylindres, un turbo, et produisait à peu près 306 chevaux. Le Sport quattro avait une transmission à quatre roues motrices et une boîte avec six vitesses. L'auto était aussi plus petite que la précédente, ce qui lui a donné une apparence bizarre.

Cette voiture est difficilement justifiable.... hors compétition ! En effet, elle a été conçue par et pour la compétition au niveau mondial. Elle vient en plus du Ur-quattro dans la gamme Audi. Elle ne sera produite qu'à 214 exemplaires en 1985, le minimum pour l'homologation Groupe B étant de 200 exemplaires.

Toutes ne quitteront pas l'usine puisque les châssis SQ85EA905006 à SQ85EA905024 seront uilisés pour divers tests. La série de SQ85EA905101 à SQ85EA905120 sera, elle, réservée à Audi Sport.

Deux exemplaires seront également conservés en banque de pièces puis revendus en 1988. Au bout du compte, ce sont 175 Sport quattro qui seront effectivement cédées à des clients particuliers et ... fortunés.

Le Sport quattro fut disponible en 5 coloris uniquement. La majorité, 128 exactement, sont en rouge Tornado. 48 sont en blanc Alpin, 21 en bleu Copenhague, 15 en vert Greenwood, soit au total 212 pièces.
Alors ceux qui suivent nous diront : il en manque deux ? C'est exact. Deux exemplaires en livrée noire métallisée (Darkschwartz) seront offerts, l'un à Ferdinand Piech, l'autre à Walter Rhörl.

Historiquement, elle a été créée pour redonner un avantage à Audi en championnat du monde. En effet, son ainée qui a été championne du monde en 1982 peine à suivre la concurrence. Le cahier des charges est clair et précis, défini par la direction Audi après avis des pilotes (tous n'étaient pas d'accord avec le dernier point) :

raccourcissement de la voiture (pour la maniabilité),
augmentation de la puissance,
diminution du poids (et rééquilibrage par la même occasion)
.... sans modifier l'architecture (moteur en porte-à-faux avant).
La direction à Ingolstadt s'attache à conserver pour les voitures de compétition, une philosophie proche de celle des modèles de série. Il ne saurait donc être question d'avoir un moteur ailleurs qu'à l'avant, et en porte-à-faux. Ce n'est pas du goût de certains pilotes qui ne jurent que par le moteur central arrière et argumentent en montrant les résultats des équipes concurrentes, Peugeot et Lancia en tête. Il faut dire que le moteur à l'avant, et plus encore, en porte-à-faux n'est pas la position idéale pour la répartition de masses et l'équilibre général. Cette disposition et les choix mécaniques font d'elle (tout comme sa soeur ainée) une inébranlable sous-vireuse, sauf pour qui sait la brusquer, s'entend !
Mais la Direction a tranché ; il en sera ainsi. (nota : un prototype à moteur central a été réalisé mais ne donnera pas lieu à concrétisation industrielle ; cf. rubrique Audi Sport).

Les caractéristiques de cette voiture démontrent clairement l'optique choisie et les grandes lignes de la stratégie Audi pour contrer les principaux prétendants au titre, équipés d'un moteur central.

Côté chassis...
La réduction de l'empattement de la voiture (-32 centimètres) permet de gagner en poids et en maniabilité. De nouveaux matériaux sont utilisés pour certains éléments de carrosserie, tels les ailes, les capots, le toit et les boucliers qui sont en kevlar.

Du côté du moteur...
Il est doté d'un nouveau bloc en alliage d'aluminium (gain de poids) et est coiffé d'une inédite culasse "crossflow" à 2 arbres à cames et 4 soupapes par cylindre. La cylindrée est ramenée à 2133 cm3 (au lieu de 2144 cm3) afin de bénéficier d'une échelle de poids plus favorable. En effet, le coefficient "turbo" dans le cadre du Groupe B est fixé à 1,4. Avec une cylindrée à 2133 cm3, le Sport quattro est sous la barre des 3 litres (2,986 exactement) et peut donc bénéficier d'un poids minimum de 960 kg, comme la 205, au lieu du minimum à 1100 kg précédemment. Le Sport quattro de série est très loin de ce poids mini avec ses 1300 kg. Mais la voiture de compétition descendra à 960 kg ! Toujours est-il que cette voiture, avec son gros turbo KKK, est commercialisée avec un moteur d'une puissance de 306 chevaux et un couple de plus de 35 mkg !

Du côté de la douloureuse...
J'ai gardé le meilleur pour la fin. Cette débauche de technologie pour une mini série a forcément un prix aussi conséquent que la voiture est agressive, tant dans sa ligne que dans son comportement. Elle a été commercialisée à 750.000 francs... mais pour ce prix vous aviez des sièges avant Recaro, 2 places arrières et le plein de sensations! Cette voiture se négocie en occasion autour de 300.000 francs.


:: CONCLUSION
Hypocrite, la nouvelle A3 dissimule sous sa robe discrète et classique des performances et une efficacité supérieures à l'ancienne Audi S3. Pour autant, elle n'en mérite pas plus le titre de véritable sportive tant sa conduite est aseptysée. Elle confirme de ce fait que les performances seules, ne peuvent suffir à faire d'une automobile une voiture de sport. Non, en fait Audi invente à sa manière le créneau des GT compactes. Et pour aller jusqu'au bout du concept, vous pourrez même vous offrir (contre 2070 euros) la boîte de vitesses DSG. Mais une question se pose alors très vite à nous : que nous réserve Audi pour sa future S3 quand on voit le niveau des performances de cette A3 V6 3.2 ???

CE QU'EN PENSENT NOS CONFRERES :
"Malgré les dires, la nouvelle A3 reste une Audi à part entière. Sa qualité de fabrication ainsi que ses réactions dynamiques répondent aux canons de la marque. Quant à la 3.2 V6 plus précisément, elle décevra peut-être les inconditionnels de la conduite sportive mais comblera, en revanche, les gros rouleurs. D'autant qu'elle n'est pas si chère... pour une Audi."
ECHAPPEMENT - Octobre 2003.

"Austère dans sa présentation, l'A3 3.2 ne joue pourtant pas les faux-semblants. Elle ne se donne pas l'air d'une sportive parce qu'elle n'en est pas une ! C'est une compacte luxueuse et confortable, très performante et très sécurisante, quelles que soient les conditions."
SPORT AUTO - Octobre 2003.

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Avis des propriétaires
L'AUTOMOBILE SPORTIVE > GUIDE D'ACHAT > AUDI > A3 3.2 QUATTRO
« second véhicule de la famille en version sportback, cette audi concilie qualités familiales et utilisation plaisir le moteur 3.2 est largement suffisant pour nos routes de haute savoie et la boite dsg est un vrai régal, même en mode automatique(notre autre véhicule est un espace 3.5 avec boite proactive que je trouvais tres agréable avant d'avoir l'audi, un peu moins depuis...) mon conseil à tous les papas pressés : n'hésitez plus (si vous avez réussi à convaincre la maman...)[...] » suite
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