| ESSAI
PISTE : NISSAN 350 Z COUPE 300 CH L'EPREUVE
DE LA PISTE ! De
nombreux propriétaires de Nissan 350Z s'adonnent déjà au
plaisir de la piste, et à leurs réactions, on se demandait si finalement
leur satisfaction était le fait d'un esprit partisan ou de réelles
qualités sur circuit du coupé Z. Pour lever le doute, nous avons
donc soumis le Nissan 350Z à l'épreuve de la piste sur le tracé
exigeant de Lurcy-Levis. Une bonne occasion pour L'Automobile Sportive de compléter
aussi le dossier consacré à ce coupé japonais dans notre
Guide d'Achat... Textes : Nicolas
LISZEWSKI et photos : Betrand DUFOYER. DECOUVERTE Les
premiers tours de piste vont être l'occasion pour nous de nous familiariser
encore plus avec ce coupé charmeur. Si volubile et pétri de qualités
sur route ouverte, va-t-il garder sa superbe sur un tracé prévu
laisser exprimer la performance pure ? Le poids élevé du coupé
Z (env. 1,5 tonnes) nous laissait craindre en tout cas, un comportement qui soit
pénalisé. La première série de tours nous permet déjà
de tirer quelques conclusions rapides : le poids est bien présent hélas,
mais le comportement toujours équilibré et les freins encore corrects.
Mais notre rythme n'est pas encore idéal. On hésite encore notamment
entre les rapports de boîtes selon les endroits. Il faut avouer que le couple
moteur conséquent et toujours présent dès les relances au
plus bas régimes nous fait presque oublier de rétrograder. Egalement,
la rugosité du moteur dans les hautes rotations finit par lasser et jouer
que sur le couple. La direction est directe et précise et permet d'inscrire
l'auto comme on le souhaite. Les sièges maintiennent correctement mais
glissent avec le cuir, et mériteraient un maintient latéral, notamment
au niveau de l'assise plus important. Les accélérations qui semblaient
étincelantes sur route ouverte, semblent nettement plus ternes, une impression
normale liée au circuit qui gomme les sensations de vitesse, notamment
dans la longue ligne droite de Lurcy-Levis (1,5 km). EN
PISTE ! L'auto est chaude et le pilote aussi ! Il est désormais
temps de hausser le rythme et surtout de débrancher (en veille cependant)
les garde-fous électroniques que sont l'ESP et l'ASR. Quoique très
équilibrée et même précise, la Nissan 350Z montre ses
faiblesses dans les enchaînements lents. Une enfilade de virage ponctués
par une épingle serrée oblige le pilote à avoir un talent
certain pour passer le plus vite possible. Heureusement que le couple moteur aide
à en sortir assez rapidement. Courbe à droite, et on jette le coupé
Z pour tester sa capacité à être contrôlé en
dérive. Il se prête à l'exercice avec une grâce et une
douceur dans ses réactions qui mérite d'être souligné,
d'autant que le différentiel autobloquant permet d'entretenir proprement
la dérive. La ligne droite laisse exprimer les 300 ch du V6 qui permet
d'arriver à près de 180 km/h tout de même au bout de la ligne
droite juste avant le freinage. Là le coupé Z s'engage dans la parabolique
qui se referme progressivement. Il convient de "casser" la courbe en
3 morceaux pour pouvoir d'une part passer le plus vite possible, mais aussi économiser
ses pneus au mieux. Lorsque le coupé Z mord à la corde à
env. 140 Km/h, il faut alors débraquer légèrement pour le
laisser partir doucement en sousvirage. Puis relâcher avec doigté
les gaz pour délester l'arrière et qu'elle pivote gentiment sur
son train avant qui est du coup "chargé". Dans ce passage, assez
technique, le coupé Z montre toute son efficacité et son équilibre.
Pas un mouvement de caisse parasite, pas une réaction rétive, tout
est téléphoné et on semble pouvoir faire ce que l'on veut
de ce coupé. Malgré un poids conséquent pour un usage circuit.
Alors évidemment, en haussant le rythme, les freins crient vite leur désespoir,
et après 5 tours menés tambours battant, mais pas au niveau d'un
pilote professionnel cependant, le coupé japonais a perdu totalement son
efficacité de freinage et il faut rentrer au stand pour laisser refroidir
tout ça... Au volant, pas de sensation de bagarre ou de lutte, juste du
placement, de la précision et de l'équilibre. ::
CONCLUSION Quelle surprise pour une auto si "lourde" pour
un usage circuit ! Le coupé Nissan 350Z affiche une homogénéité
et un équilibre de tous les instants. Facile à conduire, prévenant,
il se montre très sain et permet de jouer avec. Certes, l'ESP et l'ASR
viennent parfois reprendre la main, et le poids lui joue des tours rapidement
sur ses freins. Les enchaînements lents et sinueux ne sont pas non plus
sa tasse de thé, mais il s'en sort avec grâce et tact. En revanche,
dès que l'on aborde les grandes courbes, il devient souverain et il est
possible, non seulement de prendre énormément de plaisir avec, mais
surtout de progresser son niveau de pilotage pour jouer sur les trajectoires et
les transferts de charge. Dites M'sieur Nissan, à quand un coupé
Z avec 200 kg de moins, un moteur plus vif encore et des ESP-ASR totalement déconnectables
?... Liens conseillés sur
: Nissan.fr
- Japan
Cars.net Nous remercions vivement
Grégory Neve, Aurélien Jancen de Nissan France et leur équipe
pour le prêt de la Nissan 350 Z de cet essai, leur gentillesse et passion
communicative... en savoir plus : Nissan
France. Nous remercions également
Bertrand Dufoyer pour sa participation à la prise de photos et son initiative
pour nous permettre de tourner à Lurcy Levis. |